‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 3)Chapitre 130 sur 223 · PLEXUS SOLAIRE · texte numérisé non relu

PLEXUS SOLAIRE

pour le plus grand nombre. En s'anaslomosant, se croisant, se superpo- ' saotde mille manières, ces rameaux décrivent des mailles, des cercles, des aréoles dont les interstices sont remplis par un tissu cellulaire auquel se mêle une quantité variable de tissu adipeux.

De ce plexuSy comme d'un centre, partent autant de plexus secondaires qui arrivent aux organes de l'abdomen en suivant le trajet des branches antérieures de l'aorte abdominale. Il existe par conséquent : deux plexus diaphragmatiques inférieurs^ un plexus coronaire stomachique, un plexus Upatique) iïnplexusspléniqu£y \xn plexus mésentérique supérieur , un plexus rénal, un plexus surrénal et un plexus spermatique ou ovarique.

L'artère mésentérique inférieure reçoit aussi quelques filets plexiforines du plexus solaire ; mais la plupart des nerfs qui l'accompagnent émanent, ainsi que nous le verrons, du plexus lombo-aortique.

A. ncmmm dla|ihrAsauifl««e« laférleuni. — Us naissent de la partie ja plus élevée du plexus solaire, et se dirigent de bas en haut, comme les artères diaphragmatiques inférieures, qu'ils enlacent de leurs filets longs et grêles. Ces plexus donnent d'abord quelques ramifications qui se rendent à la capsule surrénale en suivant le trajet de l'artère capsulaire supérieure. Us se prolongent ensuite sur toute l'étendue des artères diaphragmatiques et pénètrent avec les divisions de celles-ci dans l'épaisseur des faisceaux musculaires correspondants. Aux filets qui les composent viennent se joindre le plus ordinairement les ramifications terminales des nerfs phréniques. Quelques-uns de ces filets présentent de très-petits ganglions au voisinage de leur point de départ.

fi. nemmm eMrMMare stooMchl^nK. — Ainsi que les plexus hépatique

et splénique, il tire son origine de la partie du plexus solaire qui enlace

le tronc cœliaque. Parvenu au niveau du cardia, il envoie plusieurs filets

à l'extrémité inférieure de l'œsophage, puis se réfléchit pour suivre la

petite courbure de Testomac, et donne dans ce trajet :

— t8. Plexus mésentérique supérieur, émanant du plexus solaire. — 19. Plexus lombo- -aortique provenant, en partie du môme plexus, en purlie de la portion lombaire du ^T^od sympathique. — 20. Plexus mésentérique inférieur. — 21. Prolongement du plexus lombo-aortique se divisant au devant de Tangle sacro-vertébral en deux parties ~— Sa. Partie gauche de ce prolongement. — !23. Partie droite, recevant des rameaux ^numés du premier ganglion sacn'% et se jetant ensuite dans le plexus hypogastrique. — ^^ ^. Portion sacrée du grand sympathique. — 25, 25. Plexus hypogastrique. — ^9 ^. Rameaux qui partent du grand sympathique pour concourir à la formation de ^ plexus. — 27, 27. Divisions qui s'étendent des troisième et quatrième nerfs sacrés au le plexus. — 28. Dixième nerf dorsal. — 29. Onzième nerf dorsal. — 30. Douzième dorsal. — 31. Premier nerf lombaire se partageant dès son origine en deux branches inhales qui constituent les branches abdomino-génitales distinguées en grande ou meure et petite ou inférieure. — 32. Deuxième nerf lombaire descendant vers le pli l« faine pour aller former la branche inguino-cutanée externe. — 33. Troisième nerf (^vxàbaire. — 34. Branche inguino-cutanée interne ou génito-crurale, divisée au-dessous te aM)n origine. — 35. Quatrième nerf lombaire. — 36. Tronc lombo^sacré. — 37. Plexus

548 NÉVROLOGIE.

1** Aux deux faces de cet organe des divisions nombreuses par lesquelles il s'anastomose avec le pneumogastrique gauche.

2* A son extrémité droite d'autres ramifications qu'on voit se mêler et s'unir à celles qui accompagnent Tarière pylorique.

C. Plexus hépatique. — Deux OU trois gros rameau^'^ entrecoupa le plus souvent de petits ganglions, se détachent du plexus de l'artère cœliaquc pour le constituer. Ces rameaux se décomposent dans leur trajet en plusieurs ramuscules qui accompagnent l'artère hépatique en l'entourant de leurs anastomoses. — Le plexus hépatique fournit :

i"" A l'artère pylorique des divisions qui se perdent dans les parois du duodénum et dans la partie correspondante de l'estomac.

2° A cet organe et au pancréas, des filets qui suivent l'artère gastro* épiplolque droite et sa branche pancréatico-duodénale.

S"" A la vésicule biliaire, quelques ramifications d'une grande ténuité^ qui se prolongent de l'artère hépatique sur l'artère cystique.

i^ Ënfm, au' foie, des rameaux volumineux et nombreux qui pénètren dans la capsule de Glisson avec les branches terminales de l'artère hépatiqu en se divisant et se subdivisant comme ses branches.

Indépendamment des rameaux plexiformes entourant l'artère bépatiqt et ses principales divisions, rameaux qui forment le plexus hépatique a#-^^ térieur ou plexus hépatique gaiichey il en est d'autres moins voluminei qui, nés de la même source que les précédents, accompagnent la vei porte en se divisant comme celle-ci dans le sillon transverse du foie, ^n deux groupes, lesquels s'appliquent aux deux branches du tronc veinevt;^ dont ils partagent ensuite la distribution. Ces derniers, désignés tour à tour sous les noms de plexus hépatique postérieur y de plexus hépatique droîf^ de plexus de la veine porte^ s'anastomosent dans leur trajet : 1"* avec lé plexus de l'artère hépatique ; ^'^ au niveau du sillon transverse du foie avec les rameaux que le pneumogastrique gauche envoie à cet organe ; 3* dans l'intérieur de la capsule de Glisson, avec ces deux ordres de filets : dételle sorte que ces divers plexus, émanés de sources différentes, finissent par se mêler dans l'épaisseur du foie pour en constituer un seul fournissant à chaque lobule une ou plusieurs divisions terminales.

D. Plexus spiéniqne. — Les rameaux de ce plexus sont, en général ^ moins plexiformes que ceux du plexus hépatique. Ils ne s'appliquent pas ^ comme ces derniers, exactement sur le tronc artériel qui leur* sert A « support, et n'en suivent pas toutes les flexuosités. Au niveau des courbures de l'artère splénique, on les voit s'éloigner en partie de celle-ci, pour rejoindre un peu plus loin par un trajet plus direct et comparable à cel d'une tangente. De ce plexus naissent successivement :

1** Des filets qui pénètrent dans le pancréas avec les artères pancréatiqvB.es supérieures, dont ils ne lardent pas à devenir indépendants.

Page 1