‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 4)Chapitre 134 sur 219 · ORTEILS · texte numérisé non relu

ORTEILS

quatre faces. — La face supérieure ou dorsale est cylindrique; elle répond aux tendons des muscles extenseurs. — Là face inférieure ou plantaire^ concave d'avant en arrière, répond aux tendons dés muscles fléchisseurs. — Les faces latérales, plus larges que les précédentes, donnent attache aux gaines fibreuses qui entourent ces tendons.

V extrémité postérieure ou métatarsienne esi plus arrondie également que celle des phalanges de la main. La cavité glénoîde qui en dépend est relativement plus profonde et plus étendue que la cavité correspondante de ces phalanges; en outre elle est circulaire et non ovalaire. Sur le côté inférieur ou plantaire de Textrémilé métatarsienne, on voit deux gros tubercules arrondis et volumineux que sépare une gouttière; ces tubercules donnent insertion aux ligaments latéraux des articulations métatarso-phalangiennes.

Vextrémité antérieure représente, comme celle des premières et des secondes phalanges des doigts, une petite poulie. De chaque côté de la gorge de la poulie se trouve un condyle; et en dehors de ceut-ci, une facette circulaire qui donne attache aux ligaments latéraux des articulations phalangiennes.

be la description qui précède, il suit que les premières phalanges des orteils diffèrent des premières phalanges des doigts: l"* par leitr volume beaucoup moindre; 2* parla forme aiTondie de leur corps, dont les parties latérales, au lieu de constituer des bords, représentent de véritables faces; 3"* par leur extrémité. métatarsienne, qui est circulaire et non ovalaire ; 4** par la cavité creusée sur cette extrémité.

La première phalange du gros orteil diffère des quatre suivantes : 1** par ses grandes proportions, en rapport avec le volume considérable de tous les os qui contribuent à former le bord interne du pied; 2'' par la forme aplatie et demi-cylindrique de son corps ; 3" par la cavité glénoîde de son extrémité postérieure, qui est allongée transversalement et limitée par un bord mince et tranchant ; 4° par le tubercule interne de cette extrémité, plus volumineux que l'externe. — Pour la mettre en position, il faut donc placer sa grosse extrémité en arrière, sa face convexe en haut et son tubercule le plus volumineux en dedans.

B. Dm secondes phaian^en. — Ces phalanges n'appartiennent qu'aux quatre derniers orteils. Elles manquent de corps, en sorte qu'elles ont pour attributs distinctifs leur extrême brièveté, et une figure quadrilatère qui permet de leur considérer deux faces, deux bords et deux extrémités.

La face dorsale est concave d'avant en arrière. — La face plantaire, foiitiguê aux tendons des muscles fléchisseurs, est concave aussi d'avant en arrière, et beaucoup plus large que celle des premières phalanges. — Les bords, très épais, donnent attache aux gaines fibreuses de ces tendons. — L'pa?^r^wt^(^posf^mMre présente une crête mousse, qui répond

470 OSTKOLOGIE.

à la gorge de la poulie des premières phalanges; et de chaque côté, une petite cavité glénoide qui s'unit aux condyles de cette poulie. — Vextrémité antérieure est formée par une surface unie et cylindrique.

De» (roisièmes phniangr^s. — Au nombre de cinq, comme les premières, elles manquent de corps comme les secondes. Ces phalanges sont donc remarquables aussi par leur brièveté et la petitesse de leur volume, à Texception cependant de celle du gros orteil, qui est beaucoup plus considérable que la phalange correspondante du pouce.

Elles offrent, du reste, un mode de configuration qui ne diffère pas de relui des phalangettes de la main.

Développement des phalanges. — Les phalanges du pied, de même que celles de la main, se développent par deux points d'ossification : uu point primitif pour le corps et l'extrémité antérieure; un point complémentaire pour l'extrémité postérieure.

Le point primitif ou principal naît habituellement dans la première moitié du quatrième mois de la vie fœtale.

Le point épiphysaire apparaît de trois ans et demi à quatre ans. Celui des troisièmes et des secondes phalanges se soude de quinze à seize ans. Celui des premières se réunit au corps de l'os à seize ans.

ARTICLE m

Page 1