‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 3)Chapitre 17 sur 223 · FACE INFËRIEI'RE DIT CERVEAU · texte numérisé non relu

FACE INFËRIEI'RE DIT CERVEAU

qDailrilatèn' du s|ihéiin1(li' en arrière, foniii'jil si-s rn|iporls les (iliis imii«''liiils. — Pour étudier Ip mode de configuralion dp ce petit rorps, il roiirîpnl dp IVitraire de la foitspltp qu'il orcu[ie. Si on le laisse en place, il bnl abattre la lamp quadrilatère du HphéBOldp et la partir uoiTGS|)ondante de 11 dure-roère. On pourra aussi Ip mettre en évidence à l'aide d'une MHipe médiane.

La forme du corps pïfuitaire est ovoïde, sa cnulinir grisAIre, son (loids ilr 40 eenligramme!), son diamètre transversal de H millimètres et l'nnléro-poslérieur de 6 à 8.

S» fcce supérieure, tantAI ronveie, tantôt déprimée, Lintôt plus oh nmns plane, reçoit l'in-sertion de l'idfundibulum. Su face ïnférirure réjouit la forme de la fossette sur laquelle il repose.

Lorsqu'on l'incise d'avant en arrière, on reconnaît qu'il est composé de drux parties ou lobes séparés pariine lamelle fibreuse transversale. — Le lobe antérieur, d'un volume beaucoup plus ronsidérnlile, est d'une routeur jaune, et le postérieur, très-petit, d'une couleur (îrise, — La tipe

1, t. Le* liAe* anMrieur«i ilu cerveau Écarts pour laiiser voir la partie réfli'cliia darorpi calleux,

î. Exlremitf' anl^ricure nu v:<:an» du cnrpt callr Jl.

3. Lamelle Iriaogulaire dei iierfK opli- <(uci ne continuant en hnul avec In hui- ilu ''rwpi calleux, m ha* avec le rliiasmii, el conleiKnt dini ion é|iai>iieiir la rarini' ilriw de res atrh.

i, i. P«ilaneiile> du corps mlleii^i.

m jrnère pour inu'itrer In lamelle Iriatigulaïre qui l'unil au bi'C ilu rnrpi cal-

fiii. 1*^.(1). ~ l'é'limculfXilu rorp* rtllrui-.

it) Cette flgttre, et quelques nutrei i|ui lerant mentionnées plus luin, ont W ernpninlpcii i l'attat iIk X. Ludmie llirvlireld. En puiranl à cette Miiirri'. j'nl voulu «i|;iwli'r i BiM lectcun une œuvre ronieieaeieuw et habilement exAcul^ qu'il* mntiilternnt avre »uitaK«- nepiiii les mémuralili's travaux <le Vicq d'Aijrr, aunun ilcs inivruK''» pubtiiqi nur V lafme lujet n'uvait réuni ù la variété de) pointi Aa vue une ausii |;ranilr> rxartiludiilms In délai lu.

H. Uveillé mérite aiiui de xranda êlivei pnur le talrnt reman|uable ilnnt il a Tnit prtiivp dans l'exécutien ili^ cet nuvra^i'.

l'.ii emprunté éKaIrment [ilusii^urs tlfcure» aux nlln» iJR Viccj il'Atvr, d'Arnold ■■! dr M.Ffltille.

A tnule) ces figures, tirées des meilleures snurees, j'ai ajouté des fleures originales ism non^reuses et importantes |>nur la pdupart, qui mit été dr'n-iiiiiïi's rl'aprrs natiin: (iiT H, Léveillê avec son talent liabitui't, Alln île les di^tiiitluer di' nelles i|ui iii' iii'.'i[i|>arlininenl pas, ces flgnres oriftinalei senml marquées d'un antérisqui-.

TïS NKVROLOGIE.

pituiUiro fi*insi^ro 8iir lo lobo .inlérieiir ot qiiol(|iif»fois au nivoaii (Jii plan dp s«»|)aralioii «les deux lobes, de l"lle sorte qu'elle semble alors se bifurquer. Quelques anatomistes, prenant cette apparence pour une réalité, ont cru devoir admettre que la cavité d3 Tinfundibulum se partageait aussi pour s'ouvrir par une branche distincte dans chacun des lobes de l'hypophyse. Mais chez l'homme ce petit corps est plein, ainsi que l'extrémité terminale de son pédicule. — Dans les animaux vertébrés, il est au contraire creusé d'une cavité, surtout remarquable chez les poissons où le corps pituitaire arrivi» à son maximum de développement. — Dans le fœtus humain, il est creux aussi pendant les premiers mois de la gof^tidion.

Lo lobe antérieur est formé par du tissu conjonctif, des vaisseaux sanguins et des follicules clos; il a été rangé avec raison parmi les glandes vasculaires sanguines. — L^ lobe postéiieur, indépendamment du tissu conjonctif et des vaisseaux sanguins, contient de;» cellules nerveuses multipolaires et des tubes nerveux.

Les usages du corps pilui'aire sont inconnus. Son existence constante, sa grande vascularilé, ses proportions, relativement considérables, dans les vertébrés', permettent de penser qu'il joue un rôle plus important dans la série animale que ch*^z Thomme on il devient rudimentaire.

e. Tubercules HMinillaires, — Remarquables par leur couleur blanche et leur forme régulièrement hénusphérique, ces tubercules, au nombre ile deux, se trouvent situés en arrière du corps cendré, en avant de l'es- |mce interpédonculaire, en dedans des pédoncules cérébraux. Un sillon médian les sépare inférieuremenl. Leur base répond au bord postérieur du ventricule moven.

Incisés, ces tubercules présentent : l" à leur centre, un noyau volumineux de substance grise qui se conlinu(^ en haut avec celle qu'on obserxe sur les [Kirois du ventricule movvMi; i" à leur périphérie, une couche de substance médullaire que nous verrons jdus tard former une dépendance des piliers antérieurs du trigone cérébral.

f. Espace interpêihnculaire. — Il répond à l'angle de séparation des lieux pédoncules cérébraux qui le limitent sur les côtés. Sa figure est celle d'un petit triangle isocèK» dont la base s'appuie sur les tubercules nnmillaires, et le sommet sur la partie supérieure et médiane de la prolubéraiu*e. D;ins Taire de ce Iriangl? o.i remarqu;^ : 1*" un graïul Kombrt» de pertuis vasculaires, d'où le nom de substance perforée postérieure^ sous lequd il a été déiTit par Yicq d'Azyr; i* u:i sillon médian, et sur les «ôlés di» c.» sillon deuv fais.*eiu\ séparés d.'s pédoiu'ules cérébraux par une InUné » de substance brune ou noire, qui form«^ dans l'épaisseur des pédoncules un noyau h\?:\ circonscrit, mais qui ne fait qu'apparaître à leur |H»riphénf»; l\ deu\ ln>:ics nerveux, les uerfs de hi troisième jHi ire ou

CIRCONVOLUTIONS DU CKHVEAU. TlJ»

mtmrit oculaires rofnmnmy qui naÎRsent des faiscoaiiK préiMMlonts et de In substance brune qui les recouvre; 4* des vaisseaux volumineux et nombreux qui plongent perpendiculairement dans la substance nerveuse.

g. Extrémité postérieure du corps calleux. — Elle s'étend horizontalement d'un hémisphère à Tautre, comme raiitérieure. Mais elle diffère de celte dernière : l'par sa largeur plus considérable; i* par sa forme qui est celle d*un bourrelet et non celle d'une lame réfléchie et coudéi* ; 3* par la dislance qui la sépare de l'extrémité postérieure du cerveau, distance à peu près double de celle'qui sépare la partie antérieure du corps calleux do rextrémité correspondante des hémisphères; 4'' par la part importante qu'elle prend à la formation de la grande fente cérébrale.

h. Partie médiane de la grande fente cérébrale. — Cette fente est limitée supérieurement, ainsi que nous l'avons vu, par l'extrémité postérieure du corps calleux. Les tubercules quadrijumeaux, sur lesquels repose k glande pinéale, forment son bord inférieur. Pour la bien voir il convient, l'encéphale reposant sur sa convexité, de soulever le cervelet en le portant en avant; par ce mouvement on entraîne dans le même sens toutes les parties supérieures de l'isthme, et l'on écarte les deux lèvres de la partie médiane de la fente cérébrale. Il devient alors facile de constater : 1® que cette fente horizontiile et transversale» se continue de chaque côté avec celle qui contourne les pédoncules cérébraux ; 2* qu'elle est occupée par un prolongement membraneux de la pie-mère, lu toile choroidienne; 3* que la glande pinéale est située dans l'épaissour de celle toile.

i. Extrémité postérieure de la grande scissure du cerveau. — Plus étendue que rantérieure, cette extrémité postérieure de la grande scissure reçoit la bîise de la faux du cerveau qui la remplit eulièrement, de telle sorte que les lobes postérieurs ne se trouvent nulle part en contact iuï-^ médiat.

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