‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 3)Chapitre 88 sur 223 · III. — IIraNCHES ANTÉRTErRES DfiS NERFS RACHiniENS · texte numérisé non relu

III. — IIraNCHES ANTÉRTErRES DfiS NERFS RACHiniENS

Os branches sont la continuation du tronc des nerfs spinaux. Par leur volume elles l'emportent beaucoup, pour la plupart, sur les branches postérieures qui représentent en réalité desimpies rameaux, dont l'importance est en rapport avec la région très-limitée et très-simple dans laquelle leurs divisions se répandent.

Les branches antérieures, destinées anx parties molles situées au devant de la colonne cervicale, aux parois du thorax et de l'abdomen, aux membres supérieurs et inférieurs, présentent au contraire une distribution trèsétendue. Elles répondent en outre par leur extrémité terminale à des organes de nature beaucoup plus variée. De la leur prédominance de volume et leur disposition plus compliquée.

Les dimensions et la disposition de ces branches varient du reste beaucoap suivant la région à laquelle elles appartiennent. Ainsi les parlie inolles de la moitié supérieure du cou étant innervées, surtout par les Berfs erftniens, les branches correspondantes des nerfs rachidiens sont IriB-prèleg. — Les branches antérieures des quatre derniers nerfs cervi- L cau\ qui répondcnlà l'origine des membres thorariqiies, etquivontsépnl-

/Î.28 NÉVROLOGIE.

ser dans ces membres, se distinguent à la fois par leurs grandes dimensions et rimportance de leurs anastomoses. — Celles dont les divisions se répandent dans les parois du thorax et de l'abdomen, rencontrant des parties d'une structure peu compliquée et superposées en couches assez minces, sont moins volumineuses que les précédentes et plus simplement disposées. — Celles qui vont se ramifier dans les épaisses parois du bassin et les membres pelviens affectent le même volume et la même intrication que les branches destinées aux membres thoraciques. — Enfm, les plus inférieures, disséminées dans les parties molles qui entourent le sommet de la colonne sacroH^occygienne ou l'appendice caudal chez les mammifères, se distinguent comme les supérieures par leur grande ténuité.

Ainsi le volume des branches antérieures des nerfs rachidiens augmente d'abord des plus élevées à l'entrée du thorax, diminue ensuite sensiblement pour tous les nerfs intercostaux, puis augmente de nouveau pour les nerfs lombaires et les premiers nerfs sacrés, pour se réduire ensuite de plus en plus. C'est donc aux deux extrémités de la colonne vertébrale qu'on rencontre lés plus déliées ; viennent ensuite celles qui répondent à la partie moyenne de cette colonne, puis celles qui se rendent aux membres thoraciques et abdominaux.

Sur cette longue étendue, on remarque quatre plexus fort importants : deux qui sont situés sur les côtés de l'extrémité supérieure de la colonne rachidienne ; et deux sur les côtes de son extrémité inférieure. — Les premiers, représentés par le plexus cervical et le plexus brachial, s'étendent de la base du crâne au sommet du thorax; un rameau nerveux les relie l'un à Taulre. — Les seconds, représentés par le plexus lombaire et le pleyms sacréy se prolongent de la base du thorax au sommet du sacrum ; un tronc

nerveux considérable leur sert de trait d'union.

Parmi les branches antérieures, celles qui correspondent aux mêmes organes offrent entre elles une certaine analogie. En ayant égard à ces liens de parenté, on peut les diviser en cinq groupes.

Le premier groupe comprend les branches antérieures des quatre premiers nerfs cervicaux, qui forment par leurs anastomoses le plexu» cervical.

Le second groupe se compose des branches antérieures des quatre dernières paires cervicales et de la branche antérieure de la première paire dorsale, qui, par leur union, constituent le plexus brachial.

Le troisième groupe embrasse toute la série des branches antérieures des nerfs dorsaux, à l'exception de la première, branches que leur situation a fait désigner sous le nom d* intercostales.

Dans le quatrième groupe viennent se ranger les branches antérieures des nerfs lombaires, Aonile plexué lombaire est une dépendance.

Au cinquiètne groupe se rattachent les branches antérieures des nerfs

Page 1