‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 3)Chapitre 116 sur 223 · TRONC DU NERF GRAND SYMPATHIQUE · texte numérisé non relu

TRONC DU NERF GRAND SYMPATHIQUE

mot, est d'autant plus régulière et plus uniforme, que les corpuscules ganglionnaires, participant à leur composition, se montrent plus exclusivement sur le trajet de l'axe central du grand sympathique, d'autant plus variée et plus irrégulière, que ceux-ci s'étendent davantage vers les racines de cet axe.

Leur couleur varie du gris pâle au gris rougeàtre. Leur consistance, assez ferme, est due en partie à la présence d'une enveloppe cellulo-fibreuse dépendante du névrilème et fournissant, par sa face interne, comme cette

divisé et presque entièrement enlevé pour laisser voir le pneumogastrique et le ganglion cervical supérieur. — 5, 5, 5. Tronc ou partie centrale du grand sympathique. — 6. Ganglion cervical supérieur. — 7. Son rameau carotidien se divisant en deux rameaux secondaires. — 8. Rameau tympanique du glosso-pharyngien ou nerf de Jacobson, donnant six filets, dont Tantérieur et inférieur s'anastomose avec le rameau carotidien. — 9. Ganglion géniculé du facial duquel naissent deux ramuscules, le grand nerf pétreux superficiel qui se rend au ganglion sphéno-palatin, et le petit nerf pétreux superficiel qui se termine dans le ganglion olique; Tun et l'autre reçoivent à leur point de départ un filet du nerf de Jacobson. — 10. Nerf moteur oculaire externe s'anastomosant par deux filets avec le rameau carotidien. — 11. Ganglion ophthalmique à la partie postérieure duquel se rendent, un filet provenant du plexus caverneux, un autre émané du nerf nasal, et un troisième parti du moteur oculaire commun. — 12. Ganglion sphénopalatin recevant en arrière le grand nerf pétreux superficiel et un rameau du plexus carotidien. — 13. Ganglion optique. — U. Nerf lingual. — 15. Ganglion sous-maxillaire.

— 16. Plexus de l'artère carotide externe dont un filet se détache au niveau de l'artère faciale pour se jeter dans le ganglion qui pfécède. — 17. Nerf laryngé supérieur.

— 18. Nerf laryngé externe. — 19. Origine du nerf laryngé inférieur. — 20. Ce même nerf dont le tronc s'engage sous le constricteur inférieur du pharynx. — 21 . Arcade formée par l'anastomose des deux premiers nerfs cervicaux; filets qui s'étendent de cette arcade au ganglion cervical supérieur. — 22. Branche antérieure du troisième nerf cervical; filet qu'elle envoie au môme ganglion. — 23. Branche antérieure du quatrième nerf cervical, de laquelle part un filet qui va se jeter dans le rameau étendu du ganglion cervical supérieur au ganglion cervical moyen. — 2^. Branche antérieure des cinquième et sixième nerfs cervicaux, communiquant chacune par un filet avec le ganglion cervical moyen. — 2o. Branche antérieure du septième nerf cervical. — 26. Branche antérieure du huitième nerf cervical et du premier dorsal; ces deux branches, ainsi que la précédente, communiquent chacune par un filet indépendant avec le ganglion cervical inférieur. — 27. Ganglion cervical moyen. — 28. Son rameau ascendant ou supérieur. — 29. Ganglion cervical inférieur. — 30 et 31. Hameaux qui l'unissent au ganglion cervical moyen. — 32. Nerf cardiaque supérieur. — 33. Nerf cardiaque moyen. Sur le sujet d'après lequel cette figure a été dessinée, il passait en avant de l'artère sous-clavière ; mais le plus habilueUement il passe en arrière. — 34. Nerf cardiaque inférieur. — 35, 35. Plexus cardiaque. — 36. Gasglion de ce plexus.

— 37. Filets qui suivent le trajet de l'artère coronaire droite. — 38, 38. Nerfs intercostaux recevant chacun deux filets des ganglions thoraciques du grand sympathique.

— 39. Grand nerf splanchnique. — 40. Ganglion qu'on observe quelquefois sur son trajet. — 41. Son extrémité tenninale se continuant avec le ganglion semi-lunaire. — 42. Petit splanchnique. — 43, 43. Plexus solaire. — 44. Terminaison du pneumogastrique gauche. — 45. Terminaison du pneumogastrique droit. — 46. Partie terminale du nerf phrénique gauche qui se trouve ici mêlée et confondue avec le plexus de l'artère diaphragmatiquc inférieure. — 47. Coupe de la branche droite un peu déjetée en avant pour laisser voir le tronc du pneumogastrique qui passe à sa partie postérieure. — 48. Crosse de l'aorte, soulevée et repousséc aussi en avant pour montrer le plexus cardiaque. — 49. Oreillette droite et veine cave supérieure. — 50. Ventricule droit. — 51. Tronc de l'artère pulmonaire. — 52. Branche droite de cette artère. — 53. Moitié droite de l'estomac, soulevée et déviée pour mettre à découvert le plexus solaire. — 54, Si. Coupe du diaphragme.

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dernière membrane, des prolongements qui cloisonnent sa cavité et séparent, en les entourant, les divers faisceaux de fibres ganglionnaires dont ils se composent.

Dans rintervalle de ces renflements^ le tronc du grand sympathique conserve sa couleur blanche ou légèrement. grisâtre. Il est en général simple. Cependant on le voit quelquefois se dédoubler sur certains points, particulièrement vers la partie inférieure du cou. Mais les deux branches qui résultent de ce dédoublement restent parallèles; elles ne s'étendent jamais que d'un ganglion à l'autre : parvenues au premier ganglion situé sur leur passage, elles se reconstituent en un seul tronc.

Les rapports les plus importants de la chaîne ganglionnaire du grand sympathique sont ceux qu'elle affecte avec les vaisseaux : au cou, elle est située en dehors des carotides primitive et interne, immédiatement en arrière de la veine jugulaire interne ; dans le thorax, elle répond à l'aorte thoracique et aux veines azygos ; dans l'abdomen, elle longe, du côté gauche l'aorte abdominale, et du côté droit la veine cave inférieure; dans le bassin, elle est en rapport avec l'artère sacrée moyenne et les sacrées latérales.

Le tronc du système nerveux ganglionnaire et celui du système aortique sont donc contigus et parallèles dans toute la longueur et l'étendue de leur trajet. Plus loin nous verrons ce rapport de simple contiguïté devenir de plus en plus intime, les divisions de l'un s'appliquant aux divisions de Tautre et tous deux, ainsi unis et en apparence confondus, suivre la même voie pour arriver à leur destination commune.

§ 2. — RACIIfËS ou PARTIE AFFÉRENTE DU GRAND SYMPATHIQUE.

La partie afférente du grand sympathique comprend l'ensemble des rameaux qui se portent vers son tronc pour lui donner naissance. Ces rameaux, émanés de l'axe cérébro-spinal, deviennent, pour le système nerveux de la vie organique, autant de racines, dont les unes naissent de Fencéphale, et les autres du prolongement médullaire. Les premières sont ordinairement uniques et assez grêles; les secondes, ou racines médullaires, sont en général doubles et plus volumineuses : d'où il suit que le système nerveux ganglionnaire, bien qu'il tire son origine de toute l'étendue de l'axe cérébro-spinal, émane plus spécialement de la moelle épi ni ère.

Aucune des racines qui s'étendent de l'encéphale ou de la moelle au cordon du grand sympathique ne nait isolément du centre ner\'eux. Toutes se trouvent confondues, à leur point de départ, avec les nerfs crâniens ou spinaux, dont elles se détachent ensuite sur un point plus ou inoius rapproché de leur origine.

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