RAPPORTS DES NERFS
OU inférieurs, etc. Dans chacun de ces groupes d*organes, nous trouvons en effet des parties sensibles et des parties contractiles. La répartition des fibres primitives aiïectées à la sensibilité et de celles affectées à la raotilité se fera d'autant mieux que chaque cordon, chaque branche, chaque rameau renfermera sous la même enveloppe les unes et les autres : celles qui transmettent les impressions allant se terminer dans la peau ou les muqueuses lorsqu'elles les rencontrent; celles qui transmettent le mouvement se distribuant de proche en proclie aux muscles échelonnés sur leur route. Admettons pour un instant que ces fibres primitives se portent isolément de leur origine à leur terminaison; leur extrême ténuité leur permettra-t-elle de résister aux tiraillements qui résulteront pour elles, d'une part, des variations de volume des organes de la vie nutritive, de lautre des variations de longueur, de rapports et de position des organes de la vie animale pendant la durée des contractions musculaires? Non, assurément; de là pour elles Tutilité de leur réunion en faisceaux. Ainsi les fibres primitives s unissent pour mieux résister; et les troncs résultant de cette union s'unissent à leur tour pour échanger en quelque sorte certaines fibres qu'il sont en surabondance contre certaines autres qui leur manquent.
D. Rapports dem nerfs.
Les nerfs affectent des rapports importants avec les os, les muscles, les vaisseaux sanguins, les vaisseaux lymphatiques et les principaux organes de la vie de nutrition. Tous ces rapports sont remarquables par leur fixité. Il est extrêmement rare de voir une branche nerveuse varier dans sa situation et sa direction. Sous ce point de vue, l'appareil de Tinnervalîon diffère essentiellement de celui de la circulation, où les anomalies d'origine, de trajet, de rapports, se montrent si fréquentes.
l** Supports des nerfs avec les os. — Ils sont en général peu étendus, ^prés avoir traversé les trous de la base du crâne et ceux de conjugaison, h plupart des troncs nerveux s'éloignent des surfaces osseuses dont ils se trouvent séparés par les plans musculaires. Ce fait général comporte toutefois un assez grand nombre d'exceptions : ainsi tous les rameaux qui ▼ont se distribuer aux organes de la vie nutritive rampent dans une assez longue étendue sur la face antérieure du rachis; d'autres, comme les nerfs intercostaux, sont logés dans les gouttières de la face interne des côtes; d'autres traversent des canaux osseux, par exemple, les nerfs sous-orbitaires, maxillaires inférieurs, facial, auditif, etc.; quelques-uns contournent un levier osseux comme le nerf circonflexe de l'aisselle ou le nerf radial. Ces rapports peuvent avoir pour conséquence une lésion du tronc nerveux, lorsque la surface osseuse correspondante devient le siège de quelque grave solution de continuité, ou même d'un simple déplacement :
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rie là des déchirures et des paralysies, ou bien de simples tiraillements et un trouble momentané dans la sensibilité et la motilité.
2* Bapporte 4m wàmrU avec le* mwimeiem. — Les principaux tronCS OCCO-
pent les grands interstices musculaires; les troncs secondaires ou las branches cheminent entre les divers muscles d'un même groupe ; les rameaux marchent dans l'épaisseur des divers faisceaux d'un même musde, et les filaments entre les fascicules de celui-ci.
La direction des troncs et des branches est parallèle à celle des muscles. Hais les rameaux, en pénétrant dans ces derniers, leur deviennent obliques, et les filaments d'autant plus perpendiculaires qu'ils sont plus ténus. Remarquons en passant combien cette transition graduelle de la direction parallèle des deux systèmes à une direction réciproquement perpendiculaire est en harmonie avec l'extrême délicatesse de Tun à ses dernières divisions, et les fonctions de l'autre. Parallèles aux fibres musculeuses, les fibres nerveuses primitives se trouvaient associées à toutes leurs variations de longueur, et par suite aux plus funestes tiraillements ; perpendiculaires à ces fibres, non-seulement elles ne sont pas exposées à un allongement forcé et périlleux, mais encore elles se raccourcissent, et se raccourcissent d'autant plus, que les contractions sont plus violentes.
Rarement on voit un tronc nerveux traverser un faisceau musculaire; le nerf musculo-cutané passant au travers du' coraco-huméral, le spinal traversant le stemo-mastoldien, le sous-occipital traversant le trapèze, sont autant d'exceptions, dont la rareté s'explique par la direction parallèle de ces deux ordres d'organes. Mais ce qui est rare pour les troncs cesse de l'être pour les rameaux et les ramuscules : ainsi les muscles intercostaux externes sont traversés par un assez grand nombre de ramifications parties des nerfs correspondants; d'autres ramifications traversent les trois plans superposés de la paroi antérieure de l'abdomen pour se porter à la peau; d'autres, le couturier, le psoas, le grand pectoral, les peauciers, etc., tous ceux qui vont se perdre dans la muqueuse du tube digestif, se tamisent en quelque sorte à travers sa couche musculaire. Pour livrer passage à ces rameaux nerveux, les fibres de chaque muscle perforé s'écartent au-devant d'eux; nulle part on n'observe ici ces anneaux fibreux qui protègent les artères dans leur trajet à travers les plans musculaires.
3® BapporUi deii mertm mwee le* TAlsfleavs midsiiIim. — Les veineS SOUt OU
général plus superficielles que les artères, et les nerfs plus superficiels que les veines. Lorsqu'ils se trouvent situés sur le même plan que ces dernières, comme les nerfs radial et cubital à l'avant-bras, ils sont plus éloignés de Taxe du membre. De ces trois ordres d'organes, les cordons nerveux sont donc ceux qui se présenteront les premiers aux regards du chirurgien dans les opérations qu'il est si souvent appelé à pratiquer : et comme ces cordons, varient peu dans leurs rapports, et contrastent par