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STRUCTURE DE LA SUBSTANCE BLANCHE

«rranuleiix, gatne signalée aussi par M. Charles Robin, et considérée par cet auteur comme étant de nature lymphatique.

B. — StRUCTITRE DE LA SUBSTANCE BLANCHE.

La sul^stance blanche, beaucoup plus simple que la substance grise, est composée de trois éléments : de tubes nerveux, d'une substance amorphe qui soutient tous ces tubes et de capillaires sanguins.

Les tubes nerveux forment la presque totalité de la substance blanche, laquelle n*est en réalité qu'une vaste agglomération de cylindres d'axe entourés de mvéline. Tous ces tubes se continuent avec ceux de la subsLince grise, dont ils sont le prolongement; tous, par conséquent, tirent leur origine des cellules ganglionnaires. Leur diamètre est généralement de 0-,005 à O"»,008.

L'absence d'une gaîne autour de la myéline permet de les dissocier assez facilement, mais leur communique une souplesse et une mollesse extrêmes; les tubes des organes centraux contrastent étrangement sous ce point de vue avec ceux des cordons nerveux. — La direction qu'ils affectent les uns à l'égard des autres est très-variable : sur certains points ils se juxtaposent, et restent ainsi parallèles dans une étendue plus ou moins grande de leur Irajet; sur d'autres ils s'entrecroisent et constituent, lorsqu'ils proviennent de sources très-différentes, des réseaux souvent trèscompliqués.

La substance amorphe, qui entre comme élément accessoire dans la constitution du système nerveux Central, a été peu étudiée, et ne nous est encore que Irès-imparfaitement connue.

Deux opinions très-différentes parLigent les anatomistes sur ce point. Un grand nombre d'obsenateurs pensent, avec Virchow, que cette substance interposée aux principaux faisceaux de tubes nerveux et aux tubes eux-mêmes, est une simple variété du tissu coiijonciif qu'ils désignent sous le nom de nnroglie. Pour M. Henle, elle serait analogue à la substance granulée de la substance grise; en la soumetlant à l'action des réaetifs, cet auteur a reconnu qu'elle se comporte comme cette*sul)stancc et nullement comme le tissu lamineux. M. Ch. Hobin pense qu'elle n'est rien autre chose que cette substance elle-même, qui, dans les premiers temps de la vie, se trouve répartie presque également dans toute l'épaisseur et dans toutes les parties du centre nerveux ; mais après le développement de celui-ci elle devient de plus en plus rare dans la substance médullaire, tandis qu'elle reste encore très-abondante dans la substance grise.

Les capillaires sanguins, beaucoup moins nombreux dans la substance blanche que dans la substance grise, suivent, pour la plupart, la direction des tubes nerveux. Ils s'anastomosent aussi dans leur trajet et forment un réseau dont les mailles sont ici sensiblement plus larges.

10 NÉVROLOGIE.

Les capillairos de Tune et Taulre substance tlevicnnent lrès-fréq«em« inenl le siéjçe d'une infiltralion de granulations graisseuses, altération qui peut être considérée comme normale chez le vieillard ; elle a pour effet de diminuer la résistance de leurs parois; et comme elle coïncide souvent avec riiypertrophie du ventricule gauche, elle nous explique la facilité avec laquelle ils cèdent à cet âge à la pression du sang, et la fréquence de l'apoplexie dans les dernières périodes de la vie.

D. — Attributions propres à chacune des dmix substances.

Les attributions des deux substances diffèrent très-notablement. La substance grise joue le rôle actif et la substance blanche un rôle purement passif. La première est à la seconde ce que le corps charnu d'un muscle est à son tendon, ce que le corps d'une glande est à son conduit excréteur.

La substance grise préside aux sensations, à l'intelligence et à la volonté; elle préside aussi à nos mouvements ; elle tient sous sa dépendance les principaux phénomènes de la circulalion, de la calorification et de la nutrition. Toute atteinte portée à sa structure se traduit au dehors par quelque trouble de la pensée, du sentiment et du mouvement, ou bien par quelque désordre dans l'une des grandes fonctions de la vie végétative. De ses altérations si variées résultent le délire, les convulsions, la démence, la paralysie générale, etc. Les éléments qui la composent ne participent pas tous, du reste, h des fonctions d'un ordre si élevé; la cellule ou corpuscule ganglionnaire en est le siège spécial; la plupart des auteurs s'accordent même pour admettre qu'elle en est le siège exclusif.

La substance blanche, ou plutôt les tubes nerveux sont de simple conducteurs qui transmettent de la périphérie au centre les impressions faites sur nos sens, et du centre à la périphérie les incitations destinés à provoquer la contraction des muscles. Les usages que remplissent ces tubes permettent donc de les diviser en scnsilifs et moteurs. A ces deux ordres vient s'en ajouter un troisième, les tubes végétatifSy qui tiennent sous leur influence les fonctions de Ja vie nutrilive et de la calorification.

Quelques auteurs avaient d'abord pensé, avec M. Jacubowitsch, qu'aux trois ordres de tubes correspondent trois ordres de cellules nerveuses. Ils avaient cru pouvoir distinguer celles-ci en grosses ou motrices, petites ou sensitives, et moyennes ou sympathiques. Mais parmi celles qui cori*espondent aux tubes moteurs, s'il en est de grosses, plus nombreuses en général au niveau de leur origine, on en rencontre aussi de moyennes et de petites. Il en est de même pour celles qui se trouvent en connexion avec les nerfs sensilifs; si les petites sont ici plus multipliées, les grosses et les moyennes ne font pas défaut. Cette distinction, inspirée par des considérations purement physiologiques, a dû être abandonnée.

DURE-MÈRE CRANIENNE. Il

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