FONCTIONS DE LA MOELLE ÉPINIÈRE
postérieures et qui traversent la dure-nièrc pour se rendre dans les plexus veineux intra-rachidiens ; 2^ deux troncules ou veines principales parallèles aux artères, dont Tune est antérieure et l'autre postérieure.
D. — Fonctions de la moelle épinière.
Lanioelle épinière remplit deux grandes fonctions : d'une part, elle transmet aux nerfs moteurs les incitations parties de Tencéphale, et à l'eneéphaleles impressions que lui apportent les nerfs sensitifs; de l'autre, elle possède une action qui lui est propre. Elle joue en un mot le rôle d*oifanc conducteur et celui d'un agent nerveux.
a. Delà moellt épinine comidéréo comme organe conducteur.
Lorsqu'on divise transversalement la moelle chez un vertébré, les impressions recueillies par les nerfs sensitifs ne sont plus transmises à l'encéphale, et les incitations émanées de cet organe ne sont plus transmises aux muscles. La physiologie expérimentale chez les animaux, Tobservation clinique chez l'homme, démontrent donc sa conductibilité. Envisiigée sous ce point de vue, elle se comporte comme les nerfs, et peut être considérée, avec les anciens, comme le plus gros nerf de Téconomie.
liais il ne suffit pas de savoir qu'elle est parcourue en sens inverse par les impressions sensitives et les incitations motrices. Il importe de connaître la voie que suivent les unes et les autres. Pour découvrir cette voie, deux séries d'expériences olit été instituées : dans la prennère, on soume» à l'action des excitants les diverses parties de la moelle; dans la secoiule on coupe transversalement et successivement ces mêmes parties.
i* Phénoinènes qui se produisent sous l'influence' des excitants. — Les physiologistes ont tour à tour soumis à l'action lU^i^ excitants la substance Ijris?, les cordons antéro-latéraux et les cordons postérieurs. De Tensemble des faits observés découlent les trois propositions suivantes :
La substance ^rise est insensible à l'action des excitants; quelle que soit la nature de ceux-ci, que leur action soit faible ou énergique, qu'ils laissent sur elle par simple contact ou <|u'ils la violrntent au point de la détruire, elle reste toujours complètement inexcitable.
Les cordons antéro-latéraux répondent aux excitants par des secousses ou contractions musculaires. Mais il importe que ces excitants soient suffi- ^mment énergiques; trop faibles, ils ne permettent pas de constater leur excitabilité, d'où Terreur où sont tombés quebjues expérimentateurs, et parliculièrement M. Chauveau, (|ui l'ont niée, les procédés mis en usage pour la constater étant insuflisants.
Les cordons postérieurs sont excitables aussi. Leur excitabilité se traduit
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par des phénomènes de sensibilité et par des contractions musculain Mais ces contractions, toujours directes lorsqu'on excite le cordon antér latéral de la moelle, se produisent ici par un mécanisme bien différent; sensibilité vivement éveillée détermine dans Tencéphale une réaction q se manifeste par des secousses musculaires.
Ces premières données de la physiologie expérimentale sembleraic nous faire pressentir que les deux cordons possèdent des attributions d férentes. Si nous voulions défmir leurs fonctions sur ces seules doônéi nous serions conduits à admettre que les cordons àntéro-latéraux repi sentent la voie par laquelle passent les excitations musculaires ou ceni fuges, et les cordons postérieurs celle que suivent les impressions sen tives ou centripètes. Telles furent en effet les conclusions que formi Ch. Boll en 1814, conclusions que vinrent confirmer les remarquabl expériences de Longet en 1841, et qui furent acceptées sans conteste ji qu'en 1855. On pouvait les considérer comme définitivement acquis^ lorsque de nouvelles expériences instituées par M. Brown-Séquard à ce époque établirent péremptoirement qu'elles n'étaient pas fondées.
2*. Phénomènes qui se produisent sous l'influence des coupes parUeU — On avait pensé jusqu'alors que la substance blanche était seule affeci à la conductibilité; et Ton admettait que les cordons antéro-latéraux ce duisent le principe incitateur des mouvements, et les cordons postériei les impressions sensitives. Mais l'étude des fonctions de la moelle à Tai des coupes partielles démontre que la première de ces opinions était ti absolue et que la seconde était erronée. Cette nouvelle série d'ex| riences nous a fait connaître avec beaucoup' de précision les attril tions qui sont propres à la substance grise et celles des cordons antéi latéraux.
La substance grise, qu'on avait crue dépourvue de toute conductibili joue un double rôle conducteur : elle transmet à la fois les excitations c< tripètes et centrifuges, exclusivement les premières, partiellement secondes. Deux expériences de M. Brown-Séquard semblent prou^ très-nettement qu'à elle seule est attribué l'usage de conduire jusqi l'encéphale les impressions sensitives. Cet auteur divise transversa ment, sur un mammifère, la substance grise en respectant les corde postérieurs de la moelle ; aussitôt les parties sUuées en arrière de Tin sion sont privées de toute sensibilité. Pour faire la contre-épreuve de ce expérience, il coupe les cordons postérieurs, et constate que non-seu! ment la sensibilité n'est ni affaiblie ni diminuée, mais qu'elle devient.pl vive. Ces deux expériences, répétées depuis 1855 par un grand noml d'observateurs, ont constamment donné les mêmes résultats.
Le rôle qu'on attribuait autrefois aux cordons postérieurs apparti< donc en réalité à la substance grise. Quelques physiologistes cepend;