‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 4)Chapitre 88 sur 219 · CONFORMATION DE F.A COLONNE VERTÉBRALE · texte numérisé non relu

CONFORMATION DE F.A COLONNE VERTÉBRALE

Sur la lijçne médiane, elle est formée par la série des corps vertébraux, et de chaque côté par la partie antérieure ou costale des apophyses transverses. Les muscles droits antérieurs et lonjçs du cou s'insèrent à ses parties latérales, et les recouvrent presque entièrement.

La partie moyenne ou dorso-lombaire est cylindrique. Sur ce long cylindre, on remarque : l"* la gouttière aortique, qui s'étend de la cinquième dorsale à la première lombaire, en se rapprochant de plus en plus de la ligne médiane ; 2° une série de gouttières transversales, en nombre égal à celui des vertèbres; 3^ une série de renflements qui séparent ces gouttières et qui sont constitués chacun par deux crêtes demi-circulaires et par le ligament inlerosseux correspondant. Cette partie moyenne ou cylindrique est donc caractérisée surtout par les renflements et les étranglements alternatifs qu'elle présente.

La partie inférieure ou sacro-coccygienne est large, triangulaire, plane dans le sens transversal, concave de haut en bas. Elle ofl're, sur la ligne médiane : 1* une série de surfaces quadrilatères qui correspondent aux corps des vertèbres sacrées et coccygiennes ; â" une série de lignes transversales qui établissent les limites respectives de ces corps, et qui résultent de leur soudure. De chaque côté on voit les trous sacrés antérieurs, les gouttières creusées sur leur côté externe et les prolongements ou côtes sacrées rudimentaires qui séparent ces gouttières.

Sur toute sa longueur, cette face est recouverte par le ligament vertébral commun antérieur. Supérieurement elle donne attache aux muscles préverlébraux, et inférieurement aux grands psoas.

â"* Faee postérieure. — Elle ofl're sur la ligne médiane la série des apophyses épineuses, formant, par leur succession, une longue crête verticale que prolonge inférieurement la crête sacrée. Celte crête subit des modiflcations dans son trnjel. — Réduite à l'état de vestige sur l'atlas, elle se renfle et s'élève subitement au niveau de l'axis, s'abaisse au niveau des troisième, quatrième et cinquième cervicales; s'élève de nouveau £ur la sixième, et plus encore sur la septième : de là une courbe à concavité postérieure, dont l'axis et la proéminente forment les extrémités. Il résulte de cette disposition rentrante que le mouvement d'extension de la colonne cervicale, déjà favorisé par la gouttière et la bifurcation de ses apophyses épineuses, acquiert une plus grande étendue.

Les apophyses épineuses des quatre premières vertèbres dorsales sont plus inclinées que celles du cou, mais restent cependant séparées par un intervalle triangulaire, dont la base répond à leur sommet. Celles des quatre vertèbres moyennes sont presque superposées, verticales et parallèles. Celles des quatre dernières s'écartent beaucoup les unes des autres. — Dans la région lombaire, les] deux bords de toutes les apo-

physes épineuses sont horizontaux. -^ Sur le sacrum les apophyses se soudent entre elles. Sur le coccyx elles disparaissent.

De chaque côté de la crête, on remarque deux longues gouttières, les gouttières vertébrales^ formées : profondément, par la succession des lames des vertèbres; en dedans, par les apophyses épineuses; en dehors, par les apophyses articulaires et transverses. Ces gouttières sont larges et superficielles au cou, plus étroites et plus profondes dans la région dorsale. Sur la région lombaire, elles se divisent en deux gouttières secondaires : une gouttière interne, et une gouttière externe, séparées Tune de l'autre par la série des apophyses articulaires. Sur le sacrum, on ne trouve de chaque côté qu'une gouttière qui se termine au niveau des cornes de cet os, et sur laquelle s'ouvrent les trous sacrés postérieurs.

Au fond des gouttières vertébrales, entre les lames et les apophyses épineuses, on remarque des espaces que viennent combler à Tétat frais les ligaments jaunes. Ces espaces diffèrent beaucoup au cou, au dos et aux lombes. — Dans la région cervicale, ils sont peu étendus de haut en bas, mais très allongés de droite à gauche, et s'effacent, du reste, dans l'état d'extension de la colonne. Dans la région dorsale, où les lames et les apophyses épineuses s'imbriquent les unes sur les autres, on en trouve à peine quelque trace. Dans la région lombaire, ils augmentent et s'étendent plus dans le sens vertical que dans le sens transversal. Ces espaces pourraient facilement livrer passage à un instrument piquant, tranchant, et même contondant.

3° Faees latérales. — Les faces latérales, de même que la face antérieure, sont différemment conformées sur les parties supérieure, moyenne et inférieure de la colonne vertébrale.

La partie supérieure ou cervicale des faces latérales est très étroite. Elle présente sur un plan antérieur la série des apophyses transverses el les trous de conjugaison compris entre ces apophyses; et sur un plan postérieur la série des apophyses articulaires.

La partie moyenne, qui comprend aussi les régions dorsale et lombaire, est beaucoup plus large. Elle offre d'avant en arrière : !• les renflements et les étranglements alternatifs que nous avons déjà observés sur la face antérieure; S"" à la région dorsale, la série des facettes qui s'articulent avec la tête des côtes; 3"" sur toute son étendue, la série des pédicules des vertèbres; 4'' entre ces pédicules, les trous de conjugaison, d'autant plus grands qu'ils sont plus inférieurs; 5** la série des apophyses transverses, dont la longueur décroit de haut en bas à la région dorsale, el augmente à la région lombaire.

La partie inférieure des faces latérales est constituée par les faces correspondantes du sacrum et les bords du coccyx.

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