‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 4)Chapitre 191 sur 219 · I. — ArtlcHlatloMi carp^-métacarplcniieB · texte numérisé non relu

I. — ArtlcHlatloMi carp^-métacarplcniieB

Le premier métacarpien, très différent des autres par sa direction, par sa forme, par l'étendue de ses mouvements, etc., en diffère beaucoup aussi par son mode d'union avec le carpe. Nous nous occuperons d'abord de son articulation. Celles des quatre derniers fixeront ensuite notre attention.

1" Articulation carpo-métacarpienne du pouce.

C'est une articulation par emboîtement réciproque. Elle représente le type le plus parfait de ce genre de diarthrose.

A. Surfaces articulaires. — D'un côté, la facette inférieure du trapèze ; de l'autre, la facette de l'extrémité supérieure du métacarpien.

La facette inférieure du trapèze, encroûtée de cartilage, regarde eu bas, en dehors et un peu en avant. Elle est quadrilatère, allongée et concave transversalement, plus étroite et convexe d'avant en arrière.

La facette du métacarpien, dirigée en haut, en dedans et un peu en avant, est triangulaire, convexe dans le sens transversal, concave dans le sens opposé.

B. Moyen d'union. — Un ligament capsulaire. Ce ligament s'étend du pourtour de la facette supérieure à la circonférence de la facette du métacarpien. Il se compose de faisceaux parallèles, courts et minces, séparés par des interstices linéaires. La capsule et la synoviale qui revêt sa surface interne sont l'une et l'autre très lâches.

G. Mouvements, — Le premier métacarpien est remarquable par la variété de ses mouvements. Il se porte en dedans et en dehors ; se fléchit et s'étend ; il décrit en outre un mouvement de circumduction.

Par le mouvement d'adduction, il se rapproche du second os du mêla-

ARTICULATIONS CARPO-MÉTACARPIENNES.

carpe, auquel il devient presque parallèle. Le premier espace inlerosseux s'efface alors complètement. — Le mouvement d'abduction a pour effet au contraire de l'éloigner de cet os, et d'exagérer l'intervalle qui l'en sépare, ainsi que son obliquité.

Le mouvement de flexion porte le pouce vers le bord cubital de la main. Le mouvement d'extension le ramène vers son bord radial. — La flexion, en se combinant avec l'adduction, constitue le mouvement d'opposition.

Le mouvement de circumduction permet au pouce d'entrer successivement en opposition avec tous les autres doigts, en se portant du bord cubital vers le bord radial, ou du bord radial vers le cubital.

'î^ Articulations carpo-métacarpiennes des quatre derniers doigts.

Ces articulations sont des arthrodies qui communiquent : d'une part, avec celles des os de la seconde rangée du carpe ; de l'autre, avec les articulations métacarpiennes.

Ffc. 2i6. — AHxculaixon du trapèie et du pre^ mier métacarpien.

FiG. 247. — Surfaces articulaires et synoviales des articulations du poignet»

FiG. 246. — 1. Trapèze dont la surface articulaire est concave transversalement et convexe d'avant en arrière. — 2. Extrémité supérieure du premier métacarpien don la surface articulaire est convexe dans le sens transversal, et concave dans le sens antéro-postérieur.

Fi6. 247. — i. Scaplîoïde. — 2. Semi-lunaire. — 3. Pyramidal. — 4. Pisiforme. — .5. Trapèze. — 6. Trapézoïde. — 7. Grand os. — 8. Os crochu. — 9. Extrémité inférieure du radius. — 10. Extrémité inférieure du cubitus. — A. Synoviale de Tarticulation radio-cubitale inférieure. — B. Synoviale de Tarticuiation radio-carpienne. — G. Goupe du lij^ament triangulaire. — D. Synoviale de Tarticulation du pisiforme et du pyramidal, qui est ici indépendante de Tarticulation radio-cnrpienne. — E, £» £, £. Synoviale commune aux articulations carpicnnes, médio-carpienncs, carpo-métacarpienncs et métacarpiennes. — F. Synoviale de Tarticulation du trapèze avec le premier métacarpien.

t)H2 ARTHROLOGIE.

A. Surfaces articulaires, — Elles différent de configuration poor chacun des quatre métacarpiens.

Le second os du métacarpe offre trois facettes : i"* une facette externe, tournée en haut, très petite, plane et triangulaire, par laquelle il s'articule aTec une facette semblable du trapèze ; 2** une facette supérieure, beaucoup plus grande, concave transversalement, qui reçoit la facette inférieure, convexe du trapézolde ; S"* une facette supérieure et interne qui s'unit au grand os. ^ Vue par sa face dorsale, l'extrémité carpienne du second métacarpien présente deux angles saillants séparés par un angle rentrant. Des deux angles saillants, l'externe est reçu entre le trapèze et le trapézolde ; il donne attache au tendon du premier radial. L'interne pénètre à la manière d'un coin entre le trapézoïde et le troisième métacarpien (fig. 244).

Le troisième métacarpien s'articule par une facette triangulaire avec la facette inférieure du grand os, et par son apophyse styloîde avec une autre petite facette située en arrière et en dehors de la précédente. Cette apophyse s'élève à 4 ou 5 millimètres au-dessus de l'interligne articulaire, et le recouvre dans la moitié de sa largeur ; le tendon du second radial s'attache à sa base.

Le quatrième métacarpien s'articule par une facette légèrement convexe avec une facette concave de l'os crochu. Il répond en partie aussi an grand os.

Le cinquième, surmonté d'une facette convexe d'avant en arrière, s'unit h une facette concave de l'unciforme.

Considéré dans son ensemble et en arrière, l'interligne qui sépare le carpe des quatre derniers os du métacarpe se compose de deux courbes inégales, à concavité supérieure, qui partent toutes deux du sommet de l'iipophyse styloîde du troisième métacarpien, pour se diriger, la plus courte en dehors, la plus longue en dedans.

B. Moyens d'union. — Les os de la seconde rangée du carpe sont unis aux quatre derniers métacarpiens par des ligaments dorsaux, des ligaments palmaires, et un ligament interosseux.

Les ligaments dorsaux, au nombre de sept, se dirigent obliquement ou verticalement du carpe vers le métacarpe. — Le second métacarpien en reçoit deux, dont l'un vient du trapèze, et l'autre du trapézoïde. — Le troisième os du métacarpe en reçoit trois : le premier s'étend du trapézolde à son apophyse styloîde ; le second, du grand os à la même apophyse ; et le troisième, de cet os à la face dorsale du métacarpien. Les deux derniers ligaments dorsaux se portent de l'os crochu au quatrième et au cinquième métacarpien.

Les ligaments palmaires, moins forts que les précédents, sont au nombre de quatre : trois verticaux, et un horizontal plus solide. — Des

ARTICULATIONS MÉTACARPIENNES. 663

trois ligaments palmaires verticaux, Tun se rend du second métacarpien au trapèze ; un autre, du second au grand os ; le dernier, du quatrième à l'os crochu. Le ligament transversal, d'un blanc nacré, s'attache: en dehors au trapèze, et en dedans à la partie la plus élevée du troisième métacarpien. Les fibres profondes de ce ligament s'insèrent sur le second métacarpien.

Le ligament interosseux est une dépendance de celui qui lie si solidement le grand os à l'os crochu. Situé dans une fossette profonde que limitent en haut ces osselets, en bas le troisième et le quatrième métacarpien, il unit entre eux tous ces os, et surtout très solidement le grand os au troisième métacarpien.

Los quatre derniers métacarpiens se correspondent supérieurement par des facettes verticales, dont les cartilages se continuent avec ceux des facettes horizontales. La synoviale de ces articulations forme par conséquent une dépendance de la synoviale générale du carpe. Il existe toutefois une exception pour celle qui correspond à l'union du quatrième avec le cinquième ; elle reste ordinairement isolée de la précédente.

A. Surfaces articulaires, — Le second et le troisième os du métacarpe s'unissent par une facette très étendue d'avant en arrière, très peu de haut en bas, légèrement convexe sur le second métacarpien, et concave sur le troisième. — Celui-ci s'articule avec le quatrième, tantôt par une seule facette, très petite et antérieure, tantôt par deux petites facettes planes, l'une antérieure, l'autre postérieure. — Le quatrième présente une facette antéro-postérieure concave, qui reçoit la facette antéropostérieure convexe du cinquième.

B. Moyens d'union, — Deux ligaments dorsaux, trois ligaments palmaires, trois ligaments interosseux.

Les ligaments dorsaux, très résistants, se dirigent transversalement, l'un du troisième au quatrième métacarpien, l'autre du quatrième au cinquième. Il n'existe pas de ligament dorsal pour le second et le troisième os du métacarpe.

Les ligaments palmaires, un peu moins solides que les précédents, et plus rapprochés que ceux-ci, sont aussi transversalement dirigés.

Les ligaments interosseux constituent le principal moyen d'union des métacarpiens entre eux. Le plus fort est celui qui occupe l'intervalle compris entre le second et le troisième métacarpien. Le plus faible répond à l'union du quatrième avec le cinquième.

Le premier métacarpien, bien qu'il ne s'articule pas avec le second,

664 ARTHROLOGIË.

n'est cependant pas sans connexion avec celui-ci. Un ligament inlerosseux constant les relie l'un à Tautre.

La plupart des auteurs considèrent le ligament transversalement étendu au-devant de la tète des métacarpiens comme un moyen d'union pour leur extrémité inférieure. Mais ce ligament forme une dépendance des articulations métacarpo-phalangiennes, à la description desquelles il se rattache.

§ 8. — ARTICrUTIONS DES PHALANGES.

Les cinq petites colonnes que forment les phalanges en se superpospnt s'articulent en haut avec le métacarpe. Dans chaque colonne, les pièces superposées s'articulent entre elles.

L — Artlenlatioiifl Biétacarpo-iilHilaiigttfBneii.

Ces articulations appartiennent à la classe des énarthroses : surfaces articulaires configurées en segment de sphère; fi bro-carlîlage d'agrandissement pour la cavité articulaire ; mouvement d'opposition, de cire nmdnction, de rotation, tels sont, en effet, les caractères qui les distinguent.

A. Surfaces articulaires. — Du côté des métacarpiens, une tète représentant un segment de sphéroïde ; du côté des premières phalanges, une civité glénolde. sphéroldale aussi, mais beaucoup plus petite.

La tête peut être comparée à un hémisphère, dont les parties latérales auraient été verticalement détachées, v^a convexité, dirigée en bas, est donc beaucoup plus étendue d'avant en arrière que dans le sens transversal. Elle s'élève plus haut du côté qui répond à la flexion que du côté qui répond à l'extension; mais la différence est peu prononcée, quelquefois presque nulle. Sa partie antérieure, plus large que la postérieure, est limitée par une courbe à concavité supérieure, aux deux extrémités de laquelle on remarque un tubercule. De chaque côté se trouve une dépression que borne en haut et en arrière une saillie anguleuse. — La tète des métacarpiens est revêtue d'une lame de cartilage, recouvrant aussi la moitié inférieure des parties latérales.

La cavité glénolde équivaut aux deux cinquièmes de la surface articulaire des métacarpiens. Elle présente un contour ovalaire, dont le grand axe est perpendiculaire à celui de la surface métacarpienne. De chaque côté et en avant de celte cavité, existe un gros tubercule arrondi qui donne attache au fibro-caililage et aux ligaments de l'articulation.

B. FibrO'Cartilage de la cavité articulaire et ligament transrerse. — Ce fibrn-cartilage, décrit par Hichat et ses successeurs, sous le nom de

AKriCULATlUNS MÉTACAKPU-IMIALANGIEININES. G<M

ligament antérieur, ne s'insère pas aux métacarpiens, et ne peut être considéré par conséquent comme un moyen d'union. Solidement attaché à la cavité glénolde et aux ligaments latéraux, il a manifestement pour destination d'agrandir cette cavité, et mérite d'être rangé au nombre des fibro-cartilages périarticulaires ou bourrelets glénoïdiens.

Sa face antérienre, qui fait partie de la gaine des tendons fléchisseurs, est lisse, unie et concave transversalement. Sa face postérieure, qui répond à la tête des métacarpiens, et qui en prend l'empreinte, représente un segment de sphère; elle se continue avec la cavité glénoïde, qu'elle agrandit au point d'en doubler l'étendue.

Par son bord inférieur, le fibro-cîirlilage glénoldien s'attache au bord antérieur de la cavité articulaire, assez faiblement sur sa partie moyenne, mais très solidement à chacun de ses tubercules. — Son bord supérieur donne attache à la partie correspondante de l'aponévrose interosseuse antérieure. — Par ses parties latérales, il se continue de chaque côté îivec trois lames fibreuses :

1° En avant, avec le faisceau antérieur ou gléno'idien des ligaments latéraux, qui l'immobilisent dans sa situation et sa direction.

i"" En arrière, avec une lamelle demi-cylindrique, assez large et résistante, qui, naissant à droite et à gauche du tendon des extenseurs des doigts, immobilise ce tendon dans le sens transversal.

S"" En dedans et en dehors, avec une lame transversale, rubanée, qui se porte de chaque fibro-carlilage aux fibro-cartilages voisins, et qui les relie tous entre eux. Ce sont ces lames continues avec les bourrelets glénoïdiens qui forment le ligament étendu au-devant de la tête des quatre derniers métacarpiens. Ainsi composé des bourrelets glénoïdiens et des lames qui les unissent, ce ligament transverse est alternativement très solide et très mince.

Le fibro-cartilage glénoldien des articulations métacarpo-phalangiennes renferme un grand nombre de cellules de cartilage et de fibres de cellules. Il est riche en vaisseaux sanguins et en ramuscules nerveux; sa structure, en un mot, ne diffère pas de celle de tous les autres fibrocartilages périarticulaires.

C. Moyens d'union. — Deux ligaments latéraux, larges, épais et très solides, unissent la tête des métacarpiens aux premières phalanges. — Le ligament latéral externe est plus volumineux que l'interne.

Ces ligaments se dirigent très obliquement de haut en bas et d'arrière en avant. — Ils s'attachent : 1' en haut, au sommet du tubercule qu'on remarque sur les parties latérales de la tête des méliicarpiens, et à la dépression située au-dessous et en avant de ce tubercule ; 2"* en bas, aux tubercules des premières phalanges et à toute l'étendue des bords latéraux des fibro-cartilages glénoïdiens.

ARTHROLOGIE.

A chacun d'eux ou peul considérer par conséquent deux faisceaux : un faisceau postérieur ou phalangien, et un faisceau antérieur ouglénoïdien. Le premier est plus épais, plus long, vertical et d'an blanc mat ; le second est beaucoup plus court, oblique et d'un blanc cendré. Celui-ci contribue avec le faisceau antérieur du côté opposé à fixer le fibro-cartilage ; ils le maintiennent en rapport avec la tète des métacarpiens, plus solidement que ne pourrait le faire la cavité glénolde prolongée.

La face externe des ligaments latéraux est recouverte par l'expansion fibreuse du tendon des extenseurs des doigts, par le tendon des muscles lombricaux, et par celui des muscles interosseux. Une petite synoviale la sépare ordinairement de ce dernier.

Ffc. US.

FiG. 250.

Fie. 2i9.

Articulations métacarpo-phalangiennes et phalangiennes.

FfG. 248. — Articulations métacarpo-phalangiennea ; coupe verticale des surfecei articulaires. — 1. Tôte des métacarpiens recouverte d'un cartilage très aUon^é d'avant en arrière. — 2. Extrémité supérieure des premières phalanges, et cavité glênoide par laquelle elle correspond à la tête dos métacarpiens. — 3. Coupe du fibro-rartilago qui double l'étendue de cette cavité.

FiG. 2i9. — Ligaments qui unissent les métacarpiens aux phalanges et Us philanges entre elles. — 1, 1, 1, 1. Fibro-cartiiage qui s'attache au boni antérieur des cavités articulaires et qui en agrandit notablement l'étendue. — 2, 2. Portion postérieure ou verticale des ligaments latéraux «'attachant aux tubercules des phalanges.

ARTICULATIONS MÉTACARPO-PHALANGIENNES. (567

D. Synoviale. — En avant et sur les côtés, elle adhère très intimement au fibro-cartilage glénoldien et aux ligaments latéraux. — En arrière, elle est très lâche. Cette membrane se trouve séparée du tendon des extenseurs par une bourse séreuse, rudimentaire, dont rexisleoce n'est pas constante. — En bas, elle se réfléchit sur tout le contour de la cavité en formant un petit repli circulaire.

E. Articulation métacarpo-phalangienne du pouce, — Elle diffère des précédentes par le mode de configuration des surfaces articulaires, et par son fibro-cartilage glénoldien. — La surface articulaire du métacarpien est quadrilatère et presque plane. Les deux tubercules situés sur sa partie antérieure offrent chacun une facette par laquelle ils s'unissent à un os sésamoîde. — La cavité glénoîde de la première phalange est très superficielle, plus grande que celle des autres phalanges du même ordre. — Le fibro-cartilage glénoldien renferme, dans son épaisseur, deux os sésamoides, Tun interne et l'autre externe, qui glissent sur les tubercules articulaires du métacarpien. — Il n'est pas rare de rencontrer un osselet de cette nature dans le fibro-cartilage de la seconde articulation métacarpo-phalangienne, et quelquefois aussi mais très exceptionnellement dans celui de la cinquième {fig. 251).

F. Mouvements des articulations métacarpo-phalangiennes. — Les doigts se fléchissent et s'étendent sur les métacarpiens; ils s'inclinent en dedans et en dehors, décrivent un mouvement de circumduction, et sont doués aussi d'un mouvement de rotation.

Les mouvements antéro-postérieurs sont les plus étendus. — Dans la flexion, les premières phalanges parcourent un arc de 90 degrés. A cette extrême limite, elles deviennent perpendiculaires aux métacarpiens. La surface articulaire de ce dernier se trouve presque entièrement recouverte par le tendon des extenseurs. Le fibro-cartilage et les faisceaux glénoïdiens des ligaments latéraux se relâchent, leurs faisceaux phalangiens se tendent. — Dans l'extension, au contraire, les glénoïdiens se

— 3, 3. Leur portion antérieure ou oblique s'insérant de chaque cdté sur les bords du fibro-cartilage.

FiG. 250. — Surfaces articulaires et ligaments des articulations phalangiennes. — 1, 1. Extrémité inférieure des premières et secondes phalanges. — â, 2. Extrémité supérieure des secondes et troisièmes phalanges. — 3, 3. Ligaments latéraux. -—

4, A. Fibro-Hïartilage d*agrandissement.

Fie, 251. — Articulation métacarpo-phalangienne du pouce, — 1. Cavité glénoîde de la première phalange. — 2, 2. Extrémité inférieure du premier méUcarpien, qui a été longiludinalement divisée, et dont les deux moitiés ont été ensuite déjetées à droite et à gauche. — 3, 3. Partie des ligaments latéraux qui s'insère à la première phalange. — 4, 4. Partie antérieure et oblique qui s'attache au fibro-cartilage d'agrandissement, et qui Timmobilise solidement dans sa situation et sa direction. —

5. 5. Les deux os sésamoïdes situés dans l'épaisseur de ce fibro-cartilage.

6K8 ARTHROLOGIE.

tendent, et les phalangiens se relâchent. Ces deux faisceaux, en apparence confondus, sont donc antagonistes.

Par leurs mouvements lalér<iux, les doigts s'éloignent et se rapprochent. Dans Tabduction, les phalanges glissent légèrement et transversalement sur la tète des métacarpiens; et comme celle-ci est convexe, en se déplaçant, elles s'inclinent du côté vers lequel elles se portent. Le ligament latéral qui correspond à l'inclinaison se relâche; celui du côté opposé se tend et limite le mouvement. Dans l'adduction, les phénomènes qui se produisent sont diamétralement opposés. — La première articulation métacarpo-phalangienne ne possède qu'à un très faible degré ces mouvements latéraux qui se passent pour le pouce dans l'articulation carpo-métacarpienne.

Dans leur mouvement de circumduction, les doigts décrivent un cône assez régulier. — Le mouvement de rotation qu'ils exécutent sons l'influence de la volonté est à peine sensible, bien que réel. Mais si, après avoir fixé l'un des métacarpiens, on imprime à la phalange un mouvement autour de son axe, la rotation devient manifeste, et même assez étendue. Le procédé le plus sûr pour constater cette rotation consiste à diviser le métacarpien sur sa partie moyenne, et à le placer ensuite entre les deux mâchoires d'un étau ; en saisissant la première phalange préalablement dépouillée de son enveloppe tégumentaire, on peut, non seulement lui communiquer un mouvement de rotation, mais aussi des mouvements de glissement dans le sens transversal.

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