III. — Septième vertèbre cervicale, ou proéminente
La septième vertèbre cervicale est plus volumineuse que .es autres. Son corps ne présente, en avant, ni saillie médiane ni fossettes latérales. On observe quelquefois à droite et à gauche, sur sa partie inférieure, un quart de facette par lequel il s’articule avec la tête de la première côte.
Son apophyse épineuse est unituberculeuse, obliquement dirigée en bas et en arrière, et remarquable surtout par sa longueur, d’où le nom de proéminente qui lui a été donné.
Les apophyses articulaires supérieures ne se trouvent pas situées au-dessus des inférieures, mais au-dessus des apophyses transverses.
Les apophyses transverses sont longues, volumineuses, triangulaires, et unituberculeuses. — Leur partie antérieure ou costale, très minime, est horizontale; dans quelques cas rares, elle s’articule par ses deux extrémités avec les parties correspondantes, et représente alors une véritable côte à l’état rudimentaire. — Leur partie postérieure, très considérable, offre la plus grande analogie avec les apophyses transverses des vertèbres dorsales. Le trou qui répond à leur base est plus petit que celui des autres vertèbres.
En résumé : apophyse épineuse très longue, plus épaisse, plus arrondie
Fig. 98. — Septième cervicale , vue postéro-supêrieure.
Fig. 99. — Première dorsale, vue latérale.
Fig. 98. — 1. Corps. — 2, 2. Apophyses transverses. — 3, 3. Partie antérieure ou costale de cette apophyse. — 4, 4. Trou qui en occupe le centre. — 5, 5. Apophyses articulaires supérieures. — 6, 6. Apophyses articulaires inférieures. — 7, 7. Lames vertébrales. — 8. Apophyse épineuse très longue et non bifurquée. — 9. Trou rachidien.
Fig. 99. — 1. Face supérieure du corps. — 2, 2. Apophyses semi-lunaires qui surmontent ses parties latérales. — 3. Facette articulaire latérale et supérieure par laquelle il s’articule avec la tête de la première côte. — 4. Facette latérale et inférieure très petite, contribuant à former la cavité qui reçoit la tête de la seconde côte.
— 5. Apophyses articulaires supérieures. — 6, 6. Apophyses articulaires inférieures.
— 7. Apophyse transverse. — 8. Sa facette articulaire. — 9. Apophyse épineuse.
et non bifurquée à son sommet ; apophyses articulaires supérieures non superposées aux inférieures ; apophyses transverses volumineuses, triangulaires et unituberculeuses : tels sont les caractères auxquels on reconnaîtra la septième vertèbre cervicale.
IY. — Première vertèbre dorsale.
La première vertèbre dorsale diffère de toutes celles de la même classe par son corps, par ses apophyses articulaires supérieures et par ses pédicules.
Le corps est très allongé dans le sens transversal, comme celui des vertèbres cervicales. Il est surmonté de deux apophyses semi-lunaires, qu’on retrouve aussi sur la seconde et même sur la troisième vertèbre dorsale; mais plus petites, et regardant alors directement en avant, tandis que sur la première elles regardent en avant et en dedans. — De chaque côté on remarque supérieurement une facette complète qui s’articule avec la tête de la première côte, et inférieurement un quart de facette qui répond à la deuxième.
Ses pédicules sont cylindriques et non aplatis de dehors en dedans, comme ceux de toutes les aufres vertèbres dorsales. Leur échancrure supérieure, demi-circulaire et profonde, regarde directement en haut; sur les vertèbres suivantes, elle regarde en haut et en avant.
Y. - — Dixième vertèbre dorsale.
La dixième vertèbre dorsale présente, sur les parties latérales de son corps, une facette supérieure complète ou presque complète, qui se continue avec la face supérieure et qui s’articule avec la tête de la dixième côte ; la facette inférieure fait constamment défaut. Quelquefois aussi on n’observe pas de facette au sommet de son apophyse transverse ; ou bien cette facette existe d’un côté seulement.
YI. — Onzième vertèbre dorsale.
Cette vertèbre emprunte les caractères qui la distinguent à son corps, à ses apophyses articulaires inférieures et à ses apophyses transverses.
Sur les parties latérales du corps, il n’existe qu’une seule facette, complète, circulaire, située sur le pédicule et très rapprochée de la face supérieure, dont elle reste cependant indépendante.
Les apophyses articulaires inférieures s’inclinent en avant et un peu en dehors. Chez quelques individus, elles se tournent presque directement en dehors.
Les apophyses transverses sont courtes, dépourvues de facette arficu-
DES VERTÈBRES
laire et très irrégulières. On distingue en général trois tubercules sur leur sommet : l’un supérieur et ascendant, l’autre inférieur et antérieur, le dernier inférieur et postérieur. Ces trois tubercules sont le prélude d’une transformation que nous allons retrouver plus accusée sur la douzième vertèbre dorsale, et complètement réalisée sur les vertèbres lombaires.