‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 3)Chapitre 180 sur 223 · VAISSEAUX ET NERFS DES PAUPIÈRES · texte numérisé non relu

VAISSEAUX ET NERFS DES PAUPIÈRES

lus sensibles et les plus vasculaires sont aussi plus prédisposés à Tirrita- 1011 et aux affections de tous genres. Ajoutons que si les glandes ciliaires ont moins développées et moins compliquées que les glandes de Heibolius, elles sont beaucoup plus multipliées, et que cette supériorité de lombre compense jusqu'à un certain point Tinfériorité de leur volume.

E. Artères^ veines et nerfs des paupières.

Un grand nombre d'artères se rendent aux paupières. Je les distingueaï, d'après leur origine, en palpébrnles intermSy palpébrales externeSy falpébrales supérieures et palpébrales postérieures.

Les palpébrales internes, ou palpébrales proprement dites, sont destilées aux bords libres des paupières. Au nombre de deux et volumineuses, ^es artères naissent de la partie terminale du tronc de Tophthalmique, un [>ea au-dessus du tendon de l'orbiculaire, et se séparent presque aussitôt pour àe porter, rinféricure directement en bas, derrière le tendon, aujessous duquel elle devient transversale, et la supérieure obliquement m bas. Parvenues à l'extrémité interne des cartilages tarses, toutes deux se placent entre ce cartilage et le muscle orbiculaire, et marchent parallèlement au bord libre des paupières dont elles se trouvent séparées |iar un intervalle de 3 millimètres. Dans ce trajet, elles fournissent :

!• Au niveau de l'extrémité interne des cartilages, un rameau qui longe le bord adhérent de ceux-ci, et quj s'anastomose à sa terminaison avec l'arète palpébrale externe correspondante;

8* Un très-grand nombre de ramuscules qui se portent perpendiculairement vers le bord libre, en se divisant de manière à former autant de pin- (teaux ou d'aigrettes qui se répandent principalement dans les bulbes des rîls et dans les glandes ciliaires.

Les palpébrales externes émanent, soit de l'artère temporale superficielle, soit surtout (le l'artère lacrymale, qui fournit à chaque paupière une division importante. Chacune d'elles longe le bord adhérent du cartilage tarse correspondant, en cheminant aussi sous le muscle orbiculaire. Leur direction est très-flexueuse. Dès leur origine, ces artères fournissent une petite division qui descend vers le bord libre pour s'anastomoser avec la partie terminale des palpébrales internes. Leurs principales ramifications se répandent dans l'épaisseur de la couche musculeuse et dans la peau.

Les palpébrales supérieures viennent de l'artère sus-orbitaire ou frontale externe, qui, en sortant de l'orbite, émet plusieurs ramuscules à direction descendante. Ces ramuscules se perdent dans le muscle orbiculaire et la peau ; quelques-uns s'étendent jusqu'au voisinage du bord libre, ou ils s'anastomosent avec les palpébrales interne et externe. — Indépendamment de ces branches internes, externes et supérieures, il existe des ar-

tères palpébrales périphériques, beaucoup moins importantes, qui proviennont : en dehors, de la temporale antérieure ; en dedans, de la faciale et de la nasale ; en bas, de la sous-orbitaire et de la transversale de la face; on haut, de la frontale interne.

Los palpêbrales postérieures naissent de la musculaire supérieure Pt de la musculaire inférieure. Quelques-unes viennent de Tarière lacrjmale. Elles se répandent sur la conjonctive, principalement sur la conjonctive palpébrale, où elles fournissent des divisions aii\ glandes de Meibomius.

Les veines des paupières forment deux plans très-distincts, un plan superficiel ou sous-culanc, et un plan profond ou sous-conjonctival. — Le plan veineux sous-cutané de la paupière supérieure se compose :

1'' D'une grande arcade veineuse sous-jacente et parallèle au sourcil ;

2** D'un plexus veineux à mailles serrées, situé au devant des cartilages tarses, et formé |)ar les veinules extrêmement nombreuses provenant des glandes ciliaires et des follicules pileux correspondants;

3* De veinules qui, nées de ce plexus, se portent vers l'arcade précédente, dans laquelle elles se terminent ;

4" Enfin, de veines descendantes qui viennent en partie du sourcil, en partie de la paupière, et qui s'abouchent dans la môme arcade.

Le plan veineux sous-cutané de la paupière inférieure constitue un pleins à larges mailles dont la forme est très-variable.

Le plan veineux sous-conjonctival se compose de veines ascendantes pour la paupière supérieure, descendantes pour Tinférièure, lesquelles, après (ivoir communiqué entre elles, se réunissent aux veines ciliaires antérieures pour traverser les insertions des muscles élévateur et abaisseur (le la pupille, et se jeter ensuite dans le tronc de la veine ophthalmique.

Les vaisseaux It/mphatiques de la peau des paupières se dirigent, les uns en dedans, les autres en dehors. — Les internes se jettent dans les troncs lymphatiques qui descendent de la partie médiane du front et de la région intersurciliaire, sur les côtés de la racine du nez, pour suivre ensuite la veine faciale; ils se terminent dans les ganglions sous-maxillaires. — Les externes se réunissent, soit aux vaisseaux provenant des téguments du front, soit aux lymphatiques assez nombreux qui naissent des téguments de la pommette pour se rendre avec ceux-ci dans les ganglions parotidiens.

Les paupières reçoivent des nerfs sensitifs et moteurs. — Les sensitifs émanent des trois divisions de la branche ophthalmique de Willis pour la paupière supérieure, et du nerf sous-orbitaire pour la paupière inférieure. Les moteurs proviennent du nerf facial.

Tous ces rameaux sensitifs et moteurs rampent d'abord sous le muscle orbiculaire, dans l'épaisseur duquel les filets venus du facial se terminent, tandis que ceux émanés de la cinquième paire le traversent pour la plupart, afin de se rendre, soit à la peau, soit dans les follicules des fils.

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