NÉVROLOGIE
Considérées dans l'espèce huinaiiie, les circouvolulioiis iiuus présentent ù étudier leur conformation extérieure, leur mode de groupement ou disposition réciproque, et leur structure.
|o Conformation extérieure dès circonvolutions.
Les circonvolutions de Thomme sont remarquables par leur nombre, par leurs dimensions considérables et en général proportionnelles au volume du cerveau, parleurs sinuosités multipliées, par leurs anastomoses, et aussi par la disposition réciproquement perpendiculaire des replis extrêmes ou primitifs et des replis moyens ou surajoutés.
La différence qu'on observe sous le rapport du volume entre les circonvolutions de rhomme et celles des mammifères détermine des différences correspondantes dans l'étendue de la surface cérébrale ; et celles-ci à leur tour en produisent de semblables dans l'intelligence, qui est en relation plus intime et plus directe avec l'étendue de la surface du cerveau, ainsi que l'a démontré Desmoulins, qu'avec le volume et le poids dé cet organe.
Le nombre des circonvolutions que présente le cerveau dans l'espèce humaine ne saurait être évalué avec précision. On retrouve assez facilement à la surface des Iiémisphères les circonvolutions primitives et les circonvolutions additionnelles. Mais lorsqu'on tente de poursuivre un semblable dénombrement an delà de ces replis principaux qu'on pourrait appeler aussi générateurs, parce qu'ils sont le point de départ d'une foule de replis secondaires, tonte évaluation devient arbitraire et tonte précision impossible, ces replis de second ordre étant extrêmement variables dans leur nombre, leur forme et leurs rapports respectifs.
La forme des circonvolutions est celle d'un cylindre sinueux, offrant deux faces légèrement aplatios, et deux bords, l'un adhérent, l'autre libre.
Les faces sont perpendiculaires «à la surface du cerveau. La pie-mère les revêt l'une et Faulre dans toute leur étendue.
Le bord adhérenty plus étroit, se continue avec le noyau central de chaque hémisphère.
Leur bord librey en général arrondi et sinueux, concourt à former avec celui de la circonvolution opposée autant de sillons angulaires et sinueux qui ont reçu le nom d'anfractuosités. Si trois circonvolutions converçcnt vers le même espace, celui-ci devientconique on pyramidal. — Sur quelques points, le bord libre se déprime en fossette ou se creuse en gouttière plus ou moins étendue; sur d'autres, il offre une dépression anguleuse, simple ou double, se divisant quelquefois en deux branches.
La hauteur des replis est de 16 à 18 millimètres; elle varie beaucoup, selon les individus; elle varie surtout pour les diverses circonvolutions. 11 en est de même de leur épaisseur (jui offre plus de variétés encore ; car elle diffère non-seulement suivant les individus, suivant les races, sui-
CIRCONVOLUTIONS DU CEUVEAl'. M
vaut le sexe et selon les circonvolutions, mais aussi pour les divers points d'un même repli qu'on voit assez souvent s'effiler sur une partie de son trajet pcyir s'épaissir très-notablement un peu plus loin.
Les sillons ou anfractuositéH séparant les circonvolutions sont recouverts d'un double feuillet de la pie-mère.
En s'adossant par la partie arrondie de leurs faces, les circonvolutions parU^;ent chaque ànfracluosité en deux étages : u!i élage mpérieuTy prismatique et triangulaire, que nous avons précédemment mentionné ; et un élage inférieur arrondi et cylindrique.
L'étage supérieur loge les veines superficielles et le liquide sous-araclinoîdien. — L'inférieur contient les artères cérébrales dont les principaux troncs se rapprochent toujours davantage du centre des hémisphères.
Après avoir étudié la conformation extérieure des circonvolutions d'une manière générale, on pourrait considérer chacune d'elles en particulier. )bis les replis générateurs ou du premier ordre, c'est-à-dire les circonvolutions primitives et les circonvolutions de perfectionnement, se prêtent seuls à cette description. Les replis secondaires présentent des caractères si variables et en quelque sorte si fugitifs, qu'ils se dérobent pour la plupart aune mention détaillée; il me suffira de les indiquer en les rattachant aux circonvolutions principales qui leur donnent naissance.
3» Mmie «le groupement des circonvolutions.
Les circonvolutions présentent sur les trois faces des hémisphères le même mode de groupement. Cependant elles ofTrent sur chacune de ces faces quelques caractères qui leur sont propres. Nous «liions donc les suivre sur la face interne, sur ki face externe, puis sur la face inférieure.
a. Circonvolutions de la face interne des hémisphères. — Tous les replis de cette face interne rayonnent autour d'une circonvolution fort remarquable qui commence au-dessous de l'extrémité antérieure du corps calleux, »e réfléchit pour s'appliquer sur la face supérieure de ce corps (huis toute son étendue, puis contourne son exlrémilé postérieure et vient se terminer à la partie interne de la scissure de Sylvius, après avoir décrit dans son trajet uui* ellipse qui embrasse la racine di» rhéniisplière correspondant et la totalité du corps calleux; de là le nom de circonvolution du corps calltujc sous lequel elle a été décrite.
Etroite à son origine, cette longue circonvolution devient plus considérable vers la partie moyenne du corps calleux et se terminent par un renflement assez volumineux. On peut lui distinguer trois parties: une partie ascendante étendue de son origitie au genou du corps calleux ; une partie horizontale qui se porte de rextrémilé antérieure à l'exlréniilé postérieure de ce corps; et nue partie descendante qui se prolonge jusqu a l'angle in- Icrncdî' la scissure d^ Sylviu. — C»Ue partie descendante présente à