PARIÉTAL
suivant les individus ; il n’est pas rare de les voir se prolonger en haut jusqu’au niveau des bosses frontales, et en dehors dans une grande partie des voûtes orbitaires.
F. Développement. — Le frontal naît par deux points d’ossification, qui paraissent du quarantième au quarante-cinquième jour, et qui ont pour siège les arcades orbitaires. Ces points s’étendent en rayonnant, d’une part, vers le sommet de l’orbite, de l’autre, vers le front. Au deuxième mois, ils se touchent déjà vers la partie inférieure de l’os. A quatre mois, ils se touchent dans les trois quarts inférieurs, mais restent séparés en haut par un espace angulaire. A la naissance, on voit encore cet angle qui tend à disparaître. A un an, les deux moitiés de l’os s’unissent au niveau des bosses frontales. A deux ans et demi, elles sont en général soudées dans toute leur étendue. On remarque seulement en bas une fissure verticale de 10 à 12 millimètres de hauteur, qui ne disparaît que la sixième ou septième année, quelquefois même plus tard ; chez certains individus, elle persiste pendant toute la vie.
Les sinus apparaissent en général de six à huit ans, sous la forme d’une cellule située à droite et à gauche de l’échancrure nasale. Ils s’allongent de bas en haut. A mesure qu’ils se développent, la cloison très large qui les séparait s’amincit ; souvent l’un d’eux s’accroît plus rapidement; la cloison alors ne répond plus à la ligne médiane et semble s’ètre déviée. Dans la première période de leur évolution, ces sinus se forment aux dépens du tissu spongieux compris entre les deux tables de l’os, tissu abondant au niveau de la bosse nasale, et qui est peu à peu résorbé. Dans la seconde, commençant après la puberté, et souvent beaucoup plus tard, ils continuent à se développer, mais par un autre mécanisme; tout le tissu spongieux ayant alors disparu, ils s’accroissent par voie de dilatation, leur paroi postérieure restant immobile, et l’antérieure se portant en avant.
IL — Pariétal.
Le pariétal, ainsi nommé parce qu’il forme une grande partie des parois du crâne, est un os pair, situé à la partie supérieure et latérale de cette cavité. De figure quadrilatère, il nous offre à considérer deux faces, quatre bords et quatre angles.
Pour lui donner la position qu’il occupe, il faut tourner sa face convexe en dehors, et placer son angle le plus aigu en bas et en avant.
A. Face externe, cutanée ou convexe. — Régulièrement arrondie, unie sur toute son étendue, cette face répond en haut à l’aponévrose épicrànienne qui la sépare de la peau, et en bas au muscle temporal ou crotaphyte auquel elle donne attache.
Son tiers supérieur est tourné en haut. Il présente en arrière, près du bord supérieur, le trou ou plutôt \e conduit pariétal, qui traverse perpendiculairement ou obliquement toute l’épaisseur de l’os, pour aller s’ouvrir sur la face opposée. Son existence n’est pas constante. Il donne passage à une veine. - — Son tiers moyen est tourné en haut et en dehors. On y remarque la bosse pariétale située au centre de la face externe, très saillante chez le fœtus, moins accusée chez l’adulte, se confondant insensiblement par sa base avec les parties voisines. — Son tiers inférieur regarde directement en dehors ; il est séparé de la bosse pariétale par une ligne courbe, dont la concavité regarde en bas. Cette ligne fait partie de celle qui limite la fosse temporale. Au-dessous se présente une surface presque plane, qui concourt à la formation de cette fosse.
B. Face inicrne, cérébrale ou concave. — Elle est parsemée d’ilïlpressions digitales et d’éminences mamillaires à peine apparentes. — Des sillons ramifiés la recouvrent sur presque toute son étendue. Ils naissent de deux troncs : l’antérieur, plus considérable, situé sur l’angle antéro-inférieur, se porte presque directement en haut pour se ramifier sur la moitié antérieure de la face cérébrale. Le sillon posté-
Fig. 8. — Pariétal, face externe.
1. Bosse pariétale. — 2, 2. Ligne courbe limitant la fosse temporale. Toute la surface située au-dessous de celte ligne donne attache au muscle temporal. — Partie postérieure ou descendante de cette ligne. — 4. Bord inférieur, concave, taillé en biseau aux dépens de la face externe. Il s’articule avec la portion écailleuse du temporal. — 5. Bord supérieur. — G. Trou pariétal. — -7. Bord antérieur. — 8. Bord postérieur. — 9. Angle postéro-inférieur. — 10. Angle antéro-inférieur. — 11. Angle antéro-supérieur. — 12. Angle postérieur et supérieur.