FOLLICULES PILEUX
s'aiiiincity puis disparait complètement sans atteindre le iond du Ibllicule pileux. — Selon la plupart des anatomistes, elle eu comprendrait deux autres: une externe, à cellules longitudinales et dépourvues de noyau, c'est celle qui vient d'être décrite et que quelques auteurs appellent couche de Henle ; nne ïnlerne, fUïs mince, à' cellules transversales contenant un noyau, c'est la couche de Huxley, 3Iais ces cellules à noyau renlerment aussi des granulations pigmentaires, et doivent être considérées comme une dépendance de la couche muqueuse, ou plutôt du poil qui la prolonge; elles seront décrites avec celui-ci, dont elles contribuentàformerrépiderme. Les follicules reçoivent des vaisseaux et des nerfs. — Les vaisseaux sont nombreux; ils viennent de deux sources : les uns descendent du réseau sous-papillaire ; les autres se rendent directement à leur extrémité profonde pour se perdre dans la papille. Tous ces vaisseaux sont de simples capillaires, très-différents de calibre. Ils se répandent dans la tunique tibreuse, et particulièrement dans sa couche externe ou longitudinale, sous la forme d'un réseau d'autant plus riche que celui-ci répond à une partie plus inférieure. On ne rencontre dans la couche à fibres circulaires que des vaisseaux d'une grande ténuité. — Les nerfs forment autour de la moitié inférieure ou profonde des follicules un plexus à grandes mailles irrégulières. Très-probablement il se détache de ce plexus des filets ou de simples tubes qui vont se perdre dans leurs parois; mais nous ne possédons aucune notion sur ces filets ou tubes terminaux.
b. Follicwles pileux «'ouvrant dans les nlandes sébacées. — Ces
follicules de seconde classe correspondent à la portion inférieure des follicules de la première, c'esl-à-dire à celle qui est sous-jacente à l'embouchure des glandes sébacées. Cette analogie reconnue,|il devient facile de saisir les caractères ([ui leur sont propres et qui les distinguent des follicules s'ouvrant à la surface de la peau.
Ils ont pour atlributs communs: 1" leur état rud imen taire ; 2" leur situation sur le contour d'une glande sébacée, ou dans l'intervalle de ses lobules; 3* leur indépendance du derme, d'où la facilité plus grande aussi avec laquelle ils se laissent isoler; 4' ils adhèrent sur toute la longueur de leurs parois au poil qui en dépend, et ne présentent par consé-
sébacée remarquable au contraire |'ar «m extrême simpHcité et iwn lon^ç conduit excréteur, qui s'ouvi» sur le point diamétnilemenl «pjK»^ du foUicule. — 12. Embouchure de celui-ci.
Fig. 651. —Racine d'un cheveu entourée tU $a gainai épUUrmùpie. — 1. Racine du cheveu. — 2. Son bulbe. — 3. Papille du follicule dont U bulbe du cheveu est en partie détaché. — i. Embouchure du follicule livrant fiaMafteau poil qu'il contient — 5, 5. Lame interne de la gaine épidermique. — fi. Sa lame externe, tieaucoup plus épaisse.— 7, 7. Glande;* sébacées annexées au follicule pileux. — 8, 8. U'ur condnit excréteur.
Fig. 662. — Glande sébacée du front. — 1. Follicule pileux annexé à cotte j^laiich- v{ s'ounant dans la partie inférieure de sa cavité. — 2, 3, 1, 5. Lobules de. la glaiulo. — A. Son conduit excréteur donnant passage à un poil de duvet.
6i0 SENS DU TACT.
quent, depuis leur origine jusqu'à leur embouchure dans la glande correspondante, aucune trace de cavité; 5" ils sont généralement dépour\'us de muscles lisses; ce n'est guère que sur le front où Ton voit souvent deux petits faisceaux musculaires s'attachera ces follicules ; 0" enfin, leur structure est plus simple ; elle comprend! une couche externe, formée de fibres de tissu conjonctif ; une couche moyenne, hyaline et homogène; une couche interne, composée de cellules pigmentaires, et quelques capillaires sanguins occupant leur couche externe.
Il n'est pas très-rare de voir deux follicules rudimenfaires s'ouvrir dans la môme glande. Ce fait se présente même fréquemment pour les grosses glandes sébacées de l'aréole du sein.
B. — Système pileux*
i" Situation, répartition, conformation extérieure des poils.
Le système pileux, au premier aspect, semble se concentrer exclusivement sur certaines régions, plus particulièrement sur le cuir chevelu, sur les organes génitaux, dans le creux de l'aisselle et sur la face chez l'homme. Les poils se montrent en assez grand nombre aussi sur le pourtour de tous» les orifices du corps : sur le4)ord libre des paupières, où ils prennent le noiii de cils; à l'entrée des fosses nasales, où ils sont connus sous celui d« vibrisses; sur la vulve et sur le pourtour de l'orifice anal. Dans la plu. grande partie de son étendue, la surface du corps n'en présente que d( vestiges; ils sembleraient même faire défaut sur une foule de points.
Leur répartition, toutefois, est beaucoup moins inégale qu'on ne sera ^li^ tenté de le croire. Certaines parties de l'enveloppe culanée sur lesquelli iw c^ on n'aperçoit d'abord aucune trace de poils sont loin, en effet, d'en étL^ -f^ privées. La peau du Ironc et des membres en est complètement vecoiweTUF^^^'t ils sont seulement un peu moins nombreux que sur les téguments dK.^ d^ crâne, et rudimentaires pour la plupart. Mais sur la peau des ailes et dM::^ ^^ lobe du nez ils sont presque aussi rapprochés que ceux qui végètent a ^^s- ^^ devant des lèvres et du menton. Le pavillon de l'oreille, dont la peau es^ ^^cst si mince et si douce au toucher, présente, lorsqu'on l'examine à la loupe^^ ^^) une véritable forêt de poils. Il en est de même de la peau plus mince ecj^ ^' plus transparente encore qui recouvre les paupières. Le sein le plus blan» ^ ^ "^ elle plus uni en est recouvert sur toute sa surface. Seules la paume de ^^ '^ mains et la plante des pieds en sont totalement dépourvues.
Le système pileux chez l'homme fst donc plutôt inégalement développa ^«" 1^ qu'inégalement distribué. On peut le diviser en deux parts, dont l'un» ^ ''* comprend les poils parvenus à leur entier développement, ou \es poils pro prements dits, et l'autre les poils rudimentaires, on poils de duvet.