CONSTITUTION DE VWE CÉRÉBRO-SPINAL
I est composé de fibres médullaires qui naissent de la substance cendrée t des deux hémîsphf^res (i). »
Ainsi, selon Willis, Malpighi, Vîeussens, dont les recherches parurent dans la période qui s^écoula de 1680 à 1690, et selon aussi quelques autres obsenrateurs contemporains et d'un mérite non moins éminent, parmi lesquels je dois citer Ch. Fracassati, une indépendance complète existerait entre les fibres qui rayonnent de la moelle allongée vers le cerveau et relies qui composent le corps calleux. Les unes et les autres s'épanouissent par leurs extrémités dans la substance corticale périphérique, en sorte que Willls a pu dire : c Ubi corpus callosum desinere putatur, me- I dolla oblongata incipit, >
L'indépendance des fibres du corps calleux, proclamée d'une voix unamme par cette forte génération d'analomistes, a été admise sans contestation par les auteurs du xviii* siècle. Au commencement du xix*, Reil, dont les travaux ont obtenu un si grand et si légitime retentissement, se rallia aussi à celte opinion, que Gall et Spurzheim, quelques années plus tard, s'approprièrent en quelque sorte en la généralisant. Pour ces auteurs, la substance médullaire de l'encéphale se compose de deux principaux poupes de fibres :
1* D'un groupe de fibres divergentes étendues de la moelle à la subsiaaee corticale, représenté par les pédoncules cérébelleux inférieurs pour le cervelet, par les pyramides antérieures pour le cerveau ;
t D'un groupe de fibres convergentes qui a pour point de départ la couche corticale périphérique, et qui est constitué, par les pédoncules cérébelleux moyens et la protubérance pour le premier de ces organes, par le corps calleux et les autres commissures pour le second.
Mieux formulée, cette opinion acquit une importance plus grande. Mais elle ne devait pas briller longtemps de ce nouvel éclat. L'impulsion communiquée à l'étude du système nerveux par les travaux de Gall et Spurzheim fit naître des doutes dans quelques esprits sur la réalité des fibres eonvergentes, et bientôt l'existence de ces fibres fut niée, puis ardemment combattue.
Tiedeman, le premier, entrant dans celte voie, avança qu'il n'existe dans le cerveau qu'un seul ordre de fibres dont les pédoncules cérébraux sont la source commune; que ces pédoncules s'écartent en éventail; (|u'ils se recourbent pour former les hémisphères et circonscrire la cavité cérébrale ; qu'ils se portent ensuite de dehors en dedans, se rapprochent, se soudent Tun à l'autre sur la ligne médiane, et constituent ainsi le corps calleux. — Selon M. Foville, ces pédoncules, au niveau des
(t) « Ventrieulonim totam fere cameram caUosuni corpus efTormat : parietes vero ex » medaUaribus flbriUis consiruuntur, que binorum cerebri hemispherionim cinerea sub- * sUntia emergunt. • (R. Menssenif De cerebro liber , dan^ Hiblioth. anat. Mangétit t. Il,
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