STRUCTURE DE LA SUBS FANGE GRISE
unes ne dépasse pasO^^yOâ; pour d'autres il s'élève jusqu'à 0""",i2 et 0"",14. On peut donc les diviser en grosses, moyennes et petites. Sur le même point, du reste, les trois ordres de cellules peuvent se trouver réunis; mais dans certaines répons les grosses se montrent en plus grand nombre: ailleurs ce sont au contraire les petites qui prédominent. — Le noyau est en général proportionnel à leurs dimensions.
Leur forme ne présente pas moins de variété que le volume. Les cellules, en effet, donnent naissance à des prolongements ; or, leur mode de configuration est en grande partie subordonné au nombre de ceux-ci. Les unes ne possèdent qu'un seul prolongement; d'autres en possèdent deux, ou plusieurs : d'où les noms de cellules unipolaireSy bipolaires, tripolaires et multipolaireSy sous lesquels elles ont été distinguées. Les cellules unipolaires sont arrondies ou piriformes; les bipolaires, allongées ou fusiformes ; les tripolaires, plus ou moins triangulaires. Les multipolaires affectent une forme étoilée.
On a cm longtemps qu'il existait en outre des cellules privées de tout prolongement, et quelques anatomistes le pensent encore. Mais l'existence de ces cellules apolaires est aujourd'hui justement contestée.
Les prolongements cellulaires, quelquefois assez larges à leur point de départ, ne tardent pas à se rétrécir très-notablement, en sorte qu'ils ont pour caractère commun leur extrême ténuité. Quelques-uns se divisent et subdivisent dans leur trajet. Formés de la même substance que les cellules, ils participent de la mollesse et de la fragilité de celles-ci, d'où il suit que lorsqu'on veut procéder à leur étude, on les déchire et les détruit en trèsgrand nombre; le plus souvent môme aucun n'échappe à cette ruine générale. Il est donc extrêmement difficile de les suivre. Cependant les re cherches faites sur ce point ont démontré qu'ils peuvent être partagés en deux ordres. Les uns se rendent d'une cellule à une autre ; ils forment avec celles-ci, lorsqu'ils se multiplient, une sorte de réseau. Les autres vont se continuer avec les tubes nerveux dont ils constituent l'origine.
b. Tnkes nerveux. — Les tubes neneux, ou fihref^ nerveuses, se composent aussi de deux parties : d'une partie contenue et d'une pîirtie contenante. — La partie contenue n'est autre chose qu'un prolongement de cellules; elle forme l'axe de la fibre nerveuse, d'où les noms de cylinder ojciSy de cylindre de laxe, de cylindre-axe et de filament axile, qui lui ont été donnés. Ce fdament est transparent, cylindrique ou im peu aplati, solide mais très-souple; il offre en général un aspect homogène, très-rarement un aspect finement granulé ou fibroide. Selon Schultze, cojiendant, les stries longitudinales seraient constantes, et le cylindre-axe serait décomposable en fibrilles élémentaires, opinion qui a été justement contestée. Fromann dit avoir vu sur toute la longueur de celui-ci des stries transversales signalées aussi par M. Grandry.
ÏS NEVROLOQIE.
La partie enveloppante des tubes nerveux, dans l'état de vie, est semiliquide, de consistance visqueuse, diaphane; elle réfracte très-fortement la lumière. Après la mort, par suite de l'action seule du refroidissement, et sous l'influence de certains réactifs, comme l'acool et les acides, elle se coagule assez rapidement de la périphérie vers le centre. En se coagulant elle change enlièroment d'aspect; elle perd sa transparence, se brise sous la moindre pression, et ne parait plus alors constituée que par des fragments irrégulièrement empilés et entourant le cylindre d'axe : c'est à cette partie enveloppante que s'appliquent les noms de myéline^ de moelle, de substance médullaire.
Quelques auteurs admettent qu'à ces deux éléments des tubes nerveux s'en superpose un troisième, qui entourerait la myéline à la manière d'une gaine. Nous verrons bientôt cette gaine apparaître en effet; mais c'est seulement sur la partie périphérique du système nerveux qu'on la rencontre. Sur la moelle épinière et l'encéphale elle fait défaut : ou bien, si elle existe, elle se trouve réduite à un tel degré de ténuité qu'il n'a pas été possible jusqu'à présent de constater son existence.
Le cylindre d'axe et la myéline concourent pour une part à peu près égale à la formation des tubes nerveux. A leur point fle départ, ceux-ci sont exclusivement formés par le prolongement émané des cellules. Mais en s'éloignant de leur origine les cylindres d'a,xe s'entourent peu à peu de substance médullaire. Les deux éléments qui les composent sont loin, du reste, d'ofl'rir la même importance; le cylindre d'axe est l'élément essentiel ou caractéristique du tube nerveux; la myéline semble n'avoir d'autres attributions que de l'isoler et de le protéger.
c. Sobstance granulée. — Cette substance, assez abondante et trèspâle, présente une grande analogie d'aspect avec celle que renferment les cellules nerveuses. Il semblerait donc assez rationnel de la considérer comme un élément nerveux, opinion qu'admettent en effet Henle et Ch. Robin, mais très-constestée par uu grand nombre d'anatomistes, qui ne voient dans cette substance (ju'une variété du tissu conjonctif.
d. Mjéiocjtes. — M. Ch. Robin a décrit soùs ce nom des noyaux et des cellules, sphériques ou ovoïdes, disséminés dans la substance grise du système nerveux central. Les noyaux plus abondants que les cellules présentent un contour foncé, et sont généralement dépourvus de nucléoles. — Les cellules contiennent un noyau semblable à ceux qui précèdent. Pilles sont très-petites ; leur diamètre, pour la plupart, n'excède pas 0""",01.
e. Capillaires Miagaiiis. — La substance grise est remarquable par la multiplicité des vaisseaux sanguins qu'elle reçoit. Ces capillaires forment dans son épaisseur un réseau à mailles très-serrées. Ce qui les caractérise plus spécialement ici, c'est la présence d'une gaine assez large, très-mince, transparente, entourant chacun d'eux et contenant en outre un liquide