I. — Articulation radio-cubitale «upërlenre
Elle fait partie du petit groupe des articulations pivotantes ou trocholdes.
A. Surfaces articulaires. — D'un côté se trouve la petite cavité sigmoïde du cubitus ; de l'autre, le contour de la tête du radius.
La petite cavité sigmoïde représente le tiers d'un cylindre creux verticalement dirigé. Son étendue antéro-postérieure est de 20 millimètres, et sa hauteur de 10 à 12. Sa concavité regarde en dehors. Son bord supérieur répond : en haut, au bord externe de la poulie humérale.et en dehors, à la face supérieure de la tête du radius. Le cartilage qui la tapisse se continue supérieurement avec celui de la grande cavité sigmoïde. x\ous avons vu qu'au niveau de cette continuité il devient fibrocarlilagineux. — Le contour de la tète du radius, à peu près cylindrique, présente un diamètre moyen de 20 millimètres. Sa hauteur s'allonge du côté de la petite cavité sigmoïde, au point de doubler d'élendue. Tout ce contour est revêtu d'une couche de cartilage.
B. Moyen d'union et synoviale, — Les deux surfaces articulaires sont unies par un ligament annulaire qui complète la petite cavité sigmoïde du cubitus; la tète du radius se trouve ainsi logée dans un anneau, ou plutôt dans un cylindre, en partie osseux, en partie libreux.
ARTICULATION KADIO-CUBIÏALE. 6M
Ce ligament s'attache par ses extrémités: d'une part, au bord antérieur de la petite cavité sigmoïde; de l'autre, au bord postérieur, et en partie aussi au bord inférieur de cette cavité.
Supérieurement, il se continue avec le ligament antérieur et le ligament latéral externe de l'articulation du coude. Inférieureraent, il se replie sous la tête du radius, et embrasse la partie la plus élevée de son pédicule ou col, sans lui adhérer.
Le ligament annuLiire est recouvert : en avant, par le brachial antérieur; en dehors, par le court supinàteur; en arrière, par le muscle anconc. Sa face interne, tapissée par la synoviale, est lisse et humide.
Il se compose de fibres qui lui sont propres, et de fibres qui viennent des ligaments de l'articulation du coude. — Parmi les fibres propres on intrinsèques, les unes s'étendent du bord antérieur au bord supérieur de la petite cavité sigmoïde, en contournant horizontalement la tète du radius. D'autres proviennent d'un faisceau qui, né du bord inférieur de cette cavité, se porte d'abord en arrière, puis en dehors, et monte ensuite obliquement en avant. — Les fibres extrinsèques émanent, pour la plupart, du ligament latéral externe, dont les faisceaux divergents l'embrassent de toutes parts en se perdant dans son épaisseur. Quelquesunes tirent leur origine du ligament antérieur.
Là synoviale de cette articulation constitue une dépendance de celle du coude. Nous avons vu qu'elle déborde inférieurement le ligament annulaire, pour former au-dessous de celui-ci un cul-de-sac à concavité supérieure de 5 ou 6 millimètres de hauteur. L'extrême laxité de la séreuse articulaire au niveau de ce cul-de-sac est en rapport avec la grande étendue du mouvement de rotation de la tète du radius; de même que la laxité de la même séreuse au-dessus de Tolécràne est en rapport avec la grande étendue du mouvement de flexion de l'avant-bras.