‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 2)Chapitre 53 sur 260 · PARIÉTAL · texte numérisé non relu

PARIÉTAL

rieur part du bord inférieur de l’os, se dirige obliquement en haut et en arrière, et se ramifie sur l’autre moitié. Ces sillons logent l’artère méningée moyenne et toutes ses divisions. L’antérieur, beaucoup plus profond, représente souvent, à son point de départ, les deux tiers ou les trois quarts d’un canal, et quelquefois un canal complet.

Sur la partie la plus élevée de cette face, au-dessous du bord supérieur, on observe une demi-gouttière qui, en s’unissant à celle du côté opposé, forme la portion moyenne de la gouttière longitudinale. — Sa partie centrale, excavée, porte le nom de fosse pariétale . — En bas et en arrière, sur l’angle postéro-inférieur, on voit une autre portion de gouttière très courte, qui répond aux sinus latéraux de la dure-mère.

C. Bords. — Le bord supérieur, dentelé, rectiligne d’avant en arrière, est le plus long de tous. Il s’articule avec le bord correspondant du pariétal opposé. — Le bord inférieur, court, décrit une courbe dont la concavité regarde en bas. Très mince, presque tranchant, recouvert de petites crêtes et de sillons rayonnés, il est taillé en biseau aux dépens de la face externe pour s’unir à la portion écailleuse du temporal. — Le bord postérieur, armé de dentelures plus longues et plus volumineuses que les

Fig. 9. — Pariétal, face interne.

1. Fosse pariétale. — 2,2. Sillons artériels qui partent du bord inférieur. — 2'. Autre sillon, beaucoup plus considérable, qui part de l’angle antérieur. — 3. Bord inférieur. — 4. Bord supérieur. — 5, 5. Portion de gouttière qui contribue à former la gouttière sagittale. — 6. Orifice interne du trou pariétal. — 7. Bord antérieur. — 8. Bord postérieur. — 9. Angle postéro-inférieur. — 10. Angle antéro-inférieur. — 11. Angle antérosupérieur. — 12. Angle postérieur et supérieur. — 13. Portion de gouttière qui se continue avec les gouttières latérales de l’occipital.

OSTEOLOGIE.

autres, s’articule avec le bord supérieur de l’occipital. - Le bord antérieur, un peu moins long que le supérieur, dentelé aussi sur toute son étendue, est taillé en biseau aux dépens de la face externe dans son tiers supérieur, et aux dépens de la face interne dans son tiers inférieur.

D. Angles. — L’angle antéro-supérieur est droit; il s’articule en dedans avec le pariétal du côté opposé, et en avant avec le frontal. — L’angle antéro-inférieur, le plus long, le plus aigu et le plus mince de tous, est tronqué à son sommet et taillé en biseau aux dépens de la face externe, pour s’unir à la grande aile du sphénoïde. — L’angle postéro-supérieur s’unit en dedans au pariétal opposé, et en arrière à l’occipital. L’angle postéro-inférieur, largement tronqué et un peu concave, s’articule avec la portion mastoïdienne du temporal.

E. Connexions et conformation intérieure. — Le pariétal s’articule : en haut avec le pariétal opposé, en bas avec le temporal et le sphénoïde, en avant avec le frontal, en arrière avec l’occipital.

Cet os est épais dans sa partie supérieure, mince et demi-transparent dans sa moitié inférieure. Lediploé. sur cette dernière moitié, ne forme pas une couche continue, mais des ilôts irréguliers, dans l’intervalle desquels les deux tables se confondent. Il est parcouru par des canaux veineux peu distincts dans le jeune âge, plus manifestes chez l’adulte et souvent très développés chez le vieillard; on les voit alors se continuer en avant avec ceux du frontal, en arrière avec ceux de l’occipital .

F. Développement. — Le pariétal apparaît vers le milieu du troisième mois de la vie intra-utérine. Il se développe par un seul point d’ossification, qui répond à la bosse pariétale, c’est-à-dire à son centre, et s’étend rapidement en rayonnant dans tontes les directions. Sa forme est d’abord circulaire. De grands espaces membraneux le séparent alors de tous les os voisins. Mais, à mesure que les angles s’allongent, ces espaces, appelés fontanelles , diminuent, puis disparaissent.

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