‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 3)Chapitre 80 sur 223 · NERF SPINAL · texte numérisé non relu

NERF SPINAL

/âTec difficulté et d*unc manière probablement inconiplèle, la pliysioigie expérimentale Ta fait avec une grande précision. — Déjà nous avons A avec quelle netteté elle a poursuivi le rameau externe de la branche nasComotique jusqu'aux muscles intrinsèques du larynx, rameau qui mérienit le nom de nerf vocal, — Quant au rameau supérieur ou pharyngien, il soniribue à former le plexus de ce nom, avec les rameaux correspondants les nerfs de la neuvième et de la dixième paire. Pour reconnaître dans quels muscles se termine chacun des rameaux émanés de ces trois sources, OB aurait pu ici encore faire appel à la méthode wallérienne. A son défaut, fOjOQs'ce que nous apprend la physiologie.

En 1862, M. Chauveau a excité comparativement chez le cheval les ndoes des nerfs de la neuvième, de la dixième et de la onzième paire. Or, Texcitation galvanique des racines du glosso-pharyngien a eu pour rinltat constant la contraction de la partie la plus élevée du constricteur nfirieur du pharynx. Cette excitation portée sur les racines du spinal a éMué un résultat semblable. Appliquée aux racines du pneumogastrique, de a déterminé des contractions dans tous les muscles du pharynx, de taophage et de Testomac, mais n'agissait que faiblement sur le constriclev supérieur. Ainsi la physiologie expérimentale nous enseigne que les fmmtx pkaryngienx de la neuriéme et de la onzième paire se terminent ém te dernier muscle y et que ceux du pneumogastrique se répandent imks autres muscles du pharynx. Le constricteur inférieur reçoit en flrire plusieurs filets des récurrents.

F. llMfes d« sphuii. — Ces usages nous sont déjà en gninde partie cotm». Je me contenterai donc de rappeler les faits qui suivent :

{'Lorsqu'on soumet ce nerf aux irritants mécaniquesougalvaniques, des noufements convulsifs surviennent aussitôt dans tous les muscles auxquels il se distribue, c'est-à-dire dans le constricteur supérieur du pharynx, les niuscles intrinsèques du larj^nx, le sterno-mastoldien elle trapèze.

2* Interrompu dans sa continuité avec le centre nerveux par la section de ses racines, ou par l'arrachement de son tronc pratiqué d'après le procédé de M. Cl. Bf'rnard, toute contraction disparait dans les muscles qui précèdent. La déglutition continue ; elle est seulement un peu gênée par suite de la paralysie partielle du constricteur supérieur. Le sterno-masloïdienetle trapèze sont affaiblis, mais non entièrement paralysés, ces musdes recevant des nerfs cer\'icaux d'autres filets moteurs. — Le phénomène le plus saillant de ce double arrachement est la perte de la voix, qui devient rauque si Tun des nerfs soulement est arraché, et qui s'éteint complètement si les deux troncs nerveux sont intéressés. Ici également les muscles intrinsèques du larynx ne perdent pas toute action ; ils cessent d'ajdr comme agents de la phonation ; ils agissent encore comme agents delà respiration.

404 NÉVR0L061E.

Les spinaux sont donc des nerfs moteurs. Contiennent-ils aussi des tubes sensitifs ? Jusqu'à présent on n'a pas constaté qu'ils fussent sensibles à leur point d'émergence. Cependant les cellules nerveuses que H.Yulpiao a signalées sur le trajet de leurs racines semblent annoncer que quelques fibres sensitives se mêlent aux fibres motrices. — En le soumettant dus l'intérieur du crâne à l'action des irritants, H. Cl. Bernard, et plus tard M. van Kampen, ont reconnu que le spinal présente une sensibilité récur«^ rente empruntée à la racijie postérieure de la deuxième paire cervicale.-^ A sa sortie du crâne, tous les observateurs ont constaté que ce perfe^ sensible. Les tubes sensitifs qu'il reçoit de ses anastomoses acGompagneni les tubes moteurs, et se perdent dans les mêmes muscles auxquels les un, et les autres sont également nécessaires.

Le sterno-mastoïdien et le trapèze recevant des nerfs de deux soutes différentes, il nous reste à déterminer si ces nerfs remplissent les ménici usages ou des usages différents ; et si leur destination est différente, quelle est celle de la branche externe du spinal ? Wïllis le premier a tenté it résoudre cette difficulté, en disant que les divisions du spinal étaient desd» nées à coordonner l'action de ces muscles dans les mouvemeuts involai«> taires du cou et du membre supérieur, et que celles des nerfs cerrietix présidaient à leur contraction dans les mouvements dirigés par lavoloilè* Mais Fobservation démontre que les mouvements soumis à l'influence iia spinal et ceux qui dépendent des nerfs cervicaux sont également volontain&. — Cette doctrine, acceptée par Yieussens, a été reprise de nos jours ptr Ch. Bell, qui l'a formulée en termes moins erronés. D'après ses recherches* la branche externe du spinal aurait pour usage d'associer l'action iia sterno-masto'idien et du trapèze à celle des muscles respiratoires dans le cri, l'effort, le chant, le rire, réternument, la toux, etc.; d'où le nomdener^ respiratoire supérieur du tronc sous lequel il Ta désignée. En s'exprimtn^ ainsi, le célèbre physiologiste anglais se rapprochait de la vérité, que M. Ci. Bernard, dans son remarquable mémoire sur le spinal, a mise evn pleine évidence. Cet auteur a très-clairement démontré :

1° Que le sterno-masto'idien et le trapèze, lorsqu'ils se contFKtera^ sous l'influence des nerfs cervicaux, dilatent le thoi*ax : ils agissent aior^s comme inspirateurs, mais seulement dans les grandes inspirations.

2" Que lorsqu'ils se contractent sous l'influence des spinaux, ils nudm — tiennent le thorax dilaté, ou du moins ralentissent le mouvement d'expiration, en sorte que l'action de ces nerfs commence quand celle des m cervicaux est terminée.

3° Que les spinaux sont des nerfs de la vie extérieure annexés à Pap| reil de la respiration, pour diriger les mouvements du larynx et du thoi dans les actes de la vie extérieure annexés à celte fonction, tels que l'effo la voix, le chaut, etc.

i" Que les muscles soumis à Finfluencc des deux branches du spL

NERF GRAND HYPOGLOSSE. 405

soRi congéaères dans tous ces actes : ainsi, tandis que les muscles du la-

rpx aminés par la branche interne se contractent pour fermer la glotte

pendant la durée d*un effort, ceux qu anime la branche externe se contrac-

teatiussî pour maintenir le thorax en état de dilatation ; lorsque les pre-

1BMIS ai|[i8sent comme agents de la phonation, les seconds ralentissent le

ressf rrement du thorax, qui joue le r6le de porte-vent, etc.

$ 12. — Douzième paire, or nerf grand hypoglosse.

I. -^ Préparer le grand hypoglosse, c*est mettre à nu les muscles ie b langue et ceux des régions sus- et sous-hyoïdiennes en consenrant tous les ^ firts nerreax qu'ils reçoivent. On arrivera à ce résultat en se conformant aux I (^ qui suivent :

i* Pratiquer sur les téguments du cou trois incisions : la première, antérieure H médiane, étendue de la symphyse du menton à la fourchette du sternum ; la ncfBde, parallèle à la base de la mâchoire ; et la troisième, parallèle à la dnicnle.

t» Disséquer d*avant en arrière le lamlieau quadrilatère qui résulte de ces nôsiaiis, en détachant A la fois la peau et le muscle peaucier.

Sp Qiercher le tronc du grand hypoglosse au-dessous du tendon du nmscle £|aitriqiie, remonter ensuite vers son origine pour^ découvrir sa branche deseariante ; suivre c^lle-ci de haut en bas jusqu'au niveau de Tarcade qu'elle ktm en s'anastomosant avec la branche descendante interne du plexus rer- TJal, et isoler chacun des rameaux qui partent de cette arcade.

4^ Enlever la glande sous-maxillaire et isoler le tronc du nerf dans toute la fuût moyenne de son trajet, en ménageant le filet qu'il envoie au muscle thyrojqfaidien.

5^ Inciser le mylo-hyoîdien à son insertion maxillaire, ainsi que le ptéry- {(éldien interne; découvrir ensuite la mâchoire inférieure, la diviser à l'aide d'in trait de scie appliqué immédiatement en dehors de l'attache du ventre antérieur du digastrique, et enlever toute la partie qui correspond à la préparation en la désarticulant.

^ Abattre par Jeux traits de scie, angulairement réunis, toute la partie latérale moyenne de la base du crâne.

? DéUwher le stemo-mastoîdien et préparer l'extrémité supérieure de l'hypoglosse en procédant avec les plus grands ménagements, afin de conserver ses différentes anastomoses.

8* Enfin poursuivre le tronc nerveux jusqu'à ses dernières divisions. (Fig. 578.)

Le nerf de la douzième paire, nerf grand hypoglosse de Winslow, s'étend de la face antérieure du bulbe rachidien aux mu.scles do la région soos-hyoldienne, au génio-hyoldien et aux muscles de la langue.

a. Origine apparente. — Le grand hypoglosse nait du sillon qui sépare

Folive de la pyramide antérieure, par dix ou douze racines, dont la plus

déclive répond àrenlrecroisemcnt des pyramides et la plus élevée à Tunion

an quart supérieur avec les trois quarts inférieurs de l'éminence olivaire.

Parmi ces racines, les supérieures, légèrement descendantes, se grou-

406 NÉVROLOGIE.

pent à l'entrée du trou condyloidien antérieur, et constituent un petit b^^ ceau qui traverse isolément la dure-mère. Les inférieures, ou ascendant^ convei^ent également pour former un faisceau distinct qui s'engage ai^^dans le trou condyloldien par un orifice particulier. Les moyennes, ho|i|*^ xontalcment dirigées, de dedans en dehors, cheminent entre les précéden. t<»s dont on les voit le plus souvent se rapprocher pour se réunir à elles, et quelquefois s'isoler pour donner naissance à un troisième faisceau iodé, pendant des deux autres. De cette disposition résulte un petit trianglf» adhérent par sa base au bulbe ruchidien^ et par son sommet bifurqué à U dure-mère. Après avoir traversé cette membrane, les deux ou trois fais* ceaux de Fhypoglosse se rapprochent à leur tour, et se confondent en un tronc unique avant de franchir le trou ou plutôt le canal par lequel ils sortent de la cavité du crâne. (Fig. 5G1.)

En 1833, le professeur Mayer (de Bonn) a signalé une seconde racine ou racine postérieure, racine sensitive de l'hypoglosse, qui Vient se réunir à la précédente ou racine antérieure, racine motrice. Cette seconde racine qu*il a découverte chez le veau et qu'il a trouvée ensuite chez le bœuf, le porc et le chien, n'existe que très-exceptionnellement chez l'homme, où elle a été observée deux fois seulement par cet anatomiste, et une fois par M. Vulpian. Ce dernier auteur en a donné une très-bonne description. Elle tire son origine du sillon sur lequel sont implantées les racines bulbaires du spinal, par deux radicules ; une troisième provient du corps restifomie. De leur réunion résulte uii très-petit filet qui se porte en avant, et qui, après un court trajet, s'adjoint aux racines motrices de l'hypoglosse. — Cette r:a* cine postérieure ou sensitive est surtout remarquable parla présenced*uri très-petit ganglion dont les cellules sont presque toutes unipolaires. Les tubes afférents ne font que le traverser; à ceux-ci s'ajoutent les fibres nées des cellules nerveuses : d'où il suit que la racine postérieure est [dus grosse à sa sortie du ganglion qu'à son entrée.

b. Origine réelle. — Les filets radiculaires de l'hypoglosse ont pour origine réelle la colombe grise qui se trouve située au devant du canal central du bulbe et qui se prolonge sur le plancher du quatrième ventricule, en limitant à droite et à gauche le sillon de sa partie médiane. Cette colonof^ descend un peu plus btis que l'olive correspondante, et s'élève un peim moins haut que celle-ci. Elle fait partie de la corne antérieure, dont elle représente le pédicule ou l'extrémité profonde. Sur les coupes transrer — sales, cette colonne revêt la forme d'un simple noyau arrondi, contigu â. celui du côté opposé, ou du moins très-rapproché de celui-ci, se continuam.^ en avant avec le raphé du bulbe, par l'intermédiaire duquel il reçoit ses^s fibres afférentes ou cérébrales. (Fig. 567.)

Partis de ce noyau, les filets radiculaires de l'hypoglosse traversent ii m.— férieurement les faisceaux des cordons postérieurs qui le contournent poi :mr

NERF GRAND HYPOGLOSSE. Mil

]||er s'entrecroiser Avec ceux du côté opposé; plus haut ils répondent au féseau des fibres arciformes ; cheminent ensuite entro l'olive et le noyau jaiU^vaire antéro-interne, puis entre Tolive et la portion motrice des njramides, et arrivent ainsi jusqu'au sillon qui les sépare.

c. Trajel et rapports, — Parvenu à la base du crâne, le nerf de la dounème paire descend d*abord verticalement au devant des muscles prélertébraux, contourne Tartère carotide interne au niveau de la brandie intérieure du deuxième nerf cervical pour se porter en bas et en avant vers Tos byoîde, devient horizontal au moment où il atteint la grande corne de fetos, puis ascendant et oblique dans sa partie terminale ou linguale. Sou iroBC décrit par conséquent une grande courbe à concavité antéro-supé- \ rifore» paralltie à celle du nerf lingual situé sur un plan plus élevé et plus ' oterney et à celle du nerf laryngé supérieur situé au contraire plus bas et plus profondément.

Otnyet permet de considérer au grand hypoglosse cinq portions : une portion intra-crànienney une portion verticale, une portion oblique et descendante, une portion horizontale, et enfm une portion ascendante.

Uporiûm tn^ra-cm/it^ine répond antérieurement à Tarière vertébrale, pestérieuremenl à l'éminence olivaire, (|u'ellc croise, et au feuillet viscénl de l'arachnoïde.

La portion verticale, située d'abord entre le petit droit antérieur et la carotide interne, se loge plus bas dans un espace prismatique et triangulaire que limitent : en arrière, le grand droit antérieur ; en dehors, la veine jugulaire; en dedans, l'artère carotide interne. Dans cet espace elle se trouve en rapport : par son c6té interne, avec le plexus ganglilorme du pneumogastrique qu'elle contourne en demi-spirale ; et par son c(Mé externe, d'une part avec le nerf spinal qui la croise à angle aigu, de l'autre avec l'anse anastomotique des deux premiers nerfs cervicaux.

La portion oblique et descendante^ étendue du deuxième nerf cervical

an bord antérieur du sterno-mastoidien, d'autant plus superficielle par

conséquent qu'elle est plus antérieure, occupe d'abord l'interstice de la

veine jugulaire et de la carotide interne ; elle se place ensuite entre les

muscles stylo-pharyngien et stylo^losse situés à son côté interne, et les

"luscles stylo-hyoïdien et digastrique qui la recouvrent, puis entre la caro-

We externe qu'elle croise perpendiculairement, et le bord antérieur du

sterno-mastoïdien.

I*îi portion horizontale s'étend du bord antérieur de ce muscle au bord ^stérieurdumylo-hyoïdien,entrele tendon du digastrique situé au-dessus ''^lle et la grantle corne de Tos hyoïde située au-dessous. Appliquée par son ^té interne sur le constricteur moyen du pharynx et sur l'hyo-glosse, elle ^^iTespond en dehors a la jçlande sous-maxillaire, au stylo-hyoïdien, au «^'i^ucier el à la peau. L'arlère linguale, placée sur un plan plus profond.

NËVR0L06IE.

lui est d'abord continue ; elle s'en sépare au niveau de l'hyo-glosse poa .s'en rapprocher de nouveau au devant de ce muscle. (Fig. 579.) . La portion ascendante chemine entre le mylo-hyoldien et rh;a-glo«< au-dessous du canal de Wharton, et pénètre ensuite dans le géniogkMS où elle se divise eu un grand nombre de ramifications terminales.

d. Anastomoses. — Le nerf firand hypoglosse communique pu » seconde portion, ou portion verticale, avec le ganglion supérieur du gna sympathique, le pneumogastrique, el l'arcade des deux premier* iinf) cervicaui ; . il s'unit par sa portion ascendante au lingual.

— .Uiotlomotfji de riigpoglatit hijpogloiat {'i- (ir.iprùs Iliraclircld).

Fig. 576. — t. Tige pituilaire. — ± Cnrps cpiidrù. — 3. Tubenulu muillairM. - 4. Pédoncule cérébral. — 5. ProtubérancR annulaire, — 6. Nerh opliques. — 7. !tei inuieiir oculaire commun. — S. N?rf palliétique, — 9. Nerf Irijumeau. — 10. Nfe moteur oculaire citcrnp. — 11. Serf facial. — lï. Serf auditif. — 13. Nerf do Wria lierg. — H. N^rf glosso-pharyngii-n. — Ui. Nerf pneumogastrique. — 16. Nerf tpiu

— 17. Nerf grand hypoglosse.

Fig. 577. — 1. Facial. — 2. GloMO-pbaryngien. — '£, liiaslomoie de ce nerf avsc tllet lingual du facial. — 3.3. Le pneumagaatriquc el ses deux ganglions — .1, A, 4. Sft nal. — 5. Grand hypoglosse. — 6. Ganglion cervical supérieur du gr:ind sympathiqu

— 7. Ans« anaalomotiqae des deux premières ccriicaks. — tt. Rameau carotidiea < ganglioo cervical supérieur. — 9. Rameau de JacobsoD parlant du ganglion d'Andenc!

— 10, 10. Fileta qui unissent ce rameau au grand sjnipathiquc. — 11. Filet qu'il fonrc i la Irompe d'Euslache. — 12. Filet de la fenêtre ovale. — 13. Filet de la fenêtre rocMl

— 14. Nerf pétreui profond externe. — 15. Nerf pélreux profond interne. — 16, Cb^ glion otique dans lequel vient se terminer le petit pétreux superflciet. — 17. Ram^ auriculaire du pneumogatlrique. — 18. Anastomose de ce nerf avec le spinal. . iy. Anastomose de la première pairs cervicale avec le grand hjpogloase.

NERF GRAND HYPOGLOSSB.

V Amutomote de r hypoglosse avec le grawt sgmpathigue. — ¥A\e a lieu à l'aide d'un filet en général trës-grèle qui nf. dirige en bas et en dedans, da tronc de la douzième paire vprs le ganglion crrvical supérieur ou son niDuu cvotidien,

f Âniutomose de rhi/poglonse avec te pneumogastrique. — Nous avouH ni préeédenunent que ces deux nerfs s'unissent l'un à l'autre au moment (A it premier contourne l« second, el que le fllet qui les unit, lanti^t

Fi6. 'iTB. — Tnijfl, rappui'h,

I. Porlion ft^oftlionnaire du trijumeau. <)pbttilniiquf ilr WÎUii. — -I. ^rrf maxillai — 6. Stri lingual ou petit hypoKloMc. — 7. Fiirt qun — K. Cordf (lu Ijrmpan. — U. Sn[ denlaîrn iiir^rii

ribiition de rkg/iontoair [').

r — 3. Hranrlie nillairr' inri^ricur.

rtu dcnUin* lufi'- II). DiviHiniis (pnniiiuli's

ft lin^iul. — tl. GaiiKlion «ou>-niaiilliiiri>. — 13, Raiiu^au niylo-hjruii

oUricur du diRulririui! rfiVTiint an rnmuMule du mvln-liyoldinii, ~ H. Cr>ii|)« ilu

iMNla nijlo-hyoïdien duni lequol v ri-nd un autre ramunnule du nii>iii(> nerf. ^

IS. Utrt i|ti>sso-pliarjii){ion. — IC. lianiclion d'Andencli. — 17. Kilcl* que donne le

ldMio-]ihai7fif[i<'n aux musclas >ty1o-|{laui! et itylo-pharjngicn. — 18. Ge mi^nu; nrrf

t réUchiiunt pour remonter sur la bain de la lantEU'*. — lil, ttl..Tronc du pnoum»-

Sulrique. — 30. Son f(an|{lion lupérirur, — il. Son |(an)(lii>n inférieur. — 2S. £i. Hec^

larjngt supérieur. — 33. ^e^f «pinal. — 24. ^e^f granil li ypot[lo»w. — STi. Sa branche

descendante. — 26. Rain«au qu'il fournil au iiiu»cle Idyro-liyo'idien. ^ 37. Ses divi-

<ian« terminalei. — 38. Ramuiculc du la&me tronc nerveux se diviunl en deux R\rlt.

lotit l'un pénètre dans le Kénio-|{taiiiw fl l'aulre dans le vénio-hjoïdien.

410 NÉVROLOGIE.

simple, tantôt double et toujours extrêmement courl, constitue Tune des racines motrices du nerf de la dixième paire. (Fig. 535.)

3* Anastomose de V hypoglosse avec l?s deux premiers nerfs cervicaux^ — Très-variable. Le plus souvent elle est constituée par deux filets doi ^^ Tun descend de Tliypoglosse vers l'arcade qui unit les deux premiers ner^^^^ cervicaux, tandis que l'autre se porte de cette arcade vers le coude qi ^

forme l'hypoglosse en contournant l'artère carotide interne. Ce second fi'^^^ ^ quelquefois double, ne se perd pas en totalité dans le tronc de la douzièc:;^.^^^» paire ; une partie des fibres qui le composent lui est seulement accolée^a^ ** s'en sépare en général un peu plus loin pour concourir à la formation d^^ ^ branche descendante.

Ar Anastomose d^^r hypoglosse avec le lingual. — Ces uerfs sont unis ^ la partie moyenne de leur trajet par deux ou trois filets verticaux ^ . reposent sur la face externe du muscle hyo-glosse et qui se portent de l*|j. à l'autre en décrivant une courbure à concavité postérieure.

e. Distribution, — Du tronc de l'hypoglosse se détachent successivemeii t : Sa branche descendante; Le rameau du thyro-hydidien ; Le rameau du génio- hyoïdien; Les rameaux de Vhyo-glosse et du stylo-glosse ;

Et enfin des branclws terminales très-nombreuses, destinées au génio* glosse et aux autres muscles de la langue.

1** Branche demcendanie. — Née de la convexité du grand hypoglosse h la manière d'une tangente, cette branche se porte presque verticalement en bas jusqu'à la partie moyenne du cou, s'anastomose en arcade avec la branche descendante interne du plexus cervical, et se termine ensuilo dans les muscles sous-hyoïdiens par cinq ou six filets qui partent de la convexité de cette arcade.

La branche descendante est remarquable à la fois par son origine, par la longueur de son trajet et par sa terminaison. (Fig. 579.)

Elle émane de l'hypoglosse au niveau du coude que celui-ci décrit autour de l'artère carotide interne en passant de la direction verticale à la. direction oblique. Deux rameaux descendent du tronc principal pour lu£donner naissance. — De ces deux rameaux, l'un marche d'arrière enavanS. ou de l'origine vers la terminaison du nerf; il est formé en partie parde^^

fibres venues du grand hypoglosse, et en partie par le filet anasto

motique que ce nerf reçoit de l'anse nerveuse des deux premières paire cervicales. L'autre, antérieur et beaucoup plus grêle, marche d'avant e arrière, ou de la terminaison du nerf vers son origine. Nous verroi plus bas quel est son véritable point de départ.

Ainsi constituée, la branche descendante du grand hypoglosse croi obli(|iieuient a leur origine la carotide interne et la carotide externe,

NERF GRAND HYIK)GLOSSE. 411

nlsLce au devant de la carotide primitive, en arrière et en dehors des /fiuscks sous-hyoïdiens. Parvenue au niveau du tendon du scapulo-hyoldieBr elle s*anastomose avec la branche descendante interne du plexus irervicaly et contribue ainsi à former une anse plexiformc, située ordinairement entre le sterno-mastoldien et la veine jugulaire interne, et dans ouelques cas entre celle-ci et la carotide primitive.

Cette anse présente dans son mode de constitution une disposition oxcepiionuelle qu*il importe de bien saisir. Au moment de concourir à sa formalion, la branche descendante interne du plexus cervical se divise en deux f^meauz que leur direction très-différente permet de distinguer en inférieur el supérieur. — Le rameau inférieur se rapproche de la branche descen- ^ate du grand hypoglosse, et forme avec elle un petit plexus d'où naissent les divers filets destinés aux muscles sous-hyoidiens. — Le rameau supérieur, qui se réfléchit de bas en haut, s*accole à la branche de l'hypoglosse, remonte avec elle jusqu'à son origine, et s*en sépare alors pour s'appliquer au tronc de la douzième paire qu'il accompagne jusqu'à son extrémité lerniinale. La direction deux fois réfléchie de ce rameau nous explique la forrue régulièrement demi-circulaire que présente la concavité de l'anse formée par l'anastomose des deux branches descendantes, et la marche inverse des deux rameaux qui composent à son origine la branche descendante de l'hypoglosse, l'un de ces rameaux partant réellement de son tronc, l'autre au contraire venant se réunir à celui-ci. — Il suit de cette disposition que le nerf de la douzième paire s'anastomose en réalité avec les quatre premières paires cervicales : avec la première et la seconde, par k rameau provenant de l'arcade qu'elles forment au devant de FapopAyse transverse de l'atlas; avec la troisième et la quatrième, par le rameau supérieur de leur branche descendante interne.

Les filets qui partent de l'anse du grand hypoglosse peuvent être divisés

fin supérieur, moyens et inférieur. — Le filet supérieur ^ en générai grêle,

se dirige presque transversalement en dedans et vient se terminer en

partie dans la moitié supérieure du scapulo-hyoïdien, en partie dans le

sterno-hyoldien. — Les filets moyenSy ordinairement au nombre de trois,

sont destinés, le premier à la moitié inférieun» du scapulo-hyoïdien, le

second à la partie moyenne du sterno-hyoidien, le troisième à la partie

correspondante du sterno-thyroïdien. Ces deux derniers pénètrent dans

leurs muscles respectifs, tantôt par leur bord exlerno et tantôt par leur

face profonde. — Le filet inférieur, plus consitlérable (pie les précédents,

se dirige presque verticalement en bas, en suivant le bord externe du

sterno-thyroïdien, pénètre dans la poitrine avec ce muscle et se termine

dans son extrémité inférieure. Suivant Valentin, ce filet se» prolongerait

même beaucoup plus loin, il irait se réunir au nerf diaphragmatique; en

sorte qu'il propose de désigner la branche descendante de rhvjïoglosse

■^"s le. nom de. uerf (liaphnifimatifiue accessoire. J'ai vairiemiMit cherché

vOb^

NKRF GRAND HYPOGLOSSE. 413

^^ ■■TBw thyi^-liyoïdlea. — Il se détache de la convexité de Thypo-

«rIos^6 immédiatement au-dessus de la grande corne de Tos hyoïde, au

iilv^^u du bord postérieur du muscle hyo-glosse, et se porte obliquement

^fn lias, en avant et en dedans, vers le tiers supérieur du muscle thyro-

l^^oldien, auquel il est exclusivement destiné.

3* »«icw séaio-kyoïdiai. — D*un volume égal ou un peu inférieur ^ o^lui du précédent, ce rameau nait du bord convexe du grand hypoglosse, et se dirige horizontalement en avant. Sur les limites du génio- ^yoidien, il se partage en ûlet inférieur, qui se perd dans la partie corresg^odante de ce muscle, eu suivant sa direction primitive, et filet supérieur, «|ui se porte de bas eu haut. Souvent il ne se divise que dans son épaisseur.

4* ■■■!!■■■ émm aftaseles hyo-gloMc et «tylo-gloMe. — En passant

sur la face externe de Phyo-glosse, le tronc de la douzième paire, indépendamment des filets par lesquels il s'anastomose avec le nerf lingual, en fournit deux ou trois autres, très-gréles, qui plongent presque aussitôt dans l'épaisseur de ce muscle. L'un de ces filets, après avoir décrit un trajet rétrograde, vient se terminer dans le stylo-glosse, spr lequel il peut être suivi jusqu'au voisinage de l'apophyse stylolde.

5^ BraadMs Cermlaales de rkypogloMe. — Elles sont nombreuses et cheminent dans l'épaisseur du génio-glosse, où on les voit s'anastomoser en formant des arcades et des aréoles d'où naissent des fllets ascendants antérieurs, des filets ascendants moyens, et des filets ascendants postérieurs. Un grand nombre d'entre eux se terminent dans l'épaisseur de ce muscle ; les autres se perdent dans les diverses parties du corps charnu de la langue. Plusieurs s'anastomosent dans leur trajet avec des filets du nerf lingual. Aucun ne se rend à la muqueuse.

f. Usages. — L'implantation des filets d*ori^âne du grand hypoglosse sur la même ligne que les racines antérieures des nerfs spinaux, labsence de tout renflement ganglionnaire sur son trajet, et sa terminaison exclusivement musculaire, attestent clairement la nature de ses fonctions : c'est un nerf de mouvement.

Cependant, si l'on découve ce nerf sur un point de son trajet et si on l'irrite, on provoque des signes de douleur; il est donc aussi sensible. Mais sa sensibilité dérive des branches anastomotiiiues qu'il reçoit dans son trajet, et particulièrement de celle que lui envoie Tanse des deux pre-

dante interne du plexus cervical formant avec la préc(;dent<> une anse ou arcade à

coDTexité inférieure. — 15. Rameau inférieur de cette anse »e rendant au muscle

stemo-thyroidien. — 16. Son rameau supérieur destiné au umscle sterno-hyoïdien. —

17. Autre rameau plus élevé et plus grùle qui va se terminer dans le môme nmscle. —

i8. Hameaux moyens de l'anse anastomotique. — tî>. Filet se prolongeant jusqu'à l'extré-

mité inférieure du stemo-tliyroïdien. — ib. Rameau que donne l'hypoglosse au muscle

t/i>fa— hyoïdien. — 21. Filets par lesquels Fhypoglosse s'anastomose avec le linguiil. —

a. I^artie terminale du tronc de la douzi^me paire.

414 NÉVKOLOGIE.

iniers iieii's cervicaux; car on peut pincer, diviser et niôine arracher se racines, ainsi (}ue l'a démontré Longet, sans que Tanimal s'agite et iiiaui Teste une souffrance appréciable.

La section de ce nerf est constamment suivie de la paralysie des même muscles. Une tumeur développée sur son trajet, et le comprimant au poin (famener sa désorganisation, produit un résultat identique. Dans Tun ç Tautre cas, la sensibilité tactile et la sensibilité gustative de la langu demeurent intactes; mais la déglutition est impossible ou très-difficile la base de la langue jouant dans cet acte un rôle fort important.

Lorsqu'on soumet Thypoglosse à Faction des irritants mécaniques et gai vani(iues, on voit aussitôt se produire dans les muscles sous-hyoldiens e dans tout le corps charnu de la langue de violentes contractions.

En résumé donc, le grand hypoglosse, nerf exclusivement moteur à soi origine, emprunte dans son trajet une sensibilité momentanée à ses anastomoses, et communique le mouvement aux muscles sous-hyoIdiens, ai génio-hyoïdien, et à tous les muscles de la langue.

Nous avons vu que le nerf de la septième paire envoie aussi un rameai à la langue. Les mouvements de cet organe, par conséquent, sont sous Tin fluence de deux nerfs moteurs, de même que sa sensibilité générale etspé ciale est sous Tinfluence de deux nerfs sensitifs. Le facial est ici l'accessoin de l'hypoglosse, de même que le glosso-pharyngicn est l'accessoire du lingual ; il existe seulement cette différence entre les deux nerfs accessoires que l'importance relative du second est bien supérieure à celle du premier.

ARTICLE [I

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