‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 3)Chapitre 115 sur 223 · TRONC DU NERF GRAND SYMPATHIQUE · texte numérisé non relu

TRONC DU NERF GRAND SYMPATHIQUE

De la convei^ence ou plutôt de l'anastomose des deux sympathiques à leurs limites les plus extrêmes, résulte unç sorte d'ellipse très-allongée, dans Taire de laquelle se trouve iascrite la colonne sacro-rachidienne, et par conséquent la plus grande partie de Taxe cérébro-spinal. Mais ce n'est pas seulement par leurs extrémités que les deux moitiés de celle longue ellipse se rattachent l'une à l'autre; nous verrons plus loin que les branches émanées de chacune d'elles les unissent d'une manière bien autrement importante sur divers points de leur longueur, par les réseaux si compliqués qu'elles forment en se mélangeant sur la ligne médiane.

Les rendements ou ganglions, échelonnés de haut en bas sur le tronc du grand sympathique, répondent pour la plupart aux angles de réunion de ce tronc avec la série de ses racines. Comme celles-ci émanent surtout des paires racliidierines, il en résulte que, lorsqu'elles se portent directement vers le tronc du système nerveux ganglionnaire, sans se réunir à celles qui les précèdent ou les suivent, on observe un ganglion au niveau de chaque paire spinale. Si, au contraire, plusieurs racines convergent vers un même point de ce tronc, on verra alors un ganglion unique et plus volumineux correspondre à plusieurs nerfs rachidiens.

Ces tendances contraires se trouvent réalisées aux deux extrémités de l'axe du grand sympathique : sur la partie supérieure de cet axe toutes les racines en effet convergent et tendent vers la fusion ; sur ses parties moyenne et inférieure, presque toutes tendent à l'indépendance. Aussi, tandis que trois ganglions seulement répondent aux racines émanées des €leux paires crâniennes et des huit paires cervicales, voyons-nous appai*aitre au-devant des douze paires dorsales dix, onze et quelquefois douze ^^glions dorsaux, au-devant des cinq paires lombaires, quatre ganglions de même nom, et enfin, au-devant des quatre premières paires sacrées, «lutant de renflements nerveux. Leur nombre reste donc toujours inférieur à celui des nerfs crâniens et rachidiens; il varie de vingt à vingt-quatre.

La situation des ganglions diffère un peu selon la région qu'ils occupent. Daus les régions cervicale, lombaire et sacrée, ils sont situés au-devant du rachis;'dans la région dorsale, sur ses parties latérales. — Ceux du cou reposent sur l'aponévrose prévertébrale et les muscles sous-jacents ; ceux du thorax répondent aux articulations costo-vertébrales et aux disques intervertébraux; ceux de l'abdomen et du bassin au corps des vertèbres.

Leur forme semble dépendre surtout du mode de répartition de la substance grise au milieu des fibres primitives qui les traversent. Tantôt celte substance se trouve déposée seulement sur les fibres qui constituent le tronc du grand sympathique : ils sont alors olivaires ou fusiformes. Tantôt elle est déposée à la fois et sur ce tronc et sur la racine adjacente : dans ce cas, ils revêtent un aspect triangulaire et pyramidal, ou bien ils sont

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