NÉVROUOGIE
tion oxtrL'iiiité Icnniiiali} un repli eu forme de crochet par lequp) elle se continue uvec l'extréinilé inférieure de la cunte d'Aitmioii ou grand hippot'iimpe, d'où le nom de circonvolution de l'hippocampe sous lequel elle est comme depuis les travaux de Vicq d'Azyr. (Fig. 466. )
Les replis de la face interne qui se rattachent à la circonvolution du corps calleux se paitagent eu trois groupes, inégaux et très-distincts, qu'on retrouve constamment :
Un groupe anférieur dont les circonvolutions, beaucoup plus longues, marchent d'avant en arrière :
Un groupe postérieur dont les circonvolutions, très-courtes, marclienl dans le même sens ;
Kl un groupe moyen dont les circonvolutions suivent une direction ascendante, c'est-à-dire perpendiculaire à celle des précédentes. Ce petit groupe, <le l'oniie quadrilatère, a été signalé par Lenret et mieux décrit par M. Foville. Il est exclusivement constitué par des circonvolutions ilu perrecliomieiiient ou surajoutées, et se continue supérieurement avec un groupe de inèiiie ordre formé par les circonvolutions tninsversales de la
Kic. Ml. — Ciri'OHvalulioiif delà (aceextrrnr ilfx lirmiiqihérfs (iCaiirès Foïill.').
1, I. I, Stiïsiiri' lin Hdiiiirlii. — i, i, Cirtonvoliilion iiariiitale antùriuun'. — :t, 3, l). r.in'iint II lutin ILS rroiiiiilcEt iiuUH;iiit iipr|ien<lkiiliiin!m»iit Jo lii rirconvolutiuii parié- Ulv aiiU-rieiiri'. - i. AiiiistiiiiioKi; iIr ilt'ux rircniivaliilinns (hmlales. — 5, 5, 5. Granilc circouvuliitiun |iiiriiïtalii iNuU-ricurc. ~ U'. I>ulilc uirconvolulion iiariéUlc postérieure allant SD cunlinunr, i'iniiiiu: Iïi pniix-Junlc, avi-e le Krou|ii! ilus circuiivolulions iilojenne!> de la flKf intnrnR <!>■ l'Iii'-misiibrre. — R. Circnnvnlutinn ncri|iitnlc w' |inrl;iiit lioriiontalciiiont un arrii-n- un mt iljiJHnt. — T. T fartiit antérinnrt; iiu trKiisvnrtnic de la circonvidutjun ih; lit MJmun' ilc Sylviua. - K, H. farUe iiiiijininK nu liurizontale dit Li iiiduMi clrcotivalnliun. — !l, !!. l^lrti■• piisli'rirnre un uhlîqun île crtle eiironvolullnn. —
10, 11, ii. Ciruomululiiins iirilérii-nre, nm^o el instérirari; illi luliule ili- l'Iniula. —
13. Face InTérieuru ihi lubi' rrimliil ilii ci'rvivni. — II. I>iir(ie »[>liiSiioïilnlc du lolie (iMtérieur. — 15. l'arlii: uci'iiiiUili: liii iiiùiiii: loin-.
CIRCONVOLUTIONS DU CERVEAU. t)5
face externe. Deux anfractiiosités profondes et obliquement ascendantes le séparent des circonvolutions antérieures et postérieures. (Fig. 400.)
b. Circonvolutions de la face externe. — Elles se divisent aussi en trois groupes très-nettement délimités :
Un groupe antérieur ou frontal, composé de circonvoUifîons qui se dirigent d'avant en arrière :
Un groupe postérieur ou occipital, composé de circonvolutions (|ui marchent dans le même sens ;
Un groupe moyen ou pariétal, formé de deux circonvolutions principales qui se portent un peu obliquement en haut et en arrière en coupant sous une incidence plus ou moins perpendiculaire les circonvolutions frontales et occipitales. Ces deux circonvolutions naissent inférieuremenl de la partie moyenne ou transversale de la circonvolution qui borde la scissure de Sylvius; elles se terminent au niveau du bord supérieur de Thémisphère correspondant.— La circonvolution pariétale antérieure est le point de départ de trois circonvolutions qui descendent en serpentant sur la région frontale du cerveau. Quelques auteurs la considèrent, bien à tort, comme faisant partie du lobe frontal, et assignent pour limite â ce lobe la scissure de Rolaudo. — La circonvolution pariétale postérieure donne naissance à des replis analogues, qui descendent sur la région occipitale.
En arrière de la circonvolution pariétale postérieure et près du bord supérieur de rhémisphère, on observe une troisième et très-petite circonvolution pariétale qui se dirige en haut et en dedans pour aller se continuer avec le groupe moyen des circonvolutions de la face interne.
Lanfractuosité qui sépare les deux circonvolutions pariétales a été trèsbiea décrite par Kolando. Elle est remarquable par sa direction transversale ou légèrement oblique, par sa profondeur, et par son existence constante : je rappellerai, avec Lpuret, scissure de Holando, (Fig. 4i0.)
c. Circonvolutions de la face inférieure. — Ici encore 0!i distingue trois groupes qui correspondent : l'un au lobe antérieur, l'autre au lobe postérieur, le dernier à la scissure de Sylvius.
Loscirconvolnlions du lobe antérieur sont antéro-postérieures et de petites dimensions. On en conq)tc généralement quatre. Deux accompa^ïient le nerf olfactif ; elles possèdent pour attributs leur trajet rectiligne et leur éi^alilé de volume. La troisième et la quatrième naissent souvent par un tronc commun. Toutes ont pour point de départ la grande circonvolution de la scissure de Sylvius.
Les circonvolutions du lobe postérieur marchent dans le môme sens que les précédentes. Elles sont habituellement au nombre de trois, qu'on peut disliiiguer en externe, moyenne et interne. — Les deux premières naissent par un tronc commun de la partie sphénoldale de la circonvolution (|ui borde la scissure de Sylvius. Ce tronc ne tarde pas à se diviser, et l'on voit S» Éorr. in -— 5
NÉVROLOGIE.
alors les deux longues circonvolutions qui en partent chominer d'avant en arriére en décrivant des llexuosités. Quelquerois k cAlé du tronc principal on observe une circonvolution accessoire qui a la même origine et qui va se continuer avec l'extrémité postérieure de la circonvolution de l'hippocampe. — La troisième, ou circonvolution interne, émane de la circonvolution du corps calleux, au moment où elle contourne son bourrelet; elle est trés-llexueuse et se dirige aussi d'avant eu arriére.
Les circonvolutions de la scissure de Sylvîus sont au nombre de quatre, l'une marginale ou enveloppante, les autres centrales ou enveloppées.
La circonvolution mai^inale, ou circonrolution de la scixsure de Syti'iui proprement dite, est une des plus étendues et des plus volumineuses parmi celles qui recouvrent la surl'ace des hémisphères. Née sur les cfltes du qua-
fu,. IIW.
I . KxIrL-mitO aiili-ricun: ilu «orps callniix. — j. C<iia«iiui iks ncrfii 0)>tii|uv!i. — II- Cui'jiï Reniln! fi tige pitiiitairo. — l. TubcrcuW innmilliiîrps. ^ .'>. (*j)a|in ilc \n iirutiibéranee nu nivnau <lc sa continuib- avra les pédonciilM oér#hraii\. — 6. NrtT motriir oculaire conuDun. — T. CJnipu lii^ rnqiicJuc ilo Sylvius. — K. IvniiniNicra tcitcit. — 9. Bourrelet du corps vallnux. ~ lO, lu. l'iirlii- luniliuni' àf lu ^muiti^ tfiite. ivrôtiralc. —11, II. P.irUcs lotÂralM do cnlti- h-nte. -— M. F.xtri'iiiiti! |iuxti'rii-iir'' Ae: In srinsurn iiiterli^iipiitirique.
— 1^. Fucu iiiférieuru du Inlii- Troiilal. — 14, 11. I^iri'uiiviilutiiiii <lc lu uJsMiru de Sylviui.
— !■'>. NiTToiruclir. — lli. I'i>u|m d'^ ce UL'rf, ilt'slîiiéi' ù iiiutitrtT snTurint.' prisuialiquc cl triaHi!"l'"ri'- - ''■ ArilriPliirKil-'- r|irn.cii|i" \r iiiiiiiii: iinf, •■( 'irrriuiuliilioiis hiiUto-
l;i limitant.— IK, IN. iniisir'iiii: tirroiivuluLiuii liv lu luci- inrrriuun.' di.
CIRCONVOLUTIONS DU CERVEAC. t)7
drilalère perforé, elle se porte en dehors en longeant la scissure de Sylvins, se réfléchit une première fois pour passer horizontalement au-dessus du lobule de l'insula, puis une seconde pour se diriger en avant et en bas et reTcnir vers l'espace perforé, au voisinage du(|uel elle se termine. Dans ce long circuit, elle entoure le lobule de Tinsula en le recouvrant de ses nombreuses sinuosités. Sa partie initiale, située sur le lobe frontal, forme la lèvre antérieure de la scissure de Sylvius. Sa partie terminale, située sur le lobe postérieur, limite en arrière cette même scissure.
Pour apercevoir le lobule de Tinsula, il faut donc écarter les sinuosités de la circonvolution de la scissure de Sylvius. On constate alors : 1° qu'il forme une saillie pyramidale H triangulaire dont la base regarde en haut et le sommet en bas et en d<»dans; "1" que cette saillie est constituée par trois ou quatre petites circonvolutions, très-courtes et rectilignes, (jui se dirigent de bas en haut en rayonnant.
Le lobule de Tinsula répond à la partie externe et inférieure du corps strié dont il forme une dépendance. (Fig. 407.)
Telle est la disposition générale des circonvolutions sur les trois faces des hémisphères. On voit, en résumé, que sur chacune de ces faces elles forment trois groupes : deux groupes extrêmes composés de circonvolutions primitives ou antéro-postérieures; un groupe moyen constitué par des circonvolutions additionnelles perpendiculaires aux précédentes. — Mais les moyennes ne coupent pas les antéru-postérieures an menu; niveau. Les circonvolutions additionnelles de la face extc»rrie sont également éloignées de l'extrémité antérieure et d*» l'extrémité postérieure des hémisphères. Celles de la face internes sont plus rapproihées de l'extrémité occipitale; et celles de la face inférieure plus rapprochées an contraire de l'extrémité frontale. Les trois groupes moyens sont silués en un mot sur une ligne obli(piement dirigée de dedans en dehors, d'arrière en avant et de haut en bas, d'où il suit : ipie sur la face externe les circonvolutions antérieures et postérieures sont à peu près égales; tandis que* sur la face interne, les premières renq)ortent très-notablement sur h's secondes, et sur la face inférieure les secondes sur les premières.
11 reste ainsi bien établi (pie les circonvolutions sont réparties à la surface du cerveau d'après un type régulier et constant. Si elles varient, c'est
lubf trontal. — l'J, [\). Quatrième circunvoliitiuii de vviUi Uico,. — iO, il). Troisième circanTolution de la fare extrnie «lu lobe frontal. — !il,!2l. Bord externe «lu l«)be postf^rieur.
— a. Extrémité ^phénoïdale de ce lobe. - - i.*{. Sou exlréruilé orripiUde. — ii. C.irconvolulion de riiippociunpc. — i'). (îrocliel par lerjurl se lerjuine cette circonvolution.
— i<'t. Tronc commun des deux principales circonvoJulioiH du lobe postérieur. — iT. Bifurcation de ce tronc — i8. L'une de ses brandies «pii rejjrésente la eirconvolnlion exiornc du lobe postérieur. — ill. Antre branche du Irouc conunun, formant la circonvt»iution uiovenne de ce lobe. —M), (iirconvolutiou interne du même loin*. .*)l. (Urcon- >olutiun iiu corps calleux »e réfléchissant de bas en haut. — 'M. (circonvolution la plu> inférieure de la fnce interne des hémisphères.
68 NÉVROLOGIE.
seulement dans leurs dimensions qui diffèrent en effet suivant les races, suivant les individus et selon Tâge; dans leurs flexuosités d'autant plus prononcées qu'elles sont plus volumineuses; dans les divers détails de leur configuration, leurs anastomoses, etc. Mais toutes ces différences n'offrent qu'une importance très-secondaire. Ce qui nous intéresse dans leur élude, c'est le principe qui préside à leur répartition, à leur agencement réciproque, principe lumineux qui nous permet de les suivre dans toutes les phases de leurs perfectionnements successifs, et de les reconnaître avec la même facilité au milieu de leurs dégradations de plus en plus grandes lorsqu'on descend la série des mammifères.
Les circonvolutions sont en rapport avec les parois du crànc qui en prennent l'empreinte, d'où les impressions digitales et les éminences mamillaires qu'on remarque sur sa surface interne. Il semblerait donc assez rationnel de penser que les plus volumineuses doivent laisser les empreintes les plus profondes. Mais il n'en est pas ainsi. C'est sur la base du crâne que les impressions sont les plus profondes et les éminences les plus saillantes. A mesure qu'on remonte vers la voûte, les unes et les autres s'émoussent, à tel point que les circonvolutions de la face externe des hémisphères, plus volumineuses que celles de la face inférieure, se gravent à peine cependant sur la concavité du pariétal.
A quelle cause pouvons-nous rattacher l'inégale influence des circonvolutions sur les parois de la cavité crânienne? Cette cause, il faut la chercher évidemment dans la présence du liquide céphalo-rachidien. Celui-ci étant moins lourd que l'encéphale, tend naturellement à se porter vers la convexité de l'organe, qui tend par une raison inverse à retomber de tout son poids sur la voûte orbitidre et sur les fosses sphénoïdales. Inférieurement, les circonvolutions sont donc en contact immédiat avec les os, tandis (jue, supérieurement, elles en sont séparées par une couchii de sérosité plus ou moins épaisse; de là les impressions digitales et les éminences mamillaires si constantes et si prononcées sur la base de la cavité osseuse, si superficielles au contraire et souvent nulles sur la région opposée. Cette influence très-inégale du liquide céphalo-rachidien nous explique pourquoi les impressions et les éminences de la voûte sont les premières qui s'effacent dans la vieillesse, celui-ci augmentant alors de quantité; et pourquoi aussi ces impressions et ces éminences persistent à cet âge sur les fosses orbilaires et les fosses sphénoïdales.
En avançant que les circonvolutions se gravent sur les parois du crâne, les anatomisles avaient donc émis une proposition vraie, mais trop générale et un peu vague. Alors sont venus les phrénologistes qui, s'emparant de cette généralisation, en ont encore exagéré l'imporlance. Ils onl ajouté que les circonvolutions laissent des empreintes d'autant plus profondes qu'elles sont plus saillantes; que leur relief se traduit au dehors; que nous pou-