‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 3)Chapitre 183 sur 223 · CANAL NASAL · texte numérisé non relu

CANAL NASAL

'tre très-iiliie ; mais cVst alors qnVIle devient (lilficilo nu impossible. Les nconvénients de cette opériition sont donc évidents, et nous ne pouvons [u'applaudir au discrédit mérité dans lequel elle est tombée depuis longemps.

Sur les parois du canal nasal on observe des replis analogues à ceux |UC nous avons signalés sur la partie inférieure du sac lacrymal.' Ils >ccupent le plus habituellement la moitié supérieure du ranal el préentent du reste les mêmes variétés.

Parmi ces replis, je dois mentionner celui qu'on observe à i'emboucliure lu canal, lorsqu'il s'ouvre sur la paroi externe du méat inférieur. La mujueuse de cette paroi externe s'applique alors à la muqueuse de la paroi nierne du canal pour se continuer avec celle-ci ; de cette continuité réulle un repli analogue à celui que présentent les uretères à leur entrée lans la vessie, et que quelques auteurs ont comparé aussi à une valvule, nais qui n'offre rien de commun avec les replis de cet ordre.

Le canal nasal, constitué par l'apophyse montante du maxillaire, l'os un- ;uis et une languette du cornet inférieur, est tapissé par une membrane ibro-muqueuse qui adhère aux parois osseuses, mais qu'on peut cepenlant détacher de ces parois sans beaucoup de difficulté. — Celte mem-

Fic. 6!».

c, oaverU par leur partie anUrieurf.

Fii;. G91.

Deux glandes en grappe

du canal naial.

Fig. 689. — I. Porlinn commune des conduits lacrymaux, —3. AUaclic du tendon de 'orbicuJairc. — ;!. Siic latrvmn!. — i. Méat moyen correspondant à la partie inférieure |p ce sac. - &. Ciinal nasal, ~ 6, Son oriflce inférieur. — 7. Cornet et méat inférieurs.

Fig. 600. — i. Parois des conduits Ucrvmaux lissps et unies. — S, S. Parois du sae acrjmal oHranl de léjjers replis de la muqueuse. — J. Repli semblable appartenant à la nuqueustt du canal nasat.

Fig.fiyl.— A. Vue glande en i/ra/ipe du conui niuof. — 1. Corps Je la glande. — :, Son conduit excréteur. — B. Glnnde nemMable à la précédente, mais ptas volamineuse ■I plu» arrondie. - 1. Acini. — 2. Canal excréteur.

branc, recouverte par un épithélium vibralile, renferme dans son épaj^ seur des glandes muciparcs semblables à celles de la pituilaire : c^estprJQ. cipalement sur sa moitié inférieure qu'on les rencontre. — Elle reçojj quelques filets nerveux extrêmement ténus qui lui sont fournis parle nerf dentaire supérieur et antérieur, et par le rameau externe du nerf nasal.

ARTICLE IL

ni- ffLOBE DE L'OEIL.

Le globe de l'œil, partie fondamentale du sens de la vue, est un sphéroïde irrégulier, situé dans l'orbite à 20 millimètres au devant du sommet de cette cavité, un peu plus près de la paroi interne que de l'externe, et de l'inférieure que de la supérieure.

Cet organe nous offre à étudier : ses rapports, sa forme, son f>oluwf{ les diverses parties qui contribuent à le former.

§ 1 . — Rapports du globe de l'œil.

Chaque globe oculaire a pour enveloppe immédiate l'aponévrose orbitaire, à laquelle l'unit un tissu cellulaire fin et séreux qu'on peut considérer comme une synoviale rudimenlaire.

En avant, il répond aux paupières, qui se moulent en partie sur luiel qui le recouvrent ou le laissent à découvert, suivant qu'elles se rapprochent ou s'écartent. Lorsqu'elles s'écartent de manière à nous montrer une partie du globe qui n'est pas habituellement visible, celui-ci nous parait plus volumineux ; c'est pourquoi nous jugeons son volume plus considérable chez les personnes qui ont les yeux saillants, parce qu'ils sont ordinairement moins recouverts; et plus petits chez celles qui ont les yeux enfoncés, parce que les paupières en voilent une plus grande partie. Toutes choses égales d'ailleurs, on peut dire d'une manière générale que le volume apparent du globe de l'œil est en raison directe des dimensions de l'orifice palpébral, dimensions qui varient beaucoup suivant les individus, tandis que le volume réel du globe de l'œil ne présente au contraire que de légères variétés.

En arrière, cet organe repose sur une couche cellulo-graisséuse de forme conique qui représente une sorte de coussinet.

Par sa périphérie le globe de l'œil est en rapport: en dedans, avec le muscle droit interne, le muscle grand oblique, la partie terminale de l'artère ophthalmique, elle nerf nasal ; — en dehors, avec le tendon des deux obliques, le muscle droit externe et la glande lacrymale; — en haut, avec le tendon du grand oblique, le droit supérieur, l'élévateur delà paupière e(

FORME. VOLUME DU GLOBE DE VCfM, T^Ti

le nerf siis-orbilaire ; — en bas, avec le petit oblique, et le droit inférieur, qui croise le précédent à angle aigu.

De la situation, des connexions et des rapports du $(lobe de Tœil, il résolte que cet organe est plus efficacement protégé en haut et en dedans qu^eo bas et en dehors. Sur ce dernier point, il déborde la base de Torbite, et se trouve ainsi exposé à Taction des corps contondants. Par contre, Tappareil de la vision en dehors devient plus accessible au toucher, de telle sorte que le chirurgien choisit de préférence cette région pour la plupart des opérations délicates qu'il pratique sur fcnil.

S 2. — Forme, voume, poids nu globe de l'œil.

La fot'tne et le volume Au globe de l'œil sont difficiles à déterminer avec précision. Cette difficulté a surtout pour cause l'extrême rapidité avec laquelle s'évapore l'humeur aqueuse après la mort. Pour en mesurer ex«lctement les divers diamètres il importe donc d'avoir à sa disposition des yeux parfaitement normaux. J'ai été assez heureux pour m'en procurer plusieurs que j'ai pu observer peu d'instants après la mort et dont j'ai mesuré toutes les dimensions avec le plus grand soin.

Je me suis attaché ensuite à trouver un mode de mensuration facile et précis. Celui qui m*a paru le plus parfait sous ce double rapport est le com- ;mis d'épaisseur, sorte de fer achevai aux deux extrémités duquel se trouve iine pointe. L'une de ces pointes est fixe et l'autre mobile. Cette dernière, sonstituéepar rextrémité d'une vis micrométrique, se meut dans un cylindre dont la circonférence a été divisée en millimètres. A son extrémité opposée la même vis micrométrique fait corps avec un autre cylindre creux qui embrasse le précédent et qui doit décrire un tour entier sur son axe pour monter d'un millimètre ;or, comme sa circonférence est divisée en 10 parties dont chacune se trouve elle-même subdivisée, on voit qu'on peut évaluer les dimensions du corps placé encre les deux pointes de Tinstrumcnl à un vingtième de millimètre près.

Nais je n*ai pas tardé à reconnaître que le globe de l'œil, dans aucun cas, ne saurait entrer en comparaison avec une sphère solide dont le volume peut être déterminé avec une précision mathématique. En évaluant les dimensions de ce globe à un dixième de millimètre près, nous portons la précision à ses dernières limites.

« Les difficultés inhérentes à cette mensuration proviennent surtout de la variabilité de forme du globe oculaire. Bien que l'œil soit plein, il ne Test pas tellement que, lorsqu'on le pose sur un plan, il touche celui-ci par un seul point ; constamment il repose sur ce plan par une surface dont le diamètre n'est pas moindre de 6 à8 millimètres lorsqu'on l'observe une heure après la mort. Dans ce cas l'axe correspondant au point d'appui subit une

VOLUUE DU GLOBF. DE L'CKIL.

lacrés à ces iiipsures. Mais atin de ne pas donner trop J'iHemlue au tableau lans lequel elles se trouvent mentionnées, je citerai seulement les suivantes, recueillies sur 36 individus adultes, ii femmes et 14 hommes. Elles se divisent en deux groupes d'après le sexe et sont écliclonnées dans :haque groupe selon l'âge.

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MËNSI

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