‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 3)Chapitre 9 sur 223 · DURE-MÈRE CRANIENNE. \S · texte numérisé non relu

DURE-MÈRE CRANIENNE. \S

de la membrane qui précède. Celle-ci, ainsi que nous le verrons, esl exclusivement fibreuse, Irès-pauvre en vaisseaux et en nerfs. La gaine du nerf optique contient au contraire un très-grand nombre de fibres élastiques, de vaisseaux sanguins et de divisions nerveuses. Le périoste orbitaire est composé des mêmes éléments ; il présente la même texture que celui de toutes les autres parties du squelette. L'une et Tautrc diiïèrent donc de la dure-mère et ne sauraient être considérées comme une dépendance de cette membrane.

B. Surface interne de la dure-mère crânienne.

La surface interne de la dure-mère crânienne esl humide, parfaitement lisse et unie sur toute son étendue. Elle emprunte cet aspect au feuillet pariétal de Tarachnolde qui lui adhère de la manière la plus intime et qui transforme Tenveloppe fibreuse du centre nerveux en une membrane fibroséreuse.

De la surface interne naissent des prolongements membraneux, réciproquement perpendiculaires, affectant la forme de cloisons et destinés à séparer les unes des autres les principales parlies de Tencéphale. Ces prolongements, au nombre de quatre, se présentent dans Tordre suivant : la faux du cerveau, située entre les deux hémisphères cérébraux ; la tente iucervekt, jetée à la manière d'une voûte au-dessus de cet organe; la (aux du cervelet j intermédiaire aux deux hémisphères cérébelleux , et le repli fituitaire qwi entoure le corps du môme nom.

l'PMULdim cervcaii. — Médiane et verticale, cette cloison s'étend de Tapophyse crista-galli et de la crête coronale à la tente du cervelet avec laquelle elle se continue. Sa figure rappelle assez bien celle de l'instrument trauchant dont elle porte le nom. On peut lui distinguer par conséquent deux faces, deux bords, un sommet et une base.

Les faces tournées à droite et à gauche sont en rapport avec les hémisphères du cerveau, qu*elles séparent complètement l'un de Tautre dans leur tiers postérieur, nmis très-incomplétemcnt en avant. Il if est pas rare de remarquer sur un ou plusieurs points de leur étendue, particulièrement sur leur moitié antérieure, une insuffisance ou raréfaction des fibres qui les constituent; de là des aspects très-variés : tantôt un simple entrecroise, meut rétiforme, une sorte de dentelle; tantôt une éraillure; quelquefois une solution de continuité plus ou moins large à travers laquelle les deux hémisphères entrent en contact immédiat.

Le bord supérieur, convexe, parcourt successivement les gouttières frontale, pariétale et occipitale. Il renferme dans son épaisseur le sinus longitudinal supérieur.

le bord inférieur, concave, mince et beaucoup plus court, répond au corps calleux qu'il touche seulement en arrière. Ce bord mesure l'espace

NEVROLOUll

compris entre l'apophyse cristn-ga)li et la tente du cerveli't. Il renferme dans sa moitié postérieure le sinus )on);itudinal inférieur.

Le somniet s'insère, soit exclusivement à l'apophyse crista-galli qu'il embrasse en envoyant un prolongement conolde au trou boi^nc, soit à la fois à cette apophyse et à la crôte coronalp.

La boue répond k la partie médiane de la tente cérébcllGUSP. qu'elle maintient soulevée et ttuiduc. Elle n'est pas horizontale, mais très-obliqucmenl dirigée de haut en bas et d'avant en arriL-rc. Le sinus droit la parcourt dans toute sa longueur.

La faux du cerveau a pour usages : 1* da soutenir les liémisphères eéré'

1, i. Kaui du cerveau, — 2, i refu le linus longitudLnal supérieur cKsta-galli au ainus droil. — i. S Heure de ce boni et allant s'ouvrir < veau te continuant avec la partie n •on déiloublement le sinus droit. dans ce ainus. — H. Moitié gauciio i lente, <tonl nu n'a|ierfnil ici iiue lu

Son bord convexe dans le dédoublement duquel est — 3, 3. Son bord concavCi étendu de l'apophyse ma longitudinal inférieur occupant la moitié poalé> ans le sinus droit. — G, .'>. Hase de la faux du cer- ■diane de la lento du cervelet, et contenant dans C. Sinus droit. — 7. Veines de Calien s'ouvrant ! la lente du cenelet. — 9. Moitié droite de celte 10. Circunrérence antùrieun: de In

lente du cervelet. — 11. PaKio tioriïontale ilu sinus latéral, — \i. Partie réllécliiu du

- IJ. Sinus péUvux supérieur. — U. Sinus cavemi-nx, dnns lequel on

e qui tapisse les [lysxt

■ Partie de lu duru-ni

DUHE-UÈRE CUAMENNE. 15

braux et Je s'opposer à la compression qu'ils pourraient exercer l'un sur l'autre ; 3° de transformer la tente du cervelet en une membrane rigide qui, ainsi tendue, protège le cervelet â la manière d'une voùlc.

2* Teaic da nrwciet. — Cetlc seconde cloison, située i la partie postérieure du crâne, entre le cerveau et le cervelet, n'est pas rorinùe comme U précédente d'un seul plan. Elle se compose de deux plans diri),'t<s de dehors en dedans, lesquels se réunissent â angle obtus sur la ligne médiane en se continuant avec la base de la Taux du cerveau. La tente du cervelet se présente donc sous la forme d'un toit dont la créle descend

Fiu.ifil. -^Tentedu

1, 1. Tenlc du «rvelel. —S. Sinua droil. — 3. Veine» ilo flalioii s'iiuvranl lian» en linus. — 4, i. Partie de Li circonKrencc pottérieure qui rcpond aux gouttièrra de l'occipilal. — b. Sinus l>l«ral gauche. — G, Ori|tiiic <iu sinus lulnral droit. — 7. Partiu de U (irconrérence postérieure qui s'altactie bu liord «iipéricur des roclicrï. — R. Sinui pétreux lupéricur. — 0, 0. Girconféronce antérieure dn la Icnlo ilu crrvcipt. — 10. Son attache a l'apophyic clinolds anlcrlcurc. — 11. Altachu ilc la circonférpuco piisti'rieuro i rapopiijie cliiioide postérieure. — \i. Sinus caverneux. ~ 13, Sinus rirculuire. ~~ 14. Communication de ec sinus avec le sinus caverneux. — l.'i. Sinus pétreux inférieur. — 16. Sinus occipiUi antérieur. — 17. Arlérc carotide inlernc. — 18, Serf optique. ~ 19. Strt moteur oculaire commun. ~ 30. Ncrfpatliétique. — SI. Nerf trijumeau. — a. Nerf moteur oculaire citerne,

46 NÉVROLOGIE.

Irès-obliquernent vers la protubérance occipitale interne, et dont les deux moitiés regardent en haut, en dehors et en arrière. Chacune de ces deux moitiés se prolonge en arrière jusqu*aux gouttières horizontales de Toccipital, en dehors jusqu'au bord supérieur des rochers, en avant jusqu'aux apophyses clinoïdes. Réunies dans leur moitié postérieure sur la ligne médiane, elles restent séparées dans leur moitié antérieure par une large échancrure parabolique. Il suit de celte disposition que la tente du cervelet peut être comparée aussi à une sorte de croissant à concavité antérieure. Ce croissant présente deux faces et deux circonférences.

La face supérieure, tectiforme, se continue par sa partie médiane ou anguleuse avec la base de la faux du cerveau qui constitue pour la tente du cervelet une sorte de ligament suspenseur : c'est sur cette partie médiane que repose le sinus droit. Ses parties latérales, planes et très-obliquement descendantes, sont en rapport avec les hémisphères cérébraux qu'elles supportent.

La face inférieure configurée à la manière d'une voûte, répond par sa partie médiane, concave, à l'éminence vermiculaire supérieure du cervelet, et par ses lîices latérales, planes, aux hémisphères cérébelleux.

La circonférence postérieure s'insère : en arrière, à la protubérance occipitale interne et aux deux gouttières qui en partent; en avant, au bord supérieur des rochers. Sa portion occipitale, dont l'adhérence est assez faible, loge la partie horizontale des sinus latéraux. Sa portion temporale, qui est au contraire très-adhérente, renferme les sinus pétreux supérieurs.

La circonférence antérieure, beaucoup plus petite que la précédente, regarde par sa concavité la gouttière basilaire ; de l'opposition de ce bord concave à une surface courbe résulte un large orifice elliptique qui livre passage à la protubérance annulaire. Le grand axe de cet orifice se dirige horizontalement d'avant en arrière; quelques anatomisles le désignent sous le nom de trou ovale de Pacchioni,

Le mode d'insertion des deux circonlerences à leur extrémité antérieure n'est pas le même. La circonférence postérieure, arrivée au sommet du rocher, l'abandonne pour aller se fixer à Tapophyse clinoide postérieure, en formant une sorte de pont sur lequel passent les nerfs de la troisième et de la quatrième paires. Ce pont transforme la dépression du sommet du rocher en un trou ovalaire qui donne passage au nerf trijumeau. — La circonférence antérieure, parvenue au même point, passe au-dessus de la précédente en la croisant à angle aigu, et se prolonge ensuite jusqu'à l'apophyse clinoïde antérieure à laquelle elle s'attache.

Le prolongement de la courbe postérieure comble Tespace compris entre la lame quadrilatère du sphénoïde et le sommet du rocher; il est traversé par les nerfs de la sixième paire. — Le prolongement de la courbe antérieure comble l'espace compris entre le sommet du rocher et la base de l'apophyse d'Ingrassias; il constitue la paroi externe des sinus carverneux.

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