RACINES DU GRAND SYMPATHIQUE
Les racines qui émanent des 3% 4% 5* et G* paires crâniennes naissent au niveau du sinus caverneux et du canal carotidien ; — celles qui proviennent des 9', lO' et H" s*en séparent à leur sortie du crùne, à une hauteur qui varie un peu pour chacune d*elles ; — celles qui viennent des paires racbidiennes s*en détachent immédiatement en dehors des ganglions situés sur lepr trajet, ou sur un point toujours trës-rapproché de ceux-ci. On peut donc diviser les racines du grand sympathique, d'après leur origine apparente, entrais ordres :
1* En supérieures et antérieures, qui naissent au voisinage de la fente sphéooîdale formée par l'articulation de la vertèbre crânienne antérieure avec ta vertèbre crânienne moyenne.
2* En supérieures et postérieures, qui naissent immédiatement au-dessoas du trou déchiré postérieur, c'est-à-dire entre la vertèbre crânienne moyenne et la vertèbre crânienne postérieure.
3* En inférieures, ou racbidiennes, plus volumineuses et plus longues, qui naissent au niveau de chaque trou de conjugaison.
Les racines supérieures et antérieures sont mixtes pour la plupart. En même temps que les nerfs crâniens dont elles partent donnent des filets au grand sympathique, d'autres filets remontent du grand sympathique ▼ers ces nerfs, pour les suivre jusqu'à leur terminaison.
La présence de ces fibres ganglionnaires dans les nerfs de mouvement, iels que le moteur oculaire commun, le moteur oculaire externe et le |>a.thétique^ est du reste difficile à démontrer ; aussi parait-elle encore problématique à quelques auteurs. Hais elle ne saurait être révoquée en doute pour les nerfs de sentiment et de nutrition, c'est-à-dire pour le ganglion de tiasser et les trois branches qui en partent. Si l'observation directe ne les démontrait pas, la physiologie expérimentale suffirait SI elle seule pour établir leur existence. Nous avons vu en elTet que la i^ection du trijumeau entre son origine et le ganglion n'entraîne pas en içénéral de désordres bien apparents dans les organes des sens ; mais que cette section pratiquée sur le ganglion lui-même, ou sur ses branches, est ssuivie d'altérations graves dans la plupart de ces organes, et particulièrement dans celui de la vue. Des altérations semblables ou analogues surviennent lorsque la solution de continuité porte sur la portion cervicale du grand sympathique. — La section de cette portion cervicale, du reste, n'a pas seulement pour conséquences de simples troubles de nutrition ; elle a aussi pour résultat la paralysie de certaines fibres niuscuhdres, et particulièrement de celles qui président à la dilaUition de la pupille. Le grand synipathique envoie donc aux nerfs crâniens antérieurs des fibres de deux ordres, des fibres végétatives et des fibres motrices.
Les racines supérieures et postérieures représentent également des nerfs mixtes. Ici encore les filets ({ui s'étendent du grand synquithique aux neri's
de sentiment sont plus développés et plus maaifesles que ceux qui se rendent aux nerfs de mouvement.
Les racines inférieures ou rachidiemies offrent le même mode de consU-
FlG. 605. --' Portions lombaire et sacrée du grand lympalhique (*).
Fig. G05. — 1. Partie mMiane du diapliragmr, — i. YMiérailé inférieure de liliagr. — 3. I!>tnmBc, ilont Li moili£ ilroitn i £lé ■■xci^é'' (lour liibicr vuir le •olaire. — 4. Extri'-roité Mi|iérieun: ilc l'iiilnsliii titiW w l'ontinuint i^ii urriùro île I métenUriqiw «upùrieuri' uvec la parlji- leniiiiulc ilu ilumlénuin, qui a ■'■1« ràkfé pour montrer les iicift i>»u»-jn»'nl*. — ri. s ilinquu ilu i-Atun. — (I. KecUini. — T.