‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 3)Chapitre 79 sur 223 · NERF SPINAL · texte numérisé non relu

NERF SPINAL

«raJfanique, leurs mouvements au contraire s'accélèrent. Mais si le courant est éneigique, tous les expérimentateurs ont constaté, avec MM. Weber et Baôg^y que les contractions du cœur se suspendent instantanément : ses fibres se relâchent, ses cavités se dilatent, et il reste pendant un temps plus OQ moins long dans cet état de diastole. Lorsqu*au lieu d'agir sur les troncs nerreux, on gahanise le bulbe rachidien, les mêmes effets se manifestent. Hais en prolongeant la galvanisation, on voit au bout de quelque temps reparaître les contractions, qui sont alors tumultueuses; puis elles s'arrêtent éb nMveau, et l'animal ne tarde pas à succomber.

Ces expériences démontrent clairement l'influence du bulbe rachidien et des pneumogastriques sur le cœur. Mais, d'accord sur le fait, les obserlalevinioiit encore très-divisés sur son interprétation.

1 11. — Onzième paire ou nerfs spinaux.

tjm mrf ifimal uu accessoire du mrf lagucy troisième portion de la pmre de Willis, s'étend de la moitié supérieure de la (Mirtiou delà moelle et de la moitié inférieure du bulbe rachidien à deux b larynx et le pharynx, et à deux muscles, le slerno-mastoldien flt teiirapèie.

Sei ncines échelonnées de haut en bas sur une grande étendue de l'axe ifti Aie nilmly le long détour qu'il décrit pour arriver jusqu'aux parties il est destiné, sa terminaison dans des organes de fonctions si eot Tivement attiré sur ce tronc nerveux l'attention des anade toutes les époques.

A* %difaM appttvMrte. — Le spinal naît des parties latérales de la porfiom cerficale de la moelle et de la portion arrondie du bulbe, par une série de ttnÊM nerveux qui sont implantés, les uns sur le sillon collatéral {KMliriear, les autres sur la lèvre antérieure de ce sillon, et qui se bifbfifieDi.pottr la plupart au voisinage de leur point d'implantation.

Gei filets radiculaires peuvent être distingués en inférieurs ou ifiédullains beaucoup plus nombreux, et supérieurs ou bulbaires.

du paenmogaitrique ; ses deitx ganglions, sos anastomoHes, — 4, 4, 4. Tronc du spinal; aoD tnjet, ses anastomoses. — 5. Partie initiale du tronc de l'hypoglosse ; sos anastomoiet. -» 6. Ganglion cenrical supérieur. — 7,7. Arcade anastomotiquc des deux premières ptires eenricales. — 8. Rameau carotidien du grand sympathique. — 9. Nerf de Jaeobson. — 10. Filets par lesquels il s'anastomose avec le ^rand sympathique. — 11. Filet qui se rend à la muqueuse de la trompe d'Eustache. — H. Filot de la fenêtre ovale. — • 13. Filet de la fenêtre ronde. — U. Nerf pétreux profond pxtorne. — 15. Nerf pétreux profond interne. — 16. Ganglion otiquc. — 17. lUmeau auriculaire du pneumogastrique. — i8. Anastomose du spinal avec In ganglion supérieur du pneumogastrique. — 10. Anastomose de la première paire cervicale avec le grand tiy[»oglo8se. — 20. Anastomose au spinal et de la deuxième paire cervicale. — 21. Plexus pharyngien. — fi. Nerf laryngé cRspérieur. -» 33. Nerf laryngé externe. — 34. Ganglion cervical moyen.

400 NÉVROLOGIE.

Les filets médullaires^ au nombre de six ou sept, sont situés au devant des racines postérieures des quatre ou cinq premiers nerfs cervicaux, entre le ligament dentelé et ces racines, dont ils se trouvent extrêmement rapprochés, puisqu*ils partent du même sillon ou de la lèvre antérieure de celuici. Le plus inférieur, qui est aussi le plus long et le plus grêle, ne se bifurque pas; il répond ordinairement au cinquième nerf cervical, quelquefois au quatrième. Les autres, bifides et quelquefois trifides à leur origine, sont d'autant plus volumineux, plus courts et plus obliques, qu'ils deviennent plus supérieurs. — De la réunion successive de tous ces filets médullaires résulte un tronc qui se porte presque verticalement en haut, en augmentant de volume, et qui, après avoir pénétré dans le crâne, s'incline en dehors et en avant pour s'engager dans le trou déchiré postérieur.— Dans leur trajet ascendant ces fdels médullaires croisent à angle droit les racines postérieures, avec lesquelles ils s'anastomosent sur certains points. C'est surtout avec celles des deux premières paires cervicales qu'ils s'unissent. Au niveau de cette union, le professeur Mayer a décrit de petits ganglions dont l'existence avait d'abord paru douteuse. Cependant M. Vulpian signale, à l'angle de réunion de quelques-unes des racines du spinal, des amas de cellules nerveuses qui confirme leur existence et qui aul sent à penser que ce nerf, essentiellement moteur, renferme aussi son origine un certain nombre de tubes' sensitifs.

Les filets bulbaires, au nombre de quatre ou cinq, sont échelonnés le court espace qui s'étend de la première paire cervicale aux pneumi triques. Ils émei^ent, soit du sillon qui sépare le faisceau intermédiaire corps restiforme, soit de la lèvre postérieure de ce sillon, c'est-à-dire^ corps resliforme lui-même. Ces filets, plus longs et plus gros que les dents, se portent en haut et en dehors, en suivant une direction d'j plus obliquement ascendante, qu'ils sont plus inférieurs; ils se réunîj aussi en un seul tronc. C'est seulement dans le trou déchiré posf que les deux troncs se confondent. Leur union est du reste peu intii peut facilement les séparer; et l'on reconnaît alors qu'en se proloi ils vont former, l'inférieur ou ifiédullaire la branche externe du spiiÉ^|et le supérieur ou bulbaire sa branche interne ou anastomotique.

B. Origine réelle. — Les fdets médullaires du spinal pénètrent cordons latéraux de la moelle, et se prolongent jusqu'aux conn rieures de la colonne grise centrale, dans lesquelles ils prennent] sance. — Les filets bulbaires cheminent d'abord entre le faisceau médiaire ou latéral, et les cornes postérieures. Ils traversent ensi partie postérieure du réseau des fibres arciformes, et se perdent di colonne grise des nerfs mixtes. — Cette colonne, située en dehors de celle qui forme le point de départ des nerfs hypoglosses, est parallèle aux olives; elle offre la même longueur que celles-ci et occupe le même niveau.

NKRF SPINAL. AOi

]^ spinal nâil de son tiers inférieur, h pneumogastrique de sou tiers Dojen, le glosso-pharyngien de sa partie la plus élevée.

C. TmM et rapport». - . Des parties latérales de la portion cervicale de la moelle, le nerf spinal se porte verticalement en haut, en augmentant peo à peu de volume par l'adjonction successive de toutes ses racines, et en s'éloignant de plus en plus de Taxe nerveux, de manière à atteindre directement le trou déchiré postérieur, dans lequel il s'engage. Sorti de ce troa, il s'unit par une branche considérable au plexus ganglifornie do pneumogastrique, puis se porte en bas et en dehors vers le muscle ftemo-mastoldien, qu'il traverse, croise obliquement le creux sus-clavieihire, et s'eogage sous le trapèze, dans lequel il se divise en un grand gombre de branches terminales. On peut donc lui considérer une porlion ascendante, une portion traversant le trou déchiré ou intra-pariélale, et one portion descendante ou cervicale.

Lafor^ton ascendante du spinal chemine entre le ligament dentelé (|ui

loi est parallèle, et les racines postérieures des nerfs cervicaux qu'elle

cniseàangle droit. A son entrée dans le crâne, ce nerf répond en avant

vertébrale, en haut au cervelet, en dehors au trou occipital,

iiépAre le feuillet viscéral de l'arachnoïde.

intra-pariétak est située en avant de la veiiu' jugulaire

), en arrière du pneumogastrique, dans la nième gaine que ce der-

auqaei il s* unit d'une manière intime à sa sortie du cn\ne.

jiorfîon descendante ou cervicale y après s'être divisée et unie par sa

le interne au plexus gangliforme du pneumogastri(iue, descend obli-

it entre l'artère carotide et la veine jugulaire interne, passe entre

veine et l'artère occipitale, en dedans des muscles stylo-hyoïdien et

riqoe; longe l'extrémité inférieure de la glande parotide; arrive sous

supérieur du sterno-cléido-mastoidien, dont elle traverse ordi-

mt la moitié postérieure; chemine dans le creux sus-claviculaire

plénius et le muscle peaucier, et répond plus bas à la face aiité-

trapèze, dans lequel ses nombreuses divisions se répandent.

MflMs. — Dans le trajet qu'il parcourt de son origine à sa

m, le spinal s'anastomose successivement :

I^Hfte les racines postérieures des deux premiers nerfs cervicaux qui

hie^^t un filet au moment où il les croise, et qui assez fréquemment

mt un du spinal à son entrée ou avant qu'il ne s'engage dans

rtri^||i|ue leur présente la dure-mère.

le ganglion supérieur du pneumogastrique, auquel il donne iefois un ou deux filets plus ou moins grêles, t^ Avec le plexus gangliforme du même nerf, auquel il fournit une iranche considérable qui adhère à ce plexus sans s'identifier avec celui-ci, ea sorte qu'on peut la suivre sur sa périphérie.

3« ÉDIT. lu. — ti\

MH NÉVKOLOGIE.'

4" Avec la branche antérieure du deuxième nerf cervical, qui lui abandonne un rameau au moment ou il s'engage dans l'épaisseur du uiusde sterno-cléido-mastoïdien.

5° Avec les branches antérieures des troisième et quatrième nerf» cervicaux, qui Tun et Tautre aussi lui envoient un rameau de renforcement Le plus considérable de ces rameaux se réunit ordinairement à sa branche externe aa-dessous du bord antérieur du trapèze.

E. Bistribntion. — Nous avons VU que le spinal se divise en deux branches : une branche externe et une branche interne (Fig. 568.)

La branche externe y beaucoup plus volumineuse que l'interne, s'étend do plexus gangliforme du pneumogastrique au sterno-mastoldien et au tnpèze. Cette branche, qui prolonge le tronc constitué par l'ensemble des racines médullaires, a été décrite plus haut.

La branche interne ou anastamotique est formée par le prolongeroeB( des racines bulbaires. Après avoir échangé avec le plexus gangliforme d% la dixième paire plusieurs fdets qui unissent ces deux nerfs d'une maniéi^ intime, elle se porte en bas et en dedans, et ne tarde pas à se subdiviser en deux rameaux : l'un, supérieur, qui s'unit au rameau pharyngien rfi pneumogastrique et qui se ramifie dans les muscles du pharynx; Farire^ inférieur, qui descend sur côté externe, puis s'en sépare à l'entrée ib thorax pour participer à la formation du nerf récurrent.

La part que prend le rameau supérieur à la formation du plexus [Ai» ryngien est évidente. Il n'en est pas ainsi pour celui qui contribue à former le nerf récurrent. Le pneumogastrique en effet présente au plus hint degré le caractère ploxiforme; il est aussi impossible de poursuivre ki fibres descendantes du spinal à travers le plexus qui constitue le tronc de la dixième paire que de poursuivre ce tronc lui-même à travers les mailles du plexus solaire. Bendz commet certainement i^ne erreur en avançiot que le rameau inférieur ou externe de la branche anastomotique peut être suivi anatomiquement jusqu'au nerf récurrent. Mais si l'anatomie nous laisse dans le doute, la physiologie expérimentale supplée ici merveilleih Sèment à son insuffisance. M. Claude Bernard, en arrachant les spinaux et en nous montrant que ce double arrachement est suivi d'une aphonie complète, a rigoureusement établi que les muscles du larynx, considérés comme organes de la voix, sont sous l'influence exclusive de ces nerfs, et qu'ils contribuent à former par conséquent les récurrents.

Le spinal se distribue donc par sa branche interne ou bulbaire aux j muscles du pharynx et du larynx, et par sa branche externe ou midullaire au sterno-mastoïdien et au trapèze.

Le mode de terminaison de sa branche externe est très-bien démontré par l'anatomie. Celui de sa branche interne aurait pu être étudié à l'ai de la méthode wallérienne. Mais ce que cette méthode n'aurait pu

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