STRUCTURE DES GANGLIONS
) gangHofMaire des auteurs). Ce corpuscule est un corps sphérique, ayant > O",05 à.0^,10. Il fait partie du tube nerveux; c'est un organe parli-
> culiefy distinct du tube large, mais en continuité de substance avec lui. I On distingue dans le corpuscule une paroi et une cavité remplie d'un
> eontfnUy non pas fluide ou visqueux, mais solide.
tUporai a 0— ,06 àO"",iO, c'est-à-dire qu'elle est de G à 10 fois » plus épaisse que celle du tube en continuité avec le corpuscule; de plus » elle est homogène, striée, comme itbrolde, sans être fibreuse, et par- » semée de petits noyaux dans son épaisseur, près de sa face interne.
»La cavité du tube est en continuité avec celle du corpuscule; elle
> se rétrécit de plus de moitié à son point d'abouchement dans la cavité
> corpusculaire.
) Le contenu du corpuscule est solide et s'échappe en entier, quand on 3 brise son enveloppe pendant la préparation. Il ne coule pas en goutte- 1 lettes comme le contenu des tubes. II est granuleux et contient à son
> centre une cellule claire, transparente, sphérique, large de 0"™,012,
> ayant un petit noyau jaunâtre, brillant, qui est de 0'"",00i2 environ.
) Quelquefois deux corpuscules assez près Tun de l'autre existent sur
> le même tube, disposition qu'on observe du reste sur les ganglions des % paires rachidiennes comme sur ceux du grand sympathique.
I Deuxième espèce : Tubes larges moteurs. — Les tubes moteurs se dist tinguent des sensitifs en ce qu'ils sont continus dans toute leur longueur, > e'est-à-dire tout à fait dépourvus de corpuscule ganglionnaire; rien ne » ?ient modifier leur structure sur un point quelconque de l'économie.
> Le genre des tubes minces comprend aussi deux espèces : des tubes 1 sensitifs et des tubes moteurs.
» Première espèce : Tubes minces sensitifs, — Lvs tubes minces qui
t passent dans les ganglions portent un corpuscule ganglionnaire, quel-
» quefois deux, comme les tubes larges sensitifs et même plus souvent que
» ces derniers ; quelquefois aussi un corpuscule émet un tube à l'un de
» ses pôles et deux ou trois à l'aulre; en un mot, la description générale
p donnée ri-dessus des corpuscules des tubes larges s'applique à ceux-ci,
» dont ils diffèrent seulement par leur forme, qui est généralement ovoïde
» au lieu d'être sphérique, par leur volume ordinairement plus petit, et
*par l'épaisseur de leur paroi qui est un peu moindre. On peut, à l'aide
* de tous ces caractères, distinguer les deux sortes de corpuscules.
» Jamais un corpuscule mince et ovoide ne porte de tubes larges; jamais
* ttfl corpuscule sphérique n'est en relation de continuité avec des tubes ''n/nces. Cette distinction entre les deux sortes de corpuscules complète ' '-a démonstration de l'existence des deux espèces de tubes.
* l^^têorième espèce : Tubes minces moteurs, — Les tubes larges à cor- '^ttsculc^ïs se distribuent aux parties sensibles; les tubes larges sans
» corpuscules se terminent dans les muscles. Il est très-probable que » les tubes minces présentent une distribution analogue : ceux à corpus- » cules allant présider dans les appareils de la vie nutritive à la sensibilité » diffuse qui leur est propre, et ceux dépourvus de corpuscule présidanl » aux mouvements involontaires.
D. Svtopilanee amorphe, rémemn MBfnilii. —Entre les cellules et les tubeS
s*interpose une substance granuleuse qui leur adhère et qui les unit. Sa densité, assez prononcée, s'accroît avec Tâge et communique aux ganglions des vieillards une plus grande fermeté. CVst elle qui rend l'isolement des cellules et des tubes fort difficile et qui devient la cause presque constante de leur déchirure.
Le réseau sanguin des ganglions ne présente rien de spécial. Les artérioles et les veinules qui le composent cheminent de l'enveloppe principale vers les parois des gaines et des aréoles du second ordre. Dans les nerft nous avons vu que les vaisseaux s'arrêtent sur la limite des faisceaux primitifs. Dans les ganglions où le périnèvre n'existe pas, ils se prolongent jusque sur les cellules on formant des mailles de plus en plus étroites. Ce réseau est beaucoup plus riche que celui des cordons nerveux.
Préparation. — Los règles à suivre dans la préparation des nerfs sont les suivantes :
1<» Procéder du tronc vers les rameaux toutes les fois que le nerf est sofAsam* ment rapproché de la surface cutanée. Si celui-ci est au contraire profondément placé à son origine, comme le petit nerf sciât ique, comme le nerf facial, le grand hypoglosse, etc., on préparera d'abord les rameaux superficiels et toutes les hraaches qu'on s'exposerait à diviser en débutant par la recherche du tronc principal; et dès que celui-ci pourra être mis à découvert sans danger, on le prendra pour point de tiépart et l'on préparera dans Tordre de leur origine les hranchcs non encore découvertes.
2<* Tendre le tronc nerveux el chacune de ses divisions au moment de leur dissection.
3* Enlever avec soin, pendant le cours de cette dissection, la gaine cellulease qui entoure le névrilème, de manière à isoler parfaitement le nerf de tous les orp^anes situés sur son triijet.
"i^ Vider les veinjïs du sang qu'elles contiennent à l'aide de frictions dirigées des extrémités vers le cœur préalablement ouvert ou extirpé.
ri* Conserver les artères dont les rapports sont toujours importants à connaître.
()° Préparer les muscles qu'on écartera h»s uns des autres pour suivre les nerfs situés dans leurs intervalles et qu'on ne divisera que le plus rarement possible; dans ce cas, la section portera sur leur partie moyenne.
1^ Comprendre dans la préparation toute la distribution d'un nerf avant de procéder à son étude, que l'on complétera dans une même séance, aûn de présenter à l'esprit une sorte de tableau qui le frappe toujours plus vivement que les faits isolés.
Les sujets les plus favorables à la préparation des nerfs sont ceux qui ofifrent la plus grande maigreur. Les hommes, sous ce rapport, sont généralement préférables aux femmes.
NERFS CRANIENS. 267