‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 3)Chapitre 85 sur 223 · NEUFS K A C 11 I D I E N S · texte numérisé non relu

NEUFS K A C 11 I D I E N S

Les nerfs rachidiens, nerfs spinaux^ nerjs vertébraux^ sont ceux qui tirent leur origine de la moelle épinière. Logés d'abord dans le canal vertébral, ils se portent au dehors à travers les trous de conjugaison.

Autant de vertèbres, autant de paires rachidiennes. Le premier nerf rachidien passant entre l'atlas et l'occipital, tandis que le dernier correspond à la première pièce du coccyx, il en résulte que l'on compte trente et une paires spinales ainsi réparties : Huit paires cervicales, douze paires dorsales, cinq paires lombaires et six paires sacrées.

Tous les nerfs rachidiens naissent par une double série de racines que leur insertion permet de distinguer en postérieures et antérieures.

Les racines postérieures, échelonnées sur une ligne verticale, se portent de dedans en dehors en convergeant, et constituent par leur réunion un faisceau unique. Ce faisceau traverse la dure-mère spinale, puis se jette

férence pour s'anastomoser avec les divisions correspondantes de la branche auriculaire.

Son rameau interne se divise en nombreux filets qui s'épuisent exclusiTement dans le cuir chevelu. Plusieurs de ces filets s'anastomosent avec les filets externes du grand nerf occipital.

Entre la branche mastoïdienne et la branche auriculaire on observe quelquefois une branche assez grêle, dont les rameaux se perdent dans les téguments de l'occiput. Cette branche, qui n'est en général qu'une division précoce de la précédente^ a reçu le nom de petite mastoidienne.

i. mnmAm MM-dAYteakOre — Elle naît de la quatrième paire cerficale, croise à angle très-aigu le bord postérieur du sterno-mastoldien au nireau, ou un peu au-dessous de sa partie moyenne , descend perpendieolairement sur la clavicule et se prolonge sur la partie antérieure du thorax, en se divisant en un grand nombre de rameaux cutanés distingués ensos-sternaux et sus-claviculaires.

Les rameaux ^u^-^t^matu; contournent l'extrémité inférieure de la veine jugulaire externe, passent obliquement sur la portion claviculaire du sterno-mastoldien et sur l'extrémité interne de la clavicule, pour se distribuer, soit aux t^uments du creux sus-sternal, soit à ceux qui recouvrent la moitié supérieure du sternum.

Les rameaux sus^laviculalres descendent perpendiculairement sur la partie moyenne de la clavicule, traversent le peaucier et se prolongent audevant du grand pectoral jusqu'au niveau de la quatrième cùte. Dans ce trajet, ils fournissent de nombreuses ramifications à la peau du creux soHdaviculaire, à celle qui recouvre la clavicule et aux téguments du tiers supérieur de la paroi antérieure du thorax.

f. BnuMhe MM-acromlaie. — Cette branche tire aussi son origine de

h quatrième paire cervicale, et présente, comme la précédente, de fré-

[foeales variétés. Klle est ordinairement unique ; assez souvent on la

ive double ; d'autrefois elle nait par un tronc commun avec la branche

ïiaviculaire. Mais toutes ces variétés, qui offrent peu d*importance,

(ndent de la division tantôt tardive et tantôt précoce des deux branches

iiidantes : tardive, on observe un seul tronc ; précoce, on en observe

ou quatre et parfois même un plus grand nombre.

Quelle que soit la hauteur à laquelle la branche sus-acromiale se divise,

rameaux se partagent en deux groupes principaux : un groupe antérieur,

it les divisions passent sur le tiers externe de la clavicule pour se perdre

les téguments qui recouvrent la partie antérieure du deltoïde, en se

longeant jusqu'au voisinage du tendon du grand pectoral; et un groupe

leme, qui, après avoir croisé la portion claviculaire du trapèze, se dirige

dehors pour se distribuer à la peau des parties supérieure et externe du

iignon de l'épaule.

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profonds, abandonnent dans leur trajet quelques iines divisions à la |>arotide. L'un d'eux s'anastomose ordinairement, soit avec le tronc du facial, soit surtout avec sa branche terminale inférieure.

Le rameau auriculaire externe ^ situé dans le tissu cellulaire qui unit la peau à la {glande parotide, monte verticalement vers Toreille, fournil à la partie inférieure du pavillon plusieurs ramiiications, traverse le tissu fibreux qui unit le cartilage de la conqueà l'extrémité caudale du cartillage de l'hélix et se partage en deux filets : le filet de la conque y qui se distribue à la peau de cette partie du pavillon: le filet de niélixei de Yanthélix^qui chemine dans la rainure intermédiaire à ces deux saillies en abandonnant des ramifications cutanées à l'une et à l'autre ; il s'élève jusqu'à leur extrémité supérieure. (Fig. 558.)

Le rameau auriculaire interne, situé dans Tépaisseur de la glande parotide, croise obliquement l'apophyse mastoîde, sur laquelle il s'anastomose avec le rameau auriculaire du facial par un filet variable dans ses dimensions, mais dont l'existence m'a paru constante; chemine ensuite dans le tissu cellulaire dense qui recouvre la région mastoïdienne et se divise au niveau du muscle auriculaire postérieur en deux filets : un filet auriculaire et un filet occipital. — Le filet auriculaire s'appli(|ucàlapartit' supérieure de la face interne du pavillon, et se partage en nombreuse» ramifications dont quelques-unes se réfléchissent sur la circonférence dt* Toreille pour passer de sa face interne sur sa face externe. — Le filet occipital se dirige en haut et en dehors, s'anastomose avec une division de la branche mastoidieime, et se termine dans le cuir chevelu au voisinage du muscle occipital.

(\ Branche mastoïdienne. — La branche mustoilienne est une dépendance du second nerf cervical. Elle contourne le bord postérieur du slemomastoldien en décrivant une arcade à concavité supérieure, et se dirige en haut et un peu en arrière parallèlement à ce bord. Arrivée sur la face postérieure de Toccipitai, elle se partage en deux rameaux : un rameau externe et un rameau interne dont les divisions peuvent être suivies jusqu'au sonunet de la tête. (Fig. 583, il.)

Dans ce trajet, la branche mastoïdienne, sous-cutanée dans toute son étendue, repose successivement sur le splénius, sur le sterno-mastoldien, dont elle croise l'extrémité supérieure à aiigle^ aigu, puis sur le nmscle occipital et sur Taponévrose épicrauienne ; chemin faisaut elle abandonne d'abord deux ou trois ramuscules très-déliés aux téguments du cou.

Son rameau externe se distribue aux légumonls de la région mastoïdienne et à ceux qui recouvrent la partie postérieure de la tempe. Une division importante émanée de ce rameau se rend à la partie supérieure de la l'ace interne du pavillon de Toreille, où rllc contourne sa circon-

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