‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 4)Chapitre 87 sur 219 · C. — ConAf^ration de la colonne ▼ertébmle · texte numérisé non relu

C. — ConAf^ration de la colonne ▼ertébmle

La colonne vertébrale se compose de deux pyramides adossées base à base: l'une, inférieure, courte et aplatie, dont le sommet très aigu se dirige en bas ; Taulre, supérieure, longue et arrondie, dont le sommet tronqué se dirige en haut.

La pyramide inférieure, constituée par le sacrum et le coccyx, s'incline en arrière, de telle sorte que sa base, tournée en haut, regarde aussi en avant. Vue par sa partie antérieure, elle est concave et triangulaire ; vue par sa partie postérieure, elle est convexe et cunéiforme.

La pyramide supérieure, formée par la superposition des vraies vertèbres, est flexueuse. Vue en avant, elle est cylindrique; vue en arrière, elle est prismatique et triangulaire.

Envisagée dans son ensemble, la colonne vertébrale nous offre à considérer: une face antérieure, une face postérieure, deux faces latérales, une extrémité supérieure ou crânienne, et une extrémité inférieure.

1° Fnee antérieure. — Elle est formée sur toute rétendue de la pyramide supérieure par la série des corps vertébraux. Examinée de haut en bas, on la voit s'élargir de Taxis à la première dorsale, se rétrécir ensuite de celle-ci à la cinquième, puis s'élargir de nouveau et de plus eu plus, jusqu'à la base du sacrum. Cette disposition a conduit quelques anatomistes à subdiviser la pyramide supérieure en trois pyramides secondaires, dont les deux premières s'appliqueraient l'une à l'autre par leur base, tandis que la seconde et la troisième se continueraient par leur sommet. — Le rétrécissement qu'on remarque au niveau de la continuité des deux dernières est un fait constant et digne d'attention ; ce point, en effet, paraît être celui qui offre le moins de résistance ; il correspond à l'origine de la gouttière de l'aorte, c'est-à-dire à sa partie la plus profonde, qui contribue encore à l'affaiblir. Aussi est-il le siège le plus habituel des déviations si fréquentes que nous présente la colonne vertébrale : déviations qui seraient sans doute plus fréquentes encore, si, pour compenser les effets de ce rétrécissement, la nature n'avait pris soin de superposer les lames et les apophyses épineuses des vertèbres correspondantes.

La face antérieure de la colonne vertébrale se montre très différemment conformée, suivant que l'on considère sa partie cervicale, sa partie moyenne ou doreo-lombaire, ou sa partie inférieure.

La partie supérieure ou cervicale, plane, soit dans le sens transversal, soit dans le sens vertical, ne devient convexe qu'au niveau de sa continuité avec la colonne dorsale et par suit du retrait de cette dernière.

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