DSS ENVELOPPES DU SYSTÈME NERVEUX CENTRAL
Ces enveloppes ou méninges sont au nombre de trois : la dure-mère, Varachndide et la pie-mère. A la dernière se rattache l'étude du liquide céphalo-rachidien et des granulations de Pacchioni.
ARTICLE PREMIER
DURE-NËRK
La dure-mère est la plus extérieure, la plus épaisse et la plus résistante des trois membranes qui entourent Taxe encéphalo-médullaire.
Cette membrane s'étend du crùne à rexlrémilé inférieure du canal sacré. Comme le centre nerveux, elle revél la forme d'un lon{( cylindre surmonté d'une sphère. On peut lui considérer par conséquent une portion supérieure ou crânienne, et une portion inférieure ou rachidienne.
§. i. —Dure-mère crânienne.
Préparation. — 1*» Inciser le cuir rhovolu d'avan! on arriére ol rabattre de chaque côiè les téguments, ainsi que les nnisries temporaux. "È** Enlever à droite et à gauche du plan médian, à l'aide de d«'ux traits de seie, l'un parallèle et Ttiutre perpendiculaire à ce )>lan, un segment de la voûter du crAne, de manière à laisser seulement un arc antér()-[K)stérienr «le 2 c«'ntimètres de largeur.*:î** Détacher ce segment, puis inciser la portion d(; dure-mère qui lui correspond, et retirer de la cavité crAnienne toute la masse encéphalique.
La dure-mère crânienne est Tenveloppe fd)reuse de l'encéphale, dont elle sépare les principaux segments à l'aide de prolongements ou cloisons qui constituent pour chacun d'eux une gaine secondaire Cette enveloppe nous offre à étudier ses deux surfaces et sa structure.
A. Surface externe de la dure-mère crânienne.
Elle est inégale, légèrement rugueuse et en rapport immédiat avec les parois du crâne, auxquelles elle adhère comme le périoste adhère aux os. Celte adhérence, établie par des prolongements fibreux et vasculaires, ne se montre pas également intime sur tous les points; elle est plus faible à la partie supérieure de la boîte osseuse qu'on enlève as.sez facilement, trèssolide au contraire suf la base de celte cavité dont il est impossible de la
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détacher par voie d'arrachement. On peut dire, d'une manière générale, que les points les plus saillîints sont ceux où son adhérence devient la plus forte, et les plus déprimés ceux sur lesquels elle est ia moins prononcée : ainsi la dure-mère adhère étroitement à Tapophyse crista-galli, au bord postérieur des apophyses d'Ingrassias, au bord supérieur des rochers, aux apophyses clinoïdes, mais faiblement aux fosses coronales, pariétales, occipilales, sphénoidales, etc.
Les sutures ont été considérées à tort comme faisant exception à celte loi. C'est sur les parois latérales du crùne que les sutures sont le plus multipliées, et c*est sur ces parois aussi que la dure-mère se laisse le plus facilement décoller. Ce facile décollement nous explique pourquoi les épanchemenls de sang qui se forment entre les os et la dure-mère, à la suite d'une contusion ou d'une fracture, ont pour siège le plus habituel la région temporale, pourquoi ils ne s'étendent jamais jusqu'à la base du crâne, et pourquoi ils sont en général peu considérables, les adhérences de l'enveloppe fibreuse, alors même qu'elles sont assez faibles, suffisant cependant pour mettre obstacle à leur extension. — Cellesci varient du reste suivant les âges. Elles sont moins prononcées dans l'en- . fance que dans l'âge adulte. Chez le vieillard, elles offrent souvent un tel degré de soliditi qu'il devient impossil)le, ou du moins fort dilficile, de détacher la voûte du crâne sans déchirer et sans emporter une partie de la dure-mère.
Indépendamment des prolongements fibreux par lesquels elle s'unit aux os, la surface externe de la dure-mère en présente d'autres plus importants, destinés aux vaisseaux et aux nerfs. Ces prolongements, en forme de gaine, adhèrent aux trous ou canaux de la base du crâne et se continuent sur ia limite de ceux-ci avec le périoste ; ainsi se prolonge cette membrane :
1° Sur les divisions des nerfs olfactifs, pour former à chacune un petit étui fibreux qu'on peut suivre jusqu'à la pituilaire;
2° Sur les nerfs maxillaires supérieur cl inférieur jusqu'au périoste de la fosse zygomalique ;
3** Sur les nerfs facial et acoustique, jusqu'au fond du conduit auditif interne;
4" Sur les nerfs glosso-pharyngien, [meumogastrique et spinal, jusqu'à la partie inférieure du trou déchiré postérieur;
5" Sur le nerf grand hypoglosse, jusqu'à sa sorlie du conduit condyloïdien antérieur;
0° Sur la veine jugulaire interne, sur les artères cthmoïdales antérieure et postérieure, etc.
Aux prolongements externes de la dure-mère on a aussi rattaché la gaîne fibreuse du nerf optique et le périoste de l'orbite. Mais la dure-mère crânienne ne pénètre nullenjent dans cette cavité. — La gaîne libreusc du nerf optique et le périoste orbitaire diffèrent totalement par leur texture