‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 4)Chapitre 184 sur 219 · C. — Monvemciits · texte numérisé non relu

C. — Monvemciits

L'avaut-bras se fléchit et s'étend sur le bras. Il exécute aussi de tri»s minimes mouvements d'inclinaison latérale.

Dans les mouvements de flexion et d'extension, le cubitus et le radius tournent autour d'un axe qui passe par le centre de la trochlée et du condyle de l'humérus ; ses extrémités prolongées raseraient la partie inférieure des deux tubérosités ; la torsion du corps de l'os lui imprime une direction oblique de dehors en dedans et d'avant en arrière. Si l'avant-bras, dans la flexion, se porte en haut et en dedans, c'est par suite de l'obliquité de cet axe, et non par suite de Tobliquité de la poulie humérale, ainsi que l'avaient pensé Bichat et la plupart des auteurs après lui. La torsion du corps de l'humérus a donc pour avantage de mettre la

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main en rapport plus direct avec les parties antéro-supérieures de Téconomie, et de la conduire par le trajet le plus court jusqu'à Torifice buccal à regard duquel elle joue le rôle d*organe de préhension.

1° Flexion. — Ce mouvement est le plus étendu et le plus important. 11 présente, du reste, une foule de degrés parmi lesquels on doit distinguer la demi-flexion et la flexion extrême.

Dans la demi-flexion, toutes les surfaces articulaires se correspondent exactement. En avant, celle de Thumérus est recouverte par Tapophyse coronoîde du cubitus et la tête du radius, qui remontent Tune et l'autre jusqu'à la limite de son cartilage. En bas, l'olécràne fait une saillie considérable que surmontent, en dedans et en dehors, les tubérosités de l'humérus. En arrière, l'articulation est aplatie ; le sommet de l'olécràne est situé sur le même plan que l'épitrochlée et l'épicondyle ; la cavité olécrànienne est recouverte par la synoviale et le tendon du triceps. Aucun ligament ne se trouve tendu.

Dans la flexion extrême, la face antérieure de l'avant-bras s'applique à celle du bras. Le bec de l'apophyse coronoîde s'appuie sur le fond de la cavité coronoldienne, la partie antérieure de la tête du radius repose sur la dépression qui surmonte le condyle humerai. Le sommet de l'olécràne se dirige en bas. Le ligament antérieur se replie de bas en haut. Les ligaments latéraux antérieurs se relâchent ; les ligaments latéraux postérieurs se tendent, au contraire, ainsi que la partie postéro-supérieure de la synoviale et le tendon du triceps.

i^ Extension. — L'avant-bras étendu sur le bras ne se trouve pas situé exactement sur le prolongement de celui-ci. Il s'incline un peu en dehors par son extrémité carpienne, en sorte que le cubitus fait avec l'humérus, un angle saillant extrêmement obtus, dont le sommet répond au côté interne de l'articulation, tandis que le radius forme, avec le même os, un angle rentrant très obtus aussi.

Dans cet état de l'articulation, le bec de l'olécràne arc-boute sur le fond de la cavité olécrànienne. La saillie arrondie que forme sa face supérieure en se continuant avec la postérieure ou le sommet du coude est située sur le même niveau que les tubérosités interne et externe. La partie antérieure de la surface articulaire de l'humérus n'est recouverte que par les parties molles correspondantes. Le bord interne de la poulie fait saillie sous les ligaments. Le ligament antérieur est fortement tendu. Les ligaments latéraux antérieurs se tendent aussi, mais présentent moins de rigidité. Les ligaments latéraux postérieurs se relâchent, ainsi que la partie postéro-supérieure de la synoviale.

Les mouvements d*inclinaison latérale sont extrêmement limités. Leur existence cependant ne peut être mise en doute. Pour la démontrer, il faut diviser l'humérus sur sa partie moyenne, et immobiliser ensuite

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cet os eu plaçaul sou exlrémité libre eutreles deux mâchoires d'uu éUu. Si alors on uiet Tavaut-bras dans la deuii-flexiou, ou pourra, sans aucun eiïort, lui imprimer de légers mouvements d'oscillation en dedans el en dehors. Chez certains individus, où ces mouvements latéraux sont plus prononcés, Textrémilé carpienne de Tavanl-bras décrit des oscilla lions qui s'étendent jusqu'à ^ centimètres; mais, en général, elles sont de 8 à 10 millimètres seulement.

Chez la plupart des individus, les mouvements latéraux n existent que dans la demi-flexion et, très souvent aussi, dans la flexion extrême. Mais ils disparaissent dans l'extension ; cependant on peut en retrouver encore quelques traces, même dans l'extension forcée, lorsqu'ils sont trè> prononcés.

§ 4. — Articulation radio-clbitalks.

Le radius el le cubitus s'articulent entre eux par leurs deux extrémités. Ils s'unissent en outre par leur partie moyenne, à l'aide d'un ligament membraneux, qui occupe l'espace elliptique étendu de l'un à l'autre. Nous avons donc à étudier : 1° Varticulation radio-cubitale supérieure ; â*» Varticulatioti radio-cubitale inférieure; 3* le ligament interosseu^.

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