PORTION CERVICALE DU GRAND SYMPATHIQUE
copiqnes. De la disposition essentiellement réticulée qu'elles revêtent résultent les plexus d'Auërbach et de Meissner (1).
II. — 9em g^tmgUkowÊM dm gnuid sjoipathliiae eonsldéréa eomme
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Après avoir envisagé d'une manière générale le système nerveux gan>
^lionnaire, il nous reste à exposer les caractères propres à ses divers
ganglions y et à faire connaître les filets qui appartiennent à chacun
^'eux. Dans ce but, nous diviserons, avec la plupart des auteurs, le grand
sympathique en quatre portions, et nous décrirons successivement ses
portions cervicale j thoraciquey abdominale et pelvienne.
Les ganglions ophthalmique, sphéno-palatin, otique et sous>maxillaire, considérés par plusieurs anatomistes comme la portion céphalique du sys~ tème nerveux ganglionnaire, ont été décrits à l'occasion de la cinquième paire, dont ils constituent une dépendance, au même titre que les ganglions spinaux dépendent des nerfs rachidiens, que le glanglion déliasser dépend du trijumeau, et le ganglion géniculé du facial. Chaque système nerveux a ses ganglions propres ; et les connexions qui existent entre ces deux ordres de renflements ne sauraient être adoptées comme base de leur classification.
§ 1. — Portion cervicale du grand sympathique.
i. — La portion cervicale du grand sympathique reposant dans tx>ute sa longueur sur la colonne vertébrale, on ne peut parvenir jus({u'à «lie C|u'en incisant la plupart des parties qui la recouvrent et en écartant les autres, ^our arriver à ce re'sultat sans intéresser aucune des branches nerveuses qu'on se propose d'étudier, on procédera de la manière suivante :
i** Faites sur les téguments du cou trois incisions : l'une supérieure et parallèle au bord libre de la mâchoire, la seconde inférieure et parallèle à la clavicule, la troisième antérieure sur la ligne médiane; disséquez le lambeau compris entre ces trois incisions, et renversez-le de dedans en dehors ainsi que le muscle peaucier qui lui restera adhérent.
2* Divisez à son extrémité inférieure le muscle sterno-mastoîdien, qui sera ensuite détaché de bas en haut, puis coupé sur sa partie moyenne et renversé en dehors.
3° Enlevez aussi les parties molles de la moitié inférieure de la face, afin de découvrir toute la moitié correspondante de la niâclioire; sciez celle-ci au voisinage de la ligne médiane, inoisez toutes les parties qui s'y attachent et procédez ensuite à sa désarticulation.
4° Cherchez la veine jugulaire interne ; en la soulevant, vous trouverez à sa partie postérieure le cordon du grand sympathique. Pour préparer ce cordon ainsi que les branches qui s'y rendent ou qui en partent, il est nécessaire
(1) Voyez les Comidératioru généraleSy t. Il, pages 243.
522 NÉYROLOGIE.
(l'enlever la veine qui lo recouvre. Si le sujet est entier, cette excision len suivie (i*un écoulement de sang qui tachera la préparation et qui ajoutera  ses difficultés, malgré les ligatures qu'on pourra pratiquer.- Afin d'obvier à cet inconvénient, j'ai coutume d'enlever le sternum, d'ouvrir l'oreillette droite el d'éponger jusqu'à l'épuisement le plus complet tout le sang qui s'en écbule.
5'* La veine jugulaire interne enlevée et la portion cervicale du grand sympathique largement mise à nu, il ne reste plus qu'à l'isoler en poursuivant chacune dos divisions qu'elle fournit. Dans la recherche de celles-ci, on s'occupera d'abord des rameaux qui se rendent aux nerfs cervicaux'; les nerfs cardiaques seront ensuite disséqués ; puis les branches laryngées, pharyngiennes et postérieures. — Pour les rameaux qui unissent le grand sympathique aux nerfs crâniens, voyez la préparation relative au ganglioii cervical supérieur.
L^ portion cervicale du grand sympathique est située en dehors de l'artère carotide primitive et du nerf pneumogastrique, en arrière de la veine jugulaire interne, au devant de l'aponévrose prévertébrale, qui la sépare (les muscles grand droit antérieur et long du cou.
Son extrémité supérieure se prolonge en s'effilant dans le canal rarotidien, dans le sinus caverneux et jusque dans l'intérieur du crâne, où elle se perd en filets d'une extrônie ténuité sur les divisions de la carotide interne. — Son extrémité inférieure répond au col de la première côte et à l'artère sous-clavière, qu'elle contourne de haut en bas et d'avant en arrière à la manière d'une anse.
Deux ou trois ganglions seulement existent sur son trajet. — Le premier^ ou mpérieuTy auquel se rendent les racines crâniennes antérieures, les racines crâniennes postérieures et les rameaux provenant des trois premières paires cervicales, a surtout pour attributs son volume, sa longueur et sa configuration fusiforme.
Le secondy ou moyeti, le seul dont l'existence n'est pas constante, reçoit le rameau qui provient de la S'' paire cervicale et un filet extrêmement grêle qui part de la 0^ Le volume de ce ganglion est toujours peu consi — dérable, mais présente cependant quelques variétés.
Au troisième^ ou inférieur, aboutissent les rameaux émanés des 0* 7* cft 8*" paires cervicales. Ces filets, suivant plusieurs auteurs, se réuniraient efc^ formeraient un tronculequiaccompagnerait Tarière vertébrale, en augmen — tant graduellement de volume, et qui, cheminant de haut en bas, viendrais se perdre dans le ganglion cervical inférieur dont il a été considéré à torK comme une branche efférente. De Blainville ayant cru voir sur ce nerf, aim niveau du point de réunion des rameaux qui le composent, autant de pe — tits renflements, le considéra comme le réçultat d'une sorte de dédouble — ment de la portion cervicale du grand sympathique; il fut ainsi conduit â. admettre que ces renflements profonds ajoutés aux trois renflements su — perficiels complétaient cette première portion en mettant le nombre de se^ ganglions en rapport avec celui des vertèbres correspondantes, etl'assimi — laient par conséquent aux portions dorsale, lombaire et sacrée.
Mais cette opinion, trop facilement acceptée, est doublement erronée : d'une part, en effet, les rameaux nés des deux dernières paires cervicales ne se réunissent pas, mais se jettent isolément dans le gan^'lion cenical inférieur; de Fautre on n'observe sur leur trajet aucun renflement. Nous sommes donc fondé à admettre en définitive que le nombre des ganglions ne se trouve si réduit à la région cervicale que par suite de Ja convei^ence de plusieurs racines vers un même point, cVst-à-dire par suite de la fusion de plusieurs ganglions en un ganglion unique plus considérable, disposition permanente au cou, mais qui se montre aussi exceptionnellement sur d'autres parties de l'axe du grand sympathique.