‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 3)Chapitre 132 sur 223 · PORTION LOMBAIRE DU GRAND SYMPATHIQUE · texte numérisé non relu

PORTION LOMBAIRE DU GRAND SYMPATHIQUE

i;rand nofubrede branches «émanées de la portion lombaire du grand sympathique, en sorte que celle-ci en représente la source* principale.

55 3. — Portion lombaire Dr grand sympathique.

pi^yaniiton. — 1<* Ouvrir le thorax et Tabdomeii, enlever les viscères ah- (ioiuinaux, puis los viscères thoraciques, à Texception do rccsophagp; exciser la plas^nde partie du diaphragme, et abattre toutes les côtes d*un côté en les sciant à 3 centimètres du rachis.

â» Soulever la veine rave inférieure, la détacher sur toute sa longueur, et la difiser ensuite à ses deux extrémités.

3* Cnercher la portion lombaire du grand sympathique immédiatement en dedans de l'attache du grand psoas, et isoler son tronc on procédant de haut en bas.

V Préparer les rameaux qui unissent ce tronc aux nerfs lombaires; pour cette préparation, on détachera avec précaution le psoas, et on le renversera en dehors de manière :\ mettre à nu les cinq nerfs lombaires A leur sortie des trous de conjugaison. Il deviendra alors très-facile de suivre les deux ou trois divisions que chacun dVux fournit au grand sympathique ; parmi ces divisions, <jueiques-unes sont très-gréles.

5* Poursuivre les rameaux qui se portent en dedans, et particulièrennmt ceux qui vont concourir à la formation du plexus lombo-aortique.

6* Découvrir ce plexus, isoler les rameaux qui s'en séparent pour accompagaer l'artère mésentérique inférieure, et disséquer jus(|u'à leur terminaison les deux faisceaux nerveux qui résultent de sa bifurcation. (Fig. G09.)

La portion lombaire du grand sympathique, étendu de la dernière vertèbre dorsale à l'angle sacro-verlébral, décrit, comme la colonne qui lui sert de support, une légère courbe à convexité antérieure. Elle est située sur les parties latérale et antérieure de cette colonne, iminédia- ^ment en dedans des insertions du grand psoas. La veine cave in- ^^^rîeure recouvre sur toute sa longueur celle du côté droit, et Faorte celle Ju côté gauche. De chaque côté elle reste séparée du tronc vasculaire '^rrespondant par une mince lamelle fibro-celluleuse qui se continue par ^n. bord interne avec Taponévrose du psoas.

Les ganglions qu'on observe sur cette portion lombaire sont ordinairement au nombre de quatre, parfois au nombre de cinq, et dans quelques ^s plus rares au nombre de trois seulement.

Leur forme est'olivaire et leur volume assez égal, bien qu'ils présen- - tit sous ce rapport quehiues variétés, suivant que Ton compare les supéî^urs aux inférieurs, ceux de droite à ceux de gauche, ou ceux d'unindiidu à ceux d'un autre individu.

Ces ganglions s'éloignent beaucoup plus des nerfs lombaires que les pré- -^dents des nerfs qui leur correspondent, disposition due ici au grand ^soas qui, prenant sur le rachis de larges insertions, refoule en quelque "^orte vers la ligne médiane le cordon du grand sympathique. Ils reposent

552 NÉVROLOGIE.

sur le corps des vertèbres. Le premier répond en général à la première vertèbre lombaire, et le dernier à la quatrième ou au ligament qui unit celle-ci h la cinquième. Lorsque le nombre de ces renflements se réduit à trois, c'est ordinairement le plus élevé qui fait défaut; le cordon qui relie le dernier ganglion thoraciquo au prfemier ganglion lombaire est alors plus long. Lorsqu'il en existe cinq, le ganglion supplémentaire répond au corps de la cinquième vertèbre lombaire, ou à l'articulation sacro-vertébrale. — Chacun de ces ganglions présente :

Des rameaux supérieurs et inférieurs par lesquels ils s'unissent entre eux et avec les portions thoracique et sacrée ;

Des rameaux externes, plus longs et de volume très-inégal, qui établissent leurs relations avec les nerfs lombaires ;

Et des rameaux internes ou viscéraux qui se réunissent à ceux du côté opposé pour former le plexus lombo-aortique.

A. Lesrameanx sapériear et inCèriear, verticalement étendus du ganglion qni les fournit au ganglion qui les précède et à celui qui les suit, sont généralement blancs, uniques, d'autant plus épais que les deux renflements qu'ils relient l'un à l'autre se montrent plus rapprochés, d'autant plus grêles que ceux-ci sont au contraire plus éloignés.

Le rameau unissant le dernier ganglion thoracique au premier lombaire avait été considéré par Haller d'abord, et plus tard par Bichat, comme inconstant dans son existence. Mais les recherches de Wrisberget de Lobstein ont établi que son absence, loin d'être fréquente, est extrêmement rare. Si je pouvais conclure d'après mes seules dissections, je dirais même qu'il existe constamment. Ce rameau, du reste, présente quelques variétés. — Lorsque le premier ganglion lombaire répond à la première vertèbre de ce nom, on le voit tantôt rester entièrement indépendant sur tonte sa longueur et tantôt se confondre dans sa partie terminale avec le rameau ascendant et curviligne qui se porte de ce ganglion au dernier nerf dorsal. Lorsque ce même ganglion répond à la seconde vertèbre des lombes, il est plus long, plus grêle et s'unit à peu près constamment et sur une plus grande étendue à son rameau curviligne ; sa ténuité alors a pu contribuer dans quelques cas à le faire méconnaître.

Le rameau qui s*étend du dernier ganglion lombaire au premier ganglion sucré est long aussi lorsquele cinquième renflement fait défaut, trèscourt lorsque celui-ci existe. Il pourrait même disparaître par suite de la fusion des deux renflements lombaire et sacré.

B. Les rameaux externes sontau nombre de deux ou trois pouf chaque ganglion lombaire. Quelquefois cependant il n'existe qu'un seul rameau pour le dernier ou les deux derniers, lequel est alors plus gros et se bifurque au voisinage des nerfs lombaires. (Fig. 605.)

Ces rameaux s'engagent sous les arcades fibreuses du grand psoas, che-

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