BRANCHES DU NERF GRAND. SYMPATHIQUE
tution que les supérieures ou crâniennes. Parmi les tubes nerveux qui les composent, les uns se portent des nerfs spinaux aux ganglions correspondants, dont ils forment les yéritables racines ; nés de la moelle épinière, ils décrivent dans leur trajet une courbe demi-circulaire à concavité interne. Les autres se portent au contraire des cellules ganglionnaires vers les nerfs rachidiens, dont ils partagent ensuite la direction.
Ces fibres émanées des ganglions sont beaucoup moins nombreuses que les tub^s provenant de Taxe cérébro-spinal. Leur existence, d'abord théoriquement admise, par Wrisberg et Bichat, a été très-nettement démontrée par Bider et Volkmann, qui les ont observées surtout chez la grenouille, où elles deviennent plus évidentes. Elle a été ensuite confirmée par M. Waller : appliquant sa méthode à leur étude, cet auteur a coupé les nerfs spinaux en dedans de Torigine des racines du grand sympathique; et, après une durée de deux mois, il a retrouvé complètement saines, au milieu des fibres dégénérées du bout périphérique, les fibres émanées des ganglions du grand sympathique.
Mais les observateurs modernes ne se sont pas bornés à établir que les racines du grand sympathique sont formées principalement de tubes cheminant de Taxe cérébro-spinal vers le système nerveux ganglionnaire, et
— 8. Prostate. — 9. Extrémité terminale du pneumogastrique gauche. — 10. Extrémité terminale du pneumogastrique droit, dont les divisions se jettent pour la plupart dans le plexus solaire. — 11. Plexus solaire entourant le tronc do l'artère cœliaque, et ses trois branches. — 12. Extrémité inférieure du grand splanchnique se jetant dans le ganglion semi-lunaire. — 13. Extrémité inférieure du petit splanchnique dont les divisions se rendent en partie dans le plexus solaire, en partie dans le plexus rénal. —
14, 14. Les deux derniers ganglions de la portion thoracique du grand sympathique. —
15, 15. Les quatre ganglions de la portion lombaire de ce nerf. — 16, 16. Rameaux par
lesquels la portion lombaire du même nerf communique avec les nerfs lombaires.
17, 17. Rameaux qui se portent de cette portion lombaire au-devant de l'aorte pour concourir à la formation du plexus lombo-aortique. — 18. Plexus mésentérique supérieur, émanant du plexus solaire. — 19. Plexus iombo-aor tique provenant, en partie du même plexus, en partie de la portion lombaire du grand sympathique. — 20. Plexus mésentérique inférieur. — 21. Prolongement du plexus lombo-aortique qui se divise au devant de l'angle sacro-vertébral en deux parties. — 22. Partie gauche de ce prolongement. — 23. Partie droite, recevant des rameaux émanés du premier ganglion sacré, et se jetant ensuite dans le plexus hypogastrique. — 24, 24. Portion sacrée du grand sympathique. — 25, 25. Plexus hypogastrique. — 26, 26. Rameaux qui partent du grand sympathique pour concourir à la formation de ce plexus. — 27, 27. Divisions qui s'étendent des troisième et quatrième nerfs sacrés au môme plexus. — 28. Dixième nerf dorsal. — 29. Onzième nerf dorsal. — 30. Douzième nerf dorsal. — 31. Premier nerf lombaire se partageant dès son origine en deux branches fort inégales qui constituent les branches abdomino-génitales distinguées en grande ou supérieure et petite ou inférieure. — 32. Deuxième nerf lombaire descendant vers le pli de l'aine pour aller former la branche inguino-cutanée externe. — 33. Troisième nerf lombaire. — 3^4. Branche inguino-cutanée interne ou génito-crurale, divisée au-dessous de son origine. — 35. Quatrième nerf lombaire contribuant à former, avec le précédent le nerf crural, et avec le suivant le nerf lombo-sacré. — 36. Tronc lombo-sacré. — 37. Plexus sacré, constitué par le tronc lombo-sacré et les quatre premiers nerfs sacrés; chacun de ces quatre nerfs, avant de se jeter dans le plexus, communique avec le ganglion sacré correspondant. — 38. Cinquième nerf sacré. — 39. Sixième nerf sacré.
518 NÉVROLOGIE.
accessoirement de fibres se dirigeant des ganglions vers les nerfs crâniens ou rachidiens. Ils nous ont fait connaître aussi le trajet et la distribution de ces fibres ganglionnaires. Les belles expériences de M. Cl. Bernard attestent qu'intimement mélangées aux fibres motrices et sensitives, elles en suivent le trajet et s'en détachent successivement pour se perdre dans les parois des vaisseaux (i). Elles constituent les nerfs vaso-moteurs. Peut-être aussi quelques-unes se rendent-elles dans d'autres organes.
Arrivées dans le ganglion qui leur correspond, les fibres fornKint les racines du grand sympathique se mêlent à d'autres fibres semblables venues du ganglion supérieur, traversent ce renflement en s*adjoignant encore celles qui naissent des cellules unipolaires et multipolaires ; puis se partagent à leur sortie du ganglion en deux principaux groupes, dont l'un se rend au ganglion inférieur, tandis que l'autre se porte en dedans et en avant vers les oi^anes voisins.
La même disposition se répétant de haut en bas au niveau de chaque nmflement, on voit que le tronc du grand sympathique, bien que continu dans toute sa longueur, ne saurait être considéré comme un faisceau de fibres parallèles étendues de la base du crâne vers la base du sacrum. Ce tronc est le résultat d'une série d'anastomoses qui ont pour effet de le reconstituer à mesure qu'il s'épuise. Sa continuité, par conséquent, est seulement apparente. S'il était possible d'isoler toutes les fibres qui Te composent, on verrait la plupart de ces dernières se porter obliquement en bas, en avant et en dedans, des parties latérales de la moelle aux viscères du cou, du thorax et de l'abdomen.
§ 3. — Branches ou partie efférente du grand sympathique.
La partie efférente du grand sympathique, ou l'ensemble des branches qui se détachent de toute la longueur de son tronc pour se porter vers les organes alTectés à la vie nutritive, est celle qui offre la disposition la pluî compliquée.
Fort nombreuses, ces branches se portent en bas et en dedans, et parcourent une distance plus ou moins longue pour arrivera leur destination ^. Très-rarement on les voit se diriger transversalement. C'est dans de= -=s organes situés au-dessous de leur point de départ, et à une distancn»* le en général assez grande qu'elles vont se terminer : ainsi, celles de .^s s viscères pelviens viennent principalement de la portion abdominale àm ju système nerveux ganglionnaire ; celles des viscères abdominaux naissenr" jnt de la portion thoracique ; celles du cœur, de la portion cjervicale. Seule<=^^ s, les divisions qui émanent des extrémités supérieure et inférieure d^F^ilu
(1) Voyez tome H, p. 531.