‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 3)Chapitre 83 sur 223 · C. — Branche» ihoraelqvca · texte numérisé non relu

C. — Branche» ihoraelqvca

Les branches postérieures des 2% 3% 4% 5% 6% 7* et 8* nerfs dorsaus destinées à la paroi postérieure du thorax, se distinguent de toutes les autre branches du même groupe par les caractères suivants :

1" Elles offrent toutes à peu près le même volume.

^^ Elles se divisent dès leur origine en deux rameaux : un rameau externe ou mtismlaire, et un rameau interne ou musculo-cutané.

Le rameau externe occupe l'interstice des muscles sacro-lombaire et long dorsal, dans lesquels il se distribue exclusivement.

Le rameau interne se réfléchit sur le bord externe du transversaire épineux auquel il donne un ramuscule, se dirige en dedans et en arrière, traverse le grand dorsal au niveau de ses insertions spinales; chacge alorsd< direction pour se porter transversalement en dehors, entre les muscle! spinaux et le trapèze, traverse bientôt celui-ci en continuant le même trajet, et se ramifie dans les téguments de la partie postérieure du thorax e de l'épaule.

D. — Branches ahdomlno-pel viennes.

Les branches postérieures des quatre derniers nerfs dorsaux, des cin( nerfs lombaires et des six nerfs sacrés, destinées à la paroi postérieure d l'abdomen et du bassin, ne se bifurquent pas comme les précédentes Elles pénètrent dans l'interstice du sacro-lombaire et du long dorsal, c dans l'épaisseur de la masse commune des spinaux, sur la directiou d'uo ligne qui continuerait cet interstice; fournissent des rameaux à ces muscles puis trav.Tsont les aponévros'^s superposées du petit dentelé inférieur, di

BRANCHES ANTÉRIEURES DES NERFS RACHIDIENS. * Ml

grand dorsal, dutransver^c de r«abdomen et du pelil oblique. Arrivéi^s sous la peauy elles se partagent :

l'En /UeU intemeSy très-petits^ qui se distribuent aux téguments voisins (les apophyses épineuses.

i En fiieU externesy très-petits aussi, qui se répandent dans les téguments des parties latérales de l'abdomen.

3* En rameaux descendants beaucoup plus considérables. Parmi ceux-ci les dorsaux s'épuisent dans les téguments de la région lombaire. Les lombaires croisent perpendiculairement la crête iliaque pour aller se perdre (lans les t^ments de la région fessière.

Ces 1 rancbes n'offrent pas le même volume. — Celles des quatre derniers nerfs dorsaux et des deux ou trois premiers nerfs lombaires sont égales. — ]Iais celles des deux derniers nerfs lombaires deviennent beaucoup plus grêles et souvent même s'épuisent exclusivement dans la masse commune des muscles sacro-lombaire et long dorsal. — Celles des nerfs sacrés aug« mentent du premier au quatrième et parfois même au cinquième ; la deroiére est toujours d'une extrême ténuité. La plupart de ces branches s'anastomosent en arcades après avoir traversé les orifices qui leur livrent passage, cheminent ensuite dans l'épaisseur des faisceaux musculaires correspondants en leur abandonnant de nombreux filets, puis perforent l'aponévrose lombo-sacrée et se partagent en plusieurs ramuscules qui se distribuent aux téguments de la partie postérieure du sacrum et du coccyx.

IlL — Branches antérieures des nerfs raghidiens.

Os branches sont la continuation du tronc des nerfs spinaux. Par leur volume elles l'emportent beaucoup, pour la plupart, sur les branches po§;trrieures qui représentent en réalité de simples rameaux, dont l'importance est en rapport avec la région très*iimitée et très-simple dans laquelle leurs divisions se répandent.

Les branches antérieures, destinées aox parties molles situées au devant de la colonne cervicale, aux parois du thorax et de l'abdomen, aux membres supérieurs et inférieurs, présentent au contraire une distribution trèsétendue. Elles répondent en outre par leur extrémité terminale à des or- ^nes de nature beaucoup plus variée. De là leur prédominance de volume pt leur disposition plus compliquée.

Les dimensions et la disposition de ces branches varient du reste beaucoup suivant la région à laquelle elles appartiennent. Ainsi les partie molles de la moitié supérieure du cou étant innervées, surtout par les nerfs crâniens, les branches correspondantes des nerfs rachidiens sont Irés-gréles. — Les branches antérieures des quatre derniers nerfs cervicaux qui répondent à l'origine des membres thoraciques, elqui vonts*épui-

406 NÉVROLOGIE.

))ent à rentrée du trou condyloïdien antérieur, et constituent un petit faiî% £ M^sii ceau qui traverse isolément la dure-mère. Les inférieures, ou ascendantes ^"^^ die; convergent également pour former un faisceau distinct qui s'engage auss ?=£ MiS} dans le trou condyloïdien par un orifice particulier. Les moyennes, hori "t« ^rizontalement dirigées, de dedans en dehors, cheminent entre les précédenr tes dont on les voit le plus souvent se rapprocher pour se réunir à elles, e» quelquefois s'isoler pour donner naissance à un troisième faisceau indc^. pendant des deux autres. De cette disposition résulte un petit triangH adhérent par sa base au bulbe rachidien, et par son sommet bifurqué à dure-mère. Aprè<î avoir traversé cette membrane, les deux ou trois fais ceaux de l'hypoglosse se rapprochent à leur tour, et se confondent en u tronc unique avant de franchir le trou ou plutôt le canal par lequel i sortent de la cavité du crâne. (Fig. 501.)

En 1833, le professeur Mayer (de Bonn) a signalé une seconde racin ou racine postérieure, racine sensitive de Thypoglosse, qui Vient se réuni à la précédente ou racine antérieure, racine motrice. Cette seconde racin qu'il a découverte chez le veau et qu'il a trouvée ensuite chez le bœuf, I porc et le chien, n'existe que très-exceptionnellement chez l'homme, où ell a été observée deux fois seulement par cet analomiste, et une fois pa M. Vulpian. Ce dernier auteur en a donné une très-bonne description. Ell tire son origine du sillon sur lequel sont implantées les racines bulbaire^ du spinal, par deux radicules ; une troisième provient du corps restifonne?^:^ f- De leur réunion résulte uii très-petit fdet qui se porte en avant, et qui, aprè-î-s^ es un court trajet, s'adjoint aux racines motrices de l'hypoglosse. — Cette ra-^^s-'acine postérieure ou sensitive est surtout remarquable parla présence d'ui m:Mn très-petit ganglion dont les cellules sont presque toutes unipolaires. Le -^^ «^ tubes afférents ne font que le traverser; à ceux-ci s'ajoutent les fibre -î"^^"^» nées des cellules nerveuses : d'où il suit que la racine postérieure est plu grosse à sa sortie du ganglion qu'à son entrée.

b. Origine réelle. — Les filets radiculaires de l'hypoglosse ont pour orfi. gine réelle la colombe grise qui se trouve située au devant du canal centrai du bulbe et qui se prolonge sur le plancher du quatrième ventricule, em limitant à droite et à gauche le sillon de sa partie médiane. Cette colonne descend un peu plus bas que Tolive correspondante, et s'élève un pei^ moins haut que celle-ci. Elle fait partie de la corne antérieure, dont ell^ * ^" représente le pédicule ou l'extrémité profonde. Sur les coupes transver— ^^'*" sales, cette colonne revêt la forme d'un simple noyau arrondi, contigu Sm^ ^ celui du côté opposé, ou du moins très-rap proche de celui-ci, se continuant ^ ^^ en avant avec le raphé du bulbe, par l'intermédiaire duquel il reçoit seî=5 '^^^^ fd)res afférentes ou cérébrales. (Fig. 567.)

Partis de ce noyau, les filets radiculaires de l'hypoglosse traversent in — - *" férieurenienl les faisceaux des cordons postérieurs cpii le contournent ponr^ **

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