‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 3)Chapitre 82 sur 223 · Racines des nerfs rachidiens · texte numérisé non relu

Racines des nerfs rachidiens

Ces racines nous offrent à étudier : leur origine apparente et réelle ; leur trajet, leurs rapports et leurs anastomoses ; leurs renflements ou la série des ganglions intervertébraux, et enfin leurs propriétés.

A. Origine apparente des nerfs spinaux.

Cette origine présente quelques différences pour les racines postérieures et pour les racines antérieures.

Les racines postérieures émanent du sillon collatéral postérieur, sur lequel elles sont disposées en série parfaitement linéaire.

Leur nombre moyen s'élève à six ou huit. — Leur volume, à peu près égal, est d'un demi-millimètre environ. Mais ce nombre et ce volume varient dans les diverses régions. Celles des nerfs cervicaux sont les plus nombreuses et les plus volumineuses ; elles se touchent à leur point d'émergence. Celles des nerfs dorsaux, plus rares et plus grêles, se trouvent séparées les unes des autres par un intervalle assez notable. Celles des nerfs lombaires et sacrés tiendraient le milieu entre les «précédentes, selon la plupart des auteurs ; mais elles se rapprochent manifestement beaucoup plus des premières que des secondes ; et comme elles s'implantent sur une très-petite partie de la moelle, elles se serrent et deviennent contiguës.

Les racines antérieures waiisseni des parties antéro-latérales de la moelle:^ sur la direction d'une ligne qui prolongerait infcrieurement le sillon intermédiaire aux éminences olivaire et pyramidale du bulbe, ligne décrite pac: quelques auteurs sous le nom de sillon collatéral antérieur. Chacune d'elles a pour origine deux ou trois radicules irrégulièrement implantées, de tell^ sorte qu'elles ne se rangent pas en série linéaire, mais recouvrent une surface verticale de 3 millimètres de largeur. — Leur nombre moyen e&> i de quatre à six, et leur diamètre d'un demi-millimètre. — Les dorsales soiil aussi les plus petites et les plus espacées ; viennent ensuite les supérieures ou cervicales; puis les lombaires et les sacrées, qui par leur volume Feni— portent un peu sur les supérieures.

B. Origine réelle des nerfs spinaux.

Les nerfs spinaux naissent de la colonne grise centrale de la moelle épinière. Leur origine réelle diffère, du reste, pour les racines antérieures et postérieures.

Les racines antérieures, ou racines motricesy émanent des cornes antérieures. Elles ont pour point de départ tes grosses cellules multipolaires qu'on remarque dans leur épaisseur, et qui se réunissent sur la plvi.

RACINES DES NERPS HACHIDIBNS. 417

^ndeputie de leur longueur en trois |)rincipaux groupes, l'un interne, le jeuiième antérieur, le troisième externe. Parmi les prolonijeiiients de ces cdluies il en est qui se dirigent en avant, et qui s'étendent de la subjliDC« f;rise dans les cordons latéraux, sous l'aspecl de faisceaux paral- 1^, de volume très-inégal. Ces faisceaux ou ûlets radiculaires sont cons- Unis, au moment où ils émergent des cornes antérieures, par de simples cylindres d'axe. En entrant dans la substance blanche, ils s'entourent de lujïline. Celle-ci leur forme une couche d'abord très-mince, mais qui Hgmenle rapidement d'épaisseur. Arrivés sur la face antérieure de la ngtlle, ds se disposent en série longitudinale et se rangent en même temps Ih ans à c6té des autres, de manière à recouvrir une petite surface verliale de deux à trois millimëlres de largeur.

Les racines postérieures, suivant Stilling, auraient pour origine la sublibnce gélatineuse des cornes postérieures; selon la plupart des auteurs, (Iles oaltraienl, en partie de cette substance gélatineuse, et en partie de la substance grise; elles partiraient en un mot de toute leur longueur. Hais l'obsenation atteste bien manifesleme'nt que ces racines, en pénétrant dans

Fk. SW). — (frigiuc apparente de* arrfi nu. .'rtti. — Ortgine réelle dei rucinei

tpinaux. puflérienret.

Pw. 580. — Cotipe de la moelle et de m eneeloppe» an luveaa du renflement errrical.

— 1. Dtre-mcre rachidienne. — i. Fciiillel parii^tnl de l'nrachiiuïilc apiiuile. — 3, FruiI- M liK^ral de la mitoa pnv<^lo|ipe. — V. Cordon postih*inur do la inuolla. — 5. <;ordnn inléro-lat^ral. — G. (^vllé intra-.invIiiiD'Idieniic. — 7. Espace Bous-anehnoïdien.

— 8. Cantinuir^ ries deux n-uilIPM Ae. l'arnclmniilR uii niveau d«9 oridcGi de la duK-mè». — 'J. Gaine raumie aux nerf» ipinaux par neltc cnvclappe. — lU. Hucine* puUrieiret traveraanl In gaiiRlinn «itiid aur leur Uvjel. — 11. Racinea anUrieurcs, moint nombreuan el moins viiiuniineuseï que les pricMenles, passant au-devanl <\u winK iinflion, el se réuniManl aux poit^rieuros, i leur sortie de celui-ci sans avoir taaUibôé 1 sa formatian. — M. Coupe du ligament denli-lé.

tm. 581. — Coupe de la portion dormle de la moelle ^pinière; ([n»*. de 4 dia- Brtrei. — 1. Sillon antéripur. -~- 3. Sillon poM^rienr. — 3. (yjrdon anlÉrieur, situé CQ deilans île la enrna i;nrrcspondailtr, l'cnlrc-rroisant sur In liKnn médiane avee «hri du rftl* opposé. — 4, 4, t^unloo latéral s'aiançanl ju*i|u'aM priTiidonl dont aucune lipM de démarcation ni- le sépare, — 5. Cordon postérieur. — fi, 7. Coupe des colonnes <le Clarté, située.» aux deux e^lrémîlés de la coaimitsure Kri*!'. à l'union des cornes antérieures avec les ]ioslérieures, renreriinint l'une et l'autre de croises cellules iiiultipolijres. — 8, Come antérieure. — 11. Corne postérieure. — 10. Racine» postérieures de "Brta dortaux.

a* Éon. m — «

il 8' NÉVROLOGIE.

la'iiioellc épinière, cheminent entre les cornes postérieures et les cordo correspondants pour s*avancer jusqu'au niveau de leur continuité avec commissure grise. Elles pénètrent alors dans la substance grise; i niveau de leur immersion, chaque tube se réduit à son filament aiil ({ui vient se continuer avec l'une des petites cellules contribuant à 1 former ; quelques-uns de ces cyîindraxes semblent s'avancer jusqu'à colonne de Clarke.

Nous avons vu précédemment que, selon Deiters, parmi les prolon^ ments des cellules, tous se ramifient, à l'exception d'un seul qu'il appel prolongement cylindre d'axe, prolongement fibre nerveuse; selon a auteur, le prolongement fibre nerveuse se continuerait seul avec le racines antérieures et postérieures ; seul il s'entourerait de myéline pou aller les constituer. Mais nous avons vu aussi que cette opinion est uq( simple vue spéculative ; l'examen microscopique est loin de la confirmer

C. — Trajety rapports des racines antérieures et postérieures.]

Les racines du premier nerf cervical sont légèrement ascendantes. Celle du second et du troisième sont transversales; les suivantes obliques en ba et en dehors, de telle sorte qu'elles ont à descendre de la hauteur d'un vertèbre pour arriver à leur orifice de sortie. — Celles des nerfs dorsau deviennent verticales et parcourent, atant d'arriver au trou deconjugaiso dans lequel elles s'engagent, un intervalle qui équivaut aux corps de den vertèbres. — Celles des nerfs lombaires et sacrés, verticales aussi, ont franchir, pour atteindre leur orifice de sortie, un espace d'autant ph long qu'elles sont plus inférieures : ce sont ces racines lombaires et sacrée qui, en se juxtaposant au-dessous de l'extrémité inférieure de la moell constituent la queue de cheval. (Fig. 516, 517, 518.)

Considérées dans chaque paire, les racines des nerfs spinaux présentej une double obliquité : une obliquité en bas et en dehors, semblable pou les deux groupes; et une obliquité d'avant en arrière pour le groupe de racines antérieures, d'arrière en avant pour le groupe des racine) postérieures.

Considérées dans chaque groupe, leur direction est d'autant plus obliqu^ ment descendante qu'elles sont plus élevées.

A leur point de départ les racines antérieures sont séparées des postérieures par toute l'épaisseur de la moelle, et en dehors de celle-ci par k ligament dentelé.

Chacune des radicules formant ces racines reçoit de la pie-mère spinale une enveloppe qui accompagne les postérieures jusqu'aux ganglions spinaux et les antérieures jusqu'au point où elles se réunissent aux précédentes point sur lequel toutes ces enveloppes partielles se confondent pour consV tuer le névrilème des nerfs mixtes.

RACINES DES NEUFS fiACHIDlENS. 41 S)

L'arachnoïde les entoure d'une gaine commune infundibulit'orinc, dont le sommet répond à la dure-mère.

Les racines postérieures ne s anastomosent pas avec les antérieures au dedans du canal vertébral; mais les racines de chaque ordre s*unissent entre elles assez fréquemment.

Tantôt ces anastomoses ont lieu entre deux racines du même groupe, et tantôt entre les racines supérieures et inférieures de deux groupes voisins. Dans ce dernier cas/qui est le plus ordinaire, Tunion s'établit de la manière suivante : le filet le plus déclive du groupe supérieur, après avoir narché d'abord parallèlement à ceux qui le surmontent, s'en écarte subitement et vient se joindre sous un angle très-ouvert au filet le plus élevé du gronpe inférieur. Cette jonction s'opère sur un point toujours plus ou moins rapproché de la dure-mère, et parfois même à l'intérieur du canal fibreux dans lequel s'engagent les racines anastomosées.

Selon quelques auteurs, il ne serait pas très-rare de voir aussi un filet intermédiaire à deux groupes se bifurquer pour se porter vers l'un et l'autre. Je n'ai pas rencontré ce troisième mode d'anastomose.

• D. — Gangliam spinaux.

Ces ganglions sont situés dans les trous de conjugaison, d'où le nom de g(Uiglion$ intervertéln'atix sous lequel on les désigne aussi quelquefois. Chacun d'eux reçoit de la dure-mère une gaine fibreuse ({ui adhère en dehors au périoste du trou de conjugaison, et qui s'ouvre par son extrémité interne dans la cavité de celle-ci. Cette extrémité, ou orifice interne, esl difbée par une bride en deux orifices secondaires, l'un postérieur, et Tautre antérieur, plus petit. — Le faisceau des racines postérieures entre dans la gaine par l'orifice postérieur, plonge dans le ganglion par son extrémité interne, puis en ressort par le pôle opposé, un peu plus gros à son point d'émergence qu'à son point d'immersion. — Lj* faisceau des racines antérieures pénètre dans la gaine par l'orifice antérieur, passe aadevant du faisceau précédent, puis au devant du ganglion en s'aplatissant et en restant indépendant de l'un et de l'autre ; parcourt encore 5 ou 6 millimètres et s'unit au faisceau postérieur. Cette union s'opère parfoie de mélange et d'intrication, en sorte qu'au niveau et surtout au delà du point de fusion, chaque fascicule se compose de tubes des deux ordres.

Le volume des ganglions spinaux, bien qu'il varie beaucoup pour les différents nerfs rachidiens, reste toujours très-inférieur à celui du trou d(^ conjugaison, dont les larges dimensions sont en rapport avec le calibre des veines intra-rachidieimes et non avec le diamètre des nerfs spinaux.

Leur forme est ovoïde ou ellipsoïde, leur direction transversale, leur couleur d'un gris cendré, et leur consistance assez ferme.

420 NBVROLOGIE.

La structure de ces ganglions est celle de tous les renflements du méno genre. M. Ch. Robin, le premier, a nettement avancé que presque touti leurs cellules sont bipolaires et quelques-unes multipolaires. Chaque tut est coupé dans son trajet pai* un corpuscule. Les cellules multipolaire n'étant en relation avec la moelle que par un seul de leurs prolongements tous les autres se dirigeant en dehors, on comprend pourquoi le faisceai des racines postérieures est plus considérable à sa sortie du ganglion qo'i son entrée.

Toutefois plusieurs observateurs, au nombre desquels je dois dtei Remak, Ecker et M. Vulpian, persistent à penser que les cellules des gan glions intervertébraux sont unipolaires. Les tubes émanés de la moelli passeraient dans leurs intervalles sans contracter avec les corpuseule aucune connexion. De chacun de ceux-ci part un tube qui s'ajoute au: tubes venus de la moelle et qui, en grossissant le nombre de ces derniers grossit aussi le volume du faisdeau efférent. H. Yulpian invoque à l'appu de son opinion des recherches faites sur les ganglions spinaux des petite mammifères et particulièrement sur le rat.

Il existe donc actuellement, sur le point le plus important de la textun intime des ganglions spinaux, deux opinions également^-espectables, puisque Tune et l'autre reposent sur un certain nombre de faits bien observés. Mais ces faits ne sont pas encore assez nombreux et îissez probants pour autoriser une conclusion définitive.

E. — Propriétés des racines antérieures et postérieures.

Nous avons rappelé précédemment que la moelle épinière est parcouru en sens inverse par les excitations centripètes et centrifuges; que les pre migres sont transmises à l'encéphale par la substance grise; que le Secondes sont communiquées aux nerfs spinaux à la fois par cette subsstance et par les cordons antéro-latéraux.

Deux autres problèmes se présentent à résoudre : Par quelle voie les im. pressions que recueillent les nerfs spinaux arrivent-elles à la moelle épinière? Par quelle voie les incitations motrices provenant de l'encéphale oa émanant de celle-ci passent-elles dans les nerfs? A cette double question la physiologie expérimentale et la physiologie pathologiipie répondent par les deux propositions qui suivent :

1" Les excitations centripètes ou sensitives sont transmises des nerfs rachidiens à la moelle par les racines postérieures.

"1" Les excitations centrifuges ou motrices sont transmises de la moelb aux nerfs rachidiens par les racines antérieures.

Ces propositions reposent sur des faits si positifs et constatés par un sS grand nombre d'observateurs, qu'elles méritent de passer l'une et l'autre à l'état d'axiome.

BACINES DES NERFS RACHIDIENS. 421

Les racines antérieures ou motrices étant coupées, si l'on irrite leur bout périphérique, les muscles entrent aussitôt en contraction. Lorsque, iprësaToir tétanisé le système musculaire par Tadministration préalable de h noix Yomique, on divise ces mêmes racines, les convulsions cessent brusquement. — L'excitation du bout central ne détermine ni douleur ni eoDtractions.

Coupons les racines postérieures et irritons leur bout périphérique, il ne se produira également ni douleur ni contractions. — Irritons le bout cen« tral, rirritation sera suivie de douleur et de contractions s'étendant à des muscles d'autant plus nombreux que la douleur est plus vive, Hais la douleur est ici le phénomène essentiel ; les contractions sont le résultat d'une aethn réBexe.

Ainsi les racines postérieures conduisent les excitations sensitives, et les antérieures les excitations motrices. — Ces dernières cependant ne sont pas insensibles. Mises à nu et irritées, elles deviennent le siège d'une douleur beaucoup moins vive que lorsque Tirritation est dirigée sur les Rteines postérieures, mais très-manifeste néanmoins. Cette sensibilité, les racines antérieures l'empruntent aux postérieures, dont quelques filaments nenreux remontent vers la moelle en suivant leur trajet; elle est due à des libres sensitives réfléchies qui s'étendent de la face postérieure à la face Ultérieure de l'axe médullaire en décrivant une longue arcade à concavité interne, d'où le nom de genHibilité récurrente sous lequel elle a été désignée parMagendie et Longet, qui les premiers l'ont signalée.

Lorsqu'on coupe les racines postérieures, cette sensibilité récurrente disparaît. Si l'on coupe les racines antérieures, elle disparait dans leur bout central, mais persiste dans leur bout périphérique. Si, après l'avoir roostatée dans le bout périphérique, on incise également les racines postérieures, elle disparaît aussi.

On avait pensé d'abord que les fibres émanées des racines postérieures »'en détachent au niveau de leur union avec les antérieures; mais alors, en coupant les nerfs spinaux un peu au delà de cette union, la sensibilité récurrente devrait rester intacte. Or, elle est supprimée, exactement comme lorsque la section porte sur les racines postérieures; elle l'est aussi alors même que la section est faite à 6 ou 8 centimètres au delà des ganglions spinaux. Les fibres sensitives récurrentes parcourent donc un long trajet avant de se réfléchir. Leur point de réflexion, du reste, n'a pu être déterminé d'une manière précise jusqu'à présent; il varie très-probablement pour lesdifférents spinaux^ et peut-être aussi pour le môme nerf selon les individus.

Plsnillèle éeu metaes «Btérlewres et postérieures. — Après avoir

kodlé les caractères propres à chacun des deux groupes de racines, il BOUS reste, pour compléter leur étude, à les opposer l'un à l'autre. Les racines postérieures naissent des petites cellules des cornes posté-

i22 KÉVROLOGIE.

rieiiros. — Lesrac.iiifts anlérieiires parfont des grosses cellules multipola des cornes antérieures.

Ijes postérieures, très-régulièrement échelonnées, n^occupent sui moelle épinière qu*iin espace linéaire. — Les antérieures, composées ( cune de plusieurs filets à leur point d'émergence, occupent une pc colonne dont la largeur varie de 2 à 3 millimètres.

Les racines sensitives sont à la fois plus nombreuses et plus toIu lieuses que les mcines motrices. Comparées sous ce point de vue, premières sont aux secondes : dans la région cervicale : : 2 : 1 ; dam région dorsale : : 1 : 1 ; dans les régions lombaire et sacrée : : 1 1/2 : 1

Les sensitives portent un ganglion sur leur trajet, d*où le nom de raei f/anglionnaires qui leur a aussi été donné. — Les motrices en s dépourvues.

Les deux ordres déracines contiennent des tubes de toutes les dim sions, mais le nombre des tubes minces est plus considérable dans ce qui sont affectées à la sensibilité, et le nombre des tubes larges plusgr; (lans celles qui sont préposées à la motilité.

Rappelons enfin, en terminant, ce parallèle : que les unes et les aul jouent le rôle de conducteurs, mais sont parcourues en sens inverse les excitations qu*elles transmettent; que les unes et les autres sont s sibles, mais que les postérieures le sont extrêmement et jouissent d*i sensibilité qui leur est propre, tandis que les antérieures le sont très-{ et ne possèdent qu'une sensibilité d'emprunt.

II, — Branches postérieures des nerfs rachidiens.

Préparation. — 1® Inciser les téguments sur la ligne médiano depuis To pilai jusqu'au coccyx.

!2* Disséquer ces téguments de Tun et de Tautre côté en procédant de ded on dehors et en usant des plus grands ménagements, afm de ne pas diviser rameaux cutanés des br£nches postérieures, rameaux qui traversent les iiu tiens internes du trapèze sur un point très-rapprochc des apophyses épineiu

3° Lorsque tous ces rameaux cutanés qui, après avoir travereé les mu» superficiels du dos, se dirigent de dedans en dehors, auront été préparés, i conscrire le segment de peau auquel ils se distribuent en pratiquant une secoi incision verticale étendue de Tapophyse mastoïde à la crête de Tos iliague passant au niveau de Tangle des côtes.

4" Suivre sur la partie postérieure du crâne les divisions de Ja branche p térieure du second nerf cervical.

5"^ Diviser le trapèze verticalement au niveau du bord interne de roroopli soulever et dévier en sens inverse ses deux moitiés; inciser également le rhc boide à son attache externe, puis repousser l'épaule en dehors.

(>•* Chercher les branches postérieures des sept dernières paires cervica sur le bord externe du grand complexus, en dedans des insortions du p romploxus et du Iransversaire du cou; suivre ensuite chacune de ces brand on incisant sur Jour partie moyenne los muscles qui les rccouvronl.

BRANCHES POSTÉKIEURES DES NERFS R ACHIDIENS. 42:1

;• Découvrir la branche postérieure dn premier nerf cerviral dans Fespace irianj^ulaire circonscrit par les muscles droits et obliques postérieurs.

]^ Séparer au niveau de leurs interstices le trausversaire épineux du long dorsal, et le long dorsal du sacro-lombaire, en prolongeant la séparation de ces deux derniers muscles jusqu'à Tos iliaque, et isoler les branches postérieures des nerfo dorsaux et lombaires.

Les branches postérieufi^s des nerfs spinaux se détachent de leur tronc respectif inimédiatemenl en dehors des trous de conjugaison.

Toutes ces branches, à Texception de la première et surtout de la seconde, i^Dt Dotabieroenl plus petites que les antérieures.

Toutes se dirigent d'abord horizontalement d'avant en arrière et prennent ensuite une direction un peu différente pour chacune dVlles.

Tontes (à l'exception cependant de la première) fournissent deux ordres de rameaux : des rameaux musculaires qui se portent en général directemeol en arrière comme la branche dont ils émanent; et des rameaux eotanés qui s'inclinent en dedans, pour se rapprocher plus ou moins du sommet des apophyses épineuses, et se réfléchir ensuite de dedans en dehors.

A ces caractères communs viennent se joindre quelques caractères différentiels qui dépendent surtout de la disposition respective des muscles dans les interstices desquels elles cheminent. Envisagées sous ce point de vue, elles peuvent être distinguées :

A. En sous-occipitales, au nombre de deux, celle du premier nerf cervical et celle du second, qui offrent chacune une disposition spéciale.

B. En cervicales, qui comprennent celles des six derniers nerfs cervicaux eteelles du premier nerf dorsal.

C. En thoraciqneSf qui comprennent les branches postérieures des sept nerfs dorsaux suivants.

D. Et enfin en abdomino-pelviennes, parmi lesquelles viennent se ranger celles des quatre derniers nerfs dorsaux, celles des cinq nerfs lombaires, et enfin celles des six nerfs sacrés.

A. — Branehca sowi-^eclpltalca*

Les deux branclips sous-occipitales diffèrent beaucoup Tune de l'autre, et méritent par conséquent une description particulière.

a. Bnutehe yrtérlcwc eu iNremler aérl cervical. — Un peu plus

considérable que l'antérieure, cette branche sort du canal vertébral entre Toccipital et l'atlas, en dedans et au-dessous de l'artère vertébrale, se porte directement en'arrière, traverse le tissu celliilo-adipeux qui remplit l'espace Inangalaire compris entre le muscle grand droit et les deux obliques postérieurs de la tète, puis se divise :

i* En ratneaux internes^ destinée aux grand et petit droit postérieurs ;

i^24t NÉVROLOGIE.

le rameau qui se rend au petit droit passe perpendiculairement entre grand droit et le grand complexus.

^^ En rameau externe ou supérwury extrêmement grêle et quelqueb double, destiné au petit oblique.

3* En rameatix inférieurs, plus considérables que les précédents, do Tun vient se terminer dans le grand oblique après avoir décrit un tra^ demi-circulaire, tandis que l'autre s*unit au-dessous de ce muscle à un i meau ascendant du deuxième nerf cervical pour former une arcade à co cavité inférieure, comparée par Haller à celle qui embrasse en avant I masses latérales de Tatlas.

b. Branehe pootérienre dm deasléme nerf eervleftl, branche ••■

oeeipitaie, f^nuia nerf oeeipitai . — Elle se distingue entre toutes I branches postérieures des nerfs spinaux : par son volumfe ordinairem< double et quelquefois triple de celui de la branche antérieure du méi nerf, par sa forme aplatie, par son trajet ascendant, et la multiplicité ses rameaux cutanés.

Cette branche sort du rachis entre Tare postérieur de Tatlas et la hij correspondante de Taxis, sur le même plan vertical que la branche posi rieure de la première paire, c'est-à-dire sur un point notablement plusi^ proche de la ligne médiane que Torifice de sortie de toutes les branch* suivantes. — Située d'abord au-dessous de l'oblique inférieur, elle seph^ bientôt entre ce muscle et le grand complexus, se porte obliquement k haut et en dedans; traverse ce dernier muscle, puis le trapèze qui la r couvre, et se réfléchit alors pour se porter directement en haut en feisai avec sa direction primitive uu angle obtus. Devenue sous-cutanée, cet branche se partage en un grand nombre de ramifications qu'on pc suivre jusqu'au sommet de la tête. — Dans son trajet elle fournit

l"" Deux filets anastomotiques, Tun ascendant et l'autre descendant, le quels s'unissent en arcades aux filets correspondants des première et trc sième paires cervicales. De ces arcades, dont l'existence n'est pas constant on voit partir un certain nombre de filets, ordinairement assez grêles, q s'anastomosent sur le bord externe du grand complexus, et qui vont perdre soit dans ce dernier muscle, soit dans l'oblique inférieur, soit da le transversaire épineux.

S*" Des rameauoc musculaires multiples. Le plus important de ces i meaux naît au-dessous du grand oblique et se porte aussitôt en arrière fournissant des filets au grand et au petit complexus; il s*épuise priaci| lement dans le splcnius. D'autres se détachent entre l'oblique inférieur le grand complexus ; ils sont destinés à ce dernier. D'autres enfin prenii« naissance entre le grand complexus et le trapèze; ils se distribuent à Taa supérieur de celui-ci.

S"" Des rameaux cutanés qu'on peut diviser : en internes^ ce sont

BRANCHES POSTËHIEUHBS DES NERFS HACHIDIENS. 435

nlnsfiréles; en extfraes, <)ont qiicl(|ii<>s-uns s'aiinstomosent aver \fi (ilets i]( la branche mnsloliUpnne du plexus c^n'icii); et en moi/ens, qui vont se nniifier, ainsi que les précédents, dans l'épaisspur du cuir chevelu.

B. — BnuMhM

Les branches postérieures Aes sh derniers nerfs cervicjiux el celle du premier nerf dorsal ont pour caractères rommuns :

(■De diminuer de voluuie de haut en bas, de telle sorte que la première (4 la plus considérable, el la dernière la plus crûle.

ta. TiSi. — liranchf fiaité

f lit la deuxième pairr cervicale (il'apriii Arnold).

1. Tronc du nerf farial, — ■», .S« hrancli<! HijM'riHirc 'iii tomporo-facialo. — 3. Sa knachi infériniire mi rurvino-facialu. — i. Son rumnau iiuriruliiire ou poiltrieur. — S..'i(rr>uricuIoi'liMnpi)r:il. -fi, ItriUirlio auriculaimilu |ilrxu»c';rvical. — 7, Safarauclif ■utoldienne. — 8. S.1 branrhr !<u»<irniiiiiali>. — II. Sa branRhe Kus-claviculairc. — 10. PeliU> mailoliliennr. — H. (imail nerf occipital. — là. Rameau frontal île la bnnche oplitlialuiique de Wiltis. — 13. Ranioaui soua-orbibiircs du maxillnirc supérieur. - 14, Rameaux mcntimiiiers ilii niTf clL-ntairu inférii'ur. — A. Ppaucier cervical. — l Stïfno-maïloidien. — C. Trap^ic.

/|.2C NÉVROLOGIE.

^^ Do. se réHécliir dès leur origine sur le bord externe du transversair épineux; de descendre entre ce muscle et le grand complexus enseportan d'autant plus obliquement en dedans qu'elles sont plus inférieures; de tn verser ensuite le splénius et le trapèze; et enfin de se réfléchir une second lois pour cheminer sous la peau de dedans en dehors.

3' De fournir dans leur trajet des rameaux musculaires destinés au trans versaire épineux, au transversaire du cou et au grand complexus.

4" De se diviser à leur extrémité terminale en plusieurs filets qui se rami fient dans les téguments.

Indépendamment de ces deux ordres de rameaux, la branche postérieur du troisième nerf cervical donne : i° un rameau ascendant, par lequel ell s'unit au grand nerf occipital ; â"" un rameau cutané beaucoup plus impor tant, qui traverse le trapèze et qui se dirige verticalement en haut pour % distribuer aux téguments de l'occiput et de la région mastoïdienne, su laquelle il s'anastomose avec la branche postérieure de la deuxième pair cervicale.

Page 1