NERF GL0SS0-PHARYNG1EN
l' Rameau de JacobMU. — Mentionné pour la premiérfî fois par Andersch en 1793, mais mieux décrit en 1818 par Jacobson, dont il a conservé le nom, et mieux encore en 1827 par Arnold, ce rameau est remarquable par le nombre et la ténuité de sesfllaments, par le trajet de ceux-ci à travers la partie la plus dure du rocher, et surtout par les communications qu*il établit entre le giosso-pharyngien d'une part, le facial, le trijumeau et le grand spnpithîque de Fautre. (Fig. 545 et 570.)
Le rameau de Jacobson naît de la partie antérieure et externe du ganglion pètreux, et s'engage dès son origine dans un petit canal qui, obliquement dirigé en haut et en dehors, vient s^ouvrir après un trajet de 6 à 8 millinètres dans hi caisse du tympan, immédiatement au-dessous du promontoire. Là il est reçu dans une gouttière verticalement «isct^ndante située m cette saillie, et se partage en six fliets qui s*écar(ent en rayonnant à la manière des nenrures d'une feuille. De ces six fdets, deux se portent en arrière, deux en* avant et deux en haut.
Us filets poêtérieurSy extrêmement grêles, sont destinés à la muqueuse tympanique. Ils se répandent en fines ramifications, Tun sur la membrane qui recouvre la fenêtre ronde, l'autre sur le contour de la fenêtre ovale.
Des deux /Uet$ antérieurêy le premier, quelquefois double, se porte direrlement en a^ant dans le canal carotidien, où il s'anastomose avec le rameau correspondant du ganglion cervical supérieur. Le second se dirige obliquement en avant et en haut vers la muqueuse de la trompe d*Eustacho, à laquelle il se distribue.
Les /Uets supérieurs se distinguent par leur position en interne et exieme : ce sont les nerfs pétreux profonds. L'interne, après avoir tra- Tersé la face supérieure du rocher, vient s'accoler au grand nerf pétreux superficiel pour se rendre avec lui au ganglion sphéno-palatin, tandis que l'externe, si bien décrit par Arnold, s'unit au petit pétreux superficiel, à 2 millimètres de son origine, pour se porter au ganglion otique.
En résumé, des six fdets du rameau de Jacobson, trois se répandent dans une membrane muqueuse : celui de la fenêtre ronde, celui de la feoétre ovale et celui de la trompe d'Eustache. Les trois autres se rendent à des ganglions : au ganglion cervical supérieur, au ganglion sphénof»latin et au ganglion otique.
On voit assez souvent un filet se détacher du rameau auriculaire du pneumogastrique et se joindre au rameau de Jacobson, tantôt au moment où celui-ci s'engage dans le canal qui lui est destiné, tantôt au moment où il en sort pour se ramifier sur le promontoire ; dans ce dernier cas, le ilet venu du rameau auriculaire pénètre dans la caisse du tympan par un anal particulier.
i" Anastomose du pneumogastrique avec le ganglion pétreux. — Ce nuDeiu, dont Texistence n'est pas constante, offre en général une grande léouité. il se dirige en bas et en avant du tronc de la dixième paire vers
celui de la neuvième, nuqucl il s'unit vers la partit; niovenne ilu | déchiré postérieur et quelquefois au-iiessous de celui-ci. 1
3° Aniutomosp du ganglion pétreux- avec te granit sympathûjiu, —i moins grêle que le précédent, ce filet nnastoinotique part de la parliflij Heure du giiiiglion pétreiix et souvent un peu plus hua, c'cst-^-dire 4 partie non ganglionnaire du tronc du glosso-pharyngien. 11 se dirige p verlicalemeiil en hits, pour se jeter après un court trajet dansli carotidien du ganglion cervical supérieur. On voit quelquefois un n veiui du pneumogastrique se joindre au filet du glosso-pharvngien, < mer avec celui-ci un petit tronc qui se termine de la même manière { le rameau carotidien.
|-[,. :.i,.~ yrrf ijliixso-i'luirtiiiijien,
1, PortiongatiKlioniiairB Julrjjuuieiiu. — 2. CanElion doGKiwr. — 3. Diiquede Witlis. — 4. NorfmiixilUiresupérJflur. — 5. Herf matilUire jn liiiIjuitUu pelit hjpogloue. — 7. Filelquc eu nerf rei;oiHlinfeiii.iire inférieur, — &.■ Il» Ijmpan. - 9. Nerf dcnUir.' mr.'rifur — Kl. DivUiotis tercnlnalcs itu^inpul. — 1 tT glion Muï-manillairt'. - \i. Fiiir,,,..,,, iriyl..-l,v>i.li"ii. niissanKJu dentaire iltHrieDrel muant <Jan>Jsi>nlruj<]lunp.liM-i'.,i il,i(,.„i,„ii,. ;,i, Uugual. — 13, Vuntni Utfrlenr J gutnque reccvanl un riim"-c,j|.. .ji, l,nl,.-||^nM||,.„, li. coup* itu mnscla mria-4iii dam lequel se rcnrl un nulr,; r.iLLiii^uilr .In „i,'„„. nerf. - 15. Nerf glosM-pha '' 16, (ianglion d'Andersch, — 17. Filels <]w ilonm' le glosso-pharyngien aui mu
NERF GLOSSO^PHARYNGIEN. 375
4* Anasiomose du facial avec le glosso-pharyngien. — Ce rameau a déjà éié mentionné. Si j'en crois mes dissections, son emtence ne serait pas eonsUQte. Lorsqull existe, nous avons vu qu'il se dirige transversalement de dehors en dedans, en passant au devant de la veine jugulaire interne; il se termine ordinairement un peu au-dessous du ganglion d'Andersch.
f.DUtribtUian, — ; Dans le trajet qu'il parcourt de la base du crâne à la bise de la langue, le glosso-pharyngien fournit : Un rameau destiné aux muscles digastrique et stylo-hyoldion ; Ua rameau qui s'unit au filet lingual du facial ; Iks rameaux carotidiens; Des rameaux pharyngiens ; Des rtnneaux Umsillaires; Et enfin an grand nombre de branches terminales ou linguales.
a. ■■■ma 4m i— rten «isMirMive et fliTl*-li7«Mlea. — Il se détache du
(rose prindptl un peu au-dessous du trou déchiré, passe en arrière du stjbfhirjngien auquel il abandonne quelquefois un ou deux filets, puis iiHlesnis et en dehors du stylo-hyoïdien qui en reçoit constamment un naneeniey et Tient se terminer dans le ventre postérieur du digastrique, eadéarivant nne arcade dont l'extrémité terminale s'anastomose avec les divisioBS correspondantes du rameau digastrique du facial. Cette anastomose a lien tantôt au-dessus, tantôt au-desaous, tantôt dans l'épaisseur du inoflde. Lorsqu'elle a lieu au-dessus du muscle digastrique, tous les filets moscolaires quelle fournit naissent de la convexité de sa courbure.
b. ■■■!!— liHi nÊmê •«••••1er •« Met UmsmU eu aerf racial. — D'un
folonie à peu près égal au précédent, ce rameau part du tronc de la neu* Tième paire au dessus du stylo-pharyngien, s'engage presque aussitôt dans répaisseur de ce muscle, le traverse sans lui abandonner aucune division, et s'unit alors au filet long et grêle qui se porte du facial à la base de la bnjHie. De la réunion de ces deux filets résulte un ramuscule qui continue à descendre, mais qui atteint bientôt les parties latérale et postérieure du sens du goût; il devient alors ascendant et s'anastomose par des filets transverses avec les branches terminales du glosso-pharyngien. Ses dernières ramifications se perdent en partie dans la muqueuse gustative, en partie dans les muscles stylo-glosse et glosso-staphylin. (Fig. 557, 15.)
glosseet stylo-pharjngien. — 18. Ce même nerf pas^nt entre les deux muscles pi^cédents H M réfléchissant de bas en haut pour remonter sur la base de la langue. — 19, 19. Tronc dapnettiDOgastrique. — âO. Son ganglion sapéricur ou jugulaire. — il. Son ganglion inférieur ou plexiforme. — ttt ti. Nerf laryngé supérieur. — !i3. Nerf spinal, duquel se détache, ànsortie du trou déchiré postérieur, une branche importante qui s'unit au ganglion plexiforme du pneumogastrique. — ti. Nerf grand hypoglosse. — 2r>. Sa branche descendante. — â6i Rameau qu'il fournit au muscle thyro-hyoïdieu. —il. Ses divisions terminales. — 28. Ramuscule du môme tronc nerveux se divisant en deux filets, dont l'un pénétre dans le génio-glosse et Tautre dans le génio-hyoïdien.
:]7fi NÉVROLOGIE.
En rapprochant ce rameau de quelques autres précédeminenl tiécrils, on voit que le glosso-pharyngien s*anastomose avec le facial sur quatre points différents :
i" Sur la partie interne de la face antérieure du rocher par l'adjonction des deux nerfs pétreux profonds aux deux nerfs pétreux superficiels.
2^ Immédiatement au-dessous du rocher par un rameau transversal qui concourt à former le rameau de la fosse jugulaire.
S'' Au niveau de la partie moyenne du ventre postérieur du digaslrique par les rameaux correspondants des deux nerfs.
!• Enfin, au-dessous de la partie moyenne du stylo-pharyngien par deux autres branches émanées des mémos troncs : cette anastomose se fail à angle aigu, à peu près comme celle du lingual avec la corde du tympan.
c. Rameanx carotidleos. — Au nombre de deux ou trois, ils se portent verticalement en bas, vers la bifurcation de la carotide primitive, en communiquant dans leur trajet avec un rameau venu du pneumogastrique et plusieurs filets émanés du ganglion cervical supérieur. De Tunion de ces divers filets résulte un plexus, le plexus intercarotidien, dont les divisions, extrêmement déliées et de couleur grise, s'appliquent pour la plupart sur le tronc de l'artère carotide externe et sur ses différentes branches; quelques-unes descendent sur la carotide primitive, qu'elles abandonnent un peu plus bas pour s'unir au nerf cardiaque supérieur.
Le plexus inlercarolidien est remarquable par la présence de très-petits renflements ganglionnaires qui se montrent principalement sur les rameaux fournis par le grand sympathique.
d. Rameaux pharyngleafl. — Leur nombre varie. Il en existe ordinairement deux principaux qui se rendent sur les côtés du pharynx, où ils s'unissent à d'autres rameaux partis du pneumogastrique, du spinal et du grand sympathique. L'union et l'entremêlement de ces divers rameaux et de leurs nombreuses divisions donnent naissance au plexus pMryngien^ plexus important et compliqué, présentant plusieurs ganglions. De ce plexus naissent deux ordres de filets :
1* Des filets musculaires, qui divergent dans toutes les directions pour se distribuer aux trois muscles constricteurs du pharynx.
2<» Des filets sensitifs, qui traversent ces muscles pour se répandre dans la muqueuse pharyngienne.
e. Rameaax toosiiiaire*. — Avant d'arriver à la base de la langue, le glosso-pharyngien fournit plusieurs filets qui se portent vers l'amygdale en s'ahastomosant entre eux sur sa face externe et en constituant un petit plexus mentionné par Andersch sous le nom de plexus tonsillaire. Les ramifications qui émanent de ce plexus se distribuent : i** aux amygdales; 2° à la muqueuse qui revôt leur face interne, à celle qui entoure les piliers (lu voile du palais, et enfin à une partie de celle qui tapisse la face infé-
NERF GLOSSO-PHARYNGIEN. .177
rieuredece dernier organe; S'* tr^s-probablemenl<iussi aux mnsclos glossoplpharjngD-slaphylins. — Les filets qui pénètrent dans ces muscles ne partant pas directement du glosso-pharyngien, mais de rameaux auxquels (les filets de diverses sources viennent s'adjoindre, il est presque impossible (i*arri?erpar la dissection seule à déterminer leur point do départ véritable; c*est surtout à la physiologie expérimentale qu'il appartient de compléter DOS connaissances sur ce point.
r. WnmAem tmrmÊÈmmiem o« llagnalcs. — Réduit à la moitié de son folume après avoir fourni toutes les branches collatérales qui précèdent, le ^osso-pharyngien pénètre dans Tépaisseur de la base de la langue à égale distance de sa partie médiane et de ses parties latérales, se place d'abord sous la couche glanduleuse qu'elle présente, et se divise presque aussitôt en deux ou trois branches principales qui se subdivisent elles-mêmes après un court trajet en devenant de plus' en plus superficielles. Toutes ces divisions et subdivisions sont unies entre elles par des communications transversales, et forment ainsi un plexus, le plexus lingual, non moins remarquable que les plexus intercarotidien et pharyngien; il est seulement plus régulier, les divisions qui le composent étant situées sur un même plan, et eelles-ci affectant les unes une direction autéro-postérieure, les autres une direction transversale.
Parmi les ramifications qui émanent du plexus terminal ou lingual, quelques-unes se perdent dans les glandules de la base de la langue , toutes les autres se rendent à la muqueuse linguale et surtout aux papilles caliciformes, au delà desquelles elles ne semblent pas se prolonger. Cependant Andral a vu une de ces divisions s'avancer jusqu'à la partie moyenne de la langue et s'anastomoser avec un filet rétrograde du nerf lingual. En iledans et au niveau du /b/Yimen repcf/m, celles d'un côté s'anastomosent avec celles du côté opposé par un ou deux filets, ainsi que l'a démontré Hoguier; de là un petit plexus médian décrit par Valentin sous le nom de pkn« circulaire. En dehors, le réseau que forment les branches terminales de ce nerf communique avec le filet lingual du facial.
Fonctions du nerf glosso-pharyngien, — Soumis à une irritation mécanique, le glosso-pharyngieri devient le siège d'une douleur vive. Lorsqu'on le coupe, toutes les parties qui en reçoivent des rameaux sont frappées d'insensibilité; le même phénomène se produit lorsqu'il est comprimé par une tumeur ou profondément altéré. Ce nerf est donc sensible. Mais esi-il exclusivement sensitif?
En le soumettant, à sa'sortic du trou déchiré postérieur, à l'action des irritants mécaniques ou galvaniques, on détermine dans le stylo-pharyngien et les muscles constricteurs du pharynx des contractions manifestes. Hors du crâne, par conséquent, il est à la fois sensitif et moteur ; sur ce point encore tous les physiologistes sont unanimes.
NÊVBOLOGIE.
Les ri^siillals rfn l'expérimentalion, lorsqu'on prend le ^ losso^pharrngifl jt son origine méinc, sont resli'slonijiemps incertains: rar, tandis que d'à côté Longet, Reid et V;ilenlin avancent qu'on puni irriter dfl toutes | maniâres sa portion intra-crfinienne sans déterminer aucune contraetH inuseulaîrc, nous voyons, de iautre, Herbert Mayo, Mûller, Volkm affirmer au contraire que rblle irrilalion esl suivie de contractions corti sives du pharynx. M. Dabrou ajoute que la j^alvanisation du (rlosso-phar^i Kien produit aussi des mouvements convulsifs dans le voile du palais.
La science, sur ce point, était donc encore Tort indécise, lorsque par^ rent en 18()2 de nouvelles expériences de M, Chauvean. Sur ries rhj
I. FiiRt fxlprne du ramcLiii etlirnoidal dn nerf riiiuU ^ !■ Brnnclip-B «xtnnm do | nlfacLïf, — 3. Verts npli ^no-palatins «iterni^s. — 4. Ganglion aplirino-paUlin. — G. ) vidien, — 5'. IScrili palaltns. — (1. Brancbo nphthalmiijuc tlo Willta. — T. Nerf muill napârieur. — 8. Ganglion oli(|uc. — 9. Raclnn molriw di' In cinquième paire oouj iiir 1p ganglion de Oasser. -^ 10. Nerf maiitlnîrc inférinur. — ti. Gnirglion dt Cn — II. Curda lin tympan allant se réunir uu nerf lingual. — (3, 13. CluMo-plurjn| c terminent dans la inuqni'uie de la fiice dorwli* di
Il pUBO
NERF PNEUIIOOASTRIOOK. 379
Tiuxqu'il venait d'abattre, cfît auteur a soumis à Inaction de l'électricité les racines des nerfs pneumogastrique et glosso-pharyngien. Le crâne étant ouvert et les nerfs rois en évidence, Texcitant était porté directement sar leurs racines. Or, Texcitation du glosso-pharyngien a eu pour résultat eonsUnt de déterminer des contractions dans le constricteur supérieur du pimrjiix et dans quelques muscles palatins. De ce résultat très-net nous derons conclure que la neuvième paire est réellement un nerf mixte, et que ses tubes moteurs, mêlés dès leur origine aux tubes sensitifs, se distribuent exclusivement au constricteur supérieur du pharynx, et à plusieurs muscles du voile du palais, du moins chez le cheval. Il en est très-probablement de même chez Thomme.
Par ses branches sensitives terminales, ce nerf préside à la sensibilité tactile et à la sensibilité gustative du tiers postérieur de la face dorsale de la langue : la base de cet organe est privée de toute sensibilité générale et spéciale chez les animaux dont le tronc de la neuvième paire a été divisé, et chez l'homme, lorsque ce même tronc se trouve englobé dans une tumeur od altéré dans sa texture.
Le sens du goût, par conséquent, est desservi par deux nerfs différents : par le Ikigual en avant, par le glosso-pharyngien en arrière.
S 10. — Dixième paire, ou nerfs pneumogastriques.
Les nerfi de la dixième paire, nerfn pnetimogastriques de Chaussier, n^^r/s valves des anciens, deuxièmes portiom de la huitième paire de Wil- \\s, nerfs sympathiques moyens de Winslow, s^étendent du bulbe rachidîen aux viscères du cou, de la poitrine et de Tabdomen.
Ce simple énoncé laisse entrevoir toute Timportance du rôle quMIs sont appelés à remplir. Parmi les divers cordons qui rayonnent du centre nerveux vers les appareils de la vie nutritive, il n'en est aucun, en effet, dont l'influence se répartisse sur une surface aussi large, aussi complexe, et dont l'intégrité se lie d'une manière plus essentielle au maintien de la vie.
a. Origine apparente. — Les nerfs pneumogastriques naissent des parlies latérales et supérieure du bulbe rachidien, immédiatement au-dessous du point d'émergence du glosso-pharyngien, au-dessus des racines les
gistrique. — 18. Rameau auricalaire postérieur du facial. — 19. Coupe du spinal. — tîO, 31. Rameaux pharyngiens du pneumogastrique. — ââ. Nerf laryngé supérieur*
— 23. Veine jugulaire interne. — Si. Artère carotide interne. — 25. Carotide pcimitivo.
— 26. Partie inférieure du pharynx. — 27. Anastomose des nerfs laryngés supérieur et inférieur. — 28. Nerf laryngé inférieur. — Îi9. Filet par Jequel il s'anastomose avec
le laryngé supérieur. — 30. Trachée-artère. — 31. Paroi postérieure du larynx.
32. Coupe du cartilage cricoido. — 33. Veiitrirule du larynx. — 34. Ventre antérieur «în dtgastrique. — 35. r.oupo du musclo mylo-hyoïdien. — 36. Génio-hyoïdien. 37. Génio-glosse.
880 NÉVROLOGIE.
plus élevées (lu spinal, entre le faisceau intermédiaire on latéral du bulbe et le corps restiforme, sur la direction d'une ligne qui prolongerait jusqu'à la protubérance le sillon collatéral postérieur de la moelle.
Leur or4gine a lieu par un grand nombre de filaments déliés et parallèles, implantés comme les filets radiculaires du glosso-pharyngien, en partie sur le faisceau latéral, en partie sur le corps restiforme, mais principalement sur le sillon-qui les sépare. (Fig. 550, 15.)
Origine réelle. — Les radicules du pneumogastrique naissent de la colonne des nerfs mixtes, colonne située sur le plancher du 4* ventricule, en dehors de la colonne d'origine des nerfs moteurs; de là elles se portent en dehors et en avant, traversent d'abord le réseau des fibres arciformes, passent entre la racine bulbaire de la cinquième paire et le faisceau intermédiaire, puis émergent des parties latérales du bulbe par 8 ou 10 filets linéairement échelonnés. (Fig. 567, 3, 5.)
b. Trajet et rapports. — Du bulbe rachidien ces nerfs se dirigent presque transversalement en dehors vers le trou déchiré postérieur, dans lequel ils s'engagent en se coudant à angle droit. Devenus verticaux, ils se ronflent une première fois dans le trou déchiré, puis une seconde fois un peu au-dessous de cet orifice, et descendent sur les parties latérales du cou, parallèlement aux veines jugulaires internes et aux artères carotides primitives, en arrière desquelles ils sont placés; pénètrent ensuite dans la poitrine ; se partagent au niveau des bronches en un très-grand nombre de rameaux qui s'unissent entre eux pour former un plexus remarquable, le plexm pulmonaire ; puis se reconstituent au-dessous de ce plexus par le rapprochement de quelques-uns de leurs principaux faisceaux; s'appliquent^à Fœsophage qu'ils enlacent de leurs nombreuses anastomoses, et arrivent avec ce conduit dans l'abdomen, où l'on voit le pneumogastrique gauche se terminer dans le foie et l'estomac, tandis que le pneumogastrique droit se rend en partie dans ce dernier viscère, en partie dans le plexus solaire, et par l'intermédiaire de ce vaste plexus, dans la plupart des viscères abdominaux.
Ce long trajet permet de considérer au pneumogastrique cinq portions : une portion intra-crànienne, une portion contenue dans le trou déchiré postérieur ou intra-pariétale, une portion cervicale, une portion thora-cique, et enfin une portion abdominale.
Ldi portion intra-crânienne, étendue du bulbe rachidien au trou déchiré, répond : en haut, au tronc du glosso-pharyngien, et en bas au tronc du spinal, qui lui sont parallèles ; en avant et en arrière, au feuillet viscéral de l'arachnoïde, qui se prolonge sur ces trois nerfs en leur formant une gatne commune infundibuliforme.
La portion intra-pariétale occupe un conduit qui lui est commun avec le spinal, conduit situé au devant de la veine jugulaire interne, en arrière
NEHF PNEUMOGASTRIQUE. ^1
(lu glosso-pharyngien ; une cloison moitié osseuse, moitié iibreuse, formant sa paroi postérieure, sépare le tronc de la dixième paire de celui de la neuvième. (Fig. 531, 12.)
Ia portion cervicale du pneumogaslrique, plus rapprochée de la ligue médiane que la portion correspondante du grand sympathique, repose dans toute son étendue sur les muscles prévertébraux. Elle occupe Tespace angulaire qu'interceptent en arrière, d'un côté la veine jugulaire interne, deTautrelesartères carotides interne et carotide primitive. La portion cervicale est contenue dans la même gaine que ces vaisseaux ; elle répond à rintervalle angulaire qui les sépare, tandis que le grand sympathique est .situé en arrière de la veine.
La portion thoracique se comporte un peu diiïéremment à droite et ù gauche. — A droite, elle s'engage entre l'artère sous-clavière et le tronc veineux brachio-céphalique correspondant, qu'elle croise à angle droit; se porte ensuite en bas et en arrière en formant avec le tronc brachio-céphalique artériel un angle aigu; se place dans le sillon qui sépare l'œsophage de la trachée-artère, échange au niveau de la bifurcation de celle-ci (le nombreuses branches avec la portion thoracique du côté opposé, puis s'incline un peu en arrière pour s'appliquer à la partie droite et postérieure du conduit œsophagien. — A gauche, elle chemine d'abord entre les artères carotide primitive et sous-clavière qui lui sont parallèles; plus bas, elle croise la partie moyenne et antérieure de la crosse de l'aorte, passe derrière la bronche gauche où elle fournit un grand nombre de rameaux qui concourent à la formation du plexus pulmonaire, et s'applique à Tœsophage, Jontelle longe le côté antérieur. (Fig. 571.)
La portion abdominale présente des différences ])1us tranchées encore, suivant qu'on Texamine de l'un ou de l'autre côté. Après avoir franclii Touverture œsophagienne du diaphragme, le pneumogastri(iue droit, devenu postérieur, chemine entre l'œsophage et les piliers du diaphragme, puisse jette presque aussitôt dans le plexus solaire. Le pneumogastrique j^auchc, devenu antérieur, s'épanouit en un très-grand nombre de ramifications qui se rendent pour la plupart à l'estomac.
0. Ganglions du pfieufnogantriqiie, — Nous avons vu qu'en s'enjrageant dans le trou déchiré postérieur, le tronc de la dixième paire présente un premier renflement ganglionnaire, et qu'à peine sorti de cet pridce, il en présente un second. Ces deux ganglions ne sont pas semblables.
Le ganglion supérieur^ appelé aussi ganglion jugulairey ofl're une forme ovoïde. Sa couleur est grisâtre; sa surface inégale. Ses dimensions varient de i à6 millimètres. Un ou deux (ilets Tunissent ordinairement au ganglion du glosso-pharyngien. (Fig. 570.)
Le ganglion inférieur y plexus ganglifortne de Willis et de Vieussens, est très-allongé, fusiforme, d*une longueur de 2 à 4 centimètres. Son extré-
âSfi NËVHOLOGIE.
mité supérieure se continue ordinairement avec l'extrémité inférieure du précédent. — Il se trouve situé au devant et en dedans du ganglion cervical supérieur du grand sympathique, en arrière du glosso-pharyngien et del artère carotiiie interne. — Le grand hypoglosse répond successivement à son cdié postérieur, à son côté externe, puis à son cAtë antérieur, tie telle sorte qu'il le contourne à la manière d'une spirale. (Fig. 570.)
d. Attaslomoses. — Au\ libres propres des pneumogastriques viennent se joiiulre des filets moteurs et des filets sympathiques, qui, partis de sources trëg-différciites, s'éclielonneiit de haut en lias sur toute l'étendue de leur tronc, comme autant de racines tardives ou addition uelles.
Les racines motrices additionnelles du pneumogastrique émanent du spinal, du facial, du grand hypoglosse el de l'arciide formée par les deux
1. Faciiil. — i, i, Glosso-pharyiigien. — â.' Anaslomase de ce nerf avec le lUel lingual du facial. — 3. 3. Le pneumogiislriquc et &es rieux Mûngliani. — i, i, i. Spinal. — 5, Grand tiypugloiM. — 6. Gantilioii cerrical supérieur du grand sympathique. — 7. Anse anastomotic|ue île) deux premières paires cervicales. — tt. Rameau carolidien du gaaglion cervical supérieur.— It. Rnmeaii de Jacobsan jiarlanl ilu ganiilion d'Anderaeli. — 10, 10. Filcls qui l'unluenl au grand sjmpatJiique. — 11. Fikt i|u'il rournil à la Irompa d'Euslaclic. — li. Filet de lu reuiïlrc ovale. — 13. Filut de U fenêtre ronde. ^ 14. Kerl pélreux profond externe uniisnni le rameau de Jacohson au )>elil pélreux superdciel. — 15. Nerf pétreux profoiiit inleruc uniDMnl lu iwSme ruiuean au tcrand plâtreux luperltciel. — IG. (iunglion oliijue. — 17. Ituuieuii auriculaire du pncuuKigaittrique. — 18. Anastoliiuae lie ce nerf aiec It ^'pinal. — l'J. Anaslumose île la preinicru paire cer*iïuto avec le gniid lijrpugloue.
NERF PNELMOGASTHIQUE. SSS
.premiers nerfs cervicaux. Les racines végétatives iiaisseiit des ganglions cervicaux et thoraciques du grand sympathique.
[•Racine anastomotique fournie par le spinal. — Cette anastomose est b plos considérable et la plus importante de toutes celles que reçoit le tivnc de la dixième paire. Elle est ainsi constituée : le spinal, placé en irriére du pneumogastrique, à son passage dans le trou déchiré postérieur, luiaiMuidonne plusiei^ filets qui pénètrent aussitôt dans le ganglion supérieur de celui-ci ; |^s i^ fe divise en deux branches, dont l'externe, un peu plusvolumineus^y.vasepffrtery ainsi que nous le verrons, dans les muscles sterno-mastoldiieii^eii, trapèze, tandis que Tinteme s'unit au plexus gangliforme. — Cette branche interne ou anastomotique ne se perd pas, comme les filets précéflents, dans Tépaisseur du pneumogastrique ; elle raiiip^ à la surface de son ganglion inférieur en échangeant avec celle-ci Je nombreux filets, et se subdivise bientôt en deux rameaux : un rameau supérieur ou pharyngien, et un rameau inférieur qui longe le côté externe ju tronc de la dixième paire en se confondant avec lui.
i'RaciM anastomc^ue fouinie par le facial.— Ce rameau, mentionné
par Willis, était oubjîi^ lorsque Comparetti vint le signaler de nouveau a
l'attention des aoatooiistes. Nous avons vu qull naît du facial, dans
Taqueduc de l^fjlope, à quelques millimètres au-dessus du trou stylo-
mastoidien, qu'il s'engage dans un conduit particulier, et contourne
ensuite la partie aolérieure de la veine jugulaire interne pour venir se
jeter dans le ganglion supérieur du pneumogastrique. — A ce rameau
moleiir on voit se joindre constamment un rameau sensitif, le rameau
auriculaire, parfaitement décrit par Arnold. Parti du ganglion supérieur
du pneumogastrique, ce rameau auriculaire s*applique aussitôt à celui qui
vient du facial, se dirige transversalement en dehors, pénètre dans Taque-
duc de Fallope; croise perpendiculairement le tronc de la septième paire
au niveau de l'origine de la corde du tympan, s'anastomose avec ce tronc
par un très-petit filet à direction descendante; puis chemine dans Tépais-
i»eur de l'apophyse nhistolde, où il est facile de le suivre sur un temporal
ramolli par l'action des acides, et se partage en trois filets, dont deux vont
se terminer dans les téguments de la paroi supérieure du conduit auditif
externe; le troisième, se rend dans la membrane du tympan.
3* Racine anastomotique fournie par le grand hypoglosse. — Trèsvariable. Ordinairement elle se compose de deux ou trois filets qui naissent de l'hypoglosse au moment où il contourne en spirale le plexus gangliforme du pneumogastrique, et qui se perdent aussitôt dans les mailles de ce plexus. (Fig. 570, 19.)
4' Racine anastomotique fournie par (arcade que forment les branches ai^ieures des deux premières paires cervicales. — Non constante et en
géuéral grêle, elle s*étend de la partie moyenne de cette arcade au gan-
im
NÉVHOLOGIE.
Klion inrérieur i)u pueuii)ogaslric|uo. ilaiis luquul rllc se jette ii peu iiu même niveau i{ui> hs lilets tiimiiiés ije l'hy)t(it!losse. (Kij;. 570.)
5" Racine anastomotiqiie fournie /lar le gamjtion reiriral mpH-int Kntre Ions les )!<tnijIions. Ii- a'ivical snpériour t^st celui qui afTeclc av
- Merl' pn'umiiga'lr'uine (il'a|i
Cllffllll.
I. Trunc du pnmmoga^Lriquc guuclii^. — 3, l'kxus gan^lifarmi'. — 3. Aiuslnnw pli^^ui nY«c le spinal. ~~ i. Annilnmaio du mfme pipxnt nvnr li- grand bjpotiM lUtnnau phnrïntcien. — 6. îieTt Inryngé «up(<ricur. — 7. Nerf larjngri HtcOi E'Ii-iiis laryngé. — 1*. 9. Wïff iiiryngé infi'ricur au r^currenl. — 10. RamMii té c siipiriflur. — lI.Riimenu cardiui|iic niojen. — Il riexu» ^anglirorme intMi nmeiiiup ligiink- pur Willii, — yj. Plexus pultnunuirr poittrivur. — ii. Norf UÉ l'i. P.'irlic IcniiiiiLil-' ilii grund lijtpogloiso ilunnant iiirérieuremont un niRwau M • Ivro-hyoïdipn p1 s'aiiaslumoginl sur le muscle hyoïtlowa avec dflux ramcMU ii nls dii liiitEuul. — lu. NiTf glusso-pliaryugieii. — 17. Nurf spinnl, donl U bn
NERF PNEUMOGASTRIQUE. 385
eortion du pneumogastrique les rapports les plus intimes. Les filets que 1^ ganglion lui envoient varient du reste beaucoup dans leur nombre, leur Tolume et leur direction. En général ils sont multiples : le plus élevé se porte de son extrémité supérieure vers le plexus gangliforme du pneuinopstrique; les autres se dirigent transversalement ou un peu obliquement je haut en bas et sont parfois si nombreux et si courts, que le tronc de la dixième paire est comme soudé au ganglionr. (Fig. 570.)
6' Racines anasUmotiques fournies par les ganglions cervical moyen^ ififirieur ei dorsaux supérieurs.-- Les filets qui unissent ces divers gandioDS au pneumogastrique sont très-gréles. Quelques-uns se jettent dans son (fooc; mais la plupart vont se joindre à ses branches ou à ses rameaux.
e. Distribution. — Les branches émanées du pneumogastrique se distinguent par leur destination :
!• En celles qui se distribuent aux organes du cou; elles sont au nombre de trois :
Le rameau pharyngien;
Le nerf laryngé supérieur;
Le nerf laryngé inférieur.
j* En celles qui se distribuent aux organes contenus dans la poitrine ; elles sont de trois ordres :
Les rameaux cardiaques;
Les rameaux pulmonaires;
Les rameaux essapkagiens.
3* En celles qui se distribuent aux organes de Tabdomen ; elles se partagent aussi en trois groupes destinés :
A Festomac;
Au foie ;
Au plexus solaire.
A* — BnuMlMS eervlcalcs 4b
a. ■■■M^B piMMpyMgten* — Souvent double et même triple, ce rameause détache ordinairement de la partie supérieure et externe du plexus gangliforme du pneumogastrique, au niveau du point où la branche interne du spinal s*unit à ce ganglion. Lorsqu^on le soumet & Tinfluence de réactifs
interne t'unit au pneumogastrique, tandis que Tcxterne va traverser le sterno-cléidomastoldien pour se rendre ensuite au trapèze. — 18. Second nerf cervical. — 19 Troiûènie nerf cervical. — âO. Quatrième nerf cervical. —21. Origine du nerf diaphragmatique.— 22. Cinquième nerf cervical. — 23. Sixième, septième et huitième nerfs cervicaux t'uaiisant en haut au cinquième cervical et en bas au premier dorsal pour former le ptexos brachial. — 2i. Ganglion cervical supérieur du grand sympathique. — 25. Ganglion cervical moyen. — 20. Ganglion cervical inférieur réuni au premier ganglion dorsal. — il. Second ganglion dorsal. — 2S. Troisième ganglion dorsal. — 29. Quatrième gaugUoQ dorsal. — 30. Cinquième ganglion dorsal.
a« ÉDIT. 11—25
386 NEVROLOGIE.
assez énergiques pour détruire son névrilëme, il est facile de reconnaître qu'il tire son origine en partie du pneumogastrique et en partie du spinal, mais principalement de ce dernier. (Fig. 570.)
Placé d'abord en dehors de la carotide interne, le rameau pharTiigieii It contourne pour lui devenir antérieur; fournit dans cette partie d« son trajet plusieurs filets destinés au plexus intercarotidien, et se porte ensuite obliquement en bas, en avant et en dedans, sur les c6tés du constricteur supérieur du pharynx, où il se partage en un grand nombre de ramuscuies qui s'unissent aux divisions correspondantes du glosso-pharyngieu et à d'autres non moins nombreuses venues du ganglion cerrical supérieur, pour former le plexus pharyngien. Des mailles irrégulières et très-multî-
Fio. 573. — Ui Htff* du laryHj:, vue taUrale (d'aprè» Hirtchrcld ), Fig. 572, — 1, 1. Nerfs larjngés supérieurs Iraversnnt la membrane thfro-hjodïenne. — !, !. Rameau larrngé eiUme se rendant au muscle crico- thyroïdien. — 3. Rameaux ascenilanls destinas à la muqueuse linguale. — J, Rameaux Iransveries se distribuant à la muqueuie de l'épiglotte et aux ie|)lis arjléno-épiglottiqiiB». — 5. Rameaux dexendantï allant m perdre pour b plupart dan» la muqueuse qui reeouïre la face potlérieure du larjni. Parmi ces rameaux il en est deux asaci volumineux qui trarenent le muscle arïténoldien pour w rendre i U muqueuse lapisiani les parois ilu reslibule.— fi. Ramuf cule unissant le laryngé aup^eur au laryngé inférieur. — 7. Co mi>me ramuscule qui a tiA enupe à gauche prés de son p«inl de départ. — 8, H. Nerf iarvngé inférieur. — rrvarjlénaïdicn piwtérieur : ce muarica «té divisé sur' «a partie mavrâoe de l'aryténoïdien. — 10. R.im.^.iu rie r,irïtûnnïdien l'engageant
S. Rameau du
afin île
MUt le tiurd inférieur de
: muscle pour pénétrer dans
épaisseur par
NERF PNEUMOGASTRIQUE. S87
piièes de ce plexus, ses ramifications terminales passent dans l'épaisseur te parois du pharynx, où elles se distribuent, les unes aux muscles, les gtPA à la muqueuse.
k. Mmi iMjM* — fé«lMMF. — Le laryngé supérieur natt de la partie iilrieQre et interne du plexus gangliforme, du côté opposé par conséquent leehiiquiroçoit la branche interne du spinal : d'où il suit qu'il provient gidaiTefflent ou au moins principalement du pneumogastrique. — Sa difidion est d'abord oblique en bas et en dedans. Parvenu sur les côlés du fbryax, il fournit un rameau important, le nerf laryngé externe^ devient lion horixontal et parallèle à la grande corne de l'os hyoïde, traverse la neobraiie thyro-hyoldienne sur sa partie moyenne, et arrive dans l'épaissear do repli aryténo-épiglottique, où il se divise en un grand nombre de kucbes lermioîdes, que leur direction divergente permet de distinguer en iiitirieares, moyennes et postérieures.
Stné plus bas et plus profondément que le glosso-pharyngien, et plus lu osai que le rameau pharyngien du pneumogastrique et le grand hypo- |loise,le laryngé supérieur décrit comme ces nerfs une courbe à concavité intérieure. Dans ce trajet curviligne il répond successivement : aux muscles prévertébraux et à l'artère carotide interne qu'il croise à angle aigu, pois MX parois latérales du pharynx, plus loin au muscle thyro-hyoldien qui le recouvre, et enfin à la membrane thyro-hyoldienne sur laquelle il nmpe d'abord, mais qu'il ne tarde pas à traverser. (Fig. 57i .)
Le nerf largngé externe, remarquable par sa longueur et sa ténuité, part de h convexité du laryngé supérieur, en avant ordinairement de la carotide interne; mais il n'est pas rare de le voir se détacher sur un point plus élevé et même directement du pneumogastrique. — D'abord profondément sitoé, il se place bientôt entre le corps thyroïde et le constricteur inférieur du pharynx qui en reçoit un ou deux filets, puis se dirige en bas, vers le crico-thyroldien, dans lequel il se termine. De l'une de ses divisions terminales on voit partir un ou deux filets qui passe entre les cartilages thyroïde et cricolde et qui traversent le muscle crico-aryténoldien latéral pour aller se ramifier dans la muqueuse du ventricule du larynx. — Chemin faisant,
profonde. — 11. Rameau du muscle erico-aryténoidien latéral. — 12. Rameau du musek thyro-aryténoïdien.
Fig. 573. — a. Coupe de Tos hyoïde.— b. Coupe du cartilage thyroïde. — c. Membrane thjTO-hjoîdienne. — d. Cartilage cricoïde. — c. Trachée-artère. — f. Œsophage. — f. Epi^otte — h. Grande corne du cartilage thyroïde. — i. Grande corne de Vos hyoïde " k. Ligament thyro-hyoïdien latéral. — 1. Membrane thyro-hyoïdienne. — m. Crico- «yténoîdien postérieur. — n. Grico-aryténoïdien latéral. — o. Thyro-aryténoïdien. — f. Bttt de la langue. — 1 . Nerf récurrent. — 2. Rameaux que ce nerf fournit au cricoarytàMidien postérieur. — 3. Rameau qu*il donne au crico*aryténoïdien latéral. — i. Rameau du thyro-aryténoïdien. — 5. Rameau de l'aryténoïdien. — 6. Nerf laryngé supériear droit. — 7. Anastomose de ce nerf avec le laryngé inférieur. — S. Branches descendantes du laryngé supérieur. — 9. Branches moyennes du même nerf. » 10. Ses bruches aaceodAntes*
devient superficiel au niveau du bord supérieur du cartilage cricolde, pntf se prolonge sous le muscle aryténoldien, dans lequel il pénètre aussi par sa face adhérente. Ce rameau, occupe un sillon situé en arrière de la facette aryténoldienne du cartilage cricolde. — Le troisième et le quatrièmey dirigés en dehors, se perdent, l'un dans le muscle crico-aryténoldiei latéral, l'autre dans le muscle thyro-aryténoldien. (Fig. 573.)
Par ses filets terminaux, le laryngé inférieur tient donc sous sa dèpm^ dance tous les muscles intrinsèques du larynx, à l'exception du erfeothyroldien qu'anime le laryngé externe.
B. Branches thoraciques du pneumogastrique.
a. Sameanx e«rdi«4«c0. — Ces rameaux présentent de très-grandu variétés d'origine, de nombre et de volume, non-seulement chez les diien sujets, mais d'un côté à l'autre. ludépendamment de ceux qui émaneotdei nerfs laryngés inférieurs, il en est quelques-uns qui naissent de la portioa cervicale du pneumogastrique, et d'autres de sa portion thoracique.
Les rameaux cardiaques cervicauo) du pneumogastrique, ordinaireoMot au nombre de deux ou trois, se détachent du tronc principal à deshauteom différentes. Le plus élevé se réunit assez souvent au nerf cardiaque supérieur fourni par le grand sympathique, et communique dans tous les cu^ | avec ce nerf. On voit aussi quelquefois les autres se joindre aux nerls on- \ diaques moyen et inférieur; mais le plus souvent ils échangent seulenuaift. * quelques ramuscules avec ceux-ci. Quoi qu'il en soit, les ramena cervicaux se dirigent obliquement en bas et en dedans, pénètrent iam la poitrine et se jettent dans le plexus cardiaque, plexus qui se compoMi surtout de branches émanées du grand sympathique et qui sera ibaUk avec les nerfs ganglionnaires.
Les \ameaux cardiaques thoraciques partent du tronc nerveux au-d de l'origine des nerfs récurrents, s'anastomosent avec les nerfs cardiaqaH du laryngé inférieur, et s'engagent entre la trachée et la crosse aorti(p% puis se jettent comme les précédents dans le plexus cardiaque.
b. Bameanx pulmonaires «mbronchlqnes* — Quelques-uns parteil;
du tronc principal, un peu au-dessus de la bifurcation de la trachée-artèn^ et se rendent à la partie antérieure de ce conduit. Les autres, beaœow plus nombreux et plus importants, naissent en arrière de l'origine é^^ bronches : de là l'ancienne distinction de ces> rameaux en anJtériewt postérieurs. (Fig. 571.)
Les rameaux pulmonaires antérieurs, rares et grêles, sous-jacentsa nerfs cardiaques thoraciques, se dirigent en bas, en dedans et en avant] croisent obliquement les parties latérales de la trachée en lui abandonnt plusieurs filets, et arrivent au devant des bronches, où ils s'unissent, a
NERF PNEUMOGASTRIQUE. 389
inférienr pour se comporter ensuite comme le précédent. Les deux nerfs différent donc :
1. Par leur longueur : le gauche est plus long que le droit de toute la liautear comprise entre la concavité de la crosse aortique et l'extrémité sapérieure du tronc brachio-céphalique, hauteur équivalente à celle des deux premières vertèbres dorsales.
2. Parleur volume : le gauche, qui dans son trajet plus étendu fournit aa plus grand nombre de rameaux, est en général un peu plus considérable que le droit.
3. Par leur direction : le premier est vertical; le second est oblique dans sa moitié inférieure et vertical supérieurement.
4. Par leurs rapports : celui qui contourne la crosse aortique répond dans toute sa longueur à la partie antérieure de Tœsophage, celui quiconloarne l'artère sous-clavière répond à la partie latérale de cet organe. Les rapports du premier avec le conduit œsophagien sont par conséquent beauf«applus étendus et plus importants que ceux du second; cette différence ne saurait être trop présente à l'esprit du chirurgien qui se dispose à pratiquer rœsophagotomie. (Fig. 571.)
Dans le trajet qu'ils parcourent de leur origine à leur terminaison, les
nerfs laryngés inférieurs fournissent :
l'Des filets cardiaqms plus nombreux à gauche qu'à droite. Ces filets
Irès-variables dans leur volume, s'anastomosent soit entre eux, soit av^c
'« nerfs cardiaques cervicaux et thoraciques, et se jettent ensuite dans le
plexus cardiaque qu'ils concourent à former. 2* Des filets œsophagiens très-multipliés, qui, nés à différentes hauteurs,
redirigent pour la plupart de bas en haut dans une direction presque
P^llèle à celle du tronc principal, puis pénètrent dans l'épaisseur des
parois de ce conduit, où ils se divisent : en ramifications externes, desti-
^^6s à sa tunique musculaire, et ramifications internes, destinées^ à sa
^''nique muqueuse.
3* Des filets trachéens, dont les divisions se répandent, les unes dans le P^n musculaire qui sous-tènd les cerceaux cartilagineux de la trachée, '®s autres dans la membrane muqueuse correspondante.
4* Un ou deux filets pharyngiens^ qui se détachent du récurrent au mo- ^^nt où il s'engage sous le constricteur inférieur, et qui se perdent dans ^ muscle.
5<> Un filet ascendant ou anastomotiquey qui s'unit au niveau du cartilage ^*coïde avec le filet descendant du laryngé supérieur.
G» Enfin, des filets terminaux oularyngiens. Ces filets sont au nombre de l^aire : — Le premier, oblique en haut en dedans, pénètre dans le crico- ***yténoïdien postérieur par sa face profonde ou adhérente; il est souvent "^uble. — Le second, un peu plus élevé que le précédent, s'engage sous le ^ndon du crico-aryténoîdien postérieur, se porte aussi en haut et en dedans^
392 NÉVROLOGIE. .
culaire des bronches et à la muqueuse respiratoire, n'ont avec les vaisseai sanguins aucune connexion.
Pour préparer tous ces filets depuis leur origine jusqu*à leurterminaisoi il faut suspendre par la trachée les poumons d'un bœuf ou d'un cheni détacher tout le parenchyme pulmonaire à l'aide d'un manche de scip demi-tranchant, ce qui est facile, et poursuivre ensuite chaque divisL nerveuse en les laissant appliquées sur les canaux bronchiques. J'aidépt dans le musée de la Faculté une préparation de ce genre.
c. BainewDix oBsophafieiui. — Nous avons constaté précédemment ^ la partie supérieure de l'œsophage reçoit de nombreux rameaux des ne récurrents, et qu'à sa partie moyenne se rendent plusieurs divisions ^ rameaux pulmonaires. Nous avons vu aussi que, dans leur trajet de racine des poumons à l'orifice œsophagien du diaphragme, les pneanif gastriques s'appliquent au même conduit, l'enlacent de leurs nombreuse anastomoses et forment à sa surface un plexus remarquable, leplexuttm phagien. Ce plexus à mailles elliptiques, très-allongées dans le sens vert cal, nous explique la sensation douloureuse qui accompagne la d^utiti(» d'un bol alimentaire trop volumineux. Il abandonne au tiers inférieur d l'œsophage un grand nombre de filets destinés, comme les supérieurs i les moyens, à ses tuniques musculaire et muqueuse.
G. Branches abdominales des pneumogastriques.
Parvenus dans Tabdomen, les deux nerfs pneumogastriques se terminer différemment.
Le pneumogastrique gauche, situé au devant du cardia, se décompo! en un très-grand nombre de rameaux divergents. — Parmi ces rameau les uns se portent en bas et à gauche vers le grand cul-de-sac de l'est mac, où ils se terminent. — D'autres, obliquement dirigés en bas et droite, se répandent sur toute la face supérieure du viscère. — D'autre plus volumineux, suivent sa petite courbure, à laquelle ils abandonne un grand nombre de filets; puis, considérablement amoindris au voisina, du pylore, se réfléchissent de bas en haut pour aller se distribuer dans foie. D'autres, enfin, plus élevés et réunis en un petit faisceau distin* cheminent transversalement de gauche à droite entre les deux lames l'épiploon gastro-hépatique, se mêlent plus loin aux précédents, et péE trent avec eux dans le foie en suivant les divisions de la veine porte.
Le pneumogastrique droit, situé en arrière du cardia, fournit d'abc un groupe de ramifications qui descendent en divergeant sur la face |n térieure de l'estomac à laquelle elles sont destinées. Il se porte ensuite arrière vers l'extrémité interne du ganglion semi-lunaire de son càté^ formant une arcade à concavité supérieure, et se perd dans ce gangl' ainsi que dans le plexus solaire.
NERF PNEUMOGASTRIQUE. 393
0^ ces deux nerfs, le gauche se termine donc principalement dans IVs- ^ufistc et accessoirement dans le foie, le droit principalement dans le pl^iBfi solaire et accessoirement dans le premier de ces viscères.
Vue générale des nerfs pneumogastriques.
i.es pneumogastriques sont des nerfs mixtes, auxquels viennent se joindre UA grand nombre de fdets anastomoliques qu'on peut considérer comme autant de racines accessoires, et dont les innombrables divisions ^ont se répandre dans six grands appareils. Ils fournissent :
l« A Tappareil de la phonation : le laryngé supérieur, qui, après avoir
donné un filet au constricteur inférieur et un autre au crico-thyroidien, se
termine par le plus grand nombre de ses branches, soit dans la muqueuse
du larynx, soit dans les muqueuses adjacentes, d'où il suit que ce nerf est
l»eaucoup plus sensitif que moteur; et plus bas, à rentrée du thorax, le
farfflgé inférieur, qui donne au cœur des fdets moteurs, à l'œsophage et à la
irscbée des filets mixtes, au larynx d'autres filets moteurs, et qui, contrai-
^ment au précédent, est affecté beaucoup plus au mouvement qu'à la
sensibilité.
3" A. l'appareil de la respiration, les nerfs pulmonaires antérieurs et postérieurs, dont quelques divisions sont destinées à l'œsophage, à la trachée et au péricarde, mais qui s'épuisent essentiellement dans les bronches sur lesquelles ils s'étendent jusqu'à leur extrémité terminale.
3^ A l'appareil central de la circulation : les rameaux cardiaques supérieure qui viennent de la portion cervicale du tronc de la dixième paire ; les râlineaux cardiaques moyens qui émanent de la convexité de l'arcade des xi.€rfs récurrents; les rameaux cardiaques inférieurs, qui naissent audessous des précédents, de la portion thoracique du pneumogastrique. Ces trois ordres de rameaux s'unissent à ceux du côté opposé et s'entremêlent aux nerfs cardiaques supérieur, moyen et inférieur du grand sympathique pour former le plexus cardiaque.
4** A l'appareil de la déglutition : le rameau pharyngien, l'une des sources principales du plexus pharyngien, dont les filets se répandent en partie clans les lAuscles, en partie dans la muqueuse du pharynx; les rameaux œsophagiens supérieurs, qui partent des récurrents; les rameaux œsophagiens moyens qui viennent des plexus pulmonaires postérieurs ; et les rameaux œsophagiens inférieurs, qui naissent directement du tronc des pneumogastriques.
^^ A l'appareil de la chymification, les nimoaux si multipliés qui se distribuent au cardia, au grand cul-de-sac de IVstomac, à sa faco supérieure, à sa petite courbure et à sa face inférieure.
6^ A lappareil de la chylification : les rameaux que le pneumogastrique gauche envoie au foie ; ceux, infiniment plus nmltipliés, que le pneumo-
392 NÉVROLOGIE. .
culaire des bronches et à la muqueuse respiratoire, n'ont avec les vaisseau^ sanguins aucune connexion. ^^"^
Pour préparer tous ces filets depuis leur origine jusqu'à leurterniinaisoi il Tant suspendre par la trachée les poumons d'un bœuf ou d'un che^ détacher tout le parenchyme pulmonaire à Taide d'un manche de scaj demi-tranchant, ce qui est facile, et poursuivre ensuite chaque divisw ^^^' nerveuse en les laissant appliquées sur les canaux bronchiques. J*ai dép^;^ ^ dans le musée de la Faculté une préparation de ce genre. ^
c. Kameaiix oesophaffieiui. — Nous avons constaté précédemment ^^ la partie supérieure de l'œsophage reçoit de nombreux rameaux des netf récurrents, et qu'à sa partie moyenne se rendent plusieurs divisions j^ rameaux pulmonaires. Nous avons vu aussi que, dans leur trajet de j^ racine des poumons à l'orifice œsophagien du diaphragme, les pneiimo. gastriques s'appliquent au même conduit, l'enlacent de leurs nombreus^^ anastomoses et forment à sa surface un plexus remarquable, leplextua^^^^ phagien. Ce plexus à mailles elliptiques, très-allongées dans le sens vert m— cal, nous explique la sensation douloureuse qui accompagne la déglutilio d'un bol alimentaire trop volumineux. Il abandonne au tiers inférieur l'œsophage un grand nombre de filets destinés, comme les supérieurs les moyens, à ses tuniques musculaire et muqueuse.