‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 4)Chapitre 192 sur 219 · II. — Ar(ic«l«llons phalangleniie · texte numérisé non relu

II. — Ar(ic«l«llons phalangleniie

Elles représentent le type le plus parfait des articulations trochléennes, ou ginglymes angulaires.

A. Surfaces articulaires. — Sur l'extrémité inférieure des premières et des secondes phalanges, aplatie d'avant en arrière, on observe une poulie antéro-postérieure et deux condyles. — Sur l'extrémité supérieure des secondes et des troisièmes, allongée aussi dans le sens transversal, on remîirque une crête mousse et deux petites cavités glénoldes.

La poulie creusée sur l'extrémité inférieure des deux premières phalanges est un peu plus que demi-circulaire ; elle remonte plus haut du côté de la flexion que du côté de l'extension sur les premières phalanges; sur les secondes, elle s'élève à la même hauteur en avant et en arrière. — Les condyles qui limitent cette poulie s'enroulent à la manière d'une volute de la face dorsale vers la face palmaire de la phalange, en augmentant graduellement de volume. Sur leurs parties latérales chacun de ces condyles présente une fossette circulaire qui rappelle celle de la tête des métacarpiens, et qui afl'ecte la même destination.

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La crèle mousse qu'on remarque sur rexlrémité supérieure des deux dernières phalanges décrit une courbe à concavité supérieure et se termine en arrière sur le sommet d'une petite saillie pyramidale qui donne attache aux tendons des extenseurs; elle est reçue dans la poulie de la surface opposée. Les cavités qu'elle sépare, très superlicielles, reçoivent les condyles placés en dedans et en dehors de cette poulie.

B. FibrO'Cartilage. — Sur la partie antérieure des articulations phalangiennes, il existe un fibro-cartilage de figure rectangulaire, transversalement dirigé, qui s'attache en bas au bord antérieur de la ûicette articulaire supérieure des secondes et troisièmes phalanges. Son bord supérieur adhère à peine à la facette articulaire opposée. Par ses parties latérales, il se continue avec les ligaments latéraux. Ce iibro-cartilage est très épais et très dense; il offre la même structure que celui des articulations métacarpo-phalangiennes.

G. Moyens d'union et synoviale. — Deux ligaments latéraux, l'un interne, l'autre externe, répondent à chaque articulation phalangîenne. Ils s'attachent, en haut, à la moitié supérieure et postérieure des fossettes condyliennes, se dirigent obliquement en bas et en avant, puis se fixent : d'une part, sur les bords du fibro-cartilage ; de l'autre, sur le tubercule situé aux deux extrémités des facettes articulaires correspondantes. Ces ligaments, par leur situation, leur direction, leurs connexions et leur aspect, oflrent donc la plus grande analogie avec ceux des articulations métacarpo-phalangiennes; ils sont seulement moins longs et moins forts que ces derniers; leur direction est aussi moins oblique.

La languette terminale du tendon des extenseurs, qui s'insère à l'apophyse pyramidale de l'extrémité supérieure des deux dernières phalanges, tient lieu ici de ligament postérieur.

La synoviale se comporte en avant et sur les côtés comme celle des articulations métacarpo-phalangiennes. En arrière, elle répond au tendon correspondant des extenseurs, auquel elle adhère.

D. Mouvements. — Les deux dernières phalanges présentent un mouvement de flexion très étendu, un mouvement d'extension plus limité, et de très minimes mouvements latéraux.

Dans la flexion extrême, les secondes phalanges deviennent perpendi^» culaires aux premières, et les troisièmes aux secondes. La partie postérieure ou phalangîenne des ligaments latéraux se trouve alors tendue, et l'antérieure ou glénoïdienne relâchée. Dans l'extension, c'est la postérieure au contraire qui se relâche, et l'antérieure qui se tend pour immobiliser le fibro-cartilage d'agrandissement.

Les mouvements latéraux sont très manifestes pour les troisièmes phalanges. Après avoir immobilisé les secondes, on peut très facilement

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faire osciller les troisièmes de dedans en dehors et de dehors en dedans. Ces mouvements sont beaucoup moins prononcés sur les secondes, quelquefois même à peu près nuls.

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