‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 3)Chapitre 213 sur 223 · P.LACK · texte numérisé non relu

P.LACK

CSA,

FiG. 772. — Un deux pUierâ de Vorgane de Corti.

A. Pilier externe de V organe de Corti, — 1. Son corps ou partie raoyciuie. — 2. Sou exlrémilé postérieure ou basilaire. — 3. GeUule qui en recouvre le côté interne. — 4. Son extrémité antérieure, renflée comme la précédente. — 5. Surface convexe par laquelle elle s'unit au pilier interne. — 0. Prolongement ou apophyse de cette extrémiié.

B. Pilier interne de Vorgane de Corti. — \. Sa partie moyenne ou corps.— !2. Son extrémité postérieure. — 3. Cellule qui en recouvre le côté externe. —4. Son extrémité antérieure. — 5. Surface concave par laquelle elle s'unit au pilier externe. — G. Son apophyse terminale sus-jacente à celle du pilier externe.

('.. /.-< deat pilien d". l'organe de Corti, unis par leur extrémité antérieure.

— 1,1. <U}rps on partie moyenne do ces piliers. — 2, 2. Leur extrémité postérieure.

— 3, 3. Cellule (jui en forme une dépendance. — -i, 4. Leur extrémité antérieure unie l'une à l'autre. — 5. Apophyse terminale de cette extrémité.

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898 SENS DE LOUIE.

nance. Les 3000 piliers externes, selon cet auteur, représenteraient autant de cordes tendues par les piliers internes, remplissant roffice de chevalets. Chacune de ces cordes entrerait en vibration lorsqu'un certain son lui est transmis ; et ce son elle le transmet à son tour à la-fibre nerveuse qui lui correspond.

D. — Liquides du labyrinthe oftseiUK et du laliyrlnthe meuibnMiesx.

Jusqu'en 1683, tous les anatomistes ont pensé que le labyrinthe est rempli d'air ; et comme les cavités labyrinthiques étaient fermées de toutes parts, on admit qu'il prenait naissance dans ces cavités mêmes : d'où les noms d'air congénital, iVair implanté, sous lesquels on le trouve mentionné dans les auteurs des xvi* et xvii* siècles.

En 1684, Yalsalva, le premier, annonça que le labyrinthe osseux était rempli d'un liquide transparent: f Pour ne rien omettrey dii-Wj f ajouterai, » en terminant, qu£ les parois du labyrinthe sont arrosées par une humeur » aqueuse et abondante qui entretient T humidité des metnàranes qtCil ren- 3> ferme, et dont les auteurs nont fait jusqu'à présent aucune mention, » Dans le fœtus, cette humeur présente une coloration rougedtre ; mais arec » le temps elle se dépouille de cette couleur et devient Itmpide comme de » Veau(i). » La découverte de ce liquide heurtait une opinion depuis trop longtemps accréditée pour être admise sans contestation. Vieussens s'efforça de démontrer qu'il existait de l'air dans l'intérieur du labyrinthe, et que cet air passait de la caisse du tympan danslevesfibule à travers des pertuis qu'il disait avoir remarqués sur la base de l'étrier. D'autres observateurs parlèrent dans le même. sens. Beaucoup restèrent dans le doute.

Tel fut l'état de la science jusqu'à Cotugno qui, en 1760, émit de nouveau la pensée, non-seulement que le liquide du labyrinthe existe , mais que sous l'influence des mouvements imprimés à l'étrier, il flue et reflue, par les aqueducs, de l'oreille interne dans lecràue et du crâne dans les cavités de l'oreille interne. Appelé soudainement à jouer un rôle aussi important dans le mécanisme de l'audition, le liquide du labyrinthe osseux fixa dès ce n^oment l'attention générale, et son existence ne fut plus contestée. Si Cotugno ne l'a pas découvert, il a donc contribué aie faire inscrire au nombre des faits acquis à la science : de là le nom d* humeur de Cotugno, sous lequel il est généralement connu. Mais il y a dans cette dénomination beaucoup d'ingratitude à l'égard de Valsalva, que Cotugno avait lu, qu'il cite même quelquefois, et qu'il a eu le tort de ne pas citer en cette occasion.

Le liquide du labyrinthe osseux, humeur de Valsalva , p^ri7ywpAf de Breschet, entoure de toutes paris le labyrinthe membraneux.

Sa quantité est en raison inverse du volume de celui-ci. Dans certaines

(1) Valsalva, Tract, de aure hum., 4«édit., Vcnctiis, 1740, p. 51.

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