I. — (■«■(IIOM cenrieal •«pérlenr
I. — Elle est extrêmement compliquée, et exige, pour être ronduite à bonne fin, une grande habitude de la dissection et des connaissances pv^calables.
Eâ portion cervicale du grand sympathique ayant été découverte à l'aide des comipes précédenunent indiquées, on trouvera le ganglion cervical supérieur au devant du corps de la seconde vertèbre, en arriére de Tartùre carotide interne, ril suffira de dévier ou de soulever pour Tapercevoir.
Dans la préparation des nombreuses branches qui partent de ce ganglion, il
invient de procéder des inférieures aux supérieures. Ses branches externes
ïront d'abord isolées, puis les branches antérieures, internes et postérieures,
t enfin les branches ascendantes. Les règles qui doivent conduire à ce résultat
.e sauraient être formulées d'une manière bien précise; celles qui suivent,
'^^utefois, méritant d'être prises en considération :
1^ Détacher à sa base l'apophyse styloîde, et l'enlever en divisant sur leur partie moyenne les muscles qui s'y attachent. •
t^ Exciser toute la partie flottante des muscles ptérygoïdiens et du muscle temporal.
3" A l'aide de deux traits de scie réunis à angle, emporter la plus grande partie de la fosse sphénoîdale ainsi que l'apophyse zygomatique; puis, avec une gouge et un maillet, compléter cette première perte de substance en eidevant avec ménagement toute la paroi externe du canal carotidien, ainsi que le ventre postérieur du digastrique et la paroi externe de la cavité orhitaire.
4» Procéder à la recherche des rameaux (|ui unissent le ganglion cervical supérieur aux branches antérieures des trois premiers nerfs cervicaux. Ces branches se distinguent facilement ù leur couleur grise et A leur direction plus OQ moins transversale.
5* Disséquer ensuite tous les filets qui se portent en avant, en dedans et en arrière, ainsi que les rameaux correspondants des nerfs pneumogastrique et ^losso-pharyngien . Pour cette dissection on pourrait se contenter de dévier la Carotide primitive ; mais il est préférable de Tenlever.
6^ Isoler les filets qui unissent le grand sympathique à la paire crânienne postérieure.
?• Poursuivre sur la carotide interne les deux rameaux de la branche ascendante du ganglion cervical, en usant de beaucoup de ménagement, afin de conserver d'une part l'anastomose du rameau externe de cette branche avec
594 NÉVROLOGIE.
le nerf de Jacobson, de l'aulre c«lle du rameau interne stsc le ganglion iptaénopalatin.
8* Préparer les âlels qui unissent le nerf moteur oculaire externe an pleins carolidien, et ceux qui s'étendent du plexus caverneux aux nerfs des troisième, i|uatriènie et cinquième paires. Disséquer aussi le lllet qui se porte du même plexus au ganglion ophthalmique.
Le ganglion cervical' supérieur est situé au-dessous de In base du crAne, entre la carotide interne, qui le recouvre, et le grand droit antérieur, qui le sépare des 2' et 3' vertèbres du cou. Les nerfs glosso-pharyngien, pneumogastrique et grand hypoglosse, placés d'abord à sa partie supérieure et externe, ne tardent pas à le croiser obliquement.
Ce ganglion est fusiforme. Dans quelques cas assez rares, le cordon qui l'unit au ganglion cervical moyen est double ; si les coq)uscules ganglionnaires qui entrent dans sa composition se prolongent sur l'un et l'autre de ces cordons et se groupent autour de chacun d'eux, il parait comme bi- Turqué à son exircmité tnrérieure. (Fig. 606.)
Sa consistance, dans l'élat de parfaite inlégrilé, est assez ferme. — Sa couleur est d'un gris rougefttre.
Kic, tiOG. — Gangiion cervical supérUai.— l'iUti qui J'unïuenf aux ganglion» encephatiquei. — Branche» qu'il refait de* nerft cervicaux {*).
l. ricrf pneumogastriiluf . ^ i. Nerf glosso-pharyngicn. — 3. N*rf spinal. — 4. Nerf hj-poRlone dnnl le Ironc a et* presque cntièremenl enlevé. — 5. Nerf urnnd symplthi(|ue, — 6. Ganglion cerviral supérieur. — 7. Raineau carolitlieii de ce ganglion m divisant i son entrée dans le canal de mt^inc nom et formant un plexui autour de l'artire raratide. — H. Rameau lyinpanique du giossivpliaryngien se partageant sur la saillie du pronionloire en six lllels, dont 1r plus inréricur s'anastomose avec le pleiui lie l'artËre rarolide inicmr. — 9. Ganglion péiiirulé du facial, duquel partent : le grand iicn-r [lêlrcux superficiel, qui se rond au ganglion sphéno-ginlatin, et le petit nerf pétreui superncici, qui lu- rend au gnnglion otiqiic. — 10. Nerf moteur nculairc externe s'anasloinnsant par ileux niels .-ivec le r.imeau carotidii-n. — It. T-inglion ophlhalmique i It partie postérieure duquel se rendent : un fliet provenant du plexus ci
Les branches qui partent du ganglion cervical supérieur ou ({ui viennent s'y réunir sont très-nombreuses. Elles pourraient être distinguées en celles qui se dirigent des nerfs crâniens et cervicaux vers le ganglion, et celles qui s'étendent de ce ganglion aux divers organes de la tète et du cou. Mais il est préférable de les classer d'après leur direction relative en considérant le ganglion cervical supérieur comme leur centre d'irradiation. Enfisagées sous ce point de vue, on peut les diviser :
1* En supérieureSy ou branches qui sunissetU aux nerfs crâniens;
tExtem^y ou branches de communication arec to nerfs cervicaux;
^Inférieure, ou branche de communicatim arec le ganglion moyen;
4"* Postérieures, ou branches musculaires et osseuses;
5* Antérieures, ou branches carolidiennes ;
6* Internes ou viscérales, destinées au pharynx, au larynx et au coeur,
A. Branches supérieures ou ascendantes du ganglion cervical supérieur.
Mous avons vu que le crâne se compose de trois vertèbres, une postérieure ou occipitale, une moyenne ou sphéno-temporo-pariétale, et une antérieure ou ethmoldo-frontale. De la réunion de ces trois vertèbres résultent deux trous de conjugaison : l'un, postérieur, représenté parle trou déchiré et les trous environnants; l'autre, antérieur, constitué par la fenle sphénoidale et les trous situés sur son contour. — De ces deux trous de conjugaison le premier donne passage à un groupe de nerfs ([ui forme la paire crânienne postérieure; et le second à un autre groupe qui représente la paire crânienne antérieure.
A chaque paire crânienne 4;orrespond un groupe de branches sympailiiques ascendantes. — Celles qui se rendent du ganglion cervical à la paire crânienne postérieure, très-variables dans leur nombre et leur volume, sont remarquables surtout par leur extrême brièveté. — Celles qui se trouvent en communication avec la paire crânienne antérieure se distinguent par des caractères opposés ; uniques à leur point de départ, elles ne tardent pas à se diviser pour entourer l'artère carotide interne de leurs anastomoses en l'accompagnant sur toute la longueur de son trajet.
émané du nerf nasal, et un troisième parti du nerf moteur oculaire commun. — 12. Gan>
^lioQ sphéno-palatin dans lequel viennent se jeter le grand nerf pétreux superficiel et
un nuneao détaché du plexus carotidien. — 13. Ganglion otique. — 14. Nerf lingual. —
ÎS. Ganglion sous-maxillaire. — 16. Plexus de Tartère carotide externe dont un filet se
rend au ganglion qui précède. — 17. Nerf laryngé supérieur. — 18. NiTf laryngé externe-
— i9. Arcade résultant de Tanastomoso des deux premiers nerfs cervicaux; filets qui se
poalent de cette arcade au ganglion cervical supérieur. — 20. Branche antérieure du
troisième nerf cervical ; filet qu'elle envoie au môme ganglion. — 21. Branche antérieure
^u quatrième nerf cervical, de laquelle part un filet qui va se jeter dans le rameau
étendu du ganglion cervical supérieur au ganglion r-crvical moyen. ^ 22. Branche an-
^^''icurc des cinquième et sixième nerfs cervicaux communi(|uunt chacun par un filet
^vec le ganglion moyen. —23. Ganglion cervical moyen. —24. Son rameau ascendant
^^ supérieur. — 25. Nerf cardiaque supérieur.
52G NÉVROLOGIE.
a. Braîiches qui unissent le ganglion cervical supérieur a la pâtre
crânienne postérieure.
Les nerfs composant la paire crânienne postérieure sont au nombre de quatre : le glosso-pharyngien, le pneumogastrique, le grand hypoglosse et le spinal. Les trois premiers seulement sont en communication avec le ganglion cervical supérieur.
Deux filets unissent le glosso-pharyngien au grand sympathique. — Le premier, inférieur, s'étend du ganglion pétreux au rameau carotidiea du ganglion cervical supérieur. — Le second, plus élevé, est représenté par une et quelquefois par deux divisions de son rameau tympanique ou nerf de Jacobson, qui pénètrent dans le canal carolidien pour se terminer dans le plexus entourant la carotide interne.
Le pneumogastrique communique avec le ganglion supérieur par deux ou trois ramuscules, extrêmement courts, transversaux ou obliques, qui soudent son plexus gangliforme à ce ganglion.
Le rameau par lequel Thypoglosse s'anastomose avec le même ganglion s'en détache au moment où il contourne celui-ci, et se jette presque aussitôt, dans son extrémité supérieure, ou dans son rameau carotidien.
b. Branche qui unit le ganglion cervical supérieur à la paire
crânienne antérieure.
Cette branche, plus connue sous le nom de rameau carotidieti du grand sympathique, n'est en quelque sorte que le prolongement de l'extrémité supérieure du ganglion cervical, dont elle offre la coloration et la consistance. Sa forme est celle d'un cône allongé. Dans le trajet qu'elle parcourt de son origine au canal carolidien, elle se trouve située entre le muscle petit droit antérieur et la carotide interne, en dedans des nerfs qui sortent par le trou déchiré postérieur, immédiatement en dehors de l'artère pharyngienne inférieure qui lui est parallèle.
A son entrée dans le canal carotidien, la branche ascendante antérieure se divise en deux rameaux qui s'accolent, l'un au côté externe, l'autre au côté interne du tronc artériel. Ces rameaux s'envoient, chemin faisant, plusieurs divisions par lesquelles ils s'anastomosent de manière à former une sorte de plexus, le plexus carotidien.
Au niveau de la seconde courbure de la carotide, c'est-à-dire à l'orifice supérieur du canal ciirotidien, ces mêmes rameaux se rapprochent, puisse confondent pour se séparer presque aussitôt. De leur union momentanée n'sulte un petit renflement assez analogue à un ganglion, et décrit en effet par quehiues auteurs sous le nom de ganglion carotidien. Mais cette intumescence gangliforme, soumise à l'examen microscopique, ne présentl;
GANGLION CEKVIGAL SUPÉKIEI'K. 527
aucun corpuscule ganglionnaire ; ses dimensions équivalent exactement à ia somme des volumes des deux rameaux qui lui donnent Uciissance : on ne saurait donc lui conserver le nom de gan{<:lion que lui avaient impose Petit (de Namur) et Schmiedel.
Après s*ètre de nouveau séparés, ces deux rameaux se divisent chacun eo plusieurs filets. Ceux-<;i pénètrent dans le sinus caverneux en form^int autour de la caroUde un plexus fort remarquable, à mailles délicates et serrées, désigné sous le nom de plexus caverneux. Ils se prolon^'ent ensuite en filaments presque invisibles sur les branches terminales de l'artère.
La branche ascendante antérieure du premier ganglion cervical répond donc successivement: à la partie la plus élevée du cou, au canal carotidien, au sinus caverneux et à la cavité du crâne.
Dans la région cervicale, elle monte verticalement, ne fournit aucune division, mais reçoit en général un filet du glosso-pharyngien.
Dans le canal carotidien, elle communique avec deux nerfs: l"* avec le oerf qui précède par Tintermédiaire du rameau de Jacobson; ^'^ avec le ganglion sphéno-palatin par le rameau carotidien du nerf vldien.
Dans le sinus caverneux, la branche ascendante entre en communica- (ioo : i'avec le nerf moteur oculaire externe par deux rameaux assez considérables; â** avec ce même nerf, le moteur oculaire commun, le pathétique, le ganglion de Casser et la branche ophthalmique; le plexus caveraeux fournit en outre des filets au corps pituitaire, à la muqueuse des siK&us sphénoldaux, à Tartère et au ganglion ophthalmique.
Bans le crâne, elle s*unit par des fdets émanés du même plexus, soit avec celle du côté opposé, à Taide de fines divisions qui se rencontrent sur l*ajtère communicante antérieure, soit avec le réseau de l'artère vertél)rale par d'autres divisions accolées à la communicante postérieure.
1* Anastomose de la branche ascendante antérieure avec le nerf glossopharyngien. — Ce filet anastomolique, mentionné pour la première fois par Schmiedel, est tantôt simple et tantôt double. Il part ordinairement du rameau externe de la branche ascendante antérieure, et dans quelques cas de Tun des ramuscules qui unissent ce rameau externe au rauneau interne. On le voit s'engager presque aussitôt dans la paroi supérieure du canal carotidien, au niveau du coude que forme sa portion verticale avec sa portion horizontale ; il pénètre ensuite dans la caisse du tympan et s'unit au rameau tympanique du glosso-pharyngien, on nerf de Jacobson, un peu au-dessus de l'orifice par lequel celui-ci s'introduit dans ^ Weille moyenne pour se ramifier sur sa paroi interne.
2* Anastomose de la branche ascendante antérieure avec le ganglion ^kéno-palatiny ou filet carotidien du nerf vidien. Ce filet anastomotique ^st le plus volumineux de tous ceux (jue présente la brapche ascendante
528 NÉVROLOGIE.
antérieure. Il naît du rameau interne de cette branche au niveau de l'orifice supérieur du canal carolidien, très-près du renflement gangliforme qu'on observe ordinairement dans ce point, et quelquefois même de ce renflement, qui représente alors un petit centre d'irradiation. On le voit s'engager dès son origine dans l'épaisseur de la substance fibreuse qui occupe le trou déchiré antérieur, et marcher ensuite à travers cette substance jusqu'à l'orifice postérieur du canal vidien ; là il s'accole au grand nerf pétreux superficiel pour pénétrer avec lui dans ce canal, continue à cheminer d'arrière en avant, et se rend à l'angle postérieur du ganglion sphéno-palatin.
Le rameau carotidien du nerf vidien représente la racine v^étative du ganglion sphéno-palatin. J.-F. Meckel, qui l'a décrit en 1749, le considérait comme l'origine principale du grand sympathique. — Indépendamment de ce rameau principal, le ganglion en reçoit trois autres, extrêmement déliés, qui viennent du plexus caverneux. Ces derniers ont été signalés en 1863 par M. Randacio, sous le nomade filets caverneiiXy et distingués par cet auteur en antérieur, moyen et postérieur.
3" Anastomose de la branche ascendante antérieure avec le nerf moteur oculaire externe. — Nous avons vu que les deux rameaux de la branche ascendante antérieure, après s'être unis au niveau de l'orifice supérieur du canal carotidien, se séparent presque aussitôt, en se divisant chacun en plusieurs filets. Parmi ceux-ci, il en est deux, plus considérables que les autres, qui se dirigent en haut et en avant et qui, parvenus vers la partie moyenne de la paroi inférieure du sinus caverneux, s'inclinent en dehors pour se confondre avec le nerf de la sixième paire, en formant avec celui-ci un angle aigu à sommet antérieur.
Selon Bock, Hirzel et quelques anatomistes plus anciens, le moteur oculaire externe augmenterait un peu de volume après l'adjonction de ces filets. Mais cet accroissement a été nié avec raison, d'abord par Sabatier, et plus tard par Arnold. Le tronc de la sixième paire, en efl'et, ne saurait s'accroître au moment où il reçoit les filets que lui envoie le grand sympathique ; car, ici encore, l'anastomose qui unit les deux nerfs est mixte. La sixième paire abandonne une partie de ses fibres au système nerveux ganghonnaire et en reçoit d'autres moins nombreuses en échange.
4" Plexm caverneux et filets qu'il fournit.— Ce plexus est un ensemble de filets mous et rougeàtrcs, qui succèdent aux deux rameaux de la branche ascendante antérieure et qui se répandent autour de la carotide interne à son passage dans le sinus caverneux. Exirémement déliés et anastomosés entre eux, ils enlacent de toutes parts le tronc artériel ; cependant c'est surtout sur le côté externe de celui-ci (ju'on les trouve en plus grand nombre. Des artérioles Irès-multipliées aussi, et partant du même tronc, les croisent en divers sens; de là le nom de plexus artérioso-nerveux
SOUS lequel ces divers filets ont été collecli veinent désignés par Waltlier. Le plexus caverneux fournit :
a. Au trofic de la sixième paire, un ou deux (llets provenant de sa jartie inférieure et déjà mentionnés.
). A la troisième paire, un ramuscule qui se jette dans son tronc, à un ceotimètre en arrière de sa division en deux branches. Ce (ilamcnt, observé par Munnichs, Bock et Laumonier, a été décrit aussi par Hirzel, Arnold et Longet. Il est, en général, facile à découvrir. Sa longueur est (le S ou 3 millimètres seulement.
r. A la quatrième paire, un autre ramuscule plus ténu et voisin du précédent, mais dont Texistence n'est pas aussi constante.
d. Au ganglion de Gasser, un et quelquefois plus^ieurs fdets courts et ^les qui se jettent dans sa partie supérieure et interne.
e. A la branche ophthalmique de ce ganglion, deux ou trois divisions très-déliées. — Quelques auteurs admettent aussi des filaments anastpmotiques qui se rendraient au nerf maxillaire supérieur, et même au nerf maxillaire inférieur ; je n*ai pu constater jusqu'à présent leur existence.
/l Au ganglion ophthalmique, un fdet qui chemine d'arrière en avant entre les nerfs de la troisième et de la sixième paires, et qui, après avoir pénétré dans Torbite avec le nerf nasal, vient se jeter, soit dans la partie postérieure du ganglion, soit dans sa racine longue et grêle. En procédant à ssi recherche avec les ménagements qu'exige son extrême ténuité, on le tro uve constamment.
g. A Vartère ophthalmique, un petit réseau de filaments nerveux, réseau (|Uit se divise pour se prolonger sur ses principales branches.
h. Au corps pituitaire, des filets qui, nés de la partie supérieure et antérieure du plexus caverneux, au niveau de la troisième courliure de la zs^oûie, se dirigent presque transversalement en dedans, pour atteindre la. t^^ inférieure de ce corps, dans lequel ils pénètrent.
i. A la dure-mère qui revêt la gouttière basilaire, et a cette gouttière elie-mènie, deux ou troi$ fdets qui émanent du plexus caverneux, au niveau de la seconde courbure de la carotide, et qui, dirigés d'abord d'avant en arrière, puis dedehors en dedans, s'anastomosent au-dessous de la lame quadrilatère du sphénoïde avec ceux du côté opposé, pour former des arcades transversales communiquant entre elles. Ces fdets, signalés en 1831 par AVarrentrapp et décrits un peu plus tard par Valentin,. ont été Tobjet d'un travail spécial de L. Hirschfeld. Je dois avouer toutefois qu'après avoir attentivement exploré cette partie de la dure-mère, je n'y ai ren- ^^<^niré aucune trace de fdets nerveux.
^. A la muqueuse des sinus sphênoidaux, deux ou trois ramuscules qui *>^verscnt la paroi inférieure du sinus caverneux. L'existence de ces ra- ^^Uscules, mentionnée par Yalentin, soulève aussi beaucoup de doutes. 3» ÉDiT. m — 34
530 NÊVROLOGIE.
/. Et enfin, aux trois branches terminales de la carotide interne, des divisions d'une extrême ténuité qui les accompagnent jusqu'à leur terminaison. Parmi ces divisions, celles qui suivent l'artère cérébrale antérieure s'unissent, sur la communicante antérieure, avec les divisions correspondantes du côté opposé. Au niveau de cette union, Béclard a cru remarquer un petit renflement ganjflionnaire dont l'existence n'a pas été confirmée. Les ramifications nerveuses situées sur l'artère communicante postérieure s'anastomosent avec celles qui accompagnent Tarière vertébrale.
B. Branches externes du (jan(ilion cervical supérieur.
Ces branches s'étendent du ganglion supérieur aux trois premiers nerfs cervicaux. Leur nombre varie de quatre à cinq.^Leur couleur est grisâtre; leur direction divergente.
La plus élevée, légèrement ascendante, vient s'unir à la portion horizontale du premier nerf cervical.
La seconde et la troisième, qui offrent un volume plus considérable, se portent tantôt obliquement, tantôt transversalement en dehors vers la partie moyenne de Tarcade formée par l'anastomose des tfeux premières paires cervicales.
La quatrième, en général assez grêle, se rend à l'angle de division du second nerf cervical.
La cinquième se dirige d'abord fen bas et en dehors, puis remonte pour se jeter dans la branche antérieure du troisième nerf cervical.
C. Branche inférieure ou descendante du ganglion cervical supérieur.
Cette branche, qui fait partie du tronc du grand sympathique, sVîtend verticalement de l'extrémité inférieure du premier ganglion cervical à la partie supérieure du second, et, en l'absence de celui-ci, à la partie supérieure du troisième. Ses dimensions varient ainsi que sa couleur. Le plus souvent elle est d'une couleur blanche comparable à celle des nerfs de la vie animale ; elle revêt alors la forme d'un cordon assez grêle. Quelquefois elle offre une couleur grise sur la plus grande partie de scïn étendue ; dans ce cas, elle est toujours plus volumineuse et constitue un véritable prolongement du ganglion cervical supérieur.
La branche descendante du premier ganglion cervical ré[)ond, en arrière aux muscles grand droit antérieur et long du cou, en avant à la veine jugulaire interne, en dedans au pneumogastrique, en dehors à l'origine dc> 4" et 5' nerfs cervicaux. Lorsqu'elle s'étend juscpi'au ganglion cervical inférieur, elle s'engage sous l'artère thyroïdienne inférieure, longe le muscle scalène antérieur, et pénètre dans la poitrine en passant entre la veine et l'artère sou*-clavières. H n'est pas très-rare de voir cette brandie se divi'
GANGLION CÉliVICAL SUPERIEUR. 531
scr, au-dessus du tronc artériel, en deux ou plusieurs rameaux qui, passant les uns à sa partie postérieure, les autres à sa partie antérieure, Tenlacent à la manière d*un anneau.
Par son côté externe, cette branche reçoit de la 4' paire cervicale un filet d'une extrême ténuité. — Par son côté interne elle fournit : l"* à son point de départ, un ou deux raniuscules qui se réunissent au nerf cardiaque supérieur; 2* vers sa partie moyenne, un ou deux filets qui concourent à former le plexus laryngé ; 3^ inférieurement, lorsqu'elle se prolonge jusqu'au troisième ganglion cervical, plusieurs petites divisions qui se rendent au pharynx et à l'œsophage.
D. Branches pontérieures du ganglion cervical supérieur.
Ces branches, passées sous silence par la plupart des auteurs, sont desliuées, les unes aux muscles long du cou et grand droit antérieur, les autres au corps des i% 3' et i* vertèbres cervicales. Elles ont souvent un volume stssez considérable.
Les filets musculaireSy en général plus grêles que les filets osseux et cependant faciles à découvrir, se portent de dehors en dedans, en passant en aiTTière du pneumogastrique et de la carotide primitive. Us pénètrent dans 1«8 muscles préverlébraux par leur bord interne.
Les filels osseux suivent la même direction. Quelques uns s'étendent seulement un peu plus loin, c'est-à-dire jusqu'à la ligne médiane ; ces derniers traversent le ligament vertébral commun antérieur, et plongent ensuite dans l'épaisseur du corps des vertèbres. Les autres se portent directement tJ'avant en arrière, passent entre les faisceaux musculaires qu'ils rencontrent, parfois hiênie les traversent, puis pénètrent dans le corps des ver- ^tèbres par leurs parties lat»''rab^s.
E. Branches antérieures ou carotidiennes du ganglion cerrival supérieur.
Nées de la partie antérieure du premier ganglion cervical, ces branches, au nombre de trois ou quatre, molles et grisâtres, se dirigent en bas et en avant vers l'angle de bifurcation de la carotide primitive. Au-dessus de cet angle, elles se réunissent à d'autres branches émanées du glosso-pharyngien et du pneumogastrique, pour former un plexus remarquable, le plexus intercarotidien. Au centre de ce plexus on observe un petit ganglion signalé par Arnold, le ganglion interrarotidien, mieux décrit et bien représenté en 18t*)3 par le professeur Thiber (de Copenhague).
Le plexus interc:irotidien s'applique sur le tronc de l'artère carotide externe, qu'il enlace comme les plexus carotidien et caverneux enlacent la carotide interne. Il se divise ensuite en autant de plexus secondaires que
532 NÉVROLOGIE.
celle arlère préseiile de branches, et se rend avec celles-ci aux divers organes du cou el de la tète. C'est ainsi qu'il existe :
{""Vnplexus thyroïdien supérieur y dont les ramifications vont se répandre, d'une part dans le larynx, de Taulre dans le corps thyroïde.
i° Un plexm lingual, qui fournirait un filet au ganglion sublingual, selon Blandin. Mais nous avons vu que l'existence de ce ganglion est loin d'être démontrée. — Sous la face inférieure et dans l'épaisseur de la langue, le plexus lingual parait s*unir en plusieurs points au nerf lingual et au grand hypoglosse. Plusieurs auteurs, et'particulièrement Remak, ont constaté sur son trajet des ganglions de très-petites dimensions.
îJ" Un plexus facial, qui fournit à la glande sous-maxillaire plusieurs filets, dont l'un se porte au ganglion de ce nom, et qui partage ensuite la distribution de l'artère faciale. (Fig. 606.)
A'^Vn plexus «w/tcw/aire, qui communiquerait avec le rameau postérieur du facial d'après Meckel.
5" Un plexus occipitaly qui se trouve très-probablement eu relation avec les branches sensitives que les seconde et troisième paires cei*vicales envoient aux téguments de l'occiput.
6" Un plexus pharyngien inférieur., que la plupart des auteurs ont admis, mais dont l'existence laisse encore quelques doutes.
7" Un plexus maxillaire interne. Ce dernier, beaucoup plus remarquable que les précédents, s'anastomose derrière le col du condyle de la mâchoire avec le nerf auriculo-lemporal. Une partie du plexus se prolonge sur l'artère méningée moyenne pour se ramifier avec celle-ci dans l'épaisseur de la dure-mère ainsi que nous l'avons vu. Avant de pénétrer dans le crâne, elle donnerait, selon Arnold, un filet au ganglion otique.
8" Enfin un plexus terminal, qui accompagne l'artère temporale superficielle et ses principales divisions.
F. Branches internes ou viscérales du ganglion cervical supénmr.
Ces branches, émmées de la partie interne du ganglion, se dirigent obliquement en bas et en avant, passent entre les muscles de la région prévertébrale et la carotide primitive, et se rendent : les plus élevées au pharynx ; les moyennes à l'œsophage, au larynx et au corps thyroïde ; les inférieures dans les parois du cœur.
Les branch4!s pharyngiennes, constamment multiples, mais en nombre indéterminé, ne tardent pas à se mêler avec celles (jui viennent du glossopharyngien el du pneumogastrique. De ce mélange résulte un plexus important, situé sur les parties latérale et postérieure du pharynx. Nous avons vu que les rameaux de ce plexus, appelé plexus pharyngien, se partagent ^Mi deux ordres : les uns allant se perdre dans la muqueuse du
pharynx pour présider à sa sensibilité, les antres se terminaiil dans les muscles conslricleurs pour présider à leur contraction.
Les branches laryngées, plus grêles et beaucoup moins nonribreuses que
les précédenleSy s'unissent en arrière de la carotide primitive à quelques
fileU provenant, soît du laryngé supérieur, soit du laryngé externe, et
contribuent ainsi à former le plexus laryngé. De la partie postérieure de
ce petit plexus naissent plusieurs filets destinés à l'œsophage. Deux ou
(rois autres détachés de sa partie supérieure se rendent au larynx. Les
plas inférieurs vont se terminer dans le corps thyroïde. — Iluguier a
fait remarquer que parmi les branches afférentes du plexus laryngé, il en
est une qui se porte constamment vers le tronc du nerf récurrent, avec
lequel elle s*anaslomose au moment où celui-<;i s'engage sous le muscle
constricteur inférieur du pharynx.
Les branches cardiaques sont ordinairement de simples filets qui émanant en partie du ganglion cervical supérieur, en partie du cordon s*étendant de celui-ci au ganglion cervical moyen, et qui se réunissent à une petite distance de leur origine pour donner naissance au nerf cardiaque 9Wêpérienr, Ce nerf sera décrit avec les autres branches nerveuses destinées wt%i cœur.