‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 3)Chapitre 86 sur 223 · RACINES DES NERFS RACHIDIENS · texte numérisé non relu

RACINES DES NERFS RACHIDIENS

jfi-ande partie de leur lon^eur en trois principaux groupes, l'un interne,'le dc^KJiiëme antérieur, le troisième externe. Parmi les prolongements de ces ce I Iules il en est 4]ui se dirigent en avant, et qui s'étcudent de k subsLa.iice grise dans les cordons latéraux, sous l'aspect de faisceaux parallèles, de volume très-inégal. Ces faisceaux ou filets radiculaires sont constitués, au moment où ils émergent des cornes antérieures, par de simples cylindres d'axe. En entrant dans la substance blanche, ils s'entourent de myéline. Celle-ci leur forme une couche d'abord très-mince, mais qui nugmeole rapidement d'épaisseur. Arrivés sur la face antérieure de la moelle, ils se disposent en série longitudinale et se rangent en même temps l«s uns à cOlé des autres, de manière à recouvrir une petite surface verticale de deuK à trois millimètres de largeur.

Les racines postérieures, suivant Stilling, auraient pour origine la subïitfKiice gélatineuse des cornes postérieures; selon la plupart des auteurs, ^1 les naîtraient, eu partie de cette substance gélatineuse, et en partie de la sutjstance grise; elles partiraient en un mut de toute leur longueur. Mais l'uLjservation atteste bien manifestement que ces racines, en pénétrant dans

Fie. 580. — Coupe île la moetU ri ite ses enveloppes au niveau ifu renfitmenl cervical. ■ — I. thsTC-mêre rachidicniie. — 3. Feuillet pariétal <le l'iiracliiiuictc spinale. — 3. Feuillet viscéral de la mâme rnvelo|>pe. — 1. Cordon postérieur tle la mMllo. — h. Cor- <loD ■ntcro-lalcral. — G. Cavilù inlra-aracliiioïdieniie. — 7. Eipace saus-urachnoîdieii. -~S. Continuité des deux Feuillcls de l'nrnchnoïdc au niveau dos orillces do [a itorc-niLTe. — 9. Gaine fournie aui nerfs spinaux par cette enveloppe. — 1U. Racine* pMtérieures traversant le ganglion siluû sur leur trajet. — 11. Racines antérieures, moins nombreuses et moins volumineuses que les précédentes, passant au-devant du même ganglion, el se réunissant aux postérieures, à leur sorlie de celui-ci sans avoir contribué î sa Tarmation. — 13. Coupe du ligament dentelé.

Fw. 581. — Cmpe de la portion donale de ta moelle épinière; gross. de i diamttres. — 1. Sillon antérieur. ~ S. Sillon postérieur. — 3. Cordon antérieur, libié en dedans de la corne correspondante, s'cntre-c misant sur In ligne médiane avec ednî dn cAté opposé. — 4-, 4. Cordon latéral a'avaiiïanl jusqu'au préfcdent dont aucune Itfw «1* 4*mBtf«lion nn le «iparo. — 5. Cardon postérieur. — 6, 7. Coupe des colonnes u Clarkp, siiiii'Rs aux dt:u\ extrémités de la commissure grise, à l'union des cornes ï nvGi' les postérieures, renfcrniiinl l'une et l'nutro de grosses cellules uiulli- — a. Corne antérieure. — 9. Corne postérieure. — 10. Racines postérieures du

*l8* NÉVROLOGIE.

la iiioelle épiiiiêre, cheminent entre les cornes postérieures et les conlons correspondants pour s*avancer jusqu'au niveau de leur continuité avec la commissure grise. Elles pénètrent alors dans la substance grise; au niveau de leur immersion, chaque tube se réduit à son filament axile, qui vient se continuer avec Tune des petites cellules contribuant à les former; quelques-uns de ces cyiindraxes semblent s'avancer jusqu'à la colonne de Clarke.

Nous avons vu précédemment que, selon Deiters, parmi les prolongements des cellules, tous se ramifient, à l'exception d'un seul qu'il appelle prolongement cylindre d'axe, prolongement fibre nerveuse; selon cet auteur, le prolongement fibre nerveuse se continuerait seul avec les racines antérieures et postérieures; seul il s'entourerait de myéline pour aller les constituer. Mais nous avons vu aussi que cette opinion est une simple vue spéculative ; l'examen microscopique est loin de la confirmer.

C. — Trajet, rapports des racines antérieures et postérieures,]

Les racines du premier nerf cervical sont légèrement ascendantes. Celles du second et du troisième sont transversales; les suivantes obliques en bas et en dehors, de telle sorte qu'elles ont à descendre de la hauteur d'une vertèbre pour arriver à leur orifice de sortie. — Celles des nerfs dorsaux deviennent verticales et parcourent, avant d'arriver au trou de conjugaison dans lequel elles s'engagent, un intervalle qui équivaut aux corps de deux vertèbres. — Celles des nerfs lombaires et sacrés, verticales aussi, ont à franchir, pour atteindre leur orifice de sortie, un espace d'autant plus long qu'elles sont plus inférieures : ce sont ces racines lombaires et sacrées qui, en se juxtaposant au-dessous de l'extrémité inférieure de la moelle, constituent \diqume de cheval, (Fig. 516, 517, 518.)

Considérées dans chaque paire, les racines des nerfs spinaux présentent une double obliquité : une obliquité en bas et en dehors, semblable pour les deux groupes; et une obliquité d'avant en arrière pour le groupe des racines antérieures, d'arrière en avant pour le groupe des racines postérieures.

Considérées dans chaque groupe, leur direction est d'autant plus obliquement descendante qu'elles sont plus élevées.

A leur point de départ les racines antérieures sont séparées des postérieures par toute l'épaisseur de la moelle, et en dehors de celle-ci par le ligament dentelé.

Chacune des radicules formant ces racines reçoit de la pic-mère spinale une enveloppe qui accompagne les postérieures jusqu'aux ganglions spinaux, et les antérieures jusqu'au point où elles se réunissent aux précédentes, point sur lequel toutes ces enveloppes partielles se confondent pour constituer le névrilème des nerfs mixtes.

PLKXITS CERVICAL. 417

vers la partie moyenne du cou avec rextrémité lerminale de la branche descendante de Thyoglosse. L*arcade qui résulte de cette anastomose a été décrite précédemment (voy. pa^je 41 1).

It. Nerf phrènii|«« oa dlaphra^nMitiiiae. — Cette branche n*est pas seulement remarquable par l'importance des fonctions qu'elle remplit ; elle Test aussi par le lon*^ trajet qu'elle parcourt, par l'uniformité du voltune qu'elle conserve dans toute l'étendue de ce trajet, et j'ajouterai par son extrême simplicité.

Origine. — Le nerf diaphragmatique tire son origine du quatrième nerf cenical. A ce rameau principal vient se joindre un lilet émané de la branche antérieure du cinquième, et assez souvent un autre rameau plus ténu 4j(ie lui envoie celle du troisième. En se réunissant à angle aigu, ces deux ou trois rameaux constituent un petit tronc arrondi qui descend verticalement au-devant, puis en dedans du scalène antérieur, et qui reçoit quelquerois vers la partie inférieure de ce muscle une quatrième racine partie de la sixième paire cervicale. (Fig. 511.)

Trajet. — Ainsi constitué, ce nerf pénètre dans la poitrine en passant

^'nlre l'artère et la veine sous-clavières, en dehors du pneumogastrique et du

cordon du grand sympathique, longe la veine cave supérieure k droite,

croise la crosse de l'aorte à gauche, passe au-devant de la racine des

poumons, s'applique au péricarde, sur lequel il est fixé par le feuillet cor-

^es|)ondant de la plèvre, et arrive à la face supérieure du diaphragme,

<^ù il se divise en plusieurs rameaux.

^noêtomases. — Dans ce long trajet, le nerf phréuique ne fournit aucune division et s'anastomose avec deux nerfs seulement : le nerf sous-clavier et *^^ grand sympathique.

La branche anastomotiqué qu*il reçoit du nerf sous-clavier se détache de

^^^lui-ci un peu au-dessous du muscle de ce nom, pénètre dans la poitrine

^^m passant au-devant de la veine sous-clavière, et s'unit à lui en formant

^mn angle très-aigu. Cette branche anastomotiqué peut être facilement

Suivie chez la plupart des individus, cependant elle n'est pas constante ;

€^>st surtout lorsqu'elle manque qu'on voit un rameau se détacher du

dixième nerf cervical pour se joindre au tronc du diaphragmatique.

Deux filets unissent le nerf phréuique au grand sympathique. — L'un d'eux, plus élevé, se porte transversalement ou obliquement du premier vers le second, dans lequel il se jette au niveau ou un peu au-dessous de son ganglion moyen ; ce filet manque souvent. — L'autre, que j'ai constamment trouvé, bien qu'il présente des dimensions très-variables, naît du diaphragmatique au-devant de l'artère sous-clavière, contourne la demi-circonférence inférieure de ce vaisseau, et vient se terminer dans le ganglion cervical inférieur ou dans le premier ganglion dorsal. Haller .et Wrisbei^ admettaient en outre que le nerf diaphragmatique

438 NÉYROLOGIB.

reçoit tantôt dans la région cervicale, tantôt dans le thorax, un filet anastomotique de Tanse nerveuse de l'hypoglosse. J'ai vainement cherché ce filet. — Dans aucun cas le nerf phrénique ne s'anastomose avec le spinal, comme le pensait Blandin. — Je Tai vu recevoir un rameau extrêmement grôle du pneumogastrique au niveau de son origine ; mais l'existence de ce filet est exceptionnelle.

Selon Yalentin, ce nerf proviendrait des cinq dernières paires cervicales; il recevrait de la branche descendante de l'hypoglosse un rameau assez considérable pour mériter à cette branche le nom de nerf diaphragmatique accessoire; il s'anastomoserait par de nombreuses divisions avecle pneumogastrique, avec le grand sympathique, avec le plexus cardiaque, et avec If plexus pulmonaire! Il fournirait des filets à la veine sous-clavière , à 1 artère sous-clavière, à l'artère mammaire interne, au thymus, aux ganglions lymphatiques du cou et de la poitrine, au péricarde et même au tissu cellulaire et à la graisse située au-devant de cette enveloppe !

Si cette description était exacte, les nerfs qui président aux contractions du diaphragme figureraient au nombre des plus compliqués de l'économie, et contrasteraient, sous ce rapport, d'une manière bien tranchée avec la plupart des nerfs musculaires, si remarquables au contraire par leur simplicité. Mais j'ose dire qu'elle est erronée. Surpris devoir un obrârvateur tomber ainsi d'égarement en égarement, et désirant d'ailleurs me rendre compte des nombreuses dissidences qu'on trouve sur ce sujet parmi les anatomistes, j'ai cherché à en connaître le point de départ. Il me semble résider dans la présence de l'artère et de la veine diaphragmatiqiies supérieures qui, accolées au nerf phrénique dans toute l'étendue de sa portion thoracique, fournissent dans leur trajet des ramifications nombreuseit et déliées dont l'apparence rappelle assez bien celle des filets nerveux ; cette apparence est surtout insidieuse sur les pièces qui ont macéré quelque temps soit dans l'eau simple, soit dans une solution acide, lorsqu'on procède i leur étude par voie de simple dissection. Mais avec une suffisante attention cependant on parvient facilement à reconnaître que cette multitude d'anastomoses et de branches viscérales dont Yalentin a hérissé sa description sont de simples divisions vasculaires.

En résumé donc, ces nerfs proviennent principalement de la quatrième paire cervicale, accessoirement de la troisième et de la cinquième; s'anastomosent d'une part avec la branche du sous-clavier, de l'autre avec le grand sympathique, et pénètrent ensuite dans la cavité de la poitrine, qu'ils traversent sans fournir et sans recevoir aucune division nerveuse.

Distribution, — Arrivés au diaphragme, les nerfs phréniques se partagent en cinq ou six filets qui se divisent aussitôt en deux groupes bien distincts: les uns s'appliquent à la face supérieure du muscle et rampent au-dessous de la plèvre ; les autres le traversent, s'appliquent à la face inférieure et rampent au-dessous du péritoine.

PLEXUS CERVICAL. Mi9

Les rameaux stfpériémr^ ou xouS'plmrauXy ordiiiairoment au nombre de trois, se distinguent : en interne^ qui se distribue à la partie médiane du diaphragme; en antérieur , qui se ramifie dans sa partie antéro-latérale ; eipostérthexteme^ destiné à liu partie correspondante du muscle.

Les rameaux inférieurs ou sous-périlonéaux sont en général plus considérables que les précédents. L'un d'eux se porte en bas et en dedans, audessous de la veine cave inférieure, fournit dans son trajet des fdets mus- (ulaires et s'anastomose à 1» partie supérieure des piliers du diaphragme arec un rameau semblable venu du nerf phrénique opposé. — Un autre, beaucoup plus volumineux, se dirige en dehors et donne de proche en procïke un grand nombre de divisions qui disparaissent au milieu des fibres musculaires. — Le troisième, plus volumineux encore, descend verticalement sur les piliers du diaphragme, abandonne dans son trajet plusieurs lileis à ces piliers, en fournit cinq ou six à la capsule surrénale, et se jette, àsoïï extrémité terminale, dans le plexus solaire, dont il doit être considéré eomme Tune des origines.

Srfles filets qui se portent au plexus solaire et sur ceux qui se rendent

k IsL capsule surrénale, on obsene en général de petits ganglions semblables

à ceux qui se montrent sur le trajet des filets du grand sympathique. Ces

i^Tiflements, très-variables dans leurs dimensions, leur siège et leur exis-

tevm.ce, sont plus fréquents sur les divisions du nerf phrénique droit, (|ui

pi^^nd une part plus importante à la formation du plexus solaire.

Les nerfs diaphragmatiques donnent-ils des ramifications au foie? A cette Cimokestion presque tous les auteurs répondent négativement. Selon Rlandin, m%^elques-unes de leurs divisions s'accoleraient d'abord à la veine cave inrieure et iraient ensuite se perdre dans ce viscère ; mais l'existence de 'S filets hépatiques n'a pas été démontrée.

c. Meri 4«p«tit droit lacérai. — <le filet, extrêmement grêle, émane e la branche antérieure de la première paire cervicale, au moment ou Ile s'infléchit en bas et en avant pour s'anastomoser avec la branche anté-

m"ieure de la seconde. Il pénètre dans le muscle par sa face profonde.

d. M«rff 4«p«tlt droit «ntérlenr. — Ce nerf offre la même origine que le précédent, avec lequel il naît quelquefois par un tronc commun.

e. Nerf da «rond droit «ntérieor. — Il est en général multiple. Un rameau venu «le la première paire cervicale se jette ordinairement dans la partie supérieure de ce muscle. Deux ou trois autres ramuscules, partis, soit de l'arcade des deux premiers nerfs cervicaux, soit des nerfs suivants, viennent se terminer dans ses faisceaux movens et inférieurs.

f. Nerii ém maseie loay da coa. — Us naissent également de plusieurs sources. L^ rameau qui s'étend de Farcade des deux premiers nerfs cervicaux au grand droit antérieur se prolonge ordinairement jusqu'à lui

440 NÉVROLOGIE.

et se termine dans son épaisseur. D^aulres émanent, soit de la Iroisièmey soit de la quatrième paire cervicale, et, après avoir fourni aux faisceaux du grand droit antérieur plusieurs filets, abandonnent leurs dernières raioi* fications à ceux du muscle long du cou.

Les rameaux destinés au droit latéral, aux grand et petit droits antérieurs, et au long du cou, oiïent beaucoup de variété. La plupart pénètrent dans ces muscles par leur face profonde.

g, Branehe dn atemo-iiMUitoiiiieB. — Indépendamment du spiaal, qui lui donne ses principaux rameaux, ce muscle en reçoit coostammenl un qui provient à la fois des deuxième et troisième paires cervicales. Les divisions nerveuses émanées de cette double source pénètrent dans son épaisseur par sa face profonde, à l'union de son tiers supérieur avec ses deux tiers inférieurs, en s'anastomosant entre elles.

li. Branche eu trapèse. — Née du troisième cervical, très-rarement du quatrième, elle se porte en bas' et en dehors, parallèlement à It branche 'externe du spinal au-dessous de laquelle elle est placée, communique avec la partie terminale de ce nerf dont elle renforce le volume, puis s'engage sous je bord antérieur du trapès^e, pour se ramifier dans son épaisseur. (Fig. 579, 583.)

4. Branche de l'aoKalalre. — Elle part du troisième OU du qut*

trième nerf cervical, se porte en bas, contourne le scalène postérieur, puis se jette dans l'extrémité supérieure de l'angulaire.

it. Branche dn rhomboïde. — Non moins grêle que la branche

de Tangulaire, elle présente aussi la même origine et suit le même trajet que celle-ci. Elle se prolonge seulement un peu plus bas pour atteindre le bord supérieur du muscle rhomboïde, dans lequel elle pénètre soos une incidence perpendiculaire. — Cette branche et celle qui précède proviennent très-souvent du cinquième neif cervical, c*est-4i-dîre du plexus brachial.

§ 2. — Branches antérieures des quatre dernières paires cervicales

et de la première dorsale.

Ces branches ont pour attributs communs : leur volume, qui est considérable ; leur passage entre les deux scalènes, qu'elles séparent; leurs rapports avec l'artère sous-clavière située sur un plan plus antérieur

Toutes communiquent avec le grand sympathique par un rainuscuh assez long et très-délié pour les deux premières, plus gros et de plus ei plus court pour les suivantes, lesquels se jettent, les plus élevés dans U ganglion cervical moyen, les autres dans le ganglion ceryical inférieur.

En s'éloignant des apophyses Iransverses, ces branches se rapprochent,

BRANCHES POSTÊKIEURES DES NERFS RACHIDIENS. 42ri

70 Découvrir la branche postérieure du premier nerf cervical dans Tespace f ri angulaire circonscrit par les muscles droits et obliques postérieurs.

H" Séparer au niveau de leurs interstices le transversaire épineux du long rio f*sal. et le long dorsal du sacro-lombaire, en prolongeant la séparation de ces d^xix derniers muscles jusqu'à Vos iliaque, et isoler les branches postérieures de^ nerfs dorsaux et lombaires.

lies branches postérieuri^s des nerfs spinaux se détachent de leur tronc re>^pectif immédiatement en dehors des trous de conjugaison.

Toutes ces branches, à Texception de la première et surtout de la seconde, ^ont notablement plus petites que les antérieures.

Toutes se dirigent d*abord tiorizontalement d'avant en arrière et prennent ensuite une direction un peu différente pour chacune d>Ues.

Toutes (à l'exception cependant de la première) fournissent deux ordres de rameaux : des rameaux musculaire*s qui se portent en général directement en arrière comme la branche dont ils émanent; et des rameaux cutanés qui s'inclinent en dedans, pour se rapprocher plus ou moins du sommet des apophyses épineuses, et se réfléchir ensuite de dedans en dehors.

A ces caractères communs viennent se joindre quelques caractères différentiels qui dépendent surtout delà disposition respective des muscles dans les interstices desquels elles cheminent. Envisagées sous ce point de vue, elles peuvent être distinguées :

A. En sous-occipitales, au nombre de deux, celle du premier nerf cervical et celle du second, qui offrent chacune une disposition spéciale.

B. En cervicales, qui comprennent celles des six derniers nerfs cervicaux ^t celles du premier nerf dorsal.

C. En thoraciqueSy qui comprennent les branches postérieures des sept nerfs dorsaux suivants.

D. Et enfin en abdomino-pelviennesy parmi lesquelles viennent se ranger celles des quatre derniers nerfs dorsaux, celles des cinq nerfs lombaires, et c^fîn celles des six nerfs sacrés.

Â. — Brjinches ■ons-occlpltalcs.

Les deux branches sous-occipitales diffèrent beaucoup Tune de Tautre, t\ méritent par conséquent une description particulière.

a. Branehe postérieure du premier nèrl eervieal. — Un peu pi US

fonsidéraWe que l'antérieure, cette branche sort du canal vertébral entre roc^ipital et l'atlas, en dedans et au-dessous de Tarière vertébrale, se porte directement enarrièrc, traverse le tissu cellulo-adipeux qui remplit l'espace triangulaire compris entre le muscle grand droit et les deux obliques postérieurs de la tête, puis se divise :

i" En rameaux internes, destinés aux grand et petit droit postérieurs;

424 NÉVROLOGIE.

le rameau qui se rend au petit droit passe perpendiculairement entre le grand droit et le grand complexus.

â** En rameau externe ou supérieur, extrêmement grêle et quelquefois double, destiné au petit oblique.

3** En rameaux inférieurs, plus considérables que les précédents, dont l'un vient se terminer dans le grand oblique après avoir décrit un trajet demi-circulaire, tandis que l'autre s'unit au-dessous de ce muscle à un rameau ascendant du deuxième nerf cervical pour former une arcade à concavité inférieure, comparée par Haller à celle qui embrasse en avant le^ masses latérales de Tatlas.

b, Branehe poatérieare du deaxléme nerf eervleal, branehe soaa-

oeeipiiaie, i^and nerf oeeipiiai . — Elle se distingue entre toutes les branches postérieures des nerfs spinaux : par son volume ordinairement double et quelquefois triple de celui de la branche antérieure du même nerf, par sa forme aplatie, par son trajet ascendant, et la multiplicité de ses rameaux cutanés.

Cette branche sort du rachis entre l'arc postérieur de l'atlas et la lame correspondante de Taxis, sur le même plan vertical que la branche postérieure de la première paire, c'est-à-dire sur un point notablement plus rapproché de la ligne médiane que l'orifice de sortie de toules les branches suivantes. — Située d'abord au-dessous de l'oblique inférieur, elle se place bientôt entre ce muscle et le grand complexus, se porte obliquement en haut et en dedans; traverse ce dernier muscle, puis le trapèze qui la recouvre, et se rédéchit alors pour se porter directement en haut en faisant avec sa direction primitive uu angle obtus. Devenue sous-cutanée, celte branche se partage en un grand nombre de ramifications qu'on peut suivre jusqu'au sommet de la tête. — Dans son trajet elle fournit :

1° Deux filets anastomotiqueSy Tun ascendant et l'autre descendant, lesquels s'unissent en arcades aux filets correspondants des première et troisième paires cervicales. De ces arcades, dont l'existence n'est pas constante, on voit partir un certain nombre de filets, ordinairement assez grêles, qui s'anastomosent sur le bord externe du grand complexus, et qui vont se perdre soit dans ce dernier muscle, soit dans l'oblique inférieur, soit dans le transversaire épineux.

2' Des rameaux musculaires multiples. Le plus important de ces rameaux naît au-dessous du grand oblique et se porte aussitôt en arrière en fournissant des filets au grand et au petit complexus; il s'épuise principalement dans le splénius. D'autres se détachent entre l'oblique inférieur e^ le grand complexus ; ils sont destinés à ce dernier. D'autres enfin prennent naissance entre le grand complexus et le trapèze; ils se distribuent à l'angle supérieur de celui-ci.

2^ Des rameaux cutanés qu'on peut diviser : en intemeSy ce sont les

férence pour s^anastomoser avec les divisions correspondantes de la branche auriculaire.

Son rameau interne se divise en nombreux filets qui s'épuisent exclusivement dans le cuir chevelu. Plusieurs de ces filets s'anastomosent avec les filets externes du grand nerf occipital.

Entre la branche mastoïdienne et la branche auriculaire on observe quelquefois une branche assez grêle, dont les rameaux se perdent dans les téguments de Toccîput. Cette branche, qui n'est en général qu'une division précoce de la précédente, a reçu le nom de petite mastoidienne.

i. ■vradM MM-dAYicakaTO — Elle naît de la quatrième paire cerricale, croise à angle très-aigu le bord postérieur du stemo-mastoidien au niveaUi ou un peu au-dessous de sa partie moyenne, descend perpendiculairement sur la clavicule et se prolonge sur la partie antérieure du thorax, en se divisant en un grand nombre de rameaux cutanés distingués ensus-sternaux et sus-claviculaires.

Les rameaux ^«-«tertiatu; contournent l'extrémité inférieure de la veine jugulaire externe, passent obliquement sur la portion claviculaire du ster- Qo-roastoldien et sur l'extrémité interne de la clavicule, pour se distribuer, soit aux t^uments du creux sus-sternal, soit à ceux qui recouvrent la moitié supérieure du sternum.

Les rameaux sus^laviculaires descendent perpendiculairement sur la partie moyenne de la clavicule, traversent le peaucier et se prolongent audevant du grand pectoral jusqu'au niveau de la quatrième côte. Dans ce trajet, ils fournissent de nombreuses ramifications à la peau du creux sus-claviculaire, à celle qui recouvre la clavicule et aux téguments du tiers supérieur de ta paroi antérieure du thorax.

e. inuMlM Mia-acroBilaie. — Cette branche tire aussi son origine de la quatrième paire rervirale, et présente, comme la précédente, de fréquentes variétés. Klle est ordinairement unique ; assez souvent on la trouve double ; d'autrefois elle nuit par un tronc conmmn avec la branche sus-claviculaire. Mais toutes ces variétés, qui offrent peu d*importance, dépendent de la division tantôt tardive et tantôt préco<*edes deux branches descendantes : tardive, on observe un seul tronc ; précoce, on en observe trois ou quatre et parfois même un plus grand nombre.

Quelle que soit la hauteur à laquelle la branche sus-acromiale se divise, ses rameaux se |)artagent en deux groupes principaux : un groupe antérieur, dont les divisions passent sur le tiers externe de la clavicule pour se perdre dans les téguments qui recouvrent la partie antérieure du deltoïde, en se prolongeant jusqu'au voisinage du tendon du grand |)ectoral ; et un groupe externe, qui, après avoir croisé la portion claviculaire du trapèze, se dirige en dehors pour se distribuer â la peau des parties supérieure et externe du moignon de l'épaule.

2" De se réfléchir dès leur oriji:ine sur le bord exterue du Iransversaîre épineux; de descendre entre ce muscle et le grand complexus enseportanl d'autant plus obliquement en dedans qu'elles sont plus inférieures; de traverser ensuite le splénius et le trapèze; et enfin de se réfléchir une seconde fois pour cheminer sous la peau de dedans en dehors.

3' De fournir dans leur trajet des rameaux musculaires destinés au transversaire éf^ineux, au transversaire du cou et au grand complexus.

4" De se diviser à leur extrémité terminale en plusieurs filets qui se ramifient dans les téguments.

Indépendamment de ces deux ordres de rameaux, la branche postérieure du troisième nerf cervical donne : i" un rameau ascendant, par lequel elle s'unit au grand nerf occipital ; S"" un rameau cutané beaucoup plus important, qui traverse le trapèze et qui se dirige verticalement en haut pour se distribuer aux téguments de Tocciput et de la région mastoïdienne, sur laquelle il s'anastomose avec la branche postérieure de la deuxième paire cervicale.

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