‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 2)Chapitre 35 sur 260 · APPAREIL DE LA LOCOMOTION · texte numérisé non relu

APPAREIL DE LA LOCOMOTION

annexés les membres supérieurs, toujours prêts à se mettre au service des autres parties du corps. — À l’abdomen sont annexés les membres inférieurs spécialement préposés à sa translation. — La face participe de l’immobilité du crâne, et les membres de la mobilité des parois du tronc.

Considéré dans sa composition, l’appareil locomoteur se partage en deux appareils plus petits, ou sous-appareils. L’un d’eux comprend les os, les cartilages et leurs dépendances, qui jouent dans nos mouvements un rôle purement passif; l’autre est formé de parties molles, qui ont reçu le nom de muscles et qui seules sont actives.

Les organes passifs et les organes actifs n’ont pas été répartis de la même manière. - — Parmi les os, les uns sont situés sur le plan médian; les autres sont placés à droite et à gauche de ce plan. Les premiers, ou médians, remplissent à l’égard des seconds le rôle de colonne d’appui et de traits d’union; ils font ainsi du squelette un tout solide et résistant.

Les muscles sont presque tous situés sur les côtés du plan médian. La division du système osseux en deux moitiés symétriques est purement idéale, celle du système musculaire est réelle.

Dans les membres, les os se placent au centre et se disposent en colonnes. Les muscles se groupent autour des colonnes. — Dans le tronc, ils se superposent aussi pour former une longue tige tlexueuse et mobile de laquelle partent des prolongements arciformes qui se dirigent en avant. Les muscles se pressent autour de cette tige, remplissent les intervalles compris entre les prolongements qui en partent et complètent les parois de la cavité. — A la tète, les os, en s’unissant par leurs bords, forment à l’encéphale une première enveloppe; les muscles, en se continuant également par leurs bords, en forment une seconde, superposée à la précédente. Les organes passifs ont donc une tendance générale à se porter vers les parties profondes; les organes actifs tendent plus, au contraire, à se rapprocher des parties périphériques.

Les os sont indépendants et, pour la plupart, très distincts les uns des autres. Les muscles s’unissent souvent par une de leurs extrémités et, par conséquent, se confondent en partie; il devient ainsi difficile d’en déterminer le nombre. — Les premiers, du reste, sont beaucoup moins multipliés que les seconds. Pour se rendre compte de cette différence, il suffit de remarquer que certains os sont doués de mouvements variés, et que pour chacun de ces mouvements un muscle est nécessaire.

A l’étude de l’appareil de la locomotion se rattachent trois branches importantes de la science : — Yostéologie, qui a pour objet la connaissance des os; Yarthrologie, qui traite des articulations; la myologie , qui embrasse dans son domaine tout ce qui est relatif aux muscles et à leurs dépendances.

Page 1