PORTION LOMBAIRE DU GRAND SYMPATHIQUE
minent pour la plupart d'avant en arrière en contournant le corps des vertèbres, puis se jettent dans les nerfs lombaires. — Mais quelques-uns affectent une disposition différente : ainsi le rameau le plus élevé du premier ganglion lombaire, d'abord verticalement ascendant, décrit une courbe qui circonscrit l'extrémité supérieure du grand psoas; il se termine dans le dernier nerf dorsal. — Le rameau le plus élevé du second ganglion décrit une courbe semblable pour se rendre dans le premier nerf lombaire. — Le rameau souvent unique du quatrième ganglion suit au contraire une direction obliquement descendante pour se jeter dans le nerf lombo-sacré.
C. Les mmeanx interacs OU viscéraux sont les plus nombreux. Ils se dirigent transversalement ou obliquement en dedans, ceux du coté droit passant entre les vertèbres lombaires et la veine cave, ceux du côté gauche sur les parties latérales de l'aorte abdominale, et viennent converger audevant de la moitié inférieure de cette artère pour former, en se réunissaut à la partie terminale du plexus solaire, un autre plexus un peu moins considérable, le plexus lombo-aor tique.
Parmi ces rameaux il en est cependant quelques-uns qui vont se réunir, so'ii aux divisions qui accompagnent l'artère rénale, soit aux filets qui entourent l'artère spermatique. D'îiutres, extrêmement ténus, rampent sur les vertèbres lombaires et pénètrent ensuite dans leur épaisseur.
D. Le plexus lombo-aortlque, étendu de l'origine des artères spermatiques à la bifurcation de l'aorte, se compose, comme le plexus solaire, de filets anastomosés entre eux et entrecoupés de quelques ganglions. Mais ]es filets sont ici beaucoup moins multipliés. Les mailles ou aréoles qu'ils circonscrivent sont aussi moins serrées ; celles-ci s'allongent dans le sens \ertical. Les ganglions sont plus rares et d'un très-petit volume. Un seul plexus se détache du plexus lombo-aortique, c'est le plexus mèseniérique inférieur, (Fig. 005.)
E. Le plexus mésentérique Inférieur tire son origine de deux sources bien distinctes : d'une part, du plexus solaire dont plusieurs rameaux descendent presque verticalement pour contribuer à sa formation ; de l'autre, des rameaux qui viennent des ganglions lombaires.
Ce plexus est moins compliqué que celui de l'artère mésentérique supérieure. Comme ce dernier, du reste, il se partage en plusieurs plexus secondaires qui suivent les principales divisions de la mésentérique inférieure et qui vont se distribuer avec cette artère à la moitié gauche de Tare transverse du côlon, au côlon descendant, à TS iliaque du côlon et au rectum. — Le plexus satellite de la colique gauche supérieure s'anastomose à son extrémité terminale avec celui qui accompagne la première colique droite, c'est-à-dire avec le plexus mésentérique supérieur. - — Celui des artères hémorrhoïdales supérieures envoie de chaque
554 NÉVROLOGIE.
cùté un faisceau qui contourne le rectum pour se jeter dans le plexus hypogaslrique.
Après avoir fourni le plexus niésentérique inférieur, le plexus lomboaortique descend au devant de la bifurcation de l'aorte, puis au devant du corps de la cinquième vertèbre, des lombes, plonj^e dans Texcavation du bassin, el se partage alors en deux faisceaux plexiformes, lesquels se portent l'un à droite, l'autre à gauche, sur les côtés du rectum, et de la vessie chez l'homme, du rectum, du vagin, et de la vessie chez la femme ; chacun de ceux-ci se termine dans le plexus hypogastrique, dont ils deviennent ainsi une des principales origines. — Les rameaux que le plexus niésentérique inférieur fournit au plexus hypogastrique vont quelquefois se réunir à ces faisceaux sur un point plus ou moins rapproché de leur ex- Irémité terminale.
§ 4. — Portion sacrée du grand SYMPArmQUE.
Elle s'étend de la base du sacrum à la base du coccyx, en longeant le cùté interne des trous sacrés antérieurs. — Son extrémité supérieure, un peu plus volumineuse, se continue avec la portion lombaire. — Son extrémité inférieure, de plus en plus grêle, se rapproche peu à peu de celle du cùté opposé à laquelle elle se réunit au devant du coccyx, en formant tantôt une arcade et tantôt un angle dont la convexité ou le sommet se dirige en bas.Il n'est pas extrêmement rare d'observer un petit ganglion au niveau de cette anastomose. (Fig. 610.)
Les ganglions situés sur le trajet de la portion sacrée du grand sympathique sont en général au nombre de quatre. Leur volume diminue aussi des supérieurs aux inférieurs. Leur forme est ellipsoïde, quelquefois irrégulièrement triangulaire. De ces ganglions naissent :
i" Des rameaux ascendant eidescmdanty qui les unissent entre eux. Le rameau ascendant du premier ganglion sacré se rend au dernier ganglion lombaire. II est assez long lorsque le cinquième ganglion lombaire fait défaut, très-court lorsque celui-ci existe, et parfois même si court, que les deux ganglions sont comme soudés l'un à l'autre.
â*' Des rameaux externes, qui se rendent aux nerfs sacrés correspondants et ordinairement au nombre de deux pour chaque ganglion.
3° Des rameaux internes, très-gréles, qui se portent transversalement vers la ligne médiane et qui s'anastomosent au devant du sacrum avec ceux du côté opposé. Quelques divisions de ces rameaux pénètrent dans le corps des vertèbres sacrées. D'autres accompagnent l'artère sacrée moyenne et se perdent avec cette artère au devant du coccyx. Plusieurs se joignent aux nerfs hémorrhoïdaux inférieurs et vont se ramifier dans l'épaisseur des parois du rectum.