SOURCIL
par IVxlrême vîiriélé de leur volume et de leur forme . I! en est de moyennes, de petites, de très-minimes. Les unes s'ouvrent directement sur la surface de la peau, et doivent être rangées par conséquent parmi les glandes sébacées de la seconde classe; d'autres s'abouchent dans un follicule pileux. Les plus composées comprennent deux ou trois lobules ; beaucoup d'ent^e elles se réduisent à la plus grande simplicité.
Le nerf sourciller et l'artère frontale externe, à leur sortie du trou susoii)itaire, rampent sous les muscles du sourcil, qu'ils croisent à angle droit pour se porter verticalement en haut.
Le sourcil reçoit ses artères : des branches frontales de l'ophthalmique et de l'artère temporale antérieure.
Ses veines suivent une direction tout à fait indépendante de celle des artères. Elles vont se réunir : les supérieures et externes à la veine temporale, les internes à la veine préparale, les inférieures à celles de la paupière supérieure, pour se rendre ensuite dans la veine ophthalmique. Ses vaisseaux lymphatiques naissent par un réseau facile à injecter ohez l'enfant naissant. De ce réseau partent plusieurs troncs qui se dirigent horizonlalemenl en dehors pour se joindre à ceux du front, et se rendre avec ces derniers dans les ganglions parotidiens.
Ses nerfs sont sensitifs et moteurs. Les sensitifs perpendiculaires à sa direction viennent du frontal externe et du frontal interne, qui lui abandonnent plusieurs ramifications à leur sortie de Torbile. Les moteurs émanent du facial.
La couche cutanée et la couche musculaire du sourcil reposent sur l'arcade sourciiière, et correspondent par conséquent aux sinus frontaux. Le développement de ces sinus est en raison directe de l'âge ; il s'opère dans la seconde période de son évolution par la projection en avant de sa paroi superficielle : c'est pourquoi le sourcil se montre plus saillant chez l'adulte et le vieillard. 11 est plus proéminent en général chez l'homme que chez la femme.
Le 50urcil n'est pas destiné seulement à intercepter une partie des rayons lumineux qui pourraient blesser l'organe de la vue par leur trop vif éclat. Il a aussi pour usage de soustraire cet organe au contact de la sueur qui coule du front, en la détournant et en la dirigeant, en partie au moins, en bas et en dehors. En outre il concourt puissamment à l'expression de la physionomie, soit par la ligne de démarcation si tranchée qu'il établit entre le front et la face, soit surtout par les mouvements dont il est doué. Aucune autre partie du système cutané, à l'exception toutefois des téguments qui répondent aux commissures des lèvres, ne peut lui être comparée sous ce rapport; comme ceux-ci, il emprunte son extrême mobilité et presque tous ses attributs physiognomoniques au riche appareil musculaire dont il relie les diverses insertions.
§ 2. — Paupières.
Les paupières sont deux replis musculo-raembraiieux silués au devant du globe de l'œil, qu'ils recouvrent en partie et sur lequel ils se meuvent à la manière de voiles protecteurs.
Attachés à la base de Torbite et unis par leur extrémité correspondante, ces deux replis membraneux peuvent être considérés comme une sorte de diaphragme percé d'une ouverture elliptique qui se ferme et s'ouvre tour à tour, soit pour suspendre ou rétablir l'exercice de la vision, soit pour prévenir le contact<d'un corps irritant ou pour l'éliminer, soit enfin pour étaler le fluide lacrymal au devant du globe de Tœil : cette ouverture, dont le grand diamètre est transversal, constitue Vorifice palpéM.
Les paupières, au nombre de deux pour chaque globe oculaire, se distinguent en supérieure et inférieure. — Chez les oiseaux et dans quelques reptiles, on observe une troisième paupière qui se meut de dedans en dehors. Cette paupière, connue sous le nom de membrane clignotante, n'existe chez l'homme et les mammifères qu'à l'état de vestige.
Les deux paupières n'offrent pas des dimensions égales. Mesurée de la tempe vers la racine du nez, la paupière supérieure présente une étendue qui varie de 5 à 6 centimètres, tandis que celle de la paupière inférieure est de 4 à 5 seulement. La hauteur de la première, lorsque nous regardons un objet placé en face de nous, est à peu près double de celle de la seconde : elle peut être évaluée en moyenne à 18 ou 20 millimètres. La différence devient plus prononcée pendant le sommeil, c'est-à-dire durant l'état d'occlusion de l'orifice palpébral, et [)lus grande encore lorsque nous regardons en bas, les deux paupières s'abaissant simultanément ; elle diminue au contraire lorsque nous regardons en haut, un phénomène inverse se produisant alors : de là, pour les voiles palpébraux, des aspects diversifiés à rinfini, aspects qui s'harmonisent avec l'expression de l'œil, et qui font de l'appareil visuel l'agent essentiel ou dominateur de la physionomie.
A. Conformation extérieure des paupières.
Envisagée sous ce point de vue, chaque paupière nous offre à considérer: deux faces, l'une antérieure, l'autre postérieure; deux bords, l'un adhérent, l'autre libre ; et deux extrémités, l'une externe, l'autre interne.
La face antérieure ou cutanée ne parait pas avoir fixé jusqu'à ce jour l'attention des anatomistes, car, d'un commun accord, ils déclarent que cette face est convexe pour les deux paupières. Mais sa forme n'a pas échappé aux statuaires ni aux peintres ; ils nous enseignent que si cette face est en effet convexe le plus souvent pour la paupière inférieure, elle