‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 3)Chapitre 29 sur 223 · I.- h sri ll>-iciil(' 'I · texte numérisé non relu

I.- h sri ll>-iciil(' 'I

9S NÉVROLOGIE.

Dans le sillon qui sépare ces deux saillies, on observe un ruban d'aspect grisàlie, au-dessous de ce ruban la veine du corps strié, et pins prolbndémenl un second ruban d'aspect fibreux. De ces deux rubans, le premier, ou superficiel, fornre la lame cornée, et le second, ou profond, la bandektU demi-circulahe, — Comme partie accessoire, celte paroi nous présente encore le trigone cérébral qui recouvre le tiers interne de la couche optique, et h plexus choroïde qui la croise obliquemenl.

1° Corps stri<'*s.

Vu du coté du ventricule latéral, chaque corps strié revêt Taspect d'une saillie pirilorme, située en avant, en dehors et au-dessus de la couche optique. Mais cette saillie ne constitue qu'une i'aible partie de leur volume. Pour prendre une notion exacte de leurs dimensions et de leur constitution, il faut écarter les trois bords -qui circonscrivent le lobule de Tinsula, puis enlever les circonvolutions rayonnées de ce lobule, on découvre alors une masse grise, arrondie, dont la convexité est tournée en bas et en dehors. Au-dessus de cette masse se présente une couche de substanc;» blanche assez épaisse, el sur un plan plus élevé une seconde masse grise qui fait saillie sur h; plancher du ventricule lat:'Mal. Il devient ainsi facile de reconnaître :

1 Qiie le corps strié représente un ellipsoïde situé immédiatement au-dessous du corps calleux, entre la couche optique qui le limite en dedans et le lobu'e de l'insula qui le limite en dehors.

:2 Qu'il se compose de trois portions bien distinctes : une portion supérieure de couliMir grise, noyau intra-vcnlriculaire du corps strié ; une portion iulï'rieure, grise aussi, noyau exlra-ventriculaire; et une portion intf^rmédiaire, blanche ou médullaire, décrite par Vieusseiis sous le nom de (jennnuni cenlrum sennrircularey double centre demi-circulaire.

L'^ noyau intra-cenlriculaire du corps strié est épais et arrondi en avant, mince el elUlé en arrière. - Son bord interne est srpiré de la couche optique par un sillon curviligne (pi^occupenl, de haut eu bas, la lame cornée, la veine du corps strié et la bandelette demi-circulaire. — Son bord externe inégal et comme festonné répond au corps calleux. — Sa face libre, convexe el unie, fait saillie dans les ventricules latéraux. — Sa face adhérente, très-inégale, repose sur h double centre demi-circulaire.

Lorsqu'on incite ce noyau, on constate dans son épaisseur la présence de faisceaux fibreux d'autant plus nudlipliés el plus volumineux qu'on se rapproche davanlage de sa face profonde. Au niveau de celle-ci, les deux substances se pénètrent réciproquement; sur les coupe:;, l'une et l'autre prennent la forme de stries, d'où le nom de coriis striés qui leur a été donné par Willis.

Le noyau extra-ventriculaire, situé au-dessous el eu dehors du précé-

VENTRICULES LATÉRAUX. Ofl

deiil, revêt la forme d'un segment d'ovoïde. — La commissure antérieure traverse ce noyau pour aller se terminer à droite et à gauche au devant de la partie réfléchie des ventricules latéraux.

Le double centre demi-circulaire est une lame de substance blamliP située sur le prolongement du pédoncule cérébral qui se déprime de haut eo bas et s'élargit d'avant en arrière pour la former. Celle lame, plus épaisse en arrière qu'en avant, se continue en haut avec le noyau intra- Tentriculaire qui la recouvre, et en bas avec le noyau exlra-ventricidaire (jo'elle sépare du précédent. Parvenue au delà de ces noyaux, elle se décompose en un grand nombre de lamelles qui se portent dans toutes les directions et qui constituent la couronne rayonnante de Reil.

Il résulte du mode de conformation et de structure du corps strié, que cet organe se présentera sous des aspects très-diiïérents suivant la coupo à laquelle il sera soumis :

Une coupe horizontale faite au niveau de la facr inférieure du corps calleux ne découvrira que son noyau intra-ventriculaire. (Fig. 473, 1:2.)

Une coupe horizontale, un peu plus profonde, laissera voir les stries de ce même noyau et une partie du double centre demi-circulaire. (Fig. 178.)

Une section pratiquée sur le corps strié, dans une direction oblique à Taxe prolongé du pédoncule cérébral, montrera à la fois les deux noyaux et la substance blanrhc intermédiaire. (Fig. 480, 19, âO, ^1.)

Les coupes verticales et parallèles k la direction des pédoncules cérébraux donneront des résultats analogues; comme la précédenti*, elles auront pour avantage de montrer la disposition réciproque des trois parties constituantes du corps strié.

i^ (iouclics optiques.

Les couches optiques sont deux renflements voluujineux et irrégulièrement cuboîdes, situés en dedans et eu arriére des corps striés, sur le trajet des pédoncules cérébraux dont elles occupent le cùté su|)érieur eliiilerne. (Fig. 470 et 480.)

Très-rapprochés en avant, où ils ne sont séparés que |>ar réjjaisseur des piliers antérieurs du trigone, ces renflement s'écartent en arriére pour recevoir dans leur intervalle les tubercules quadrijumeaux. — On peiit leur considérer quatre faces et deux extrémités.

La fiice supérieure, blanche et convexe, fait partie du plancher des ventricules latéraux. Elle est recouverte dans sa moitié supérieure et interne par le trigone cérébral, la toile choroïdienne et les plexus choroïdes.

Lorsque ces parties ont été enlevées, on remarque vers son tiers antérieur une saillie longitudinale et oblongu*», {dus ou moins apparente, décrite par Vieussens sous le nom de corpus album subrotundum,e[ parVic^j <r\i\TsoHS celui de tuberat le antérieur de la cour he optique.

100 NÉVROLOGIE.

La face Inférieure se confond en avant avec le pédoucule cérébral correspondant. En arrière, elle est libre et présente deux petites saillies semi-ovoïdes qui portent le nom de corps genouiUés et qui se distinguent par leur position en interne et externe.

Le corps gmouillé interne, plus rapprochés des tubercules quadrijumeaux, plus saillant, mais uïoins volumineux que Texterne, se dirige obliquement en bas, en avant et en dehors. Son extrémité postérieure et interne est unie au tubercule quadrijumeau postérieur par un cordon médullaire. Son extrémité antérieure et interne forme le point de départ de la racine interne du nerf optique.

Le corps genouillé externe diffère du précédent non-seulement par sou volume plus considérable, et par sa position (|ui est à la fois plus externe et plus antérieure, mais aussi par sa couleur qui est plus blanche, et par sa direction qui est antéro-postérieure.Il est uni en arrière au tubercule quadrijumeau antérieur par un Iraclus médullaire, ordinairement peu apparent, qui contourne le corps genouillé interne. De son extrémité antérieure on voit partir la racine externe du nerf optique.

La face interne se continue en arrière avec les tubercules quadrijumeaux. Sa moitié antérieure, libre, d'aspect grisâtre, de figure triangulaire, répond au ventricule moyen dont elle forme les parois latérales.

Nous avons vu qu'au niveau de ces parois les couches optiques sont unies Tune à Fautre par trois commissures : une moyenne, grise et molle, qui leur appartient essentiellement; une postérieure (jui se termine dans leur épaisseur; une antérieure, plus considérable que la précédente, qui n'appartient ni aux couches optiipies, ni aux corps striés, et qui vient se perdre dans la partie sidiénoidale du lobe postérieur du cerveau.

La face crterne des couches optiques correspond à la face interne des corps striés dont elle ne se distinjiue du côté des veniricules (jue |)ar le sillon creusé sur la limite des deux renflements.

Ved'trênntê postérieure des couches optiques, arrondie et plus considérable que Tantérieure, est surmontée d'une saillie à large base qui a été décrite sous le nom de tubercule iwstérieur de la couche optique. Le pilier postérieur de la voûte et le plexus choroïde correspondant la contournent. C'est sur la réunion de cette extrémité avec la face inférieure des couches optiques que reposent les corps genouillés.

L'extrémité antérieure est contournée par le pilier correspondant de la voûte. L'intervalle elliptique ou demi-circulaire compris entre cette extrémité et le pilier antérieur représente l'orifice de communication des ventricules latéraux avec le ventricule moven.

Les couches optiques par leur constitution diffèrent très-notableinenl des corps striés. Dans l'épaisseur de ceux-ci, les deux sid)slances sont nettement séparées. Dans les couches optiques, elles tendent au contraire

VENTRICULi» LATERAUX.

HH

à ff m^langiT. H sViitrpmt^lenl en n'-nlité sur presque Inux les jinints. Opmilanl la substance mûduIlHiie cul plu» abomlantp f>n ilcboi-s, landis qne la substance grise prédomine en dedans. D.ins retle dpmiËre snbstxnce on peut distinfruer deux ronrhes, l'une interne, l'autre exleme.

La couche grise interne forme les parois du ventricule mojTn. Klle se cNlinae en bas avec celle du cAlé opposé en pénétrant dans les tubercules oaniillaires, qu'elle unit l'un à l'autre.

U couche citerne, plus p&le que la précédente, et beaucoup plus épaisse, «t considérée par M. Luys comiue composée de quatre centres ou noyaux, disposé sur une même ligne antéro-postérieiire, et {lont )e volume varienit de celui d'un pois à cetui d'une noisetle. Cet auteur leK distingue,

FiG. IttI

rtiimebttnjiliiiuni

lUMll.»

t>r'll.ni

I. Toberculf* iiiiadrijmiicaux. - i. Viilïuti' ili' Vii'u*: iiut*rirtini. — l. Partir «ipi-ririiri' i\f* yti\nma\itr.rT>-Mifui. hhiji'i». — .'>- Parlip *iipi'nrare ilnt pt^onculm ci-rébraiix. — tî. Sillun littéral dr l'irllimn Ak l>iii;iiphal«. — 7. Hubiu de Reil. — 8. &inlun iHi™lu Ar* triilrn aux ciirps ijeiiouiltiii inlernen. — 9. Calahiip de la valvulR do Vicinueii». — 10. Lamrllr ff\*a ili- Ui ïbItiiIc da Vieuiten*. — II, Fibre» poM^rieum du faisccBU Iri.toRuUire dR l'iulhiiiR. — 11!. Fibrr* RU|i^rieiin>« dci p^dmcnlM CFrébclleuK inuirens. — 13. Crnlrr iiii^iluIlBirp du rartel?! — 11. Cort»» rkomboidal. - (5. Comniiisurr postérieure ilu errvpau. — lli. Pédonruli» Hup^rimin lie bllaide pitiéale. — 17. Glande pinéale. — 18. Tuherriil.- postérieur de» couche» iiplinpa. — 19. Leur tubercule antérieur. — M. Lame cornÉe. — 31 . Veine du cnrpn «trié. - S. Pilieri antérieurs du trigone. — 23. Corpn slriéi. — 84. Cloisoii Iransparenie,

UH NKVROLOGIE.

d'après leur situalioii relative et les attributions propres à chacun irenx, en antérieur ou olfactif, moyen ou optique, médian, et postérieur ou acoustique. Le médian serait plus spécialement en rapport avec les tubes nerveux affectés à la sensibilité générale. Réunis, les quatre noyaux feraient de la couche optique le sensorium commune. Nous discuterons ce point d'anatomie et de physiologie lorsque nous aurons à déterminer les connexions des diverses parties du système nerveux central. Ici je me contenterai de faire remarquer qu'une distinclion si nettement formulée laisse supposer une ligne de démarcation entre les noyaux précédenuncnt mentionnés; or, il n'en est pas ainsi.

A la partie postérieure de la couche optique, entre celle-ci et le pédoncule cérébral, on remarque un petit noyau de substance grise, souvent peu distinct : c'est le VQyau de Stilling, Volire supérieure de M. Luys.

3" Lann' cornro.

lia lame cornée, située à la superficie du sillon qui sépare le corps strié et la couche optique, esl un ruban grisâtre, mince, étroit et demi-transparent. Tarin, qui a décrit celte lame sous le nom de frenulum nocum, la comparait pour son aspect et sa consistance à la cornée de l'cril. Il a ainsi beaucoup exagéré sa résistance, que Vic(i d'Azyr, d'une autre part, a un peu trop méconnue lorsqu'il a considéré cette bandelette conune une couche de substance grise. (Fig. i7G.)

La laiyeur de la lame cornée esl de i à 3 millimètres. — Son extrémité antérieure correspond à celle du sillon qui sépare la couche optique du corps strié; en arrière elle se perd insensiblement sur l'extrémité postérieure du même sillon.

Sa lare supérieure est libre. Sa face intérieure recouvre dans toute son étendue la veine du corps strié.

La lame cornée est une dépendance de la membrane ventriculaire. Si elle diffè e de celle dernière, c'est seulement par son épaisseur plus considérable, SI plus grande résistance et sa teinte opaline.

1° naiidclctlt* diMni-iiniilain'.

La hftnflelette demi-cirrulfdre, ou tienia sfmicircularis, est un second ruban, situé dans le sillon de séparation de la couche optique et du corps strié, au-dessous de la lame cornée. ^Fig. i80.)

(lonstituée par im faisceau de fibres médidlaires, celle bandelette embrasse à la manière d'un lien toule la gerbe libreuse qui rayonne du pédoncule c.'rébral et d » la couche optique vers rh-'uiisphère.

Klb» répand : en ha it, à 1 1 veine du corps strié qii la sépare de la lame cornée; e.i bis, à celle lirge coache médulliire qui forme le double centre demi-cirrnlqii^ rfe Vieussens.

Ses extréinilés sont encore un objet de contestation pour les analonilstes. Ea avant, on la voit se perdre dans la substance grise de la couche optique. Selon Longet, elle se bifurque pour se rendre en partie dans celle couche, en partie dans le pilier anlérieur de la voûte. M. Luys dit l'avoir suivie jasque dans le noyau gris anlérieur ou olfactif de la couche opti(}ue. — Son extrémité postérieure s'épanouit en un large pinceau de fibres qui s'étalent sur la paroi supérieure de la portion réfléchie des ventricules et qui se perdent très-manifestement dans la substance grise du crochet terminal de la rircoofvolutiou de Thippocampe. (Fig. Vii^ 11), !20.

Selon M. Foville, la bandelette demi-circulaire partirait en avant de l'espare perforé et se terminerait en arrière au même espace,

r»« i*li*xiiH l'horoïdpji.

Les plexus choroïdes des rentricales latéraux- forment une dépendance de la pie-mère extérieure, qui pénètre dans ces cavités par leur portion réfléchie, sous la forme de deu\ cordons rougcAtres. (Fig. 479, 9.)

Ces plexus se portent d'abord en haut, en arrière et en dedans, parallèlement à la corne d'Âminon qu'ils recouvrent en grande partie, puis honionlalement en avant, jusqu'au niveau des trous de Monro (pi'ils tra- Tfrseot pour aller se continuer avec le sommet des plexus choroïdes du fentricule moyen. On peut les comparer à un cùne très-allongé et contourné en S italique, dont la grosse extrémité, dirigée en bas, se continue avec la pie-mère extérieure, tandis que son sonunet, tourni* en avant, vient $*adosser sur la ligne médiane à celui du côté opposé. Fig. i75, 2.)

L'adhérence établie d'une part entre le toile choroidienne et le plexus fhoroîde, de Tautre entre ces mêmes parties et la membrane venlriculaire, intercepte toute commuuication entre les ventricides latéraux et le ventricule moyen, au niveau des bords du trigone.

Les plexus choroïdes sont composés, comme la toile choroldieene, par un lacis de capillaires artériels et veineux. Mais on observe en outre dans leur épaisseur et à leur périphérie des granulations grisâtres qui en augmentent beaucoup les dimensions. Farmi ces grannlatioiis, les unes sont de simples vésicules contenant un liquide opalin el des granules; d'autres sont formées par une substance disposée en couches concentriques.

Les artères des plexus choroïdes naissent de deux sources principales,: l' inférieurement, du tronc même de la carotide inlerne, au moment où elle sort du sinus caverneux, el quelquefois aussi du tronc de l'artère cérébrale moyenne ; 2" de l'artère cérébrale postérieure, lorsqu'elle arrive à la partie supérieure el antérieure du cervelet. — Le rameau qui émane du tronc carotidien est unique el assez volumineux, c'est Varlère cliomdievne inférieure, — Ceux qui parlent de la cérébrale postérieure sont

[TROLOQIE.

toujours mulliplcs; ils Forment lenarlires choroiilienneu mp^ieitres enminnnos is, la loib rhnroîdlemiG et wn phtxti!< rliomidcs.

La veine |iritiri|iale des plenus choroïdes serpente sur leurs [Mi'tie.i latérales; elle se termine dans la veine du corps slrii'.

b. Partie moyeniif ou rfflêchie des ventrimles latéraiw.

La partie réfléchie des venlriniles liiti-rdui, partie inférieure du mmt circumpédoiirutfiire, appi^l^e aussi corne Inlfirale, cor»e spliênoïdak, est' aplatie du haut eu bas et de ilehors en dedans, de telle sorte qu'elle contourne la racine lie rhémisphf>re non par ses liices, ronnne la (iorlion su- |i6rieure, mais par ses bord^. ■

Vexiréittilè inférieure tie la ]nii-liini ^|iln'TiiiïdiiU' ile>. venlilndes laté-

LairAi»3

Fig. mi. — t. Partie réflécliii' ou flpbénujdalo îles vtitilricul'^s laléraux.^-S. Coma mon, — 3. Bandelette blanche de riiippi>cum|]e, ou curps freiigii.— J. Sa banilotette grli^ ou corpi godronné. — 5. CircuiKolutioii de riiippocainpn dont le uronhel terminal tinuf< avec les deux handdeUfs prérMeiilca. — 6. Cavité digitale. — 7. Coupe ilc la cora^ d'Amman, — 8. Coape du hnurrelet du corps calleux. ^

Fig. m^. — 1. ExU^miLé inrérieiiri? de la corne d'Aoïinoii, turberculcs qirrin renuiWi que aur sun burd libre ou externe. — '1. Sa bandelette blaaubt, ou corps Lurdé.-

nux s'avance jusqu'au voisinage de la scissure de Svivius, donl la sépare un intenalle de i^ millimètres environ.

Son extrémité supérieure se continue avec les cornes frontale et occipitale du ventricule.

Son bord interne, concave et plus court, embrasse la couche optique et U partie correspondante du corps strie. Il présente une fissure curviligne limitée : en haut et en dedans, par la face inférieure de la couche optique elle pédoncule cérébral; en bas et en dehors, par la circonvolution de rhippocampe. Cette fissure constitue la partie latérale de la grande fente cérébrale. Elle est comblée par la pie-mère qui passe transversalement sur elle, et qui supprime ainsi toute communication entre la corne sphé- Doîdale et le confluent central du liquide sous-arachnoïdien. C'est au moment où la pie-mère pjtsst» sur cette partie» latérale de la fente cérébrale qu'on voit se détacher de sa (ace profonde les prolongements destinés aux ventricules latéraux. Ceux-ci pénètrent de chaque côté dans la corne sphénoldale, par la fente correspondante, en se fasciculant pour former les plexus choroïdes.

ht bord externe Ae la portion réfléchie décrit une courbure parallèle à la branche externe ou obliquement ascendante de la scissure de Sylvius.

^ paroi supérieure, tournée en bas, en dedans «'t en arrière, est formée parla partie latérale ou descendante du corps calleux. Klle a été décrite par Red sou? le nom de tapetuni, et par Vicq d'Azyr sous celui iVétui de ^hippocampe.

\a paroi inférieure, tournée en haut, en dehors et m avant, nous ofl're à considérer: l'une saillie curviligne et cylindronle qui constinue la corue iAmmon; !2* le corps franné; ',V le corps godronné; \" la partie la plus large de plexus choroïde.

Li corne d*Anntêon, pied d'hippocampe, f/rfnnl hippocampe, corne de Mier, est une saillie cylindroide, denii-circnlaire, concave en <h*dans, fonvexe en dehors, plus large et plus épaisse, à son extrémité inférieun», oii elle présente ordinairement trois ou quatre et queUpiefois ciiKf bosselures que séparent des dépressions superficielles. — Par son extrémité supérieure, la corne d'Ammon, beaucoup moins volumineuse, se confond : avec le pilier postérieur du trigone en avant, ave*^ le bourrelet du corps calleux en haut, et avec la bas<» de l'ergot «h» Morand en arrière.

On voit quelquefois au-dessus et en dehors de la corne d'Ammon une

bandelette grélo, ou corps godronné. - i. Partiir iuft'riiMin* il<> la circonvolution ilc rhippocampe.— 5. Croohcl de vHU' circonvolution. — (\. Coup** dr la cornr irAmmon.

Fig. 481. — 1. Coupe de la corne d*.\mmon. — i. Lainelle blanche qui sépare le corps godronné de la circonvolution de rhippocampe. — '.\. (A»uche grise de cette circouvfdulion se continuant fivec celle de la corne d'Annnon, et montrant que cette saillie n'est qu'une circonvolution retournée. - i. Croupe du corps godronné. — ô. Lamelh^ blanche située dans Tépaisseur de la couche grise de la corne d'Ammon. — (i, T». (^)uche blanche ou superficieUe de la corne d'Auunon. — 7. Coupe du corpa bordé.

lOfi NÉVHOLOiîlE.

aiilre éiiiiiioiice mentionnée par Malacarne sous le nom de cuissart, el par Meckel sous celui d'émineuve collatérale; elle a été considérée par Vicq d'Azyr comme Vaccessoire du pied dltippocampe.

Le corpfi frangé, corps bordé, corpus finihriatum, tœnia ou bandelelte de V hippocampe, est situé au devant de la corne d'Arnmon, sur le prolonîîement des piliers postérieurs de la voûte dont il forme une dépendance. Il présente la forme d*un trianfrle curvili«j;ne, très-aIlonj,'é, dont la base, tournée en haut et en dedans, se continue avec le pilier postérieur correspondanty et dont le sommet, diri.u^é en bas et en avant, se termine au nivcciu du crochet de la circonvolution de rhippocampo. — Le bord antérieur ou concave de ce petit triangle médullaire répond au corps strié et à la couche optique. Sou bord postérieur, convexe et plus long, se continue avec la lame blanche ou périphérique de la corne d'Ammon. (Fig. 4^2, 3.)

Le corps godronné, corps deuté, bandelette dentelée, fascia dentatUy est une bandelelte de substance grise, siluée aussi *^ans la courbure de lu corne d'Ammon, immédiatement au-dessous el en arrière du Uenia de riiippocampe, qu'il faut soulever pour l'apercevoir. Celte bandelelte, trèsbien décrite mais mal représentée par Tarin, répond par ses deux faces et par son bord postérieur à un3 lamelle blanche ((ui part du bord convexe ou adhérent de la bandelette de riiippocampe et qui Ii contourne en la séparant du noyau gris de la corne (fAunnon. — Son bord antérieur présente douze ou tpialorze pi'tiles échancrures ipii lui donnent un aspect denté ou festonné. — Kn haut, elle se conliime avec la substance grise de la circonvolution du corps calleux, immédiatement au-dessous et en arrière du bourrelé! de ce corps. ^ Kn bas elje se perd dans la couche corticale du crochet par lequel se termine la circonvolution de Fhippocampe. (Tig. 48:2, i.)

La corne d'Ammon, la bandelelte de riiippocampe et le corps godronné sont trois parties «lilférentes d'un même organe. Pour prendre une idée exacte de leurs coanexions, il convient, à l'exemple de Vicq d'Azyr, de pratiquer sur la portion rélléchie du ventricide latéral des coupes perpendicid.iires à sa direction; on reconnaîtra alors facilement:

l" (Jue la corne d'Ammon, ainsi (jue l'ont très-bien démontre les frères * \\ cnzel, n'est qu'une circonvolution retournée, de telle sorte que sa parlie médullaire, d'enveloppée qu'elle était, est devenue enveloppante;

"2" (Jue la banileletli' de l'hippocampe est attachée par son bord adhérent au bord libre et incliné en diMlaas de celte circonvolution ;

*)' Que le corjjs godronné se trouve logé dans la concavité de sa face interne ;

i*» Que la lame blanche de sa face convexe se conliime en dehors avec celle qui forme la paroi suj)éi ieure de Li corne sphénoïdale, en dedans avec la bandelelte de rhippocanqie-;

,V Que la lanie médullaire, appliquée* sur sa face coiuave, se conliiiue aussi avec la bandelette précédente, et qu'après avoir contourné la face supérieure, le bord postérieur et la face inférieure du corps ^otlronné, die vient s'unir à celle qui recouvre la face ventriculaire de la circonvolution de rhippocainpe, ainsi que Ta fait remarquer M; I.éliit ;

6' Que Tenveloppe formée par la réunion de ces laines décrit dans son trajet deux courbures, Tune dont la cavité regarde en dohors et qui renferme la substance grise de là circonvolution retournée, Taulre dont la roncavité regarde en dedans et dans laquelle se trouve encadré le corps liodronné : sur les coupes transversales, ce trajet est accusé par un liséré blanc qui se contourne à la manière d*un S italique. (Fi|r. iXi.)

c. Partie postérieure ou occipitale drs rcutricules lat(^rau.v.

La portion postérieure des ventricules latéraux, plus connue sous les noms de cavité digitale, de cavité ancyroide, représente un prolongement, une sorte de diverlicule du canal circumpédoiicnlaire, cpji se détache de celui-ci au moment oj il change de direction. Né an niveau et en dehors du bourrelet du corps calleux, ce prolongement se porte directement en arriére en décrivant une légère courbure à concavité interne, et jic rétrécit peu à peu pour se terminer en pointe, à une distance tantôt Irès-rapprocliée et tantôt assez éloignée de l'extrémité postérieure iU's hémisphères cérébraux. (Fig. 417.)

La cavité digitale varie beaucoup dans sa capacité, iMui-seidemenl chez les divers sujets, mais d'un côté à Tautre. Chez quelques individus elle se prolonge jusqu'au sommet de rhémisphère ; chez d'autres elle en reste séparée par une distance de plus ih» '\ centimètres.

La paroi supérieure de cette cavité est formée par la corne postérieure du corps calleux.

Sur sa paroi inférieure on remanjue une saillie conoide cpii oflVe la plus grande analogie avec la corne d'Animon, e! qui est produite aussi par une circonvolution retournée.

l'ne anfractuosité profonde et anléro-postérieure, située sur le proh>ngement du corps calleux, correspond en dehors à cette saillie, (|ui fut d'abord appelée émineuce unciforme, colliculus^ uuf/uis^ éperon, et qui a été bien décrite en ITii par Morand sous le nom d'cnjoty dénomination sous laquelle elle est généralement connue depuis cette épo(|ue. Vic(| d'Azyr, pour rappeler ranal')gie d'ori/ine, de forme el de (!f)nstilution quelle présente avec le grand hippjcampe, a proposé de la nommer petit hippocampe.

L'ergot de Morand présente, comme la cavité ancyroule, une courbure dont la concavité regarde en dedans. -- Sa face supi''rienre, convexe, est recouverte par la corne postérieure du corps calleux qui se moule s\\v

1 08 NÉVROLOGIE.

lui. — Sa face iiirérieure se confond avec la paroi correspondanle do la cavité ancyroïde. — Sa base se continue avec le bourrelet du corps calleux et la corne d'Ammon. — Son sommet est en général légèrement arrondi. (Fig. 473.)

Son volume n*est pas toujours en rapport avec les dimensions de la cavité qu'il occupe; on voit assez souvent une cavité ancyroïde de grandes dimensions renfermer un ergot très-petit.

De forme ordinairement très-régulière, il présente quelquefois des dépressions transversales ou un sillon longitudinal qui le divise en deux parties, l'une supérieure et l'autre inférieure.

Sur 51 sujets, les frères Wenzel en ont compté 3 chez lesquels le petit hippocampe n'existait ni d'un côté ni de l'autre, et 2 qui n'en présentaient aucune trace d'un côté seulement. Longet a aussi constaté son absence. Meckel affirme au contraire que son existence est constante.

L'ergot de Morand est formé à sa surface par une lame blanche, et plus profondément par une lame de substance grise, qui se continuent l'une et l'autre avec les couches correspondantes des circonvolutions voisines. Une coupe perpendiculaire à sa direction démontre clairement qu'il doit être considéré comme une circonvolution retournée. (Fig. 172.)

H. — Membrane qui revêt ks parois des ventricules.

Les parois des cavités ventriculaires sont tapissées par une membrane extrêmement mince, transparente, offrant une résistance très-inégale.

Par sa face externe, cette membrane adhère d'une manière assez intime îi la substance blanclie ou grise sous-jacenle. Le procédé le plus sûr et le plus simple pour constater son existence consiste à détacher ces substances de manière à l'isoler complètement sur une partie de son étendue. Au niveau du sillon qui sépare le corps strié de la couche optique, elle se trouve du reste naturellement isolée, puiscjue la lame cornée qui en forme une dépendance ne repose que sur une veine à laquelle elle adhère à peine. — Sa face interne est lisse et unie comme celle des membranes séreuses.

Sur les côtés du trigone cérébral elle se continue, d'une part avec la toile choroïdienne, de l'autre avec les plexus choroïdes : d'où il suit que les ventricules latéraux ne communiquent avec le ventricule moyen que par les trous de Monro.

La men\brane venlriculaire est formée par une trame extrêmement mince et déliée de tissu conjonctif sur laquelle s'étale une couche épithéliale. Gel épilhélium se compose de cellules cylindriques sur la base desquelles on observerait des cils vibratiles suivant plusieurs auteurs; mais il ne présente le type vibratile que sur Taqueduc de Sylvius et le plancher du quatrième ventricule.

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