‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 3)Chapitre 100 sur 223 · NERFS INTERCOSTAUX · texte numérisé non relu

NERFS INTERCOSTAUX

rbininnen eut exploré la sensibilité de la main coinmo Ta fait M. RiclioL il aurait pu reconnaître aussi qu'elle n'avait pas ressé d'exislor, mais nu>lle était seulement moins complète.

La publication de ces faits et le désir d'éclairer leur interprétation par r^natomie m*ont conduit à reprendre l'étude des nerfs cutanés de la main, et particulièrement celle des nerfs dorsaux. La description de ceux-ci n*éiait pas suffisamment exacte.

Lies collatéraux dorsaux de Tindex et du médius viennent du médian, fomms les collatéraux palmaires. Ces deux doij,^ls sont animés exclusif rernent par le médian, à l'exception de la moitié ou des deux tiers supérieurs de la peau recouvrant la face dorsale de leur première phalange, (lonlla sensibilité est sous l'influence du radial.

Cetronc nerveux ne donne que les collatéraux dorsaux du pouce. Le petit doigt reçoit tous ses nerfs du cubital. L*annulaire, comme le pouce, pinprunte les siens à deux troncs différents ; mais l'un d'eux, le cubital, se distribue à sa moitié interne et l'autre, le médian, à sa moitié externe.

Tel est le mode de distribution des nerfs dans la peau des doigts. Déjà Henle avait bien décrit les collatéraux dorsaux. Plus récemment M- G* Richelot en a donné aussi une bonne description. Mes études confirment leurs recherches. J'ai pu constater en outre dans la disposition de ces nerfs quelques variétés, mais assez rares et peu importantes.

§3. — Branches AMKiuEiTRRs des nrrfs dorsaux.

Au nombre de douze, et destinées aux parois du tronc, les branches antérieures des nerfs dorsaux, plus connues sous le nom de nerfs it9.i^rcoêtauXy sont surtout remarquables par la simplicité et Tuniformité de leur distribution. Bien qu'unis entre eux par les liens d'une étroite parenté, ils ne présentent pas tous cependant une disposition aHs^olument identique. On peut leur considérer des caractères communs el (les caractères différentiels.

A. Caractère» commum aux nerjH miercMlaiu,

Les nerfs intercostaux sont un peu aplatis, d*un volume à peu prés égal, ^t d*autant plus obliques en bas et en avant qu'ils occupent un espace plus inférieur.

Tous correspondent à leur point de départ au ligament transverso-costal SLupérieur qui occupe Tangle de bifurcation des nerfs dorsaux, et qui sépare par conséquent les branches postérieures de ces nerfs de leurs Vranches antérieures.

i72 NÉVROLOGIE.

Tous fournissent dès leur origine à la portion thoracique du grand sympathique deux rameaux Tun et Tautre très-courts.

Tous s'engagent à leur sortie des trous de conjugaison dans Fespace intercostal qui leur correspond, à Fexception toutefois du douzième, qui, sortant entre la dernière vertèbre dorsale et la première lombaire, longe le bord inférieur de la douzième côte.

Placés d'abord à égale distance des deux côtes, entre le muscle intercostal externe et une lame fibreuse qui les sépare de la plèvre, ils s'engagent au niveau de Tangle des côtes sous le muscle intercostal interne, en se rapprochant du bord inférieur de la côte qui est au-dessus, cheminent alors entre les deux intercostaux, puis entre Tintercostal interne et une lame fibreuse qui continue en avant Tintercostal externe. Arrivés sur les côtés du sternum, ces nerfs traversent le grand pectoral pour se porter vers la peau, dans laquelle ils se terminent.

Dans toute rétendue de ce trajet, les nerfs Intercostaux demeurent sousjacents à Tartère et aux veines correspondantes ; d'où il suit que non-seulement ils n'occupent jamais la gouttière des côtes exclusivement réservée à ces vaisseaux, mais qu'ils en effleurent à peine le bord inférieur, et cela seulement dans le tiers moyen de leur trajet.

Les branches antérieures des nerfs dorsaux fournissent des rameatix musmlaires et des rameaux cutanés o\x perforants.

a. Rameaux mascuiatrea. — lis sont nombreux et en général grêles. La plupart se détachent du bord inférieur du tronc principal et se dirigent obliquement en bas et en avant entre les deux intercostaux, dans lesquels ils se consument. — Parmi ces filets descendants on en voit assez souvent un, plus considérable, qui longe le bord supérieur de la côte sous-jacente, en parcourant un trajet d'une étendue variable. — Quelques filets détachés du bord supérieur du nerf croisent les vaisseaux intercostaux, et montent sur la face interne de la côte supérieure pour se ramifier en partie dans le périoste de celle-ci, en partie dans les muscles qui la surmontent.

h. Bameaax cutanés on perforants. — Plus volumineux que les

musculaires, ces rameaux ont surtout pour attribut la fixité de leur origine, de leur trajet et de leur distribution. Leur nombre peut varier; mais constamment il en existe deux principaux qu'on peut distinguer d'après leur situation relative en latéral et antérieur.

Le rameau perforant latéral, très-volumineux, a été considéré pai^ quelques anatomistes comme une branche de bifurcation. Il naît du troncs principal au niveau de la partie moyenne des espaces intercostaux, tra — verse le muscle intercostal externe, puis apparaît dans l'angle rentrant dei= digilations du grand dentelé supérieurement, du grand oblique inférieure— ment, et se partage alors en deux filets : l'un qui se dirige d'arrière er» avant et qui s'épuise peu à peu dans les téguments de la paroi antérieuns

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