II
MYOLOGIE.
hô.
taie ; 3° sur épine ischiatique ; 3^ sur une longue arcade fibr^nw* r s*étcnd du pubis vers cette épine, et qui constitue une dépendance d^ I v névrose pelvienne par l'intermédiaire de laquelle elle se fixe ao d^'r supérieur. Les fibres émanées de ces divers points se portent toutes ^n en dedans et en arrière, en suivant une direction d'autant plus antér^ ;•térieure qu^ellessont plus rapprochées du pubis, d'autant plus trans\or^! < qu'elles se rapprochent davantage de l'épine ischiatique. Arrivées lu « nage du plan médian, elles se partagent en trois ordres, qui se termincelles du premier ordre au devant du rectum , celles du second sur le^ r. ties latérales de cet organe, celles du troisième en arrière de celui-ci.
Les fibres antérieures naissent sur les côtés de la s^rmphyse pubù-r * * elles longent les parties latérales de la prostate, puis la contournent. «^ minent alors entre la glande et le rectum, et semblent ensuite s'entr»^ r sur la ligne médiane avec colles du côté opposé. Ainsi réunies, les deia i ceaux forment un anneau ovalaire qui est complété en avant par U ^ physe des pubis, et qui entoure la prostate sans contracter avec elle a.< adhérence et sans prendre sur celle^i par conséquent aucune in>« rt Comment se terminent ces fibres antérieures lorsqu'elles sont parvenut > la ligne médiane? Ici surgissent les dissidences. Les auteurs pour Ie<. deux muscles indépendants peuvent se continuer entre eux ont admi* \ la plupart que celles du côté gauche poursuivent leur trajet et vtmt • courir à former la moitié droite du sphincter, tandis que celles de dr- ' « rendraient dans sa moitié gauche. Mais cette doctrine est aujourd b\: gement réfutée par les faits : l'opinion qui précède a donc cessé au^fi à admissible. Ce premier groupe de fibres se termine sur le bord sup» : du raphé fibreux qui s'étend de la partie terminale du rectum vers U b ■de l'urèthre, raphé qui sera décrit plus loin.
Le groupe des fibres moyennes, plus considérable que le précédent. " son origine du corps et de la branche horizontale du pubis. Il se din .*• " obliquement en bas et en arrière en décrivant une courbure à c •' supérieure, et se termine sur les côtés du rectum, avec lequel il r "les connexions les plus intimes. Comment sont disposées ces conD>'\ Quel est son véritable mode de terminaison ? Sur ce point encore I . ^- " tion nous laisse dans le doute. Quelques anatomistes avancent que I^^^ "'* moyennes ne s'arrêtent pas sur l'intestin ; ils les prolongent jusqu à sa p* postérieure, et les confondent ainsi avec celles du troisième grouf» <il est facile de constater qu'elles se terminent sur ses parois latérah*. i quelles elles adhèrent d'une manière si intime, qu'on tenterait vaineror les sépnrerde celles-ci. Os fibres s'attachent sur une lame cellulMihr dépendante de l'aponévrose pelvienne; lame qui donne insertion. face opposée, aux fibres longitudinales les plus superficielles du r c'est par son intermédiaire que cet orgai^e et le releveur sont étn * unis l'un à l'autie.
Les fibres postérieures, très - nombreuses, parlent de l'arcade fiétendue de la branche horizontale du pubis A l'épine ischiatique : qunes aussi proviennent de cette épine. hJles vont se terminer : i * une sorte de raphé fibreux qui s'étend du rectum au coccyx n q-
tk'aucoap plas dense et plus résistant en arrière qu'en avant ; 2« sur le «•xnmet de cet os. — • Le^ premières s'attachent au-dessus du raphé fibreux en s*entrecroisant à angle très*aigu, et d'une manière très-manifeste ; après (être ainsi croisées^ elles parcourent encore 5 à 6 millimètres, en sorte qu'elles couvrent complètement le raphé ; celui-ci n'est donc visible que par »a ftce inférieure. —Les secondes s'insèrent sur la partie antérieure du sommet du coccyx par de très-courtes fibres aponévrotiques.
En résumé y le releveur de l'anus prend ses insertions fixes sur le^ parois lotéro-latémles de l'excavation du bassin et ses insertions mobiles : 1* sur le$ r^hés situés en avant et en arrière du rectum; 2® sur une lame fibreuse qai le sépare des parties latérales du rectum ; 3* sur le sommet du coccyx, luférieurement il ne s'attache, en un mot, que sur des parties fibreuses et osseuses; et comme les parties fibreuses sont en connexion intime avec les parois de l'intestin, on voit qu'il est uni aussi très*solidement à cet organe et qu'il peut soutenir, relever même son extrémité inférieure, ainsi que 1 avaient pensé la plupart des anciens anatomistes.
Happortê. — La face externe de ce muscle répond en haut à l'obturateur interne et à l'aponévrose qui recouvre celui-ci. Plus bas, elle est séparée de I Urhion par une large excayation anguleuse, excavatiim ischio-rectalej que remplit une masse cellulo-graisseuse. Plus bas encore, elle est en rapport aiec la peau et une épaisse couche adipeuse que traversent des vaisseaux et des nerfs. — Sa face interne est recouverte dans toute son étendue par 1 iponévrose pelvienne qui la sépare en haut du péritoine, en bas de la vessie et du rectum chez l'homme, du rectum et du vagin chez la femme. — Son bord antérieur, très-court et concave, s'applique à la prostate. Le j*-^térieurse Jointau bord antérieur de l'ischio-coccygien. L'externe, presque h rizontal, est sous-Jacent aux vaisseaux et nerf obturateurs. L'interne s'unit en haut au rectum, en bas au sphincter externe de l'anus.
Action. — Au moment où les fibres du rectum se contractent pour expulser les matières contenues dans cet organe, tous les muscles de l'enceinte abdominale entrent aussi en action. Ce n'est donc pas seulement la cavité d<! 1 intestin qui se resserre, c'est la cavité abdominale tout entière. La ri^ultante des efforts associés du diaphragme et des muscles abdominaux est représentée par une ligne étendue de l'ombilic vers le sommet du sacrum, et plus ou moins perpendiculaire, par conséquent, à la partie moyenne c i rectum : condition qui facilite l'expulsion des matières fécales sans eiposer cet organe à être projeté lui-même à travers l'orifice anal.
l^es releveurs de l'anus soutiennent donc le rectum au moment où le diaphragme et les muscles de l'abdomen le compriment par l'intermédiaire drs >iscères. Considérés sous ce point de vue, ils s'unissent aux ischior«'cygiens, et représentent une sorte de diaphragme renversé qui oppose -a concavité à la concavité des muscles plus élevés, ses contractions aux
n tractions de ceux-ci. Pendant la défécation, tous les muscles do l'abdoaen se réduisent, en réalité à deux : l'un, supérieur, qui rétrécit la cavité abdominale; l'autre, inférieur, beaucoup plus petit, vers lequel sont projetés U-s viscères comprimés, qui supporte par conséquent fout l'effort du pre-
mier,| et qui réagit contre celui-ci. Ces deux louscles se troufentalon da . un état complet d'antagonisme.
Mais les rele?eurs ne forment pas seulement une paroi contractDe àt^' :^ à supporter les organes situés dans l'excavation du bassin, et à réagir o>'> les muscles qui peuvent comprimer ces derniers. Leur insertion or-" étant très-inférieure à leur insertion fixe, ils élèvent l'orifice anal« et ipy probablement aussi ils contribuent à le dilater. En se raccourcissanu leon fibres antérieures tendent manifestement à porter la partie antérieurr il'orifice anal en avant, et les latérales en debors, tandis que les poslêhr' - plus nombreuses et unies aux iscbio-coccygiens, Jouent plus spécialoni^ le rôle de paroi. Considérés sous ce second point de vue, les rele^eur •viennent tes congénères des fibres longitudinales du rectum et les ar.t;: nistes du sphincter externe. Quelquefois, cependant, ils cx)mbinent au-': action avec celui-ci, surtout dans l'état habituel de l'orifice anal, qui a r peut se resserrer et s'élever à la fois.