‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 4)Chapitre 133 sur 219 · LES TROIS CUNEIFORM KS · texte numérisé non relu

LES TROIS CUNEIFORM KS

La base, tournée en biis, esl allongfée d'avani en arrière, convexe transversalement. Elle donne attache à des ligaments. — Le sommet, dirigé en haut, présente deux facettes : Tune, postérieure, et obliquement ascendante, qui répond au petit cunéiforme; l'autre, antérieure, plus petite, qui répond au second métatarsien.

■d oni petit eunélforme. — Os court, situé k la partie antérieure du tarse, au-devant du scaphoïde, en arrière du second métatarsien ; offrant la forme d'un coin antéro-postérieur.

On lui considère quatre faces, une base et un sommet. — Pour le mettre en position, il faut placer sa base en haut, tourner en dedans celle des faces qui présente une facette en équerre, et placer en arrière la branche verticale de cette facette.

La face postérieure, triangulaire, concave de haut en bas, s'unit au scaphoïde. — La face antérieure, triangulaire aussi, est plane ou légèrement convexe ; elle s'unit au second métatarsien.

La face interne a pour attribut une facette en équerre, dont la branche horizontale répond à la base de l'os, et la branche verticale, plus courte, à sa face postérieure. Au-devant et au-dessous de cette facette, on voit une surface rugueuse qui donne attache à des ligaments,

La face externe ei^i constituée dans son tiers postérieur par une facette plus large supérieurement qu'inférieurement, qui s'articule av<»c une facette semblable du troisième cunéiforme. Au-devant de celle-ci. se trouve une surface inégale destinée aussi à des insertions ligamenteuses.

Fie. VJS. — Les trois cunéiformes, face postérieure.

FiG. lui. — Les trois cunéiformes, face antérieure.

FiG. 193. — A. Grand cunéiforme. — 1,1. Face postérieure. — 2. Sa face interne.

— 3, 3. Sa base ou face inférieure. — i. Son sommet. — B. Petit cunéiforme. — 1. Sa face postérieure. — 2, 2. Sa base. — 3. Son sommet. — C. Moyen cunéiforme.

— t. Sa face postérieure . — 2, 2. Sa base. — 3. Son sommet.

FiG. 19i. — A. Grand cunéiforme. — 1, i. Sa face antérieure. — 2, 2. Sa base. — 3. Son sommet. — -i. Facette par laquelle il s'unit au second métatarsien. — B. Second ou petit cunéiforme. — 1. Sa face postérieure. — 2, 2. Sa base. — 3. Facette par laquelle il s'articule avec le grand cunéiforme. — C. Troisième ou moyen cunéiforme. --- 1. Sa face postérieure. — 2, 2. Sa base. — 3 Son sommot.

i60 OSÏÉOLOGIE.

La base, tournée en haut, est rugueuse et quadrilatère. — Le sommeL mince, rectiligne et antéro-postérieur, répond à la voûte du pied.

TroUlème ou moyen ««nélfonne. — Os COUrt, situé à la partie antérieure du tarse, entre le scaphoïde et le troisième métatarsien, en dehors du petit cunéiforme, en dedans du cuboîde; offrant la foiine d'u» coin dirigé d'arrière en avant.

On lui considère quatre faces, une base et un sommet. Pour le mettre en position, il faut placer sa base en haut, tourner en dehors celle des deux faces latérales qui présente la facette la plus grande, et en avant celle des deux faces transversales qui est triangulaire.

La face postérieure, plane et inclinée en dedans, présente une figure ovalaire; elle s'articule avec le scaphoïde. — Lsl face antérieure est plane aussi, mais triangulaire ; elle s'unit au troisième métatarsien.

La face interne offre, d'arrière en avant : !• une facette, large en haut, étroite en bas, par laquelle le troisième cunéiforme s'articule avec le second ; 2* au-devant de celle-ci, une surface inégale qui forme la plus grande partie de la face interne, et qui donne insertion à des ligaments ; IV tout à fait en avant, une facette étroite et longue qui répond au second métatarsien. Cette facette contribue à former, avec les deux premiers cunéiformes, une sorte de mortaise qui reçoit l'extrémité postérieure du second os du métatarse ; son étendue varie ; quelquefois elle n'existe pas.

Ldiface externe présente, en arrière, une large facette, circulaire ou ovalaire. qui répond à une facette semblable du cubolde. Au-devant de celle-ci est une surface inégale destinée à des insertions ligamenteuses. Sur son angle anléro-supérieur, on observe une très petite facette qui s'unit au quatrième métatarsien et qui fait aussi quelquefois défaut.

La base regarde en haut et un peu en dehors ; elle est plane, rectangulaire et rugueuse. — Le sommet, tourné en bas, est arrondi et inégal.

C. — CoBiorouitloii Intérleare et développement deo os dm t«roe.

Les os du tarse sont formés de tissu spongieux. La densité de ce tissu diffère beaucoup, du reste, suivant les individus. Chez quelques-uns, il est constitué par des trabécules épaisses et très résistantes ; chez d'autres, celles-ci sont plus déliées et circonscrivent des aréoles plus larges. La masse de substance osseuse qui entre dans sa composition varie donc, et varie dans de très grandes proportions. Lorsqu'elle devient considérable, le tissu celluleux est serré, très résistant, la moelle moins abondante, et la vascularité de l'os moins grande. Lorsqu'elle diminue, le tissu spongieux se raréfie, la moelle augmente de quantité ; les vaisseaux se multiplient également. De là, sans doute, des prédispositions individuelles trèjs différentes au3si aux lésions inflammatoires: prédisposition:»

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toujours plus accusées dans le jeune âge. où le tissu spongieux présente son minimum de densité, et son maximum de vascularité.

Développement. — Le calcanéum se développe par deux points d'ossification. L'astragale et les cinq os de la rangée antérieure du tarse ont chacun pour origine un seul point osseux.

Des deux points d'ossification du calcanéum, l'un est primitif et donne naissance à la presque totalité de l'os. L'autre est une épiphvse qui complète son extrémité postérieure. — Le point primitif paraît vers le sixième mois de la vie intra-utérine, et s'allonge rapidement d'avant en arrière. A la naissance, il se présente sous la forme d'un ovoïde, ou d'un petit cylindre antéro-postérieur. dont les extrémités sont arrondies. — Le point complémentaire natt de sept à huit ans. Il répond, au début de sa formation, à la moitié inférieure de la face postérieure. En s'élendant, il prend la forme d'une lamelle qui recouvre toute cette moitié inrérieure. Plus tard, la lamelle épiphysaire se prolonge sur la face inférieure du calcanéum pour constituer ses deux lubérosités. Dans la dernière période de son développement, on la voit se prolonger aussi de bas en haut, et remonter jusqu'à la face supérieure ; mais sa moitié supérieure reste toujours très mince. Cette épiphyse se soude, en général, à seize ans : quelquefois à dix-sept ou dix-huit ans.

Le point osseux qui occupe le centre de l'astragale parait dans les derniers jours de la grossesse : on en trouve déjà un vestige chez la plupart des nouveau-nés. — Celui du cubolde se montre à six mois. — Celui du troisième cunéiforme, à un an. — Celui du second, à trois ans. — Ceux du premier cunéiforme et du scaphoîde naissent de trois à quatre ans ; quelquefois le scaphoîde n'apparatt qu'à cinq ans.

Tous ces noyaux osseux sont arrondis dans les premiers temps de leur développement. Celui de l'astragale, de même que celui du calcanéum, ne tarde pas à s'allonger dans le sens antéro-postérieur ; il s'aplatit ensuite de haut en bas. Les autres conservent la forme sphéroïde jusqu'au moment où ils se rencontrent. Leurs facettes s'étendant, chacun d'eux prend alors peu à peu le mode de configuration qui lui est propre.

IL — Do méiaUirse.

Le métatarse est la seconde partie du pied. Obliquement étendu de la rangée antérieure des os du tarse à la base des orteils, il présente une figure quadrilatère qui permet de lui considérer une face supérieure, une face inférieure et quatre bords. Ceux-ci se distinguent en interne, externe, postérieur et antérieur.

La face supérieure ou dorsale^ inclinée en dehors, est convexe. —

aSTEOLOGlE.

La face inférieure ou plantaire est concave, soit daus le sens longitudinal, soit dans le sens transversal.

Le bord interne offre une épaisseur qui rappelle celle du bord coiTespondant du tarse. — Le bord externe, beaucoup plus mince, descend aussi plus bas que le précédent. On remarque, à son extrémité postérieure, une saillie très prononcée qui sert de guide au chirurgien dan^ la recherche de l'articulation tarso-mélalarsienne.

Le bord postérieur, oblique de dedans en dehors et d'avant en arrière, se compose d'une série de facettes qui s'unissent aux os de la seconde rangée du tai-se. Parmi ces facettes, il en est une qui déborde toutes les autres pour venir se loger dans la mortaise constituée par les trois cunéiformes. Le tarse et le métatarse ne sont donc pas simplement juxtaposés; ils se pénètrent réciproquement.

Le bord antérieur est formé par une série de léles légèrement écartées, et disposées sur une ligne courbe, dont la convexité regarde en avant. 1) s'articule avec la base des orteils.

Fie. iyo. — Piedy face dorsale.

Fie. 196. — Pied, face plantaire.

FiG. iyr>. — i. Poulie articulaire qui surnionle le corps de l'astragale. — 2. Tète cl col de rèt os. En dehors du col de Tastragale, on voit l'excavation calcanéo-astragalicnne. — 3. dalcanéuni, contribuant à former celte excavation par sa partie antéro- Mipcrieure. - i. Scaphoide uni en arrière à l'astragale, en avant aux trois cunoiloruips. - 5. Premier ou içrand cunéirormc. 0. Sccon«l ou petit cum-iforme. — 7 Tioibièiue ou movcu lunéilorme. — «. Cuboide. — 1». Mclalarso. — 10. Prcmirrc

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Le métatarse se compose de cinq os longs et parallèles, dirigés d'arrière en avant, et désignés sous les noms de premier, deuxième, etc., en procédant de dedans en dehors. Ces os ne se touchent pas en avant, mais s'unissent en arrière, et restent séparés dans toute l'étendue de eur partie moyenne par des espaces, espaces interosseux, qu'on distingue aussi parles termes numériques de premier, deuxième, etc., en partant du gros orteil. Le premier de ces espaces est plus grand que le second, et celui-ci l'emporte sur les deux derniers. Tous augmentent d'étendue transversale d'arrière en avant.

Les métatarsiens présentent des caractères qui leur sont communs, et des caractères propres à chacun d'eux.

A. — Caractères eoBunuas Èi tons les méUitarsIeiie.

Les métatarsiens ont pour caractères communs : l*" la prédominance de l'une de leurs dimensions sur les deux autres, caractère qui les range parmi les os longs du troisième ordre; â"* leur direction parallèle à Taxe du pied ; 3" leurs connexions avec Fun des os dutai*se en arrière, avec l'un des orteils en avant ; 4* leur forme, qui dérive d'un même type.

— On considère à chacun d'eux un corps et deux extrémités.

a. Le corps est prismatique et triangulaire. Ses faces se distinguent en interne, externe et inférieure ; ses bords en latéraux et supérieur.

La face interne et la face externe s'inclinent vers la face dorsale du pied. Elles donnent attache aux muscles interosseux.

La face inférieure ou plantaire est courbée sur sa longueur, et recouverte aussi par ces muscles.

Les abords latéraux sont mousses. — Le bord supérieur ou dorsal est mince et tranchant sur sa partie moyenne ; il se termine en avant et en

piialange du gros orteil. — 11. Dernière plialaiige du aiômo orteil. — It. Premières phalanges des quatre derniers orteils. — 13. Secondes phalanges de ces orteils. — I i. Leurs troisièmes phalanges.

Fjg. 196. — 1. Face inférieure du calcanéum. — i. ïubérosilé interne de cet os. -— :|. Sa tubérosité externe. — 4. Dépression anguleuse qui sépare ces deux lubérosilés.

— 5. Partie inférieure de la tôlo de l'astragale qui correspond, à l'état frais, au ligament calcanéo-scaphoïdien inférieur. — 0. Portion de la face plantaire du cuboïde, sur laquelle s'insère le ligament calcanéo-cuboïdien inférieur. — 7. Tubérosité du cuboïde, au-devant de laquelle on remarque la gouttière qui reçoit le tendon du muscle long péronier latéral. — 8. Scaphoïde. — 9. Tubérosité de cet os sur laquelle s'insère le tendon du muscle jambier postérieur. — 10. Partie inférieure, ou base du grand cunéiforme. — 11. Sommet du petit cunéiforme. — 12. Sommet du moyen cunéiforme. — 13. Premier métatarsien. — 14. Second métatarsien. — 15. Troisième métatarsien. — 16. Quatrième métatarsien. — 17. Cinquième métatarsien. — 18. Tubérosité de cet os. — 19. Les deux os sésamoïdcs qui correspondent aux gouttières de rextrémité antérieure du premier métatarsien. — 20. Première phalange du gros orteil. — 21. Dernière phalange de cet orteil. — 22, 22. Prumièn^s phalanges de:» quatre derniers orteils. — 23, 23. Secondes et troisièmes phalange»:? de ces orlcils.

arrière par une petite surface triangulaire qui se continue, d*une part avec la tête, de Tautre avec l'extrémité tarsienne de l'os.

b. L'extrémité postérieure des os du métatarse est configurée à la manière d'un coin. Continu en avant avec le corps de l'os, ce coin présente cinq faces, trois articulaires et deux qui donnent attache à des ligaments. — La face postérieure, plane et triangulaire, s'articule avec l'un des os de la rangée antérieure du tarse. — Les faces interne et externe s'unissent à celles des métatarsiens voisins par une très petite facette. Dans le reste de leur étendue, elles donnent attache à des ligaments. — La face supérieure, ou la base du coin, tournée en haut, de figure quadrilatère, donne aussi attache à des ligaments. — La face inférieure, ou le sommet de ce coin, est étroite et rugueuse.

c. V extrémité antérieure revêt la forme d'une tête aplatie transversalement, convexe et très allongée de haut en bas; elle s'articule avec la première phalange des orteils. De chaque cùlé de la tête, on remarque une dépression, et au-dessus de celle-ci. un tubercule, tubercule dorsal, qui donnent insertion, l'un et Tautre, aux ligaments latéraux des articulations métatarso-phalangiennes. Supérieurement, la tète des métatarsiens est limitée par un sillon transversal qui se continue avec les dépressions latérales, et qui lui constitue une sorte de col. En bas, elle a pour limite une ligne courbe, et denx tubercules, les tubercules plantaires.

Fi G. iy". — Pied, bord interne.

1. Face nterne du calcanéum. — 2. Sa tubérosité interne. — 3. Sa grande apophyse. — i. Sa petite apophyse, creusée inférieurement d'une gouttière qui reçoit le tendon du muscle long fléchisseur propre du gros orleil. — 5. Poulie articulaire de l'astragale. — 6. Facette par laquelle cet os s*unit à la malléole interne. — 7. Empreinte ligamenteuse. — 8. Contour des facettes par lesquelles le calcanéum et Tastragale s'unissent l'un à l'autre. — 9. Tète et col de l'astragale. — 10. Bord nterne du scaphoïde. — 11. Tubérosité de cet os. — 12. Union du scaphoïde et de l'astragale. — 13. Face interne du grand cunéiforme. — 14-. Facette à laquelle s'attache le tendon du muscle jambier antérieur. — 15. Union du scaphoïde et du grand cunéiforme. — 16. Union de cet os avec le premier métatarsien. — 17. Petit cunéiforme. — 18. Union de cet os avec le scaphoïde. — 19. Premier métatarsien. — 20. Second métatarsien. — 21. Union de cet os avec le second cunéiforme. — 22. Os sésamoïde interne. — 23. Première phalange du gros orteil. — 24. Dernière phalange de cet orteil. — 25, 25. Secondes et troisièmes phalanges des quatre derniers orteils

MÉTATARSE. 465

B. — Caractères propres ik chaerna des BiétaUireleBs.

Premier aiétAiarelcB. — Cet OS est un peu plus courl que les autres. Mais il remporte sur ceux-ci par son volume, relativement si considérable, qu'il suffirait à lui seul pour le caractériser.

Le corps offre une forme régulièrement prismatique et triangulaire. Sa face interne, très large, rectangulaire et convexe, fait partie du bord interne du pied; elle répond à la peau. — Sa face externe est légèrement concave, plus large en arrière qu'en avant; elle donne attache au premier interosseux dorsal. — Sa face inférieure, concave aussi, mais plus large que la précédente, donne attache au muscle court fléchisseur du gros orteil. — Le bord dorsal est plus mousse que celui des autres métatarsiens. Les bords interne et externe sont au contraire beaucoup plus prononcés. Le dernier surtout est tressaillant; il décrit une courbe, dont la concavité regarde en bas et en dehors.

V extrémité postérieure j de figure triangulaire, présente une large facette, concave et demi-circulaire, par laquelle le premier métatarsien s'unit au premier cunéiforme. — Des trois bords qui circonscrivent cette extrémité, le supérieur ou dorsal est convexe et creusé d'un très petit sillon. L'inférieur ou plantaire est rectiligne et inégal. L'externe est vertical, beaucoup plus long que les deux autres, plus épais et plus rugueux; il présente très souvent une facette qui s'applique à une facette semblable du deuxième métatarsien. Cette facette varie beaucoup, du

FiG. 198. — Piedf bord externe.

1. Face externe du calcancum. — 2. Tubercule qui sépare les tendons des muscles péroniers latéraux. — 3. Gouttière qui reçoit le tendon du muscle long péronier latéral. — 4. Face postérieure du calcanéum. — 5. Tubérosité externe de cet os. — 6. Sa tubérosité antérieure. — 7. Poulie articulaire de l'astragale. — 8. Facette par laquelle cet os s'articule avec la malléole externe. — 9. Excavation calcanéo-astragalienne. — 10. Union du calcanéum et de l'astragale. — 11. Tète et col de l'astragale. — 12. Scaphoïde. — 13. Cuboïde. — 14. Facette siluée à l'origine de la gouttière dans laquelle pénètre le tendon du muscle long péronier latéral. — 15. Union du calcanéum et du cuboïde. — 16. Troisième ou moyen cunéiforme. — 17. Second ou petit cunéiforme. — 18. Cinquième métatarsien. — 19. Tubérosité de cet os. — 20. Quatrième métatarsien. — 21. Troisième métatarsien. — 22. Second métatarsien. — 23. Premier métatarsien. — 24. Premières phalanges des orteils. — 25. Secondes et troisièmes phalanges des quatre derniers orteils.

Via OSTÉOLOGIE.

resle, dans sou étendue. — A Tunion des bords, ou remarque trois luberrules qui se distinguent en supérieur, interne et externe. Le tubercule supérieur, peu saillant, correspond au bord dorsal de la diaphyse. Le Uibercule interne, plus prononcé, donne attache à un prolongement du tendon du muscle jambier antérieur. Le tubercule externe, très considérable, reçoit l'attache du tendon du long péronier latéral. . \i extrémité antérieure n'est pas aplatie de dedans en dehors, mais de haut en bas. En outre, sa surface articulaire offre inférieurement une saillie mousse, antéro-postérieure, et de chaque côté de celle-ci une rainure sur laquelle glisse un os sésamolde.

En résumé, on reconnaîtra le premier métatarsien à sa brièveté et à son énorme volume ; à la facette demi-circulaire de son extrémité postérieure ; aux trois bords qui circonscrivent cette extrémité; à la largeur et aux deux rainures de son extrémité antérieure.

Pour le mettre en position, il faut placer en arrière l'extrémité triangulaire, tourner en dehors celui des trois bords de cette exti'éroité qui est Le plus long, et diriger en bas celui des trois angles qui est le plus saillant.

Deiixième aiéiatMnileB. — Le deuxième métatarsien est le plus long de tous. De même que les trois derniers, il emprunte les caractères qui le distinguent au mode de conformation de son extrémité tarsienne.

Cette extrémité, configurée à la manière d'un coin, déborde en arrière d'un centimètre celle du premier métatarsien, et de 3 millimètres celle du troisième, pour se loger dans la mortaise que lui présentent les trois cunéiformes. — Sa face postérieure, qui répond au petit cunéiforme, est concave. — Sa face interne offre, sur sa partie la plus élevée, une très petite facette qui s'applique au grand cunéiforme; dans le reste de son étendue, elle est inégale, et donne attache à^un large et très résistant ligament qui l'unit, soit à cet os, soit au premier métatarsien. — La face externe présente deux facettes séparées par une dépression rugueuse ; chacune d'elles est partagée en deux facéties secondaires par une crête mousse verticale, en sorte qu'il existe sur cette face quatre facettes : deux postérieures, qui s'articulent avec le troisième cunéiforme, et deux antérieures plus petites, qui répondent au troisième métatarsien.

[/existence de quatre facettes articulaires sur le côté externe de sou extrémité postérieure est un caractère qui suffit à lui seul pour distinguer le second métatarsien de tous les autres. — Pour le mettre en position, il faut placer son extrémité cunéiforme en airière, tourner la face qui porte ces quatre facettes en dehors, et diriger en haut la base du coin.

TroUlème nécauirsleB. — La face postérieure de sou extrémité tarsienne, par laquelle il s'unit au troisième cunéiforme, est plane. - La face interne présente deux facettes séparées par une dépression. Tune supérieure, l'autre inférieure; toutes deux s'articulent avec le second

MÉTATARSE. iH7

métatarsien. — Sur la lace externe, on remarque une facette ovalaire qui s'applique au quatrième métatarsien.

La présence d'une double facette articulaire sur le côté interne de son extrémité postérieure, et d'une facette ovalaire sur le côté externe, caractérise le troisième métatarsien. — Pour le mettre en position, il faut placer son extrémité cunéiforme en arrière, tourner en haut la base du coin, et diriger en dedans celle des faces latérales qui offre deux facettes.

Qnairièaie mètaiarsion. — La face postérieure de son extrémité tarsienne est plane, inclinée en dedans, et plutôt ovalaire que triangulaire. — La face interne s'unit à l'extrémité correspondante du troisième métatarsien par une facette ovalaire, dont le grand axe se dirige d'avant en arrière et un peu de haut en bas. En arrière de celle-ci, il en existe souvent une seconde, très petite et quadrilatère, qui s'articule avec la face externe du troisième cunéiforme. Ces deux facettes occupent le tiers supérieur de la face interne, qui est inégale et rugueuse dans le reste de son étendue. — La face externe, conliguë au cinquième métatarsien, présente une facette triangulaire, dont l'angle antérieur est arrondi, le supérieur droit, et l'inférieur très aigu. Au-dessous, on voit une gouttière obliquement dirigée de la face dorsale vers la face plantaire ; en dedans et au-dessus de celle-ci se trouve un large tubercule.

A l'aspect de cette gouttière oblique, située sur la face externe de son extrémité postérieure, limitée d'un côté par une facette triangulaire, de l'autre par un large tubercule, on reconnaîtra facilement le quatrième métatarsien. — Pour le mettre en position, il faut donc placer en arrière son extrémité cunéiforme, tourner en haut la base du coin, et diriger en dehors celle des deux faces du coin qui offre une gouttière située enlre une facette articulaire et une large saillie.

Clnqnlènie métatarsien. — Son extrémité postérieure diffère beaucoup de celle des autres métalarsiens. Elle n'est pas cunéiforme; au lieu de s'allonger de haut en bas, elle s'allonge de dedans en dehors. — La face postérieure de cette extrémité, inclinée en dedans, s'articule avec le cubolde par une facette plane, semi-ovalaire. — La face interne s'unit au quatrième métatai*sien par une facette, plane et semi-ovalaire aussi, dont la base se continue à angle droit avec celle de la facette cuboïdienne. — La face externe se prolonge en bas et en arrière sous la forme d'une grosse tubérosité, la tubérosité du cinquième métatarsien. Cette tubérosité donne attache au tendon du court péronier latéral. Elle est séparée de la facette cuboïdienne'par une dépression qui fait partie de la gouttière dans laquelle passe le tendon du long péronier latéral. C'est immé^ diatement en arrière de cette dépression que se trouve l'interligne articulaire sur lequel le chirurgien porte le tranchant du couteau dans la désarticulation du métatarse.

La face sapérieure ou dorsale, très large et légèrement connexe, s'incline en dehors. — La face inférieure ou plantaire est concave.

Les deux facettes semi-ovalaires, unies à angle droit ou légèrement obtus, et surtout la tubérosilé de cet os, le différencient très nettement de tous les autres. — Pour le mettre eu position, il faut placer son extrémité la plus volumineuse en arrière, diriger en dehors latubérosité qu'elle présente, et tourner en bas sa face concave.

C. — C^Bforniation latérleare et déTeloppeaieat des aiétatersleas.

La conformation intérieure des métatarsiens ne diffère pas de celle des métacarpiens. Ils présentent un canal médullaire, dont l'étendue varie pour chacun d'eux. — Les extrémités sont constituées par un lissu spongieux, plus condensé dans l'extrémité antérieure que dans la postérieure.

Développement. — Les os du métatarse se développent par deux points osseux : l'un, primitif, pour le corps et l'extrémité postérieure; l'autre, complémentaire, pour l'extrémité antérieure.

Le point primitif parait vers le milieu du troisième mois de la vie intra-utérine. Il produit les sept huitièmes de l'os. — Le point complémentaire se montre à quatre ans, et se soude de seize à dix-sept ans.

Pour le premier métatarsien, de même que pour le premier métacarpien, je pensais autrefois que cette épiphyse répond, non à la tête de l'os, mais à son extrémité opposée; j'ai acquis la certitude que cet os possède constamment deux épiphyses, une pour chacune de ses extrémités. L'épiphyse antérieure se soude la première et très rapidement. La seconde se soude à la même époque que les autres.

IH. — Des orteils.

Les orteils^ au nombre de cinq, forment la troisième partie du pied. On les distingue par les termes numériques de premier^ second^ etc., en comptant de dedans en dehors. Le premier porte aussi le nom de gros orteily et le dernier celui de petit.

Ces appendices se composent de trois phalanges, à l'exception du premier, qui n'en possède que deux. Les phalanges sont désignées sous les noms de premières^ secondes et troisièmes , en procédant d'arrière en avant, Celles du gros orteil sont distinguées en première et dernière,

A. Des preaiièree phai»Bir«s* — Elles sont petites et beaucoup plus longues cependant que les autres phalanges des orteils. On leur considère un corps et deux extrémités.

Le corps n'est pas aplati comme celui des phalanges de la main, mais arrondi et plus lai^e àses extrémités qu'à sa partie moyenne. Il présente

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