II. — Ganglions senii -lunaires
Au nombre de deux, l'un droit et l'autre gauche, ces ganglions sont surtout remarquables par leur volume, en général supérieur à celui de tous les autres renflements nerveux du même ordre. Ils sont situés au devant des piliers du diaphragme, immédiatement au-dessous du bord supérieur du pancréas, entre l'origine du tronc cœliaque et les capsules surrénales.
Leur forme la plus habituelle est celle d'un croissant dont la concavité serait tournée en haut et en dedans.
Leur extrémité supérieure et externe reçoit le grand nerf splanchnique et une ou plusieurs divisions du petit splanchnique.
Leur extrémité interne est le point de départ de gros faisceaux plexiformes qui les unissent l'un à l'autre en s'entremêlant au devant de Taorte. A cette même extrémité on voit aboutir, à droite, la partie terminale du pneumogastrique correspondant, qui forme, avec le ganglion semi-lunaire et le grand splanchnique du même côté, une anse ou arcade bien décrite par Wrisberg, d'où la dénomination d'anse mémorable de Wrisherg, sons laquelle elle est encore connue.
Par leur concavité, ces ganglions reçoivent quelquefois : celui du côté gauche, une ou plusieurs divisions du nerf phrénique gauche ; celui du côté droit, Textrémité terminale du phrénique droit. Mais on voit fréquemment aussi les fdels provenant des nerfs phréniques se jeter dîins le plexus de Tarière diaphragmatique inférieure, qu'ils renforcent et par rinlermédiaire duquel ils se prolongent jusqu'au plexus solaire.
De leur convexité naissent de nombreux rameaux plexiformes, lesquels,
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réunis et confondus avec ceux émanés de rextrémité interne, donnent naissance au plexus solaire.
Telle est la disposition la plus ordinaire des ganglions semi-lunaires. Mais elle présente de fréquentes variétés. Leur forme est quelquefois arrondie, d'autres fois plus ou moins irrégulière. Leur volume lui-même diiïère beaucoup d'un individu à un autre ; souvent ils s'étranglent vers leur partie moyenne ; ou bien se divisent, se fragmentent en plusieurs ganglions secondaires reliés entre eux par de gros rameaux de communication.
IIL — WUxmm MlalM.
i. — i* Exciser la paroi abdominale antérieure; enlever la moitié antérieure des parois du thorax et la partie correspondante du diaphragme ; soulever le bord tranchant du foie, renverser cet organe du côté du thorax et le détacher aussi.
p Appliquer sur la partie moyenne de l'estomac deux ligatures; diviser ensuite ce viscère dans leur intervalle, et enlever sa moitié droite, ainsi que toute la masse intestinale, en incisant les trois branches du tronc cœliaque et Tarière fflésentérique supérieure à quelques centimètres au delà de leur origine.
3® Chercher le plexus solaire immédiatement au devant de raorle, autour du (roue cœliaque. Sur les côtés de ce plexus on trouvera les ganglions semi- Jonaires, les grands nerfs splanchniques qui aboutissent à ces ganglions, et le pneumogastrique droit qui se jette dans celui du même côté.
•i« Séparer du plexus solaire le tissu cellulaire et les ganglions lymphatiques qui le recouvrent en partie; dans ce but il convient de procéder par voie de traction et de déchirement plutôt que par voie de section ; on se servira donc d*iiiie pince de préférence au scalpel. Si le sujet est légèrement infiltré ou si les viscères abdominaux ont macéré quelque temps dans une eau légèrement acidulée, cette dissection deviendra beaucoup plus facile.
5* Après avoir pris connaissance du plexus solaire proprement dit et de ses tirancbes afférentes, poursuivre sur un autre sujet les rameaux qui accompo^ent les trois divisions de Tartère cœliaque et celles qui entourent la mé- *^ntérique supérieure. (Fig. 608.)
Nous avons vu les quatre nerfs splanchniques et la partie terminale du nerf pneumogastrique droit converger vers les ganglions semi-lunaires, pé- *ïétrer dans leur épaisseur, et en sortir par leur partie inférieure et interne sous Taspect de rameaux plexiformes très-multiplics. Tous ces rameaux se portent au-devant de l'aorte, autour du tronc cœliaque et de Tartère mé- ^^■Hérique supérieure. Ils forment, par leur enlremèlement et leurs conti- ^tA^Iles anastomoses, un vaste plexus dont les innombrables ramifications ^*^yonnent vers les viscères de l'abdomen, d'où la dénomination de plexus ^^^€nire qui lui fut d'abord imposée ; plus tard il reçut tour à tour les noms Icî centre nerveux de la vie nutritive^ de cerveau abdominal^ basés Tnn et ^^xilre sur Timportaiici» de ses fonctions, et ceux de plexus épigastrique, ^^ plexus nerveux médian de Tabdoinen, tirés de sa situation.
Xes rameaux qui composent le plexus solaire sont entrecoupés sur plu- 3" ÉDiT. m — 35
Ô-îfi NÉVnOLOGIK.
sieurs point» rie Kaiiclions. ijamjliom solaires, ini^uWvrs tle farine fl tfèseii volume. Leur couleur bsI blanctir pour iiuelqucs-uns «t pat
I. Porliu mMiane ^u JiaphrnKuiu. ^ 9. EtU^niitA tiirArieiiir ito t'a- IL' Eitonuw, dont l> moitié dintt» « éli exrritée pour Mtmr voir le |>]ex>i« aoUir*. L ExtrétniU «ipMeura de l'intestin grËlo. — 5. S iliaque du citlun.~li '. Extrémité tupérieure <le U tcstie — M. Aurle, — U. Exirémiié tenniiiolM du imei r< eauehe. — 10. Exlréinilé torminalc du pneuinogaslriquc diiiil, iloat * tf«! jell^nl pour la plupart ilans le plmti lolnlrc. — 11. Plexus »alMro ei ~
i cffiliniiuo, fil «es troii l>rttncli««, — t!. Extrémité inrériinra hrnd ïpInnchuïifUG tt jetant ilan* le ganglion «crai-lunitire. — 13. Kxtr6niilt inHi a pPlit «pLBnclinic|ue dont \es divisinii» te ronilcnt en partin dnns lo plfiu* takur partis dans 1e |)Iexui rriuil. — 14. H. U-c deux dRmiPn gangliona lïn U portion ruique ilii Hraml sjnipallii(|UF. — IS, 13. Ut» quatrr ganglions de la porUon lomi 4e ce wrt. — IS, ICI. îlanuiNu-i pur l^squola In portion lombaire du iii^mp nrtt a munique avec les nsrfs loiiib»iret. — 17, 17. Rnmciiiix i|ni se porteiil de l'.ettc part.*^ lombairr' aii-ilcvanl •{•■ Tiioil" pour concourir ,i l.i furnialioii du plexus lombo-Borti<tw~