C-erveaii
«Cervelet 0,101
Isthme 0,01G
Bulbe 0,000
Ainsi le cerveau constitue à lui seul près des 9/10*' de Fencéphale, et les 910" au moins lorsque la masse encéphalique est.très-développée. Le cervelet en forme le 10% Tisthme la 85* et le bulbe la â^ô*^ partie.
M. L. Parizot, qui a récemment contrôlé les recherches précédentes en se plaçant dans des conditions identiques, et dont les évaluations ont porté aussi sur 16 hommes et sur 16 femmes, est arrivé à des résultats trèsanalogues. Le poids moyen d^» l'encéphale, pour cet auteur, ne dépasse pas pour rhomme l'''',!287, et pour la femme l'"',2i7; l'écart de l'un à l'autre se réduirait donc à 70 grammes. 11 serait plus considérable selon Parchappe, qui évalue le poids de l'encéphale de Thomme à l^'^ySâS et celni de la femme à l''",2iO, ce qui donne une différence de 113 grammes, plus grande au contraire que celle que j'ai obtenue.
Ces trois séries de recherches conduisent à la même conclusion : toutes trois établissent que l'encéphale est plus volumineux et plus lourd chez rhomme que chez la femme. Celles de M. L. Parizot expriment la moindre différence que l'on constate d'un sexe à l'autre; celles de Parchappe, l'écart le plus grand qu'on ail observé, et les miennes l'écart moyen, qui semble ainsi pouvoir être fixé à 100 grammes environ, ou à 8 pour 100.
•i'' Le poids et le volume de r encéphale varient selon les individus. -- Les différences individuelles que présente cet organe sont considérables. Sur un homme de trente ans, possédant un crâne d'une très-belle conformation, j'ai trouvé un encéphale dont le poids s'élevait à P''*,r)10. Chez un vieillard de soixante-quinze ans, ce poids n'excédait pas l''",062. Entre le premier et le second, il existait donc une différence de 448 grammes; tel est le plus grand écart que j'aie rencontré dans le sexe masculin. Chez la femme, cet écart est moins considérable; l'encéphale le plus lourd qu'il m'ait été donné d'obsen'er dans ce sexe pesait l''",376, et le moins lourd r*',088 : différence, ^288 grammes.
Ce parallèle nous montre que les variations individuelles l'emportent très-notablement sur les variations sexuelles, et que ces dernières s'effacent en graiule partie devant les précédentes. Bien que l'encéphale soit plus considérable dans le sexe masculin, il faut admettre par conséquent, comme un fait également démontré, qu'un très-grand nombre de femmes
POIDS KT VOLUME DE L'ENCEPHvVLE. i5
l^uvenl avoir et ont en effet une masse encéphalique d*un volume supérieur à celui de beaucoup d'hommes.
Quelles sont les limites extrêmes du volume et du poids de l'encéphale chez rhomme? Je viens de dire que j'ai vu chez un vieillard de soixantequinze ans le poids de cet organe descendre à l'''',06:2. Le crâne, chez c<'t individu, était petit et ses parois assez épaisses ; il contenait une très-notable quantité de liquide céphalo-rachidien. Le volume de Tencéphale semblerait donc ne pouvoir se réduire davantage sans compromettre l'intégrité de ses fonctions. Peut-être cependant pourrait-on abaisser cette limite minima jusqu'à 1000 grammes pour l'homme el 9U0 grammes pour la femme. Quant aux limites les plus élevées, elles sont diCficiles aussi à fixer. J'ai parlé plus haut d'un encéphale de 1510 grammes. Le jeune homme auquel il appartenait avait la tète remarquablement volumiïieuse et très-bien conl'ormée; les parois du crâne étaient trèis-minces, et la quantité du liquide céphalo-rachidien peu considérable. Tout ce qui pouvait contribuer à augmenter le volume et le poids de la masse encéphalique se trouvait donc ici réuni; c'était un encéphale d'un déveleppement très-exceptionnel. Celui de Dupuytren, qui avait une tête volumineuse aussi ne dépassait pas 1436 grammes.
Cependant cet organe peut atteindre un poids plus considérable. L'encéphale de G. Cuvier pesait 1^*',831 granunes; celui de Cromwell, au rapport de Baldinger, ^'"',229, et celui de lord Byroii 2^",238. Le |)oids de l'encéphale de G. Cuvier est authentique; il a été déterminé avec une parfaite exactitude par P. Bérard. Pour celui de Cromwell et de lord Dyroii, nous n'avons pas une garantie aussi sérieuse ; sans repousser ces deux faits, on peut craindre qu'ils ne soient entachés de (pielque erreur ou de quelque exagération. En les réservant, il reste démontré du moins (jue le poids de Tencéphaie peut s'élever jusqu'à 1800 ou 1900 grammes, et doubler par conséquent en passant de l'individu chez lequel cet organe est le moins développé à celui chez lequel il ;Uteint son plus grand développement.
5* Le poids et le volume de l^epicéphale varient avec ïtUje. — 347 faits empruntés par M. Broca à Wagner et divisés en cinq séries de dix ans chacune, nous démontrent cette influence de l'âge (1).
Poids de rencépliali'. noiiiiin'si. Foitiiios. hiir<'ivii<'i*s <»c\u«*lli'>.
De 21 à 30 ans lail \tV^ 9:2
31 à 40 ans UIO liOi IW
41 à 50 1391 HiW 1:K)
61 et au dehi 132« li03 \t\\
Ce tableau nous enseigne: iNju'à tous les âges, l'encéphale de l'honnue est plus lourd et plus volumineux que celui de la femme ; i2° ({u'il atteint
(1) Broca, Sur te volume et la forme du cerveau. 18G1, p. 15.
Mi NÉVROLOGIE.
son plus grand développement à 40 ans dans les deux sexes; 3*^ qu'il varie à peine de 40 à 50; 4** qu'il commence alors à décroître. Cette diminution de volume est d'abord lente, souvent presque nulle ; elle devient plus rapide à 70 ans, et surtout de 70 à 80.
6° Le poids et le volume de V encéphale varient selon que les hcmmes se livrent à des travaux intellectu^els ou mécaniques^ et selon qu'ils sont plus ou moins intelligents. — L'observation a depuis longtemps établi qu'il existe entre les organes et les fonctions un rapport intime. L'analogie permet d'appliquer ce prmcipe de physiologie à l'encéphale. Il est rationnel de penser qu'à son ampliation plus grande correspondra une intelligence plus grande aussi. Tous les hommes qui se sont distingués de leurs contemporains par une supériorité éclatante étaient remarquables aussi par le développement de leurs circonvolutions cérébrales ; j'ai cité précédemment lord Byron, Cromwell, G. Cuvier, Dupuytren. A ces noms célèbres, il serait facile d'en ajouter d'autres. Si la liste n'en est pas très-considérable, c'est moins parce que les "hommes vraiment supérieurs sont rares, que parce qu'il a été rarement permis d'observer leur encéphale.
Pour arriver sur ce point à des données plus rigoureuses, quelques auteurs ont eu la pensée de peser comparativement des encéphales provenant, les uns d'idiots et les autres d'hommes intelligents. C'est ce qu'a fait M. Lélut, qui tire de ce parallèle les deux conclusions suivantes :
« 1* L'encéphale est en général plus pesant et plus volumineux chez les » hommes intelligents que chez les crétins ;
> 2" Cette proportion plus grande de poids et de volume est plus marquée » dans les lobes cérébraux que dans le cervelet. i>
L'encéphale est donc soumis à cette loi générale qui proportionne partout l'énergie de la fonction au développement de l'organe. Si parfois il semble se soustraire à l'empire de cette loi, rappelons que son développement se mesure non-seulement à retendue de son diamètre, mais aussi à l'étendue de sa surface ; or * celle-ci n'est pas toujours en rapport avec le volume, et nous ne possédons aucun moyen de l'évaluer.
iXjoutons qu'il faut tenir compte aussi de la nature intime des éléments nerveux : à égalité parfaite de volume et de surface, deux encéphales peuvent être très-inégaux en intelligence, de même que deux systèmes musculaires, également développés, peuvent être très-inégaux en force. Par conséquent, lorsqu'à la seule inspection du crâne nous cherchons à déterminer le degré de l'intelligence, nous nous plaçons dans les conditions d'un calculateur s'efforçant de résoudre avec une seule donnée un problème qui en comporte plusieurs.
7° Le poids et le volume de V encéphale varient avec Ut stature. — Nous ne possédons sur ce point qu'un très-petit nombre de faits dont la conclusion, cependant, est nettement affirmative. Ils sont dus à Parchappe
POIDS ET VOLUME DE L'bNCÉPHALE. -47
qui a pesé reucéphale chez cinq hommes présentant une stiiture de l^jTi, et chez cinq autres d'une stature de i",63. Son poids moyen chez les premiers s'est élevé à 1330 grammes, et chez les derniers à 1254 : différence, 76, ou 6 pour 100.
Le même auteur a pesé cet organe chez quatre femmes d'une taille de 1",61, puis chez cinq autres d'une taille de l"',5-i. Son poids moyen pour le^plus grandes égalait 1218 grammes et pour les plus petites 1193; différence, 25. — L'influence de la stature se manifeste donc dans les deux sexes; mais elle est plus prononcée chez l'homme que chez la femme, résultat qu'on pouvait pressentir, la taille chez lui étant plus élevée et se prêtant ainsi à des variations plus gratides.
8** Le poids et le volume de f encéphale varient selon VtHat de santé ou de maladie. — Ces variations ont été généralement niées. La plupart des anatoinistes et des médecins admettent encore, avec llaller, qu'entre tous nos organes, l'encéphale est le seul qui ne maigrit pas. Assurément il n'éprouve pas de ces grandes et rapides modifications de volume que imus olfrent les autres parties du corps. Mais ses dimensions se réduisent aussi sous l'influ^ice de toutes les affections assez graves pour produire une émaciatioii générale. Vax opposafit les caractères qui distinguent Tencépliale des indi-. vidus robustes, morts de maladies aiguës, à ceux qu'il nous ofl're chez l'homme progressivement épuisé et succombant dans le marasme, on ne saurait soulever sur ce point aucun doute». Chez le premier, les circonvohtionsdu cerveau, les lamelk's du cervelet, les divers pédoncules, la protubérance annulaire et la moelle elle-même présentent un volume et un(» rondeur de fonne tout à fait caractéristiques pour ww œil exercé. Chez le second, toutes les |mrlies saillantes sont amoindries ou plutôt amaigries, elles sont séparées par des intervalles plus considérables, dans les(piels circule une sérosité abondante ; la surface du cerveau et du cervelet est plus blanche, comme lavée; la pie-mère devient jdus l;\che et moins adhérente, en sorte qu'elle se laisse plus facilement détacher.
Le centre encéphalo-médullaire ne reste donc pas étranger aux variations de volume que subissent les autres organes. La substance blanche, essenliellçment composée de matières grasses, si» réduit lorsque le système adipeux teiui à disparaître des autres parties de réconomie; ses proportions augmentent au contraire lorsque le tissu adipeux reparaît et <leviciit prédominant; elle varie, en un mot, comme l'embonpoint, et sous Tinlluence des mêmes causes.
Chez rhomme épuisé |)ar une longue maladie, l'encéphale participant à ramaigrissement général, le vide que laisse son retrait est rempli par une surabondance de liquide céphalo-rachidien, qui n'apporte aucune entrave à ses fonctions et qui semblerait, au contraire», en favoriser le libre exercice, en sorte (pie les malades conservent jusqu'au dernier moment toute la lucidité de leur intelligence*
iX ■ NKVROLOCÎIK.
Chez celui qui succombe sous le poids de son excessif emboupoiiit, c'est toute une série de phénomènes inverses qu'on observe. L'encéphale, envahi par le débordement des sucs graisseux, augmente de volume, prend la place du liquide sous-arachnoïdien, remplit toute la cavité osseuse devenue trop étroite, et subit alors une sorte d'étranglement : d'où une moindre liberté d'action, une certaine paresse de l'intelligence et, lorsque cet état s'exagère, encore une tendance continuelle au sommeil.
Densité de l'encéphale. — D'après Muschenbroëk, qui l'a déterminée chez l'homme adulte, la pesanteur spécifique de la masse encéphalique est à celle de l'eau : : 1030 : 1000.
Cette densité diminue sous l'influence de la pléthore graisseuse; mais elle ne paraît varier ni avec Tàge, ni selon les individus, ni selon les maladies. Quelques auteurs avaient avancé qu'elle est un peu moindre chez les idiots et chez les aliénés; les recherches de MM. Leuret et Mitivier sont venues réfuter cette erreur.
ARTICLE PRKMIEU
Di: CERVEAl*
Le cerveau est cette partie de reiicéphale (jui préside aux sensations, à l'intelligence et à la volonté. Des (|uatre segments qui contribuent à former la masse encéphaliciue, c'est à la fois le plus élevé et le plus volumineux et le plus important. Il remplit la presque totahté du crâne, s'étendant de sa voûte à sa base, reposant en avant sur celle-ci, en arrière sur la tente du cervelet.
Nous avons vu que son poids s'élève chez Thonmie à 1182 grammes, et chez la femme à 1093. Comparé à celui des autres segments réunis, il ne forme pas seulement les 7/8 de l'encéphale, ainsi que l'avancent quelques auteurs; il en constitue au moins les 8/9 et même les 9/10, lorsqu'il arrive à son plus grand développement.
§ 1 . — Conformation extérieure du cerveau
Cet organe présente la forme d*un segment d'ovoïde dont la grosse extrémité se dirige en arrière. Celle-ci du reste, diffère à peine de l'extrémité antérieure ; lorsque le cerveau est isolé des trois autres parties de l'encéphale, on remarque, en l'examinant par sa face inférieure, que son plus grand diamètre transversal passe un peu en arrière de sa partie centrale. Mais il suffirait d'un léger déplacement de ce diamètre pour le ramener de la forme ovoïde à la forme ellipsoïde.
FACE SUPERIEURE DU CERVEAU. V.i
Le mode de coaflguration du cerveau permet tW. lui considéier uiir fate supérieure et une Tace inférieure, remarquables l'une et l'autre |iar le» nombreuses circonvolutions qu'elles présentent.
A. Paea Mi|pérle«r« mm «•■v«z« ûm e«r*e«i*.
Celte face est recouverte par les pariétaux et les tem|>oriiiix btéralemeni, par le frontal en avant, par les fosses occipitales supérieures en arriére. Elle présente sur la hpte médiane un sillon profond, la grande scissure du ctntau, et sur les côtés de cette scissure deux ijuarls d'ovoldt- ou d'elli|»soide, les himùphéret cérébraux.
Fk. 463. — Face 3upirieure
1, 1. Scivure de Roliiida. — i, i, tUminvoliilion pariéulp antéricum. — 3. 3. <lirrnnlulution pariéUilc poiWripurc. — l, l. (Urcoiivolulinn iiitrii-Uli^ aii:rssuin>. — 5, 5. AilfratlUDsiié pmtoaâe qui sépare 1<.' gnmpi? ili-s circiiiivnliiliiiiiH jiariétiili-ii rtii grr>ii|H> di-s circomrdiutions occipitales; celln infraf^Uiinili^ *r i^anlinii'' i>iir Ir' tuirri oup^iiciir i\n hémisfbèrei avec eeïln qui liiiiitu en an-iùre Ir groupe uinvRn <ira circnnvolulionii de la
nvolulion fhonlali- iiiti^iie. - >H 1 M dédoubler piiur donner naiHani^i* .iiix rirro [nmUle externe. — M, tl. Ciruinviilution frontale niuiri-m lai' «ilsme. — 10. 10. Ilircunviiluliun wcipilali- jnternr pilak majenne. — M, \i. r.in'otivntulïoii •icripilnli^ i'<)>' •lu «ntau, OH «cissum intorliémisphOrium;. — H. Kxln — 15. Sun extréniilù puilériuuru.
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IVOluliril
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IWinL-ilri mojrt'ri
- Il, '.1. Cimnivuliitioti Troii-
11, 11. i:irci)nvolutioii ocri-
50 NÉVROLOGIE.
a. La grande scissure du cerveau, ou scissure médiane, est aiiléro-|>o$lérieure et verticale, comme la faux du cerveau qu'elle reçoit. Complète en avant et en arrière, où les deux hémisphères qu'elle sépare se montrent indépendants, elle répond par sa partie moyenne au corps calleux, au niveau duquel elle s'élargit de chaque côté pour former une sorte de gouttière connue sous les noms de sinus et de ventricule du corps calleux.
6. Les hémisphères cérébraux, situés sur les côtés de la grande scissure, au sommet de l'axe cérébro-spinal dont ils constitueiSt le pôle céphalique, partage la symétrie commune à tous les organes de la vie de relation et particulièrement au système nerveux de la vie animale. Ce caractère toutefois est moins accusé sur la Surface du cerveau que sur les autres dépendances du centre nerveux où il se montre en quelque sorte plus stable; rien n'est plus rare que de trouver une moslle épinière, ou une protubérance asymétrique, tandis qu'on observe assez souvent nne prédominance de l'un des hémisphères sur l'autre. On aurait pu penser, avec Bichat, (|u'un cerveau ainsi conformé se trouvait dans des conditions défavorables pour l'exercice de ses fonctions; la fréquence d'un semblable mode de conformation chez les idiots et les aliénés donnait beaucoup de valeur à cette opinion. Elle n'est pas complètement fondée cependant : très-prononcé, ce défaut de symétrie entraîne de fâcheuses conséquences ; contenu dans de certaines limites, il se concilie parfaitement avec l'énergie, la fécondité et l'éclat de l'intelligence. Entre tous les faits qu'on pourrait invoquer à l'appui de cette vérité, aucun ne la proclame aussi éloquemment que le cerveau mal symétrique de l'immortel auteur de YAnatomie générale qui produisait ses recherches sur la vie et la mort au moment môme où il condamnait ce défaut de symétrie à l'impuissance.
Chaque hémisphère présente trois faces dont le mode de configuration est très-différent :
i" \i\\2 faceinierney plan€, verticale, séparée de c:»lle du côté opposé par la faux du cerveau qui ne descend pas en avant jusqu'au corps calleux* et qui permet ainsi aux deux hémisphères d'entrer en contact immédiat dans l'étendue d'uîi centimètre environ.
^° Une face externe, convexe, plus large (juc la précédente, à laquelle elle se réunit par un bord demi-circulaire qui répond dans toute sa longueur au sinus longitudinal supérieur. Ce bord est remarquable : 1° par la prés3nce de veines volumineuses qui convergent de toutes parts vers ce sinus pour aller s'ouvrir dans sa cavité ; 2° par le grand nombre de granulations de Pacchioni qui le recouvrent, surtout au niveau de sa partie moyenne, et |)ar la fréquence des adhérences qu'il contracte avec la piemère et les deux feuillets de rarachnoide.
3" Une face inférieure qui fait partie de la base du cerveau et qui diffère h am'ou^) d»'S |'réL*cdc!it'»î?.
BASE DU CERVEAi:. 51
B. Face lalérl««rey «libase du ccrvenv.
La face inférieure du cerveau supportée dans ses deux tiers antérieur> par la base du crâne, et dans son tiers postérieur par la tente du cervelet, est surtout caractérisée par Taspect inégal, anfractueux et comme accidenté qu*elle présente. Nous étudierons successivement ses parties latérales et sa partie médiane.
!• Parties latéraks de la base du cerveau.
Considérée sur les côtés, la base du cerveau est formée par la face inférieure des hémisphères qui nous ofTre à étudier la scissure de Sylvius et les lobes du cerveau.
a. La scissure de SylviuSy située à Tunion du tiers antérieur avec les deux tiers postérieurs de la base des hémisphères, se dirige transversalleroentde dedans en dehors en décrivant une courbe à concavité postérieure.
Son extrémité interne répond aux nerfs optiques et olfactifs, et à Texcavation centrale et médiane de la base de Tencéphale, excavation sur laquelle nous allons revenir.
Son extrémité externe se partage en deux branches, dont Tune, beaucoup plus longue, se dirige obliquement en haut et en arrière pour se perdre au milieu des ciri'onvolutions de la face externe des hémisphères, tandis que l'autre, assez courte, se porte en haut et un peu en avant. — Dans Fangle de séparation de ces deux branches, on obs^Tve un groupe de trois ou quatre circonvolutions remarquables, par la profondeur à laquelle elles sont placées, par la fixité de leur nombre, par leur disposition en éventail, et surtout par leur rapport avec le corps strié dont elles semblent iormer une dépendance. Reil, qui avait très-bien obsené ce petit groupe. Fa décrit sous le nom iVinsuta \nmv rappeler la sillon circulaire qui Tenloure; si Ton prend en considération ses connexions plutôt que ses rapports, on peut Tappeler aussi lobule du corps- strié. (Fig. i07, 10, il, \±)
La scissure de Sylvius n^c^it Fapophyse dlngrassias, et toute cette viv(^ arête curviligne et saillante qui sépare la fosse cérébrale antérieure de la fosse cérébrale moyenne. Elle est connue voiléi» par Farachnolde qui passe sur elle sans se déprimer. Pour la bien observer il faut donc enlever celle membrane ; on remarque alors : 1° qu'elle est large et profonde; t que ses parois soïil tapissées par la pie-mère ; 3* «prune branche artérielle important^', Vartère cérébrale moyenney la parcourt dans toute son étendue.
Lis détails qui précèdent étant constatés, si Fon enlève à son tour la |âe-uière, Ja scissure se présente sous un nouvel aspect. D'une coul(*ur
52 NÉVKOLOGIE.
ji^rise dans les parties iiioyemie et externe de son trajet, elle est blanche à sa partie interne qui se montre criblée de pertuis vasciilaires, et qui a été décrite» par Vicq d'Azyr sous le nom de siibstance perforée antérieure,. par opposition à une disposition semblable que nous retrouverons entre les deux pédoncules cérébraux, et qu'il appelle substance perforée postérieure, dette partie interne ou perforée de la scissure de Sylvius a pour attributs : 1" sa forme cpiadrilatère, d'où le nom de quudrilatè ré perforé que lui donne M. Foville ; ^2'' sa direction un peu oblique d'arrière en avant et de dehors en dedans; 3" la disposition de ses pertuis en séries linéaires assez régulièrement espacées. Elle est limitée : en arrière, par la bandelette des nerfs optiques; eti avant, par une surface grise triangulaire inscrite entre deux lignes blanches formant les racines interne et externe du nerf de l'olfaction; en dedans, par une lamelle constituant la racine grise des nerfs optiques; en dehors, par la partie sphénoidale du lobe postérieur du cerveau.
h. Les lobes du cerveau, appelés aussi lobules par quelques auteurs ([ui réservent le nom de lobes aux hémisphères cérébraux, sont au nombre de deux, l'un antérieur et l'autre postérieur : toute la partie de la base du cerveau qui est en avant de la scissure de Sylvius constitue le premier; tout ce qui se trouve en arrière de celle-ci compose le second.
Quehiues anatomistes, considérant que ce dernier est creusé d'une concavité sur sa partie moyenne, ont cru i)OUVoir le subdiviser et admettre sur la face inférieure du cerveau trois lobes au. lieu de deux : un lobe antérieur ou fronUd reposant sur la voûte orbitaire; un lobe moyen ou sphénoidal en rapport avec la fosse cérébrale moyenne; et un lobe posténeur ou occipital situé sur la tente du cervelet.
dette division de la partie inférieure des hémisphères en trois parties parait fondée lorsqu'on prend en considération la situation et les rapports de chacune d'elles. Mais si, après avoir cbnsUité la ligne de démarcation, si vivement accusée qui existe entre le lobe antérieur et le lobe moyen, on cherche celle qui sépare ce dernier du lobe postérieur, on ne trouve plus qu'une pente douce conduisant insensiblement de l'un à l'autre. Les lobes moyen et postérieur n'en forment ilonc en réalité qu'un seul «jue nous désignerons sous \o nom de lobe postérieur ou sphéno-occipital, Quel- (juefois cependant nous emploierons aussi les dénominations de lobe sphénoidal et de lobe occipital, mais connue uiuî simple formule abrégeant et facilitant le langage. (Fig. 108.)
Le lobe antérieur ou frontal^ considéré dans sa totiilité, revêt la forme d'une pyramide à trois pans, dont le sommt^t tourné en avant répond à la fosse coronale, et dont la base dirigée en arrière se cordbiul avec le centre de rhémisphère correspondant. Sa partie inférieure, triangulaire, est limitée en dedans par la grande scissure du cerveau, et en arrière par la scis-
FACE ISFftRIEtîRE 1)1) CEBVRAr. "iS
surfdi' Sylvtiis, Sur In |iartic iiitcrtic de vHiv Kiirfacc oii obspnc deux rirronTolulioiis rfrIiUjïricK, et piilrp cellfs-ri une l«ii(li')<>Ui> blniirhe ({ui ronslitup le neif olfactif.
Le toftf postérieur ou sph^o-occtpitat |)ré»>iit(> iiuo ('otin|nir.ilioti ilont «a oe jifut [ireiiilrp une idéo exacte qu'après avoir culcvé le rcrvclet H lu proiubénini-e par une coupe faite sur l'oripine des pédonrules eérÉbniux ; il apparaît alors sous la forme d'un rein qui se rotifund par sa faee supé-
Fir,. .i6i. — Face in[rfie«rr df l'nKtpMf. '•l'.iiM*' I,. llirxrhrclit).
1,1. Lobe anli'rii^ur ilii ccrvcMU. — i. l'arlii; aplioiiaïiiil'- ilu Inljn pi>sli''rit>ii]', --
I, X Partir occipitale du iiiAms lobe. ^ 4. Exirvinitf rnit^ripur» ili: \:\ triiutin- m^ilixni'. — A lAtrmiU postérieure de cHtn KJuur^. — 0, ff. Settmro île Sy Iviiix. — 7. Quaririliil<'<ii' rnfor^. ^8. Corpi rendra ut lige pituilaire. — '.I. TiilwreutesiiiaiiiilUirci. -- 10. Eapnriialtrpnloiiculaire. -- 11. PûdoiMiilci ci'n'hraiiii. — M. 1>ri)tiilH-ninro annulaire. —
II. Ralbp mrhiilien. -~ \\. Pyramides anl^rieiircs. — l-'i. (^irpi oliviurra. — 10. t^rps rMilMnie qu'on no pnut iri qu'ontrevriir — 17, 17. ll#miiipliJTi>* cêrâLpIlcux. ~ \t. Sriuurf qui s«|Kiri.' ma lii'iiiiiiplii-rus. — l'J, III. PrciniËni et srmmle ciroonvolution» lit 11 tirt inri^ricurc du Xabo frontal, aiift-artuoiitti qui \n sépare. — SO. CircouTolutioni ntnMl du lobe friintal. — 31. Bandr-lette des nerTt iiptiqiies. — 33. Nerl oiractif. — if. Coupe (le co nerf ilEStiOM-Â montrer ufrirroe prisnifltiquo et triangulaire; «on tronc a m «ilfTé pour bisser voir l'anfraoluosité c|ii'il occiipi', — î;t. lianglion du nerf olfaelif. - il Chiasma îles oerh optiques. — 25. Nerf moteur arul.iire commun. — il6. Nerf paUiiliquc. — il. >'erf trijumeau. — 38. Kerf moteur oculaire externe. — 39. Nerf rvial. — Td. Nerf acoustique et nerf de Wrisberg. — -il. Nerf ^Insso-pharyngieii. — V.. Nerf pneumogastrique. — 33. Nerf spinal. — 34. Nerf grand lijpogtosse.
r>à NÉVROLOr.lE.
riouro avec, le rentre (ie l'hémisphère et qui offre une face inférieure libre, lieux bords et deux extrémités (Fig. 468.)
La face inférieure est convexe dans son tiers antérieur, où elle répond à la fosse cérébrale moyenne, et concave dans ses deux tiers postérieurs qui reposent sur la lente du cervelet.
Des deux bords, Y externe o?^i \\\\^ long et convexe. — Vintemey court et concave, embrasse dans sa courbure le pédoncule cérébral et arrive jusqu'à l'extrémité postérieure du corps calleux sous laquelle il se termine. En soulevant ce bord on reconnaît : 1*" qu'il est indépendant des parties précédentes; 2° qu'un intervalle demi-circulaire, en forme de lente, le sépare de ces parties; 3» que cette fente latérale se continue audessous de l'extrémité postérieure du corps calfeux avec celle du côté opposé. De cette réunion résulte la grande fente cérébraley ou fente de Bichaij qui embrasse dans sa courbure, plus que demi-circulaire, la racine des deux hémisphères. Elle est impaire, médiane et symétrique; sa concavité reg:arde en bas et en avant. Par ses parties latérales, la pie-mère pénètre dans les ventricules latéraux pour former les plexus choroïdes. Par sa partie postérieure et médiane, nous verrons la même membrane se prolonger au-dessus du ventricule moyen en s'étalant pour former la toile choroidienne.
Des deux extrémités du lobe postérieur, Vantérieure ou sphénaidale est ovoïde; elle déborde le fond de la scissure de Sylvius de i2 ou 15 millimètres. La postérieure ou occipitale offre la forme d'une pyramide à base trianjîulaire ; elle répond aux fosses occipitales supérieures.
2" Partie médiane de la base du cerveau.
Examinée d'avant en arrière, la partie médiane de la face inférieure du cerveau nous présente :
U extrémité antérieure de la grande scissure du ceireati; la partie correspondante du corps calleux et ses deu^ pédoncules.
En arrière de ceux-ci : la bandelette, le chiasma et la racine grise des nerfs optiques; •
Dans l'espace losangique circonscrit par les nerfs optiques et les pédoncules cérébraux : le tuber cinereum, auquel se rattachent la tige et le corps pituitaires; puis les t^d)ercHles mamillaires; et au ;lelà de ces tubercule Vespace interpédonculaire ;
En arrière de la protubérance : Vextrémité postérieure du corps cal' leux, la partie médiane de la grande fente cérébrale, et enfin Vextrémité postérieure de la grande scissure ou sciss^tre interhémisphérique.
a. Extrémité antérieure de la grande scissure du cerveau. — Sa disposition n'est pas la même pour sa moitié antérieure et sa moitié poslérieuro. Anlérieuremenl, elle est complète et reçoit l'apophyse crista-galli
FACE INKliRIRUliK DU CKRVEAU. .>.)
ainsi qop l^ soininol de la faux dn oorvtMU. En arrière, olli»^osl voil«M» par lefpuillel visrc^ral de rarachiioidi», qui passe de Tune d? ses faces à la fare opposée. Celle lamelle élanl enlevée, il devient facile d'écarter ses deux lèvres, et l*on remarque alors qu*elle est limité ' à une certaine profondeur par la partie antérieure du corps calleux.
b. Partie antérieure et pédoncules du corps calleux. — Arrivé au niveau de la partie moyenne de la face interne des lobes frontaux, le corps calleux se replie sur lui-même de haut en bas et d'avant en arrière, en formant une sorte de gouttière transversale à concavité postérieure qui ferme en avant les ventricules latéraux : c'est la partie inférieure de cette portion réfléchie qu*on aperçoit lorsqu'on écarte léj^èrement les bords de la scissure médiane. Elle se présente sous l'aspect d'une lune qu:ulrila- (ère, convexe en avant, plané inférieurement, unissant les dpux lobes antérieurs à la manière d*une commissure. (Fig. 4Gr>, â.)
Les pédoncules du corps calleux y bien dérrits par Vicq d'Azyr, sont deux rubans de couleur blanche qui naissent de la partie réllérhie de cette commissure, et marchent parallèlement d'avant en arrière jtisqu'au voisinage de la racine grise des nerfs optiques; là ils se séparent à angle trèsobtus, pour longer le côté externe des niém?s nerfs, et se perdre ensuite à l'extrémité interne de la scissure de Sylvius, près de Torigine de la pande finie cérébrale. Par l»ur extrémité antérieure, ces pédoncules se continuent en général avec les tractus longitudinaux du corps calleux dont on peut les considérer comm? un prolongement. (Fig. 405, l.)
c Bandelette, chiasma et racine grise des nerfs optiques, — La bandelette des nerfs optiques est un faisceau de rd)res blanches, qui tire son origin? des corps genouillés, dépendaïic de la couche 0|)liqup. Elle contourne la partie Cvtr^rn? des pédoncules cérébraux en croisant obliquement leur direction, puis se port i en avant et en dedans, pour s'unir sur la ligne médiane avec celle du ccMé opposé. D'abord aplaties à leur point de départ, cfs bandelettes s'épaississent peu à peu et finissent par dî»venir cylindriques au voisinage» de leur union qui consliluo le chiasma des nerfs optiques. (Fig. 46 1, 24.)
y chiasma se préspnte sous la figure d'un carré allongé dans hy sens transversal, recevant par ses angles postérieurs les baruleleltes précédentes, émettant par ses angles antérieurs deux gros cordons régulièrement arrondis qui constituent les nerfs optiques el qui pénètrent presque aussitôt dans l'orbite pour aller s'épanouir chacun dans le globe oculaire correspondant. Il est en rapport, en haut et en arrière av.M* le lub;M' cinereum, en bas el en avant avec la gouttière d^s nerfs optiques sur laqu;'lli» il repose.
La racine grise des nerfs optiques s'étend (bs pédoncides du corps calhMi\ {'{ (!♦» la substance perforé»^ à la partie supérieure <lu chiasma. On ne
."Uî NÉVROLOGIE.
peul en prendre une bonne idée qu'après avoir soulevé celui-ci en le renversant en arrière. On voit alors :
1" Que celle du côté droit se conlinue sur la ligne médiane avec celle du côté gauche pour former une lame mince, de figure triangulaire, dont la base répond aux nerfs optiques. (Fig. 465, 3.)
2° Que cette lame, située sur le prolongement du bec du corps calleux, est un peu oblique de haut en bas et d'arrière en avant;
3" Qu'en la détruisant on pénètre immédiatement dans le ventricule moyen dont elle contribue à former le bord antérieur ;
4" Qu'elle est composée de deux lamelles : l'une, antérieure, cellulofibreuse, dense et résistante, qui provient de la pie-mère et qui se continue avec le névrilème des nerfs optiques; l'autre, postérieure, de nature nerveuse, naissant d'un noyau de substance grise qui tapisse les parois du ventricule moyen, et se continuant avec les nerfs optiques dont elle constitue la racine grise proprement dite.
d. Tuber c'mereuvi^ lige et corps pituitaires, — Le tuber cinereum, ou corps cendré, est cet amas de substance grise et molle qui remplit l'espace triangulaire compris entre les nerfs optiques et les tubercules mamillaires. Vu par sa face inférieure, le corps cendré représente un cône dont le sommet se continue avec la base de la tige pituilaire. Vu par sa face supérieure qui répond à la partie le plus déclive du troisième ventricule, il prend l'aspect d'une dépression infundibuliforme dans laquelle se précipite et séjourne la sérosité intra-ventriculaire.
La tige pituitaire, décrite par Galien et Vésale sous le nom dlnfundibulumy et par Chaussier sous celui de tige Hus-sphénoidaky imit le corps cendré dont elle forme une dépendance, au corps pituitaire qui est comme suspendu à son exlrémilé inférieure.
Sa longueur varie de 4 à 0 millimètres. — Sa direction est oblique de haut en bas et d'arrière en avant; sa couleur, d'un gris rougeâtre; sa forme, celle d'un cône dont la base, tournée en haut et en arrière, répond au tuber cinereum.
Sa structure comprend deux couches : i" une couche externe, cellulofibreuse, assez résistante, dépendante de la pie-mère; 2" une couche interne constituée par une lame mince et molle de substance grise provenant du corps cendré. Ces deux couches forment un canal infundibuliforme qui se prolonge, tantôt dans toute la longueur de la tige pituitaire, tantôt dans une partie seulement de son étendue.
Le corps pituitaire^ appelé aussi hypophyse par Sœmmerring, appendice sm-sphénoïdal du cerveau par Chaussier, glans pituitam excipiens par Vésale, occupe la selle turcique sur laquelle il est fwé par un dédoublement de la dure-mère qui lui forme une loge presque complète. Le sinus circulaire en avant et en arrière, les sinus caverneux en dehors et la lame